Rentrée scolaire

Plus de 1.600 enfants toujours sans logement à deux jours de la rentrée scolaire

Certains enfants dorment actuellement dans des tentes sur le trottoir à deux jours de la rentrée scolaire. © Radio France – Catherine Grain


Plusieurs associations lancent ce mardi un réseau national avec la FCPE, pour mieux repérer et reloger durablement les familles qui vivent à la rue. À deux jours de la rentrée scolaire, plus de 1.600 enfants sont sans solution de logement, ce qui va avoir un impact sur leur scolarité.

Lire ICI


LA DÉFENSEURE DES DROITS ALERTE SUR L’ACCÈS À L’ÉDUCATION DES ENFANTS EN SITUATION DE HANDICAP


À quelques jours de la rentrée scolaire, la Défenseure des droits, Claire Hédon, publie un rapport « L’accompagnement humain des élèves en situation de handicap » et propose 10 recommandations permettant d’instaurer une école réellement inclusive et sans discrimination.

Lire ICI


Afrique : De nombreuses jeunes mères sont confrontées à des obstacles à l’éducation

L’égalité éducative, vrai défi pour le ministre de l’éducation, Pap Ndiaye


La France est, parmi les grands pays de l’OCDE, celui où l’origine sociale pèse le plus sur la réussite des élèves. Dès lors, le rétablissement de la promesse républicaine d’égalité des chances apparaît comme la toute première mission du successeur de Jean-Michel Blanquer.

Lire ICI

Événements culturels à venir

Loader Loading…
EAD Logo Taking too long?

Reload Reload document
| Open Open in new tab
Loader Loading…
EAD Logo Taking too long?

Reload Reload document
| Open Open in new tab

Écouter l’émission de Thème Radio ICI


Pour assister l’éducation, la précarité n’est plus tolérable

Le 1er décembre 2020, et souvent depuis, les assistants d’éducations ont manifesté devant le ministère de l’Éducation nationale pour réclamer la pérennisation de leurs emplois et une meilleure reconnaissance. Depuis, une disposition a été adoptée au Parlement. Mais le décret se fait attendre. NURPHOTO VIA GETTY IMAGES


« Il est nécessaire que la place des AED aux côtés des équipes éducatives soit enfin pérennisée et reconnue d’égal à égal. En janvier 2022, un premier pas a été franchi au Parlement. Ne manque plus désormais que le décret, qui tarde à arriver. »

Lire ICI

La Suisse fait part de ses préoccupations concernant les droits, y compris l’éducation des filles, aux talibans afghans

Une fille est assise devant une boulangerie dans la foule avec des femmes afghanes attendant de recevoir du pain à Kaboul, Afghanistan, le 31 janvier 2022. REUTERS/Ali Khara/File Photo


GENÈVE, 11 février (Reuters) – La Suisse a fait part de ses préoccupations concernant les droits de l’homme en Afghanistan, y compris l’éducation des filles, lors d’une réunion avec les talibans, a déclaré vendredi un porte-parole du gouvernement, alors que les nouveaux dirigeants de Kaboul terminaient une semaine de pourparlers. à Genève.

Le voyage est considéré comme une étape clé dans les efforts des talibans pour renforcer leurs efforts de sensibilisation alors qu’ils cherchent à persuader les puissances étrangères de les reconnaître officiellement et de restaurer l’argent de l’aide qui a été coupée pour protester contre leur prise de contrôle en août dernier.

La délégation a rencontré des responsables suisses ainsi que la Croix-Rouge et d’autres groupes humanitaires lors de discussions portant sur les besoins d’aide, les problèmes de sécurité et les soins de santé, selon les participants qui ont assisté aux pourparlers à huis clos.

Dans une réponse par e-mail aux questions, la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Paola Ceresetti, a déclaré que la Suisse avait soulevé la question des enlèvements et des représailles, y compris le ciblage des journalistes, sans discuter spécifiquement de la détention de deux journalistes signalée vendredi par l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés. Lire ici.

Berne a également soulevé la question de « l’exclusion systématique » des filles et des femmes de l’éducation, de la politique, de la société et de la vie publique et a déclaré qu’elle s’attendait à ce que les filles soient de retour à l’école en mars, a-t-elle déclaré.

Sous leur régime précédent de 1996 à 2001, les talibans islamistes extrémistes interdisaient aux femmes et aux filles d’accéder à l’éducation. Ils disent avoir changé depuis mais ils sont restés vagues sur leurs plans et les filles en âge de fréquenter l’école secondaire dans de nombreuses provinces n’ont toujours pas été autorisées à retourner à l’école.

Une poignée de militantes se sont rassemblées devant l’hôtel de la délégation en début de semaine tandis que quelques dizaines de personnes ont manifesté vendredi devant le siège de l’ONU à Genève, a confirmé un porte-parole de la police.

Ceresetti a nié que les pourparlers équivalaient à une reconnaissance officielle des talibans et a souligné qu’il était important de maintenir le dialogue. « Nous parlons à tout le monde », a-t-elle déclaré.

Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, qui a rencontré le ministre afghan de la Santé par intérim Qalandar Ebad plus tôt cette semaine au cours du même voyage, a également appelé les pays et les organisations « à poursuivre le dialogue pour soutenir le peuple afghan ».

Geneva Call, le groupe humanitaire qui a accueilli les pourparlers, a déclaré que la délégation talibane avait signé une déclaration de clôture qui s’engageait à promouvoir l’accès humanitaire, à respecter les travailleuses de la santé et à aider au déminage.

Source REUTERS (traduction automatique)

Ibiza : podium des pires avocats (médiatiques) de Jean-Michel Blanquer

ACRIMED


Dimanche 2 janvier, à la veille de la rentrée scolaire, le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer annonçait le « protocole sanitaire » pour les écoles, en en donnant l’exclusivité… au Parisien. Cerise sur le gâteau du mépris, ces annonces ont dégradé plus encore les conditions de travail pour le personnel de l’éducation, et l’épisode ne fut pas tout à fait innocent dans l’appel d’une journée de grève historique dans l’Éducation nationale, le 13 janvier. Moins d’une semaine plus tard, Mediapart révèle que « Blanquer a annoncé le nouveau protocole dans les écoles depuis Ibiza ». « Ibiza est autant un non-sujet que de pauvres homards » avait tenté Xavier Gorce sur Twitter… mais l’information se retrouve vite à l’agenda d’autres médias. Et le ministre s’est trouvé d’ardents défenseurs, pour le meilleur et (surtout) pour le pire. Notre podium.

Lire ICI

« Pourquoi ne pouvons-nous aller à l’école ? » Les rêves brisés des lycéennes afghanes


Amena, lycéenne privée de cours, à Kaboul, le 14 octobre 2021
afp.com/BULENT KILIC


Kaboul – Le lycée d’Amena, une adolescente afghane à Kaboul, a été attaqué à la bombe en mai, des dizaines de ses camarades sont mortes mais cela ne l’avait pas dissuadée de poursuivre ses études.

Aujourd’hui, comme la plupart des élèves du secondaire dans le pays, les talibans lui interdisent de retourner en cours.

« Je voulais étudier, voir mes amis et bâtir mon avenir, mais maintenant je n’y ai plus droit », se lamente cette jeune fille de seize ans, rencontrée par l’AFP à son domicile dans l’Ouest de Kaboul.

« Depuis l’arrivée des talibans, je suis triste et en colère », dit-elle.

Lire l’article ICI

Samuel Paty: des professeurs critiques à l’égard du « mode d’emploi » sur la laïcité


STEPHANE MAHE VIA REUTERS


Des enseignants déplorent le manque de temps pour aborder les questions de laïcité et s’inquiètent d’un “mode d’emploi” imposé par le ministère.

ÉDUCATION – Un an après le choc de la mort de Samuel Paty, des enseignants déplorent le manque de temps pour aborder les questions de laïcité et s’inquiètent d’un “mode d’emploi” imposé par le ministère.

Lire ICI

UNHCR: « Deux tiers des jeunes réfugiés risquent de ne jamais connaître le lycée »


Alors que nos enfants rejoignaient les bancs de l’école il y a quelques semaines, nous tenions à partager cette triste réalité : deux tiers des jeunes réfugiés risquent de ne jamais connaître le lycée et seulement 5% accèderont à l’enseignement supérieur.
Nous publions notre rapport « Garder le cap – Les défis de l’éducation des réfugiés ». Découvrez, entre autres, les témoignages de Maria, écolière vénézuélienne qui rêve de devenir neurochirurgienne ou encore d’Ibrahim, professeur syrien, qui s’improvise cinéaste après la fermeture des classes à cause de la pandémie.

LIRE LE RAPPORT du HCR

Malgré des chiffres encourageants sur la scolarisation des jeunes réfugiés en primaire (68%), l’accès à l’enseignement secondaire et supérieur reste très difficile. Les statistiques révèlent également que la situation des jeunes filles est encore plus précaire. Or, nous savons que l’éducation est essentielle pour accéder à un avenir meilleur.Sans éducation, les jeunes réfugiés verront leur avenir compromis. L’éducation reste essentielle pour l’humanité.

Djawahir, jeune mère de famille réfugiée au Tchad :


« C’est l’ignorance qui a conduit à la guerre du Darfour. Nous devons étudier pour ne pas reproduire les erreurs du passé. »

Afghanistan : les filles et les enseignantes exclues de rentrée dans le secondaire

Une rentrée 100% masculine : seuls les collégiens et lycéens afghans étaient autorisés à reprendre le chemin de l’école samedi, une mesure déplorée par l’Unicef qui a exhorté le nouveau régime taliban à ne pas « laisser les filles de côté » et par l’Unesco qui met en garde contre des « conséquences irréversibles ».

AFGHANISTAN : LES FILLES PRIVEES DE RENTREE SCOLAIRE. | Encrage

Les femmes conservent certes le droit d’étudier à l’université, mais elles devront pour cela porter une abaya ainsi qu’un hijab et les cours se feront dans la mesure du possible en non-mixité. 

Le Ministère des Affaires féminines devient le Ministère de la Promotion de la vertu et de la Prévention du vice.

Lire ICI

Graves conséquences de la pandémie sur l’éducation dans le monde



Les gouvernements devraient agir rapidement pour réparer les dégâts sans précédent causés à l’éducation des enfants par la pandémie de Covid-19, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport rendu public aujourd’hui.


Voir ICI

École

Par Rémy Dufaut

Avec le niveau de détestation rarement atteint par un ministre de l’Éducation Nationale de la part des enseignants, l’actuel récolte une école dévastée durant ces quatre dernières décennies par ses prédécesseurs technocrates. L’école française n’a jamais si mal rempli sa mission, sans tenir compte du contexte bien particulier de la dernière année. Tout semble fait pour déconstruire ce qui a été patiemment initié depuis  plus de 4000 ans par la Chine, la Grèce, la Rome antiques et qui a radicalement cessé d’évoluer dans le bon sens quand on a confié l’éducation à des comptables.

Vous avez dit « prérecrutement » ?



A part la médecine, l’odontologie, la pharmacie et les autres disciplines permettant l’accès au corps des professeurs des universités par la voie des concours nationaux de l’agrégation, les établissements publics d’enseignement supérieur seront autorisés à « déroger pour un ou plusieurs postes à la nécessité d’une qualification des candidats reconnue par l’instance nationale». Un sous-amendement visant à permettre le recrutement de professeur en s’affranchissant de « la nécessité d’une qualification » a été déposé en octobre 2020 par le sénateur LR, Stéphane Piednoir, largement soutenu par le groupe LREM. Le but officiel de celui-ci est d’ « élargir les viviers des candidats potentiels et de fluidifier l’accès aux corps ». Certes, le sénateur connaîtra sans doute quelques difficultés à le défendre jusqu’au bout, devant être prochainement entendu sous le régime de la garde à vue, pour une tout autre affaire…

Après qu’a été bradée la formation des enseignants au sein des Inspé (instituts nationaux supérieurs du professorat et de l’éducation), le mouvement atteint désormais l’enseignement supérieur.

Ainsi, les étudiants en deuxième année de fac pourront assister les enseignants avant de prendre en charge des cours. C’est ce qu’on appelle au ministère de l’Education nationale le « prérecrutement ». Pour 8 heures par semaine,  ces « assistants d’éducation » toucheront 693 euros par mois en L2, 963 euros l’année suivante pour finir à 980 euros en master 1.

On a tellement dit de mal des Espé (devenus Inspé 5 ans après leur création, aujourd’hui chargés de former l’ensemble des enseignants) et avant eux des IUFM, qu’on finit par en regretter les bonnes vieilles Écoles Normales qui, malgré leurs nombreux défauts, ont donné des générations d’institutrices et d’instituteurs, les centres pédagogiques régionaux (CPR) qui préparaient au concours du CAPES ou de l’agrégation pour les professeurs de collèges et lycées,  les écoles normales nationales d’apprentissage (ENNA) pour les professeurs d’enseignement général (PEG) et professeurs d’enseignement technique théorique (PETT) des lycées professionnels.

On s’étonne que le niveau des élèves français ne cesse de stagner (se situant à peine au dessus de la moyenne) si l’on s’en réfère au classement PISA (Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves) qui fait chaque année le beurre des journaux (eux-mêmes ayant par ailleurs, soit dit en passant, hélas perdu pour la plupart leurs correcteurs…)

Cet état du niveau scolaire  des élèves français est confirmé récemment par le classement international sur l’enseignement des maths et des sciences de l’étude Timss selon laquelle la France se retrouve à l’avant-dernière place…

En réponse, on ne trouve donc rien de mieux, pour des raisons inavouables,  que d’harmoniser vers le bas ce niveau à tous les stades de l’enseignement.


« Alors, si tout se joue à l’école, il est temps d’entendre le S.O.S !
Ne laissons pas se creuser le fossé d’un enseignement à deux vitesses !
Au milieu des tours y a trop d’pions dans le jeu d’échec scolaire
Laissons pas nos rois devenir fous dans des défaites spectaculaires »

Grand corps Malade


En complément et sur le même sujet,  voici 3 liens vers des articles indispensables du site The Conversation que nos amis de la LDH Metz-Moselle nous ont gentiment transmis :

L’égalité scolaire, un enjeu de survie pour la démocratie

Marie Duru-Bellat, Sciences Po ; François Dubet, Université de Bordeaux

Le long mouvement de massification scolaire enclenché dans notre pays depuis les années 1960 était censé accroître l’attachement aux valeurs démocratiques. Mais il a produit de nouveaux clivages.


Enseignement moral et civique : un enseignement en question

Pierre Kahn, Université de Caen Normandie

C’est à la suite d’un cours d’enseignement moral et civique sur la liberté d’expression que Samuel Paty a été assassiné le 16 octobre 2020. Apparu en 2015, en quoi cet enseignement consiste-t-il ?


Face à l’incertitude, faire entrer la réflexion éthique à l’école

Sébastien Claeys, Université Paris-Saclay

Pour maintenir l’exigence d’un débat démocratique et éclairé, sans sombrer dans la remise en cause de tous les savoirs, il est important d’initier les lycéens au débat éthique.

 

 

48 % des enfants réfugiés non scolarisés

Koat Reath utilise des méthodes vivantes et ludiques pour faciliter l’apprentissage des enfants à l'école primaire du camp de réfugiés de Jewi, en Éthiopie.    ©HCR / EDUARDO SOTERAS JALIL
Le HCR a publié son rapport annuel sur l’éducation des réfugiés. Des chiffres alarmants, dans un monde où un enfant réfugié a 2 fois moins de chance d’aller à l’école que n’importe quel autre enfant.

LIRE LE RAPPORT

L’Education nationale sous le choc

TRIBUNE


Par Rodrigo Arenas, co-président de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) — 26 août 2020 à 12:17


Photo Lionel Bonaventure. AFP

Depuis la crise sanitaire le secteur privé s’installe dans la grande maison républicaine de l’Education nationale. On assiste à une accélération de la vente à la découpe de l’école publique.


Comme il y a les profiteurs de guerre, il y a les vautours du désastre. Dans son célèbre essai la Stratégie du choc, Naomi Klein décrit bien comment les catastrophes, naturelles ou humaines offrent toujours aux forces du marché de nouveaux territoires à conquérir. Certes, dans le sillage de la crise sanitaire, et de ses bouleversements sociaux et économiques, on a parlé d’un «retour de l’Etat». Mais quand l’Etat se met au service des intérêts privés, c’est le bien commun qui recule.

Dans le «monde d’après», l’Education nationale est un cas d’école. Depuis 2017, on pouvait déjà observer un renforcement très net des dispositions en faveur du secteur privé de l’enseignement, sous les auspices bienveillants et assumés du ministre lui-même. Ainsi, la réforme pour rendre obligatoire la scolarité dès l’âge de 3 ans avait élargi aux écoles privées le financement par les collectivités, réduisant d’autant les flux vers le public. Il y eut aussi ces déclarations et initiatives des proches du Président : sa femme, Brigitte Macron, qui se rapproche des «Live», établissements privés cofinancés par le groupe de luxe LVMH s’adressant prioritairement aux plus nécessiteux ; ou sa belle-fille, Tiphaine Auzière, qui vient d’ouvrir à grand renfort de communication une école privée hors contrat, «Autrement», et reprend à son compte personnel le credo méritocratique républicain pour «donner toutes leurs chances aux plus méritant.e.s».


Merci patron !

Mais depuis la fin du confinement, la tendance s’accélère. Partout en France, on a vu se développer en lieu et place des activités proposées en temps normal par les personnels de l’Education nationale des dispositifs «2S2C» (sport-santé-culture-civisme) mis en œuvre par le secteur privé, pour les demi-journées où les enfants n’étaient pas accueillis à l’école. Autrement dit, ce sont des associations ou des entreprises qui ont proposé aux enfants des activités sportives, culturelles ou sanitaires, sur le temps scolaire avec le soutien des autorités, locales et nationales. Et voilà comment le secteur privé, sans autre contrôle que celui des communes, parvient à s’installer dans la grande maison républicaine de l’Education nationale. Dans le même esprit, les entreprises privées qui proposent des certifications en langues étrangères sont désormais rémunérées par l’Etat pour faire passer des tests de langue, devenus obligatoires par la loi. Merci Patron !

Et ce n’est pas tout : la chaîne de grande distribution Auchan, en partenariat avec l’éditeur Hatier, a reçu cet été le label de l’Education nationale «vacances apprenantes», cette idée de génie du ministre Blanquer pour pallier les cours manqués pendant le confinement. Des cours de maths comme produit d’appel pour attirer les familles dans les centres commerciaux, il fallait y penser ! On attend avec impatience le partenariat avec McDo pour soulager les familles des repas de cantine pris à la maison.


«Projet»

Profiteurs du désastre, les acteurs privés de l’éducation sont à la fête. Au même moment, pour des raisons budgétaires, l’Etat refuse la prise en charge des masques pour tous les élèves, dont il martèle par ailleurs qu’ils sont indispensables à la lutte contre la pandémie. La privatisation d’un service public suit toujours la même logique: financements publics réduits, dysfonctionnements croissants, exaspération des usagers, solutions privées. La croissance impressionnante du marché des «petits cours privés» n’a pas d’autre moteur.

Tout cela interroge. Faut-il s’inquiéter que ceux qui s’occupent d’école dans l’entourage d’Emmanuel Macron, tout comme lui, n’aient jamais fréquenté les bancs de l’école publique ? Cette privatisation de l’école républicaine ferait-elle partie de ce fameux «projet» hurlé un soir de campagne ? Quoi qu’il en soit, il semble que la que la crise des derniers mois ait bien permis d’accélérer la vente à la découpe de l’école publique. Il est urgent d’exiger l’arrêt de cette commercialisation. Et de tirer d’autres leçons de cette crise sanitaire.

Rodrigo Arenas co-président de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE)


source LIBERATION.FR