Troyes : Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale



Ce vendredi 20 mars, à l’appel des organisations AGUI, CGT, CIMADE, FSU, GREENPEACE, LDH, MRAP, MUSAWA et de citoyen.ne.s, une soixantaine de personnes se sont rassemblées place Alexandre-Israël (place de l’hôtel de ville) pour dénoncer le racisme et la xénophobie qui gagnent chaque jour du terrain, en même temps que les droites extrêmes et les extrêmes-droites, qui attisent la haine et le rejet de l’autre.

Le communiqué des organisations du collectif Né-es ici ou venu-es d’ailleurs, actrices de la société civile, a été lu à quatre voix devant un public de militants fidèles à leurs engagements et de passants attirés par l’attroupement.

Merci aux membres du collectif Louise-Michel pour la mise à disposition de leur matériel de sonorisation.


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Soixantième anniversaire de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale


La Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale est célébrée chaque année le 21 mars, pour commémorer ce jour de 1960 où, à Sharpeville (en Afrique du Sud), la police a ouvert le feu et tué 69 personnes lors d’une manifestation pacifique contre les lois relatives aux laissez-passer imposées par l’apartheid. En proclamant la Journée internationale en 1966, l’Assemblée générale a engagé la communauté internationale à redoubler d’efforts pour éliminer toutes les formes de discrimination raciale (Résolution 2142 (XXI)).

En 1979, l’Assemblée générale a adopté un Programme d’activités à entreprendre au cours de la seconde moitié de la Décennie de la lutte contre le racisme et la discrimination raciale (A/RES/34/24). À cette occasion, l’Assemblée générale a décidé qu’une semaine de solidarité avec les peuples en lutte contre le racisme et la discrimination raciale, commençant le 21 mars, sera organisée chaque année par l’ensemble des États.

Depuis lors, le système d’apartheid en Afrique du Sud a été démantelé. Les lois et pratiques racistes ont été abolies dans de nombreux pays et nous avons mis en place un cadre international de lutte contre le racisme, guidé par la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Cette Convention est sur le point d’être ratifiée de façon universelle même si dans toutes les régions, trop d’individus, de communautés et de sociétés souffrent encore de l’injustice et des préjugés causés par le racisme.


Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale




Quand les discours racistes prolifèrent jusque dans la bouche des représentants de la Nation,

Quand les pires préjugés s’expriment dans les institutions censées garantir l’accès aux droits,

Quand tant de personnes aujourd’hui, du fait de leur origine, de leur couleur de peau, de leur religion sont victimes de comportements racistes et xénophobes dans leur quotidien,

Quand de nombreux médias se font les porte-voix de la haine contre les étranger-e-s et leurs enfants, les musulman-e-s notamment, installant et construisant des discours de haine qui se banalisent dans la société

Quand des manifestations d’extrême-droite suintent la haine de l’Autre, avec des saluts nazis,

Quand le racisme et l’antisémitisme s’amplifient dans la société,

Quand le nombre d’actes racistes et antisémites augmente dans des proportions alarmantes,

Quand 1,2 million d’individus estiment avoir été victimes de racisme en 2022 mais que seulement 3% l’ont signalé,

Quand les discriminations à caractère raciste restent massives dans l’accès à l’emploi et au logement, dans les rapports avec les institutions, notamment la police et la justice,

Quand les crimes racistes se multiplient mais ne semblent plus susciter de mobilisations massives,

Quand des Juifs vivent dans l’inquiétude,

Quand des musulman-e-s se demandent si la haine qui les cible témoigne de l’impossibilité de notre pays de les accepter pleinement un jour, et que l’islamophobie s’exprime de manière toujours plus violente dans certains médias comme au sein de formations politiques,

Quand les restrictions drastiques des conditions d’accueil pour les demandeur-euse-s d’asile attentent à leurs droits et à leur dignité,

Quand les conditions de recours devant la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) ne garantissent plus pleinement le droit à un procès équitable,

Quand les refus de régularisation et de renouvellement de titres de séjour détruisent des vies, que les préfectures « fabriquent » des sans-papiers,

Quand les obligations de quitter le territoire français (OQTF) deviennent systématiques afin d’agiter des chiffres visant à créer un « problème étranger »,

Quand la remise en cause des allocations logement (APL) pour les étudiant-e-s étranger-e-s précarise de nombreux jeunes,

Quand des dizaines de milliers de personnes étrangères perdent tout ce qu’elles ont construit à cause de la loi immigration du 26 janvier 2024, de la circulaire Retailleau du 23 janvier 2025, et des autres lois xénophobes qui les ont précédées,

Nous avons, plus que jamais, le devoir et le besoin de retrouver le chemin de l’égalité et du refus des haines,

Nous ne voulons pas d’une société raciste. Ensemble, construisons la société dans laquelle nous voulons vivre, une société de solidarité, de justice, et de respect des libertés.

Les organisations du collectif Né-es ici ou venu-es d’ailleurs, actrices de la société civile, appellent en toute indépendance vis à vis des formations politiques à une large mobilisation de la société, dans toute sa diversité, pour les mobilisations autour de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale entre le 14 et le 21 mars, partout en France. Défendons le projet d’une société antiraciste, c’est-à-dire une société humaniste, solidaire et égalitaire.

Premiers signataires : Attac, CGT, Femmes Egalité, FSU, Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigré·es), LDH (Ligue des droits de l’Homme), Mémorial98, Mrap, Solidaires, SOS Racisme.

Signataires : Artisans du monde Saint-Nazaire, Association Accueil des demandeurs d’asile de Mulhouse, Association d’Aide et de défense des mineurs isolés étrangers (Aadmie), Association nationale des Pieds-Noirs progressistes et leurs ami.e.s, Association pour la reconnaissance et la défense des droits des immigrés en Bocage (ARDDIB), Association Roya citoyenne, Cercle de silence Hazebrouck, Collectif d’aide aux personnes exilées à Dol de Bretagne (CAMADol), CRID (Centre de recherche et d’information pour le développement), Emmaüs France, FAGE (Fédération des Associations Générales Etudiantes), Itinérance Sud Manche, La Baule humaniste (LBH), La Croisée des chemins, Monde solidaire la flèche, Planning familial, Réseau féministe « Ruptures », Réseau d’action contre l’antisémitisme et tous les racismes (Raar), Syndicat de la magistrature (SM), Toutes et Tous Migrants, Union nationale des étudiants de France (Unef).

Aube et alentours : la semaine militante



Châlons-en-Champagne





Et dimanche 22 mars,

à Troyes et Romilly-sur-Seine,

toutes et tous aux urnes !

Pas d’élu(e) RN !




En France: 31 maires d’extrême droite, et ce n’est qu’un début

Ce n’est pas une vague brune. Mais ne nous y trompons pas, l’extrême droite monte. Le Rassemblement national va très probablement conserver sans difficultés ses treize communes. C’est même déjà gagné dans sept d’entre elles : Perpignan, Hénin-Beaumont, Hayange, Bruay-la-Buissière, Beaucaire, Moissac et même Fréjus. David Rachline, pourtant mis en examen pour favoritisme et prise illégale d’intérêt, réunit 51,3 % des scrutins dès le premier tour. 
Dans leurs sillages, onze communes, qui jusque-là n’étaient pas aux mains du RN, sont tombées dans l’escarcelle du parti dès le premier tour. Nous avons donc d’ores et déjà 18 villes RN. Il faut ajouter trois néo-maires UDR, le parti d’Éric Ciotti et six autres, comme Robert Ménard à Béziers, étiquetés divers-extrême droite qui, là aussi, passent au premier tour. Cela fait donc 27 maires d’extrême droite d’ores et déjà élus. Sans compter ceux qui, comme Nicolas Dupont-Aignan, élu dès dimanche soir, ont pu être étiquetés souverainiste ou divers droite malgré un soutien affiché à Marine Le Pen ou Éric Zemmour.
Et ce n’est qu’un début ! L’extrême droite bascule en tête dans plus de 50 autres villes. Plusieurs d’entre elles vont probablement tomber. À Nice, Éric Ciotti est en ballotage favorable (43 %). Mais ce n’est cependant pas définitivement plié : si Juliette Chesnel-Le Roux, candidate écologiste arrivée en troisième position, se désiste au profit de Christian Estrosi (ou accepte une fusion), ce dernier peut l’emporter. À Marseille, autre commune sous les feux des projecteurs, là non plus rien n’est joué. Le RN avec Franck Allisio est arrivé deuxième (35 %), un point derrière le maire sortant écolo Benoît Payan. Ce dernier a déjà refusé la main tendue de Sébastien Delogu (LFI), qui devrait donc rester en lice. La candidate de la droite Martine Vassal devrait elle aussi se maintenir. Ça s’annonce serré… 
✍️ Mat.Mo & C.M.

StreetPress

Municipales 2026 dans l’Aube : un 1er tour qui impose l’analyse et la mobilisation au second tour à Troyes et Romilly-sur-Seine




Sur 5139 sièges municipaux et 256 sièges communautaires qui devaient être pourvus, 4890 l’ont été dès le 1er tour dans les conseils municipaux et 172 dans les conseils communautaires.

Les sièges attribués se répartissent comme suit : 4679 municipaux et 134 communautaires pour les listes Sans Etiquette, 113 municipaux et 23 communautaires pour les Divers droite, 58 municipaux et 8 communautaires pour les Divers centre, 32 municipaux et 6 communautaires pour les Divers gauche, 7 municipaux et 1 communautaire pour le Rassemblement national, 1 municipal pour les Ecologistes. L’Union de la gauche, la France insoumise et l’extrême-gauche n’ont obtenu aucun siège.

Restent donc 249 sièges à pourvoir dans les conseils municipaux aubois et 84 dans les conseils communautaires.

L’extrême-droite, qui fait l’objet de toute notre attention, a donc déjà conquis 7 sièges municipaux dans l’Aube (4 à Saint-André-les-Vergers, 3 à Sainte-Savine) alors qu’elle en détenait jusqu’alors 6 (3 à Troyes, 2 à Romilly-sur-Seine et 1 à Sainte-Savine). C’est également sans compter sur les candidats des listes Sans étiquette appartenant à l’extrême-droite mais n’étant pas déclarés en tant que tels.

A Romilly-sur-Seine, la liste RN est arrivée en 3ème position avec 21 % des voix.

A Troyes, où François Baroin doit se représenter au second tour pour la première fois de sa carrière de maire, la liste RN est en deuxième position avec 16,52%.

C’est dire que les 54,89 % d’abstentionnistes de Troyes et les 47,9% de Romilly savent ce qu’il leur reste à faire dimanche prochain.



Voter, c’est agir ! Chaque voix compte


La progression des extrêmes droites dans le monde s’illustre par des politiques autoritaires qui portent atteinte aux démocraties. En France, à l’issue du premier tour des élections municipales, plusieurs communes voient des candidats d’extrême-droite se maintenir, voire arriver en tête.

A l’approche du second tour des élections municipales, la LDH alerte avec cette campagne sur les menaces qui pèsent sur les droits fondamentaux et rappelle que le vote reste l’un des premiers moyens de les défendre.


L’extrême-droite risque d’imposer des mesures restreignant les libertés et les droits.

La LDH appelle toutes les citoyennes et citoyens à se mobiliser dans le cadre des élections municipales pour faire barrage à l’extrême-droite.

En France, de par ses votes, ses positions dans le débat politique ou ses prises de décisions locales dans les communes qu’elle dirige, l’extrême-droite nous montre son vrai visage : la promesse d’une régression sociale durable, de graves atteintes aux droits et libertés, à l’environnement et un délitement de notre Etat de droit.


Voter est un droit, un pouvoir et un devoir citoyen.

Une voix peut faire la différence, particulièrement dans le cadre des élections municipales. Dans de nombreuses communes, les écarts se jouent parfois à quelques bulletins de vote. Or, l’abstention croissante bénéficie à des candidates et candidats qui risquent de porter des atteintes directes et profondes à nos droits et libertés, comme c’est le cas de l’extrême droite. La commune étant l’échelon politique local le plus proche des citoyennes et citoyens, voter aux municipales c’est participer à définir la politique de la ville qui impacte directement votre quotidien.

L’histoire montre que l’abandon du combat par l’abstention aux élections ou en détournant le regard, ne protège personne. Il alimente la loi du plus fort.



Retrouvez les différentes prises de position de la LDH:

Revue « Droits et Libertés » – Défendre une laïcité de liberté

Podcast « Des voix et des droits »

Communiqué LDH sur le droit de vote des étranger-es résidant en France – Des centaines de milliers de femmes et d’hommes ne pourront pas voter aux élections municipales de mars 2026 !

Note d’analyse de la LDH concernant la police municipale – Contre le projet de loi relatif à l’extension des prérogatives, des moyens, de l’organisation et du contrôle des polices municipales et des gardes champêtres

Tribune de Nathalie Tehio – « 2026, faisons reculer l’extrême droite »

Campagne commune du collectif Nos services publics dont la LDH est membre – Nos 14 exigences pour les services publics locaux

Communiqué du collectif Alerte dont la LDH est membre – Faire des communes des territoires de solidarité

Actions en justice 

Clôture de la campagne électorale demain samedi à zéro heure. Une « brebis galeuse » sur la liste RN à Romilly-sur-Seine.



N’étant pas assujettis au respect du code électoral puisque n’étant pas candidats, nous n’en respecterons pas moins la règle qui veut que la campagne prenne fin la veille du scrutin à zéro heure.

Il nous reste donc le temps de signaler la présence en notre département d’une « brebis galeuse » dans la liste RN de Romilly-sur-Seine. En effet, StreetPress nous présente aujourd’hui la carte des 235 « brebis galeuses » du RN et de ses alliés, dans laquelle nous apprenons qu’on en a débusqué une :

Jean-Patrick Vernet, sur la liste de Angélique Ranc — RN

Deuxième nom sur la liste, il partage sur Facebook des publications du Parti de la France, de Dieudonné et des photomontages aux sous-entendus racistes. Il a également publié un montage montrant Ségolène Royal voilée, et dépeinte comme l’égérie d’une boîte de « Couscous Royal lèche babouches » près d’un drapeau algérien.



Il est assez étonnant que cette fort « respectable » liste romillonne RN compte dans ses rangs, et pas à n’importe quelle place, puisqu’à la deuxième, un tel personnage. C’est lui qui, il y a 6 ans, conduisait la liste qui avait obtenu 14,33 % des suffrages et obtenu 2 postes dont sa tête de liste Jean-Patrick Vernet. Hormis la montée d’une tension en fin de campagne en lien avec le soutien du monde économique au maire sortant Eric Vuillemin, on ne peut pas dire que celle-ci s’affole. Mais il nous semblait important de mentionner ce fait. Les électrices et les électeurs sauront en tirer les conclusions qui s’imposent.



Municipales : le RN pioche dans les rangs de La Cocarde, syndicat étudiant proche des néofascistes


Blast a épluché les listes de candidats de la Cocarde étudiante — syndicat d’extrême droite proche des néofascistes — aux élections CROUS de 2024 et 2026, puis les a croisées avec les listes des municipales des 15 et 22 mars. Résultat : sur 29 candidats de la Cocarde figurant sur des listes municipales, 18 se présentent sur des listes menées ou soutenues par le Rassemblement national. La proximité du parti lepéniste avec la Cocarde, organisation au carrefour des courants les plus radicaux et violents de l’extrême droite, rappelle le vrai visage du RN, loin des tentatives de normalisation.



Comment l’extrême droite se cache derrière les listes sans étiquette


A Paris (Sarah Knafo), à Toulon (Laure Lavalette), à Perpignan (Louis Alliot), à la Seyne-sur-Mer (Dorian Munoz) et dans de nombreuses communes, des candidates et candidats d’extrême droite ont choisi d’avancer plus ou moins masqués. 

Au sein de listes « sans étiquette»  ou « divers droite », sous couvert de logiques transpartisanes ou « d’union », ces candidats ont retiré le nom de leur parti de leur affiche voire occulté leur appartenance. Cet effacement peut confiner à la dissimulation, faisant obstacle au choix éclairé des électeurs. Nous vous aidons à y voir plus clair et à vous renseigner sur la situation dans votre commune. 



« La lutte contre l’extrême droite est une urgence dans tous les territoires »


Dans une tribune au « Monde », un collectif d’acteurs et d’actrices du monde associatif et de la société civile appelle à une large mobilisation contre l’extrême droite, lors des scrutins des 15 et 22 mars, et insiste, pour ce faire, sur l’importance de trouver compromis et dialogue.


RD

Elections municipales 2026 dans l’Aube : le point sur les listes



Dimanche 15 mars, les électrices et électeurs des 431 communes auboises seront appelés aux urnes pour le premier tour des élections de leurs conseils municipaux parmi les candidates et candidats de 538 listes.

Dans ces 431 communes, 343 d’entre elles n’auront pas à choisir puisqu’une seule liste se présentera à leurs suffrages. Parmi ces 343 listes uniques, 341 se présentent sans étiquette (SE), les 2 autres sous l’étiquette Divers droite (DVD): il s’agit de Rosières-près-Troyes et de La Rivière-de-Corps. Reste bien évidemment le choix du vote blanc ou nul.

Dans 77 d’entre elles, le choix sera à faire entre 2 listes dont 150 SE, 2 Divers centre (DVC) à Saint-Julien-les-Villas et 2 DVD à Nogent-sur-Seine.

Dans 9 d’entre elles, 3 listes seront en lice: 12 SE, 3 DVC à Pont-Sainte-Marie, 1 à Sainte-Savine et à Bar-sur-Aube; 2 DVD à Nogent-sur-Seine, 1 à La Chapelle Saint-Luc, 1 à Saint-André-les-Vergers; 1 Divers gauche (DVG) à Saint-André-les-Vergers et à La Chapelle Saint-Luc; 1 Les Ecologistes (Europe-Ecologie-Les Verts) à Sainte-Savine; 1 Lutte Ouvrière (LO) à La Chapelle Saint-Luc, 1 Rassemblement National (RN) à Saint-André-les-Vergers et à Sainte-Savine.

Dans l’une d’entre elles, à Romilly-sur-Seine, 6 listes se présentent: 1 DVC, 1 DVD, 2 DVG, 1 La France Insoumise (LFI), 1 RN.

A Troyes, chef-lieu du département, il faudra choisir parmi 8 listes: 2 DVC, 1 DVD, 1DVG, 1 LFI, 1 Les Républicains (la seule liste LR du département, celle de François Baroin), 1 LO et 1RN.

En résumé, les électeurs aubois auront à choisir entre 503 listes SE, 10 DVC, 10 DVD, 5 DVG, 4 RN, 2 LFI, 2 LO, 1 Les Ecologistes, 1 LR…

La gauche est nettement sous représentée (5 DVG, 2 LFI, 2 LO, 1 Les Ecologistes) et divisée à Romilly-sur-Seine, ancien fief communiste (2 DVG, 1 LFI).

Le parti communiste (PCF) ne présente que 90 candidats en France, le RN 616.

Le RN fait plus petit que nous aurions pu le craindre dans le département de l’Aube mais mieux que LFI, Les Ecologistes, LO et LR. Fort de ses 2 députés sur 3 dans le département, il voudrait s’implanter à Saint-André-les-Vergers, Sainte-Savine, Romilly-sur-Seine et Troyes.

Il est encore temps de leur barrer la route !

Rappelons que les grands électeurs élisent les sénateurs.

« Ils sont près de 162 000, votent à bulletin secret et ne peuvent pas s’abstenir. Députés, élus locaux et surtout représentants des conseils municipaux composent le collège des « grands électeurs », chargés d’élire les sénateurs. Ce mode de scrutin, propre à la Ve République, façonne durablement les équilibres politiques nationaux en donnant un rôle central aux élus locaux et en inscrivant les rapports de force territoriaux au cœur du Parlement. »




RD

Troyes : une fin de semaine militante chargée 



Jeudi 5 mars à la Maison de l’animation culturelle de Pont-Sainte-Marie, l’UNAFAM10, la MACIF et la LDH de l’Aube proposaient une soirée sur le thème « Pour notre santé mentale, réparons le lien social », avec la projection du film québécois « Ces voix oubliées » de Blaise Barrette, un documentaire suivant le parcours de 15 personnes souffrant de problèmes de santé mentale invitées à participer à un programme de rétablissement par le chant. En tant que chanteurs, ils réussiront à enregistrer un CD et à performer sur scène devant 500 personnes. Pendant un an, Le cinéaste Blaise Barrette a suivi leur aventure exceptionnelle qui leur a permis de reprendre confiance en eux-mêmes.

Le film fut suivi d’un débat et d’une présentation par la MACIF de son action en faveur des jeunes aidants.

La soirée se terminait dans la convivialité autour d’un buffet.




Vendredi 6 mars, le Collectif aubois de lutte contre les extrêmes-droites offrait à Laurent Jacobelli, député RN de Moselle, un comité d’accueil pour sa venue à la Maison de quartier des Chartreux à Troyes, en soutien à la candidature de Pierre Brochet à la mairie de Troyes.

Laurent Jacobelli a notamment fait parler de lui en tenant le 22 janvier dernier à l’Assemblée nationale des propos insultants, graves et infamants, entraînant une saisine du bureau soutenue par l’ensemble des députés de gauche.





Samedi 7 mars, Sainte-Savine célébrait les femmes durant la journée complète avec le slogan « Vive les femmes ! » avec les associations Endofrance, Solidarité Femmes Aube, le CIDFF, Aux Adelphes et la LDH de l’Aube.

La LDH de l’Aube proposait un stand présentant de la documentation relative à la défense des droits des femmes.





Dimanche 8 mars, le cinéma UTOPIA de Pont-Sainte-Marie présentait à 10 h une séance spéciale avec la projection en avant-première du film La Maison des Femmes de Mélissa GODET, en présence de l’équipe du film, précédée d’un petit-déjeuner offert par le CCAS de Pont-Sainte-Marie.




L’après-midi, la Marche pour les Droits des Femmes, organisée à Troyes par les organisations syndicales et associations réunissait 400 personnes.

Liberté de disposer de son corps, lutte contre les violences et pour l’émancipation économique : une centaine d’organisations avaient appelé à manifester dimanche partout en France pour défendre les droits des femmes, menacés par la montée de l’extrême droite.




A venir:

Les 11 et 12 mars à La Chapelle Saint-Luc




Du 14 au 20 mars le Colllectif Né-es ici ou venu-es d’ailleurs appelle à la mobilisation contre le racisme, la xénophobie  les discriminations, les extrêmes-droites.

Journée internationale de lutte pour les droits des femmes

Samedi 7 mars à Sainte-Savine: « Vive les femmes ! »



À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, la Ville de Sainte-Savine propose une journée festive, culturelle et engagée intitulée le samedi 7 mars. Tout au long de la journée, petits et grands sont invités à participer à des animations gratuites, spectacles, ateliers et temps d’échange mettant à l’honneur les femmes, leurs droits, leurs luttes et leurs créations.

La journée débute à 9h30 à la médiathèque avec « Racontines – Girl Power », un temps de lectures et de comptines destiné aux enfants de 6 mois à 3 ans. Gratuit sur inscription.

À partir de 16h, le public est invité à se rendre à l’Art Déco pour profiter d’un large panel d’animations et de jeux accessibles à toutes et tous.

De 16h à 19h, le lieu accueille l’exposition « Une femme, un pays, une époque », en accès libre.

De 16h à 16h45, une initiation à la danse jazz est proposée par Lola Mainardi, danseuse et chorégraphe. Ce cours ouvert à tous(tes) est gratuit et accessible aux débutant(es)

De 17h à 18h, place à un concert participatif animé par la chorale féministe de l’association Aux Adelphes.

À 18h15, le public pourra découvrir le spectacle « Pulsion », une pièce chorégraphique fémi-niste, suivie d’un temps d’échange avec l’artiste

La journée se conclut à 20h30 avec le spectacle « L’harmonie des genres » de Noémie de Lattre, à l’Art Déco.

De 16 h à 19 h la LDH de l’Aube tiendra un stand où seront proposés des documents relatifs à la défense des droits des femmes et aux prises de position de la LDH.



Dimanche 8 mars à Pont-Sainte-Marie : La Maison des Femmes


Avant-première dimanche 8 mars à 10h, séance spéciale pour la journée internationale des luttes des droits des femmes avec l’équipe de la Maison des femmes.

Séance précédée d’un petit-déjeuner offert par le CCAS de Pont-Sainte-Marie. Places en prévente ! Film à partir du 18 mars

LA MAISON DES FEMMES

Réalisé par Mélissa GODET – France 2025 1h50mn – avec Karine Viard, Laetitia Dosch, Eye Haïdara, Oulaya Amamra, Juliette Armanet, Pierre Delalonchamps, Jean-Charles Clichet, Aure Atika, Laurent Stocker, Délia Miloudi… Scénario de Mélissa Godet et Catherine Paillé.

Du 08/03/26 au 07/04/26

LA MAISON DES FEMMES


À l’heure de la sortie de ce film, presque 33 maisons des femmes auront vu le jour, dans le sillage de cette extraordinaire structure pluridisciplinaire créée en 2016 à Saint-Denis dans l’enceinte de l’hôpital Delafontaine. 33 lieux de soins, d’écoute et autant d’espaces de parole et de reconstruction. 33 lieux refuges pour des femmes en souffrance dans leur corps, dans leur âme, parfois en grande précarité mais pas toujours. 33 havres où venir trouver un peu d’apaisement, d’empathie, de sororité. 33 c’est beaucoup en si peu de temps et c’est si peu pourtant, au regard des violences faites aux femmes et aux enfants et au regard des chiffres : 164 féminicides en 2025, plus qu’en 2024, plus qu’en 2023… « Grande cause nationale » !… on pourrait presque en rire si le sujet n’était pas aussi dramatique.






Dimanche 8 mars à Troyes



Le 8 mars 2026, à l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, un large collectif d’organisations syndicales, féministes et d’associations appelle à une grève féministe du travail, des tâches domestiques et de la consommation. Face à la montée de l’extrême droite, aux politiques d’austérité et aux attaques contre les droits sociaux, cette mobilisation est nécessaire.

Le 8 mars est une étape de lutte décisive pour construire une société réellement démocratique, d’égalité et de justice sociale. C’est aussi un temps fort de solidarité internationale où le mouvement social féministe doit imposer un véritable rapport de force pour faire entendre ses exigences.

Une manifestation est organisée par un collectif de syndicats, d’associations et de parti (FSU, CGT, CFDT, Solidaires ; la LDH, le MRAP, OST, Aux Adelphes, Agui ; PCF).







Mercredi 11 mars et jeudi 12 mars à La chapelle Saint-Luc



L’association Agui est au cœur de la cité de La Chapelle Saint Luc et vit le quotidien des personnes engagées dans un parcours administratif de titre de séjour et ou de droit d’asile. Nous profitons de la journée Internationale des droits de la femme pour faire un focus sur la situation des personnes concernées par ce parcours.


Léa N’Guessan est avocate au barreau de Paris ( elle a prit un moment de disponibilité de fait on ne l’appelle pas maître) elle est enseignante et conférencière. Très engagée auprès de la diaspora elle est auteure et présidente de l’association Un livre Une Chance.

Le mercredi 12 mars elle interviendra sur le thème du droit d’asile et de l’autonomie financière de la femme.

Municipales dans l’Aube: Aix-Villemaur-Pâlis

Hôtel de ville d’Aix-en-Othe



Aix-Villemaur-Pâlis est une commune du sud de la Champagne, dans le département de l’Aube et la région du Grand Est. Il s’agit d’un petit bourg de 3 240 habitants située à l’ouest de la ville de Troyes à 49 km au nord d’Auxerre. La commune est au cœur d’une agglomération de 3 600 habitants.

Cette commune a connu des changements importants depuis 2012, année de l’élection présidentielle qui voit ce groupement de communes voter au 1er tour à 26,79% pour François hollande (PS), 24,79% pour Marine le Pen (FN), 24,59% pour Nicolas Sarkozy (UMP), 9,37% pour Jean-Luc Mélenchon (FdG), 8,82% pour François Bayrou (Modem), avec une participation de 83,82%.

Au 2ème tour, Nicolas Sarkozy y obtient 50.04% de voix, François Hollande 49,96%, avec une participation de 82,07%.

Le 1er janvier 2016 est créée la commune nouvelle d’Aix-Villemaur-Pâlis. Aix-en-Othe devient commune déléguée (chef-lieu) de la commune nouvelle d’Aix-Villemaur-Pâlis, Pâlis devenant également commune déléguée ainsi que Villemaur-sur-Vanne, en lieu et place des communes d’Aix-en-Othe (10003), de Pâlis (10277) et de Villemaur-sur-Vanne (10415).

Le 9 janvier 2016, Yves Fournier (PS), maire d’Aix-en-Othe depuis 1995, est élu maire de la commune nouvelle d’Aix-Villemaur-Pâlis.



Aux élections municipales de 2020, sur 2593 inscrits on compte 49,63% de suffrages exprimés (1 287 voix); abstentions : 48,09% (1 247 voix) ; votants : 51,91% (1 346) ; votes blancs : 0,62% (16) ; nuls : 1,66% (43)

La liste Ensemble pour Aix-Villemaur-Pâlis avec en tête de liste Roland Broquet (DVD), obtient 60,76% (782 voix) soit 24 sièges au conseil municipal.

La liste La maison commune d’Aix-Villemaur-Pâlis de Gérard Trutat (DVG) : 39,23% (505 voix) soit 5 sièges au conseil municipal.

Le 27 mai 2020, Roland Broquet (DVD) est élu maire de de la commune nouvelle Aix-Villemaur-Pâlis.

Mairie de Pâlis



En fait, rien n’est joué puisque la fin de cette année d’élections se révèle très mouvementée.

Le 27 novembre 2023, 10 membres de l’équipe majoritaire du maire Roland Broquet, qui ont choisi de créer un groupe indépendant, démissionnent du conseil municipal.

Le 30 novembre qui suit, 5 membres du groupe d’opposition mené par Gérard Trutat annoncent à leur tour leur démission du conseil municipal.  Les électeurs de la commune nouvelle doivent retourner aux urnes.



Lieu d’Accueil Enfants Parents


De nouvelles élections municipales devront se dérouler dans les trois prochains mois pour réélire une nouvelle équipe pour deux ans, en attendant l’organisation de la consultation concernant l’avenir de la commune nouvelle.



11 février 2024 nouvelle élection municipale partielle. La liste « Reconstruire » de Séverine Delsert-Broquet l’emporte de peu.

Liste Reconstruire de Séverine Delsert-Broquet (DVG) : 51,36% (660 voix) soit 22 sièges au conseil municipal et 11 sièges au conseil communautaire.

Liste Agissons de Claire Adam (DVD) : 48,64% (625 voix) soit 7 sièges au conseil municipal et 3 sièges au conseil communautaire.

Inscrits : 2658 ; Exprimés : 1285.

Le 16 février 2024, Séverine Delsert-Broquet est élue maire et est en mesure de voter un budget.



Mairie de Villemaur-sur-Vanne



Le 13 octobre 2024, lors d’une consultation de la population, une majorité d’habitants votent en faveur d’une modification des limites territoriales d’Aix-Villemaur-Pâlis.

Le lundi 18 novembre, les élus délibèrent et prennent acte de ce résultat. La municipalité attend désormais les directives de la préfecture.



Collège Othe-et-Vanne



Le lundi 31 mars 2025, Séverine Delsert-Broquet, maire de la commune nouvelle, lit en conseil municipal la proposition de réponse destinée à la préfecture qui demandait des précisions sur la délibération prise au mois de novembre 2024 sur la défusion, à savoir le rétablissement des contours historiques des communes.



Le 16 juin 2025, le secrétaire général de la préfecture doit se déplacer pour faire le point, avant la tenue du conseil municipal, quant à la procédure de défusion dans laquelle s’est engagée la seule commune nouvelle de l’Aube. La dissolution de la commune nouvelle d’Aix-Villemaur-Pâlis est engagée.



Marché d’Aix-en-Othe (Halle Baltard)



C’est dans ce contexte que vont se dérouler les élections municipales de 2026.

2 listes se présentent au suffrage des électrices et des électeurs:

Liste Construire l’avenir de Séverine DELSERT-BROQUET (DVG) (29 candidats dont 16 au conseil communautaire).

Liste Changer et Agir de Gilles FOUILLADE (DVD)  (30 candidats dont 16 au conseil communautaire).



L’aventure n’en est pas encore arrivée à son terme : le collectif « Reprenons notre avenir en main » qui demande la sortie de Pâlis de la commune nouvelle, tenait son AG le 23 janvier dernier.





Aix-Villemaur-Pâlis était inscrite jusqu’en 2026 dans le programme Petites Villes de Demain (PVD)



et dans le classement de communes en zone France ruralités revitalisation « plus ».


Pour notre santé mentale, réparons le lien social



Santé mentale – Grande Cause nationale 2025 : quel bilan pour le Président de la commission nationale de psychiatrie ?



“Un sentiment d’impuissance et d’isolement” : cette situation professionnelle fréquente est dramatique pour la santé mentale, alertent des chercheurs.



Dégradation alarmante de la santé mentale des jeunes et des seniors en entreprise.



Attaques au couteau et santé mentale : « Les passages à l’acte se multiplient, comme un mimétisme ».



Le secteur du care ne peut plus fonctionner au sacrifice.



Psychowashing : les bonnes intentions de la santé mentale.

Surpopulation carcérale: un nouveau record



Alors que l’actualité mondiale bat son plein, le marronnier de la surpopulation carcérale revient chaque année. Au 1er février 2026, la France bat un nouveau record en atteignant le seuil inacceptable de 86 645 personnes détenues pour un peu plus de 63 000 places opérationnelles. 137 % de densité carcérale moyenne !



Fondamental, car il s’agit de garantir à chaque personne incarcérée le droit de disposer d’un espace où elle se trouve protégée d’autrui et peut préserver son intimité, le principe de l’encellulement individuel est bafoué depuis sa proclamation en 1875. Consacré à nouveau dans la loi pénitentiaire de 2009, son application est sans cesse reportée. 



Le Conseil de l’Europe lui-même s’en émeut, bien que connaissant également de sérieux retards à l’allumage: il n’a rendu public son rapport sur les conditions de détention en France suite aux visites menées fin 2024 que le 22 janvier dernier en exprimant « de fortes préoccupations ». On sait que ces conditions se dégradent de jour en jour..



Darmanin reste droit dans ses bottes: pas question de réguler le nombre de détenus. Il faut construire davantage de prisons. Toutefois, il devrait y réfléchir un peu lorsqu’on constate que moins d’un tiers des 15000 nouvelles places prévues en 2018 ont été ouvertes à ce jour.

La surenchère sécuritaire si chère aux extrêmes-droites a de beaux jours devant elle. La dignité des détenus, les droits humains et leurs chances de réinsertion ne sont pas à l’ordre du jour.



RD

Elections municipales 2026 dans l’Aube: Bar-sur-Aube

On reprend les mêmes et on recommence.




Sous-préfecture de 5 214 habitants, la ville a connu, sous les comtes de Champagne, une renommée et une prospérité avec les célèbres foires. Au XIIe siècle, elle vit aussi l’essor de l’économie monastique de l’abbaye de Clairvaux. De cet âge d’or médiéval, Bar-sur-Aube a conservé un riche patrimoine qui a traversé les époques.


Bar-sur-Aube compte actuellement 224 établissements d’entreprise actifs et ayant au moins 1 salarié au 31 décembre de l’année écoulée. Ces établissements emploient un nombre total de 2 133 salariés. 


Sur l’ensemble de l’année 2025, un total de 52 nouveaux établissements d’entreprise a été créé à Bar-sur-Aube. Ce nombre de créations englobe les établissements employeurs ainsi que non-employeurs, et tous les types juridiques d’établissements créés, y compris les entreprises individuelles.

Le secteur d’activités le plus important demeure le commerce avec 379 personnes. Ce secteur emploie 17,77 % des salariés de Bar-sur-Aube.

Suivent les autres industries de machines et équipements, avec 267 personnes soit 12,52 % des salariés de Bar-sur-Aube, la santé (234 soit 10,97%), l’enseignement avec (192 soit 9,00 %), l’Administration publique (179 personnes soit 8,39 %), les transports (82 soit 3,84 %, ), les secteurs juridique, comptable et de conseils (77 personnes soit 3,61 %), la banque et de l’assurance (65 soit 3,05 %).

En résumé, 68,6% des emplois sont consacré à l’industrie, l’agriculture, la construction et la fabrication et 31,4% aux Services.



Aux élections municipales de 2020 , la participation y a été de 47.73 % (le taux départemental étant de 45,5% malgré la crise sanitaire covid) pour 3176 inscrits, les votes blancs représentant 0.99 % des suffrages exprimés.

La liste Divers droite de Philippe Borde a obtenu 59.61 % (871 votes) soit 22 élu·e·s.

La liste Divers centre d’Emmanuel Provin 22.86 % (334 votes) soit 3 élu·e·s.

La liste Divers gauche de Raynald Ingelaere 17.52 % (256 votes) soit 2 élu·e·s.


En 2026, 3 listes se présentent aux suffrages des électeurs.



Liste « Bar-sur-Aube, j’y crois, réussir notre ville de demain » 

Philippe Borde sous l’étiquette LR brigue un 3ème mandat en privilégiant la question de la sécurité.



Liste “Aimer Bar-sur-Aube, c’est agir – Emmanuel Provin 2026″

Emmanuel Provin, conseiller municipal sortant se représente sans étiquette tout en étant soutenu par Renaissance et privilégie à valeurs égales la sécurité et les services publics.


Pierre-Frédéric Maître, maire adjoint sortant se présente sans étiquette et privilégie les services publics et la citoyenneté. . Il a fait l’objet de plaintes pour des faits présumés de vols, puis pour injures non publiques, s’est vu retirer ses fonctions d’adjoint à la mairie de Bar-sur-Aube en 2023.

Le 13 février, il lance un appel aux dons pour financer sa campagne qui fait réagir.  Si la démarche est légale, elle soulève des questions sur les règles complexes du financement électoral.


Après une année de chaises vides et une vague de démissions, la liste « Bar-sur-Aube en transition » ne repartira pas en 2026. Douze ans après l’ère Gaudot, la liste de gauche et écologiste s’efface et mise sur les réseaux sociaux pour interpeller les candidats autour de thématiques comme la mobilité ou les transports.


Nous trouvons ici la pure illustration du changement dans la continuité…


RD

Fin de vie : l’Assemblée nationale approuve la proposition de loi instaurant un droit à l’aide à mourir



Les partisans de l’aide à mourir enregistrent une nouvelle victoire. Les opposants connaissent de leur côté une défaite méritée.

N’en déplaise à:

  • Wally Bordas et Agnès Leclair du Figaro,


  • au 38 personnes interpellées lors d’un rassemblement devant l’Assemblée nationale, en marge des débats,


  • aux organisations très opportunes le Front de gauche [sic] anti-validiste et Les Éligibles, collectif de personnes handicapées, malades et leurs aidants,


  • à Mickaël Cléraux du JDD


  • à l’association Alliance Vita et sa kyrielle d’associations, collectifs, officines et groupements d’opposants qu’on ne peut décemment citer,


hormis le président actuel de la Fondation Jérôme LejeuneJean-Marie Le Méné, considéré comme un proche de l’Opus Dei, qui mérite une mention spéciale,


  • au Think Tank libéral Fondapol,


  • à Mgr Dominique Rey, évêque émérite de Fréjus-Toulon,


  • et à tant d’autres intégristes…


l’Assemblée Nationale a adopté hier les propositions de loi relative aux soins palliatifs et d’accompagnement et relative à la fin de vie, en deuxième lecture.

Après avoir épluché quelque 2 000 amendements en un peu plus d’une semaine lors de cette deuxième lecture, les députés ont adopté mercredi deux textes : l’un, consensuel, sur le développement des soins palliatifs ; l’autre, plus discuté, sur l’aide à mourir.



Ces adoptions à l’Assemblée mercredi ne signifient pas la fin de parcours législatif des deux textes, dans un calendrier serré : faute d’accord possible avec le Sénat, le gouvernement devra, s’il souhaite une adoption définitive, donner le dernier mot à l’Assemblée nationale. Ce qui supposera, après la deuxième lecture au Sénat, la réunion d’une commission mixte paritaire pour tenter de concilier les points de vue puis, après un probable échec, une nouvelle lecture à l’Assemblée nationale et au Sénat, et enfin, la lecture définitive.

Pour Elsa Walter, vice-présidente de l’ADMD (Association pour le droit de mourir dans la dignité), forte des 285607 signatures obtenues suite à l’appel lancé par son association, « Ce que demandent les malades en #FindeVie, c’est pouvoir choisir. » 


Malgré leurs divergences, les 3 associations  l’ADMD, « Ultime Liberté » et « Le Choix-Citoyens pour une mort choisie » voient, dans ces adoptions très consensuelles, une avancée conséquente dans leur combat mais demeurent déterminées à ce que la liberté pour les personnes en fin de vie de mourir dignement, au moment et dans les conditions de leur choix soient respectées.


RD

Face à la violence, démocratie et Etat de droit


Paris, le 23 février 2026

Toute mort due à une agression, et quels qu’en soient les motifs, est un drame humain et une défaite démocratique. Lorsque la violence se déchaîne, lorsqu’elle entend se faire loi, elle humilie l’intelligence collective, piétine le débat, nie la part d’humanité commune sans laquelle la démocratie n’est plus que la caricature mortifère des valeurs qu’elle porte. La mort de Quentin Deranque, quels qu’aient été ses engagements, ne fait pas exception et doit à ce titre être fermement condamnée, moralement, politiquement et juridiquement. Elle doit d’autant plus l’être qu’elle s’inscrit dans un cadre de dégradation démocratique marqué depuis maintenant plusieurs années par un regain des violences. L’appauvrissement du débat public, le recours de plus en plus fréquent, de la part de responsables politiques à des anathèmes, à des rhétoriques vengeresses, un vaste ressentiment social, ont contribué à cette montée en puissance du recours à la violence comme argument ultime. Ils y contribuent hélas, encore et toujours.
L’urgence commune devrait être aujourd’hui à la sérénité des débats, à l’apaisement plutôt qu’à la confrontation, à un retour à une norme démocratique privilégiant la confrontation des idées et non la désignation d’ennemis. Au lieu de cela, les calculs politiciens dominent la scène politique, des médias attisent les flammes de futurs drames et les pouvoirs publics, au lieu d’en appeler au respect de la loi, désignent des coupables à tout-va.
Pire encore : par une sordide aberration, certains s’acharnent à faire du terme antifasciste le contraire même de ce qu’il a porté dans l’histoire et de ce qu’il porte encore. Oui, le fascisme existe aujourd’hui. Il se revendique parfois et trop souvent comme tel. Il lui arrive aussi d’endosser des habits neufs. Cela fait partie de la réalité politique de notre pays et de bien d’autres. C’est une réalité qui mérite d’être nommée et combattue. Mais jamais avec des moyens qui, insidieusement, alignent ce combat sur les valeurs et les méthodes auxquelles il s’oppose.
La lutte antifasciste est née de la défense des libertés publiques et de la démocratie. Elle a, sur ces bases, rassemblé largement, bien au-delà des clivages politiques. La LDH (Ligue des droits de l’Homme), qui s’honore d’avoir pris sa part dans ce combat, quelles que soient les vicissitudes qu’elle a dû affronter, est toujours restée fidèle aux valeurs de cet engagement citoyen, puissant parce que collectif et démocratique. Elle ne laissera pas, pour de basses raisons politiciennes, placer sur un même plan cet engagement humaniste avec ceux qui fédèrent des droites extrêmes racistes, antisémites, xénophobes et haineuses de la diversité de l’humanité.
C’est dans ce cadre de défense des droits fondamentaux que la LDH saisit avec ténacité la justice et se porte en soutien des victimes de l’extrême droite, de celles et ceux que visent ses injures, ses menaces, ses passages à l’acte violents, projets terroristes ou meurtres à caractères raciste et antisémite, homophobe… Autant de motifs malheureusement trop souvent ignorés, minimisés, écartés comme mineurs du débat public.
La LDH n’aura de cesse de rappeler que c’est la justice, indépendante et impartiale, qui doit déterminer les responsabilités des violences, et en assurer la sanction. Ni le gouvernement et son administration, ni les groupes politiques, ni les médias, ni les appels à la vindicte populaire ne sauraient exercer cette fonction. C’est, il faut le rappeler encore et toujours, ce qu’on appelle l’Etat de droit.
La démocratie est aujourd’hui prise à partie par ses ennemis historiques et par d’autres, qui rêvent à sa transformation en régime autoritaire. Il en va de la responsabilité commune de tous les démocrates de faire échec à ce cauchemar. Cela passe par la condamnation ferme et entière des violences commises à Lyon et de l’homicide de Quentin Deranque. Cela passe tout autant par la défense de la primauté de l’Etat de droit, par la mise en échec des instrumentalisations sordides qui visent à affaiblir le débat démocratique dont notre pays a plus que jamais besoin.





Elections municipales 2026 dans l’Aube : Romilly-sur-Seine



Après Troyes, chef-lieu du département puis 2 communes de la périphérie, nous sommes aujourd’hui à Romilly-sur-Seine, 2ème ville du département par sa population.


L’histogramme de la démographie révèle un pic de la population à la fin des années 1970, un déclin lié à la fermeture d’industries (délocalisation de la bonneterie et réduction d’activité de la SNCF) dans les années 2010 puis une remontée timide jusqu’à ce jour.

Traditionnellement ancrée à gauche, du fait de son histoire ouvrière, la ville connaîtra un virage progressif dès les années 1990.

Liste des maires successifs
PériodeIdentitéÉtiquetteQualité
1949septembre 1984Maurice CamusetPCFConseiller général du canton de Romilly-sur-Seine-1 (1964-1970)
octobre 1984mars 1989Georges DidierPCFConseiller général du canton de Romilly-sur-Seine-2 (1973-1998)
mars 1989mars 2008Michel CarteletPSEnseignant, député (1981-1993)
mars 2008en coursÉric Vuillemin
Réélu pour le mandat 2020-2026 
UMPLRNotaire


C’est en mars 2008 que la droite conquiert finalement ce bastion communiste, ce qui représente une petite révolution dans cette ville tenue par le PCF pendant 40 ans et par la gauche depuis la nuit des temps.


Aux dernières élections municipales de 2020, la participation est de 37,94 % (3111 sur 8199 inscrits). Le maire sortant DVD Eric Vuillemin est réélu avec 57,41% des suffrages exprimés. La liste DVG de Fethi Cheikh obtient 28,24%, la liste RN de Jean-Patrick Vernet 14,33%.

En 2026, 5 listes sont en lice:

  • Union de la gauche conduite par Fethi Cheikh (PCF)
  • Sans étiquette de Adam de Mota (DVD)
  • Divers gauche de Mickaël Millet (Génération.s)
  • RN d’Angélique Ranc (RN)
  • DVD d’Eric Vuillemin (DVD)

La gauche et la droite partant divisées, le RN cultive l’espoir de parachever la dégringolade de la ville. Il y a donc urgence à ce que les électeurs clairvoyants, démocrates, progressistes, épris de liberté et de respect des droits humains se rendent aux urnes le 15 mars.

RD

Mort de la diplomate Leïla Shahid, éternel visage de la Palestine en France



En poste en Europe de 1989 à 2015, l’ancienne représentante de la Palestine en France et en Europe avait consacré sa vie à la cause palestinienne. Elle est morte mercredi à 76 ans.

Troyes: luttons pour la paix !



Indépendance de la justice, sérénité de l’enquête pénale, un lointain souvenir



Samedi 14 février, un étudiant âgé de 23 ans, Quentin D., est mort des suites de ses blessures infligées deux jours plus tôt à Lyon. Immédiatement, les responsables politiques se sont emparés du sujet, sans considération aucune pour le temps de deuil des proches.

Pour notre santé mentale, réparons le lien social

Pour une réforme sur la fin de vie respectueuse des droits