Le maire (La France insoumise) de Saint-Denis, Bally Bagayoko, a démenti avoir allumé un feu de poubelle devant un lycée de son département, dénonçant mardi 29 septembre des « mensonges » après la diffusion de vidéos donnant lieu à des interprétations contradictoires sur son attitude lors du mouvement lycéen.
« Mediapart » a publié, lundi, des messages antisémites datant de 2013 attribués à Jordan Bardella, alors jeune militant du Front national. Le président du Rassemblement national, qui nie en bloc, a annoncé une plainte en diffamation.
Alors que Marine Le Pen recule, selon Frédéric Dabi, directeur général de l’institut de sondage IFOP (« Du jamais vu depuis 10 ans ! » – TFI – 24h Pujadas, l’info en questions du 28/08/2026) la radio en ligne d’extrême droite Sud Radio, relayée par BFM, proclame le contraire, continuant sa désinformation à coups d’estimations hasardeuses et d’interprétations pour le moins mythomaniaques et schizophrènes du même IFOP.
Est-il utile de rappeler que les principaux instituts de sondage sont détenus par Pierre-Edouard Stérin (qui détient Hexagone, commanditaire d’Opinion Way et de l’IFOP – tiens donc), Bernard Arnault (qui détient Opinion Way) et Vincent Bolloré (qui détient Havas et l’institut CSA ainsi que des parts dans le groupe américain Harris Interactive) ?
Quant à IPSOS, il est détenu par une myriade de fonds institutionnels (tel BLackRock, récemment soupçonné de vouloir imposer la retraite par capitalisation en France) et de fonds communs consacrés aux énergies fossiles ou à la gestion d’importants portefeuilles de dettes d’États et d’entreprises).
Le propriétaire d’Elabe est l’ancien PDG de CSA.
Cluster17, partenaire de l’hebdomadaire Le Point, se définit comme un « laboratoire d’étude de l’opinion », selon les termes de son site internet. Il a été épinglé en 2022 par la Commission des sondages pour sa fiabilité plutôt contestée et des doutes sur la représentativité des panels utilisés. Il classe les Français en groupes idéologiques (ses fameux clusters).
On a vu les fiascos qu’ont connu lesdits instituts de sondages à l’occasion des élections municipales de mars 2026. Leurs publications au caractère artificiel, frauduleux et nuisible s’apparentaient plutôt à des fake news qu’à des enquêtes sérieuses.
Ils ont beau jeu de surfer sur la perte de confiance des Françaises et des Français envers les partis et l’exécutif, sur leurs jugements très négatifs du personnel politique, leur sentiment d’improvisation permanent autant que sur leur besoin de services publics, de protection, de soin, leur envie de démocratie directe et participative.
Au lieu de proposer une photographie de l’opinion, ils la produisent en façonnant l’essentiel des enquêtes qui rythment le débat public en France.
« Au regard de la place occupée par les sondages dans notre système politique, il est crucial de renoncer à cette course à la baisse des coûts et d’inventer collectivement un système qui permette aux journalistes et aux sondeur·ses de jouer pleinement le rôle qu’ils et elles entendent défendre dans le fonctionnement des démocraties : la production de données rigoureuses, au service de la formation de citoyen·nes éclairé·es. »
A ce stade, il ne s’agit plus d’incompétence. Le jeu est truqué d’avance.
Sur les 5000 à 10000 sondages réalisés chaque année en France, 50% d’entre eux sont faux.Heureusement, seuls 20% d’entre eux sont rendus publics. Toutefois les 80% non publiés sont utilisés à leur convenance par les différentes institutions.
Pourquoi alors s’étonner que tous les partis ne soient pas proposés aux choix des sondés dans les enquêtes d’opinion à visée politique ? Ce qui a le don d’énerver un peu ceux qui sont évincés.
En vue de l’élection présidentielle de 2027, nous allons être matraqués de sondages. Quelle confiance accorder à ces chiffres ?
Continuer à présenter ces projections comme des résultats scientifiques et fiables, c’est entretenir une « confiance collective dans une erreur collective ».
Un chiffre n’est pas un destin, c’est une mesure ; et en démocratie, le destin n’appartient qu’au vote, une fois les hypothèses, les méthodes, les estimations et les projections remises à leur juste place.
Le CNRS conclut une étude sur la qualité des études politiques ainsi : « Enfin il n’y a pas de fatalité à voir les enquêtes politiques, même quand elles sont bien faites, démenties par la réalité. »
On sait fort bien que publier des sondages trop longtemps avant un scrutin a une valeur prédictive très faible et, ce qui est plus grave, influence artificiellement le débat public.
Une consultation de Mme Irma revient finalement moins cher pour le même résultat.
Les sondages sont avant tout des outils de propagande.Ils n’ont de valeur que pour les banquiers qui se basent dessus comme garanties pour accorder des prêts aux partis.Il se trompent et ils nous trompent.
Le vote demeure au final la seule façon de s’approcher au plus près de l’état de l’opinion.
RD
Partager la publication "Pour en finir avec les sondages"
À l’approche de « l’éclipse du siècle », le 12 août prochain, les complotistes de tout poil s’en donnent à cœur joie. À travers l’histoire des différentes civilisations, les éclipses solaires ont suscité toutes sortes d’interprétations, souvent funestes : devant la disparition en apparence terrifiante du Soleil, nombreux étaient ceux qui voulaient y voir le signe d’un grave événement à venir.
Non, la Terre ne perdra pas sa gravité pendant sept secondes le 12 août 2026 !
Actuellement sur les réseaux sociaux, un scénario complètement loufoque affole une partie de la sphère complotiste. Il est ici question d’une perte totale de gravité terrestre durant quelques secondes, qui pourrait provoquer des dizaines de milliers de décès. Évidemment, un tel scénario relève purement et simplement de l’impossibilité physique.
Sur TikTok, Facebook ou X, de nombreuses vidéos affirment que les incendies du Sud-Ouest n’auraient rien d’accidentel et auraient été déclenchés pour permettre l’installation d’un vaste parc photovoltaïque au sud de Bordeaux. Une théorie du complot qui se propage depuis plusieurs jours sur les réseaux.
Ces théories fumeuses s’appuient bien sur des faits réels, ce qui peut les rendre crédibles à des esprits peu friands de la vérité scientifique.
Complotiste en chef, Donald Trump est également celui qui inspire le plus aujourd’hui les complotistes de tous bords, d’autant qu’il constitue un terrain particulièrement accessible à l’exercice d’influence. Selon The Guardian, il est décrit comme un dirigeant impulsif et sensible à la flatterie, influençable par des intérêts personnels. Le journal note également une tendance à ignorer les conseils institutionnels, tout en soulignant sa capacité de manipulation médiatique.
Dans un discours prononcé le jeudi 16 juillet, le locataire de la Maison Blanche a une nouvelle fois dénoncé des fraudes électorales massives issues de l’étranger pendant le scrutin présidentiel de 2020. Comme à son habitude, Donald Trump ne s’est pas embarrassé avec la vérité puisqu’il a déclassifié au passage des documents qui contredisent ses affirmations. Une stratégie destinée à consolider sa base à l’approche des élections de mi-mandat qui s’annoncent difficiles pour les Républicains.
La Première dame de France a dû s’y prendre à 3 reprises pour faire condamner 10 personnes pour harcèlement moral aggravé, à qui était reprochée la « volonté de nuire à la plaignante », dans des « termes malveillants, dégradants et insultants » sur sa « prétendue pédocriminalité » ?
L’affaire Epstein a emballé la sphère complotiste du monde entier. Depuis la publication, à la fin du mois de janvier, de plus de 3 millions de documents liés à Jeffrey Epstein, tout le monde peut se plonger dans ces dossiers, ces « files », composés de courriels, images et autres vidéos, en lien plus ou moins direct avec le criminel sexuel américain. Et ça fait la joie de certaines personnes complotistes qui disent : « Vous voyez, on avait raison depuis le début ! Il y a bien une alliance internationale des puissants pour commettre des choses atroces. Et, en plus, tout ça était orchestré par un homme riche, juif, n’en jetez plus, c’est trop de bonheur… »
Saga Epstein : coincés entre « complotistes » et « élitistes ».
De nouvelles révélations sur les circonstances de la mort de Jeffrey Epstein dans une prison de l’État de New York ravivent des théories dont les médias majeurs tardent à se faire l’écho.
Les complotistes avaient-ils raison ? Que nous dit la publication des fichiers Epstein de l’angle du complotisme ? Dans cette vidéo, Climarx revient sur le terme de « théorie du complot » et sur les tendances réactionnaires qu’il peut dissimuler. Finalement, le cœur du sujet, les violences sexuelles, ont d’emblée été reléguées au second plan du débat public.
Les météorologues en prennent pour leur grade depuis le début des canicules à répétition de cet été.
« Ils nous traitent de menteurs, de pitres, de complotistes » : le climatoscepticisme s’invite sur les pages météo en Charente-Maritime. Les météorologues amateurs du département font face à une flambée de commentaires climatosceptiques depuis le début de la canicule. Plusieurs d’entre eux poussent un coup de gueule.
D’autres, accusés d’être des menteurs « payés par le gouvernement », doivent faire face à un torrent d’insultes complotistes sur les réseaux sociaux.
Tout devient prétexte à des accusations complotistes, jusqu’à l’euro numérique, projet du Parlement européen qui suscite de nombreux fantasmes autour de cette monnaie virtuelle.
La Coupe du monde de foot 2026 a été le théâtre d’une situation exceptionnelle qui a redonné des munitions à ceux qui martèlent que l’événement est truqué, alors que la FIFA a annulé un carton rouge décerné aux meilleurs buteurs des États-Unis après un appel de Donald Trump.
C’est sans doute le domaine de la santé qui, depuis la crise du Covid, suscite le plus d’informations contradictoires, la plupart issues des élucubrations de personnages placés à différents niveaux de la chaîne décisionnelle, sur le plan politique autant que scientifique.
Un sénateur américain met en ligne, un week-end de juillet, 1 141 pages du journal intime d’un ancien haut fonctionnaire de la santé. Quelques jours plus tard, cet homme se présente devant une commission du Congrès et invoque plus de cinquante fois son droit à ne pas répondre. Le sujet de tout cela : l’origine d’un virus dont la science nous a expliqué, dès le printemps 2020, qu’elle était réglée, et dont toute mise en doute publique valait à l’époque le qualificatif de complotiste. Beaucoup d’agitation, donc, autour d’une question officiellement close.
Hantavirus : en mai 2026, l’émergence du virus andin sur le « MV Hondius », un navire de croisière traversant l’Atlantique, a ravivé le terreau des complotistes les plus médiatiques, jusqu’à un haut niveau de responsabilité aux États-Unis.
Alors que 27 Français sont à l’isolement, identifiés comme cas contact à l’hantavirus après avoir été rapatriés d’un bateau de croisière où cette maladie a été détectée, on assiste à une vague de désinformation sur les réseaux sociaux autour de cette épidémie. Ce sont en fait tous les récits complotistes développés pendant la pandémie de covid-19 en 2020-2021 qui font leur grand retour, avec les mêmes théories et les mêmes grandes figures pour les incarner. D’après l’Agence de vérification de Radio France, mardi 12 mai, huit des dix publications les plus partagées sur la plateforme Facebook au sujet de l’hantavirus étaient issues de mouvances antivaccin et/ou complotistes.
8 des 10 contenus les plus partagés sur Facebook en France sont trompeurs ou complotistes. Les contenus trompeurs ou complotistes concernant l’hantavirus explosent sur les réseaux sociaux, dopés par les sphères conspirationnistes et antivaccins, particulièrement actives sur Facebook. Au total, 5 000 contenus ont été publiés en France en deux jours.
Vaccins à ARNm : peut-on encore convaincre les complotistes des réels bénéfices ?
The Lancet a publié le 30 juin 2026 une vaste synthèse sur les bénéfices apportés par les vaccins à ARN messager. Il n’est toutefois pas sûr que la revue britannique soit déposée sur la table de chevet des complotistes réfutant les progrès apportés par cette nouvelle technologie.
Mais, pourquoi les complotistes s’acharnent-ils autant sur l’Organisation mondiale de la santé ?
La vidéo d’une journaliste scientifique autrichienne complotiste a refait surface sur X. Dans ces images datant de 2009, elle y accuse l’OMS d’orchestrer un complot mondial pour prendre le contrôle de la population.
La théorie du complot du Big Pharma : quand le business de la santé mène à des dérives.
L’industrie pharmaceutique représente aujourd’hui un marché particulièrement lucratif. On estime que les plus grandes multinationales du secteur font de 45 à 90 milliards de chiffre d’affaires annuel. Ces laboratoires pharmaceutiques font de la recherche, développent des traitements brevetés, produisent des vaccins. Mais, derrière l’enjeu sanitaire se cachent de nombreux enjeux économiques et notamment une logique centrale de rentabilité. Recherche publique, brevets privés, remboursements collectifs, course au médicament mondial. Graduellement, un modèle s’est installé.
Il est impossible de dresser ici un inventaire exhaustif des cas de complotisme avérés durant ces derniers mois. On pourra toutefois consulter la série d’articles consacrés au sujet par le Canard enchaîné du 15 au 25 juillet ainsi que d’autres liens utiles :
Début juin, l’émission 100 % Frontières diffusée chaque jour sur CNews est si radicale qu’elle choque même en interne. Au point qu’un chroniqueur de la chaîne a discrètement saisi l’Arcom pour dénoncer la place « quasi exclusive » accordée à « l’immigration » ou à « l’islam », « sans maîtrise de l’antenne ».
Quelques jours plus tard, Maxime Saada, président du directoire du groupe Canal+, dans le giron de Vincent Bolloré comme CNews, dénonce, dans une tribune publiée par Le Figaro, une décision visant à « faire taire (…) une chaîne que des millions de Français choisissent librement ».
Analysant le traitement des célébrations post-victoire du PSG, le soir du 30 mai,Acrimed demande comment les pouvoirs publics comptent contenir la haine bien réelle déversée à flux continu par une chaîne d’extrême droite bénéficiant d’une fréquence publique…
Aujourd’hui, on apprend que le patron du média identitaire Frontières, partenaire de CNews, a été rémunéré en 2020 et 2021 par un think tank hongrois proche de Viktor Orbán. Cette structure a récemment été identifiée par les autorités françaises comme partie prenante d’un réseau d’influence étrangère, d’après les informations de Mediapart.
«Si vous fermez CNews, il y aura un écran noir, mais ce sera un soulèvement», alerte Philippe de Villiers, dans l’émission CNewsesque #FaceaPhilippeDeVilliers.
Alors, oui au soulèvement, mais un soulèvement de fraîcheur, ou plutôt un soulagement, oui à la fin des imprécations racistes et du journalisme de préfecture, de l’appel à la haine, du déni des violences policières, de la surenchère permanente et de l’amplification systématique des faits de violence, de l’altérisation, l’ essentialisation, la racialisation des auteurs réels ou supposés de ceux-ci, de la falsification du réel, de la criminalisation – voire la pathologisation – à outrance des « fauteurs de trouble », en opposant « les honnêtes gens d’un côté, ceux qui se lèvent, qui font tourner l’économie, qui ouvrent leurs magasins, et puis ceux qui en quelques secondes […] vont tout casser », de l’exacerbation continue du ressentiment et de la haine raciale, de la stigmatisation de ces « fils d’immigrés […] qui ont été dressés à mordre »…
Alors, oui! CNews et Frontières, fermez-la !
RD
Partager la publication "CNews et Frontières : fermez-les !"
« Débat pluraliste » entre extrême droite et droite extrême
Nicolas Dupont-Aignan, Boualem Sansal, Éric Naulleau, Rachel Khan, Gilbert Collard… Voici quelques-unes des têtes d’affiche de la troisième édition du « Printemps de la liberté d’expression », une série de conférences et de séances de dédicaces organisées par la ville de Perpignan au Palais des congrès qui s’est achevée ce dimanche 31 mai.
La présence de Xenia Fedorova, ancienne dirigeante de RT France, sur les antennes de CNews interroge sur la diffusion de narratifs liés au Kremlin et sur les responsabilités des médias face à la désinformation.
D’un côté, on dresse des listes noires. De l’autre, on coupe les budgets. Entre intimidation idéologique et asphyxie économique, la culture devient un terrain d’affrontement politique. Ce que l’extrême droite attaque aujourd’hui, ce ne sont pas seulement des artistes ou des institutions. C’est la possibilité même d’un imaginaire libre.
Dérives dans le cinéma, l’audiovisuel, le secteur du livre
Vincent Bolloré, actionnaire majoritaire du groupe Canal+, a montré sa capacité de nuisance dans le secteur de l’édition. Alors qu’il est à la tête d’une chaîne du livre qui va des éditeurs aux distributeurs et aux points de vente, il a mis en coupe réglée des maisons d’édition autrefois réputées pour le sérieux et la diversité de leurs publications.
La projection de deux films vient d’être annulée par le maire de Gouzon (Limousin). Il assume son choix, estimant que la soirée était trop militante. Il s’agissait de documentaires réalisés par l’association Carduelis sur la présence du loup et la gestion forestière. Carduelis dénonce une censure.
Il faut bien sûr contredire chaque pièce de l’argumentaire néfaste, mais il convient avant tout de déconstruire le récit global, celui qui nourrit les imaginaires et qui, in fine, oriente les choix des individus. Et cette déconstruction sera d’autant plus efficace qu’elle s’appuiera sur une construction franchement alternative, sur un récit aussi cohérent qui met au centre, non pas le repli sur soi mais l’émancipation. En bref, une manière innovante et radicalement progressiste de remédier à la peur et au déclin, aux difficultés de la vie et au besoin d’avenir.
CNews : l’Arcom met en demeure la chaîne pour deux séquences traitant de l’immigration ou de l’islam pouvant inciter à la « discrimination ».
Dans l’échelle des interventions du régulateur de l’audiovisuel, la mise en demeure suit la mise en garde et peut déboucher sur une sanction financière en cas de nouveau non-respect des obligations.
Dans son rapport sur la pluralité en mars 2025, Reporters Sans Frontières (RSF) a clairement démontré que CNews a battu des records de partialité à l’occasion de la condamnation de Marine Le Pen.
L’ARCOM s’est contentée d’émettre « en juillet un simple appel à la vigilance de l’éditeur pour le traitement de cette actualité. Une mesure bien dérisoire au regard de l’ampleur des manquements. »
L’ARCOM a déclaré: « Il n’y a pas de contournements des règles du pluralisme politique sur le mois de mars 2025 sur CNews, et s’il y en avait eu, nous les aurions identifiés et nous serions intervenus. Nous n’avons pas de doute », à quelques heures de la diffusion d’une enquête de l’émission Complément d’enquête (France 2) justement consacrée à CNews, obligeant l’équipe de l’émission à couper une minute de son émission sous peine de déprogrammation totale.
En novembre dernier, l’émission Arrêt sur Images proposait que « Si le prétendu « gendarme de l’audiovisuel » refuse de le reconnaître clairement, s’il souhaite garder une once de crédibilité dans son rôle d’arbitre, il lui faut d’urgence changer de lunettes. S’il en a la volonté, et encore l’autonomie. »
Médiapart dénonçait récemment « les grosses ficelles de CNews que l’Arcom n’a pas vues » en révélant « la parade trouvée par la chaîne de Bolloré pour échapper aux sanctions de l’autorité de contrôle, tout en reléguant la gauche et le centre en pleine nuit. Et en réservant les fortes audiences à l’extrême droite : 96 % du temps de parole du RN est diffusé en journée. »
Alors que la fréquence de C8, comme celle de CNews, arrivant à échéance en février 2025 n’a, à juste titre, pas été renouvelée, « Juridiquement, toutes les conditions étaient réunies pour rejeter le projet de CNews. La chaîne a fait l’objet d’un nombre équivalent, en 2024, de rappels à l’ordre, mises en demeure et sanctions », observe Camille Broyelle, professeure de droit à l’Université Paris-Panthéon-Assas et directrice du Master droit du numérique, dans un article paru dans le Club des juristes.«
Les secouristes de Gaza ont déclaré que des tirs israéliens ont tué au moins 31 Palestiniens et en ont blessé plus de 176 tôt dimanche, alors que des milliers de personnes se dirigeaient vers un site de distribution d’aide alimentaire géré par les États-Unis.
Guerre dans la bande de Gaza : qui utilise ou non le mot « génocide » pour décrire les opérations israéliennes, et pour quelles raisons ?
De plus en plus d’ONG, de chercheurs et de responsables politiques emploient ce terme lourd de sens pour qualifier la politique d’Israël vis-à-vis des Gazaouis.
Dans Une étrange victoire, écrit avec le sociologue Étienne Ollion, Michaël Fœssel décrit la progression des idées réactionnaires et nationalistes dans les esprits et le débat public, tout en soulignant la singularité de l’extrême-droite actuelle, qui se pare des habits du progressisme.
Michaël Fœssel enseigne la philosophie politique à l’École polytechnique. D’abord spécialiste de Kant, il a donné une dimension plus engagée à son œuvre. Dans Récidive. 1938 (PUF, 2019), tout en refusant le poncif de la « répétition des années 1930 », il avait mis en lumière comment la République française avait « prétendu se défendre en empruntant les armes de ses adversaires les plus acharnés ». Il analyse dans Une étrange victoire (Seuil) comment l’extrême-droite actuelle adopte des postures a priori « progressistes » pour mieux en détourner l’analyse ou les objectifs. Quand le fascisme est capable de changer de visage par souci de coller à l’époque et, surtout, de ne pas perdre des voix.
La propagande nazie au quotidien: appauvrir la langue pour contrôler la pensée
« Hitler a décrété récemment : je ne suis pas un dictateur, j’ai seulement simplifié la démocratie » écrit Victor Klemperer dans son journal. Ce brillant universitaire juif allemand, qui échappa miraculeusement à la Shoah et fut l’observateur méticuleux du quotidien sous le régime nazi, en a décortiqué la langue, ses manipulations, son cynisme et ses mensonges. Il en a aussi observé les effets sur les habitants du Troisième Reich.
Partager la publication "« Nous sommes entrés dans un processus de fascisation »"
Observatoire du journalisme, observatoire de l’immigration et de la démographie, Centre européen de recherches et d’information sur le frérisme… Depuis quelques années, ultraconservateurs et militants d’extrême droite créent une multitude de structures aux noms ronflants leur donnant de fausses apparences de sérieux. Aujourd’hui, un précurseur : l’Observatoire du journalisme.
Partager la publication "Observatoires bidons, centres de recherches sans chercheurs : l’offensive de l’extrême-droite pour se donner une caution scientifique"
RDC: la guerre dans l’est du pays se joue aussi sur les réseaux sociaux
En République démocratique du Congo, les membres du groupe M23 soutenus par le Rwanda ont pris le contrôle de nombreux quartiers de Goma cette semaine. Face à cette situation jugée préoccupante, la Communauté de développement de l’Afrique australe se réunit ce vendredi 31 janvier, à Harare au Zimbabwe. Ces affrontements s’accompagnent d’une guerre informationnelle sur les réseaux sociaux. Les infox se multiplient notamment à propos de l’implication de puissances étrangères dans le conflit.
RDC : toute solution à la grave crise au Nord-Kivu doit prendre en compte la protection et le respect du droit à l’information
L’arrivée de Donald Trump à la tête des États-Unis entraîne un revirement brutal de la politique de modération des grandes plateformes. Ce changement, conforme au droit états-unien, se heurte aux exigences de l’Union européenne en matière de sécurité et de lutte contre la désinformation. Une confrontation juridique et géopolitique se profile entre ces deux approches.
Les contenus haineux et négatifs sont rentables pour les médias sociaux publicitaires
« Les valeurs que sont la diversité, la liberté et la science ne sont plus présentes sur la plateforme », estiment ces institutions dans un communiqué commun ce vendredi.
Sous Elon Musk, X est devenu une machine à manipulation de l’opinion. A 11 jours de l’investiture de Trump, et de Musk dans ses bagages, refusons d’en être complices.
L’interférence d’Elon Musk dans les élections en Allemagne : quel rôle pour le Digital Services Act ?
Face aux ingérences d’Elon Musk en Allemagne ou en Grande-Bretagne et au moment où Mark Zuckerberg, le patron de Meta, promet de « restaurer la liberté d’expression » sur ses plateformes, que peut l’Europe ? Le Digital Services Act fournit-il une réponse satisfaisante ?
Partager la publication "L’EFCSN se dit déçu par la fin du programme de fact-checking de Meta aux États-Unis et condamne les déclarations liant la vérification des faits à la censure"
Partager la publication "Interview avec Halyna Petrenko à la tête de Detector Media, organisation ukrainienne qui décrypte les stratégies de la propagande russe"
L’auteur de l’attentat du 20 décembre sur le marché de Noël de Magdebourg (Allemagne), Taleb Al Abdulmohsen, psychiatre saoudien de 50 ans, est ce que d’aucun appelle un « apostat » (note) qui s’est radicalisé à l’extrême-droite ces dernières années, fustigeant « l’islamisation de l’Europe ». En France aussi, quelques personnalités issues de familles musulmanes ayant quitté leur religion d’origine ont suivi la même trajectoire. Un phénomène encore marginal mais surexploité par l’extrême-droite qui remue le couteau dans les plaies de parcours intimes douloureux.
Gros médias, éditocrates : pourquoi ils sont déçus après l’attaque d’un marché de Noël à Magdebourg
Partager la publication "L’Arcom inflige 150 000 euros d’amendes à la chaîne CNews pour avoir diffusé des propos inexacts sans vérification ni contradiction"
Partager la publication "« Rien à voir avec le trafic de drogue » : après la fusillade de Poitiers, la maire demande à Retailleau de « rétablir la vérité »"
L’économie d’Israël mise à mal par les guerres à Gaza et au Liban
Le gouvernement israélien a présenté jeudi 31 octobre son projet de budget pour 2025, un budget d’austérité prévoyant une réduction des dépenses publiques et une hausse d’impôts pour faire face à un effort de guerre sans précédent. Car les différents conflits menés par Israël pèsent sur l’économie du pays.
Depuis octobre 2023, les frappes israéliennes sur le Liban ont tué plus de 2.700 personnes – dont 1.600 au cours des cinq dernières semaines –, blessé 13.000 et déplacé 1.3 million, soit le cinquième d’une population dont 82% vit sous le seuil de pauvreté : pour décrire l’ampleur de cette violence et ces atrocités, les mots comptent.
Partager la publication "Le Liban accuse Israël de «refuser» tout cessez-le-feu après de nouvelles frappes"