Contre le racisme, la parole décomplexée et la suspicion permanente 



Il ne semble pas inutile de rappeler que toute allusion à la supériorité par la race, l’ethnie ou la couleur de peau est condamnable et détruit le vivre ensemble humaniste.



« Ces intimidations contribuent à créer la peur » : 250 manifestants contre le racisme en soutien à une élue rennaise.

Environ 250 personnes ont manifesté à Rennes ce dimanche contre le racisme et les violences envers les élus. Un rassemblement qui fait suite aux attaques racistes dont l’élue municipale rennaise d’opposition (LFI), Régine Komokoli, explique être victime.



Le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, appelle à une grande marche contre le racisme le dimanche 21 juin. Une mobilisation nationale, dans la continuité du rassemblement du 4 avril.

Deux mois après un premier rassemblement local qui avait réuni des milliers de personnes sur le parvis de l’hôtel de ville de Saint-Denis, Bally Bagayoko n’entend pas baisser la garde. Le maire LFI de la ville, élu le 15 mars dernier au premier tour à la tête de la deuxième plus grande commune d’Île-de-France, a lancé samedi 2 mai sur ses réseaux sociaux un appel à une « grande marche contre le racisme et toutes les formes de discrimination » pour le dimanche 21 juin, jour de la traditionnelle Fête de la musique.



Les électeurs du Rassemblement national (RN) sont racistes. Cela peut sembler anodin de le dire pour quiconque veut bien voir ce qu’il y a à voir dans ce parti, mais c’est l’une des conclusions que l’on peut tirer après lecture de l’ouvrage du sociologue Félicien Faury, Des électeurs ordinaires (Éditions du Seuil, 2024). Entretien.




Les témoins n’avaient rien inventé. Le « Canon français » promeut bien le racisme et le néonazisme.



Saluts nazis, propos racistes… À l’intérieur du banquet normand organisé par le Canon français en avril à Caen

Après l’événement, des habitants disent avoir été témoins de saluts nazis et de propos racistes dans les rues de la ville. Les organisateurs démentent, mais un journaliste de France Inter a été témoin de propos racistes et de gestes qui s’apparentent à des saluts nazis à l’intérieur du banquet.



La LDH est-elle social-démocrate ?



En cette journée particulière du 1er Mai, fêtée dans presque toutes les villes de France et dont l’existence en tant que journée fériée et chômée est sérieusement menacée, une question, qui nous semble mériter tout notre intérêt, s’est posée : la LDH est-elle social-démocrate ?

On rappellera brièvement que la LDH a été créée en 1898 pour défendre un innocent, le capitaine Dreyfus. La Ligue des droits de l’Homme et du citoyen est de tous les combats pour la justice, les libertés, les droits économiques et sociaux, contre le racisme et l’antisémitisme depuis 128 ans.

Il appartient en premier lieu de définir ce qu’est la social-démocratie et si la LDH s’inscrit pleinement dans cette caractérisation.

Contre Attaque la définit ainsi :

« Tendance de la bourgeoisie qui n’est en réalité ni sociale ni démocrate, qui accepte de faire quelques concessions économiques et d’édulcorer les violences capitalistes dans le seul but de maintenir un ordre social profondément injuste et inégalitaire.

Exemple : le Parti Socialiste et la CFDT sont présentées comme des institutions « sociales-démocrates » alors qu’elles ont accompagné les pires reculs sociaux des dernières décennies, que ce soit sur le plan du droit du travail, des libertés publiques ou de l’écologie. Si les mots avaient un sens, le Parti Socialiste serait classé comme un mouvement de droite dure, et la France Insoumise ne serait pas décrite comme « radicale », mais comme un vrai parti de la gauche social-démocrate. C’est-à-dire un parti ne cherchant pas à renverser l’ordre bourgeois mais à l’aménager pour qu’il devienne plus supportable. »

Pour le Monde Diplomatique, « La social-démocratie est un courant socialiste réformiste aujourd’hui non-marxiste, incarné en particulier par les socialismes allemand et scandinave. Les partis sociaux-démocrates sont étroitement liés aux organisations syndicales, ce qui explique la préférence et la pratique de la négociation, de la concertation pour réformer la société, plutôt que les luttes sociales.

La social-démocratie est peu à peu convertie au « social-libéralisme » et a intégré les thèses du libéralisme : économie de marché, liberté d’entreprendre, limitation du rôle de l’Etat aux périodes de crise. »

En 2008, la LDH rappelait que « La Ligue est un contre-pouvoir : à ce titre, elle veille à être indépendante des structures de l’État et son action ne peut être limitée par les relations qu’elle entretient avec celles-ci. Son domaine d’intervention exclut qu’elle participe, sous quelque forme que ce soit, à l’exercice du pouvoir.

Elle inscrit son action dans le cadre de l’état de droit et de la démocratie, sans s’interdire d’aller au-delà lorsque la situation l’exige et que le respect de droits fondamentaux est en cause. »



En 2019, elle réaffirmait son engagement dans Le projet inter-associatif au service de la lutte contre les discriminations. Elle sollicitait à cet effet l’expertise des associations de proximité afin de co-construire des dispositifs adaptés aux réalités locales.



En 2023, scandaleusement attaquée par le gouvernement lui-même, elle devait être défendue, entre autres, par l’historien Emmanuel Naquet qui rappelait, exemples à l’appui, comment la LDH s’est toujours mise au service d’une certaine vision de l’État de droit et d’une République revivifiée, plus ouverte et plus juste, dans le cadre d’une démocratie politique et sociale.  


Les citoyennes et les citoyens ne s’y trompaient pas, venant par milliers renforcer les rangs de la LDH, en lui apportant massivement leur soutien, par leur adhésion.

En 2024, lors de son Congrès à Bordeaux, la LDH adoptait une résolution dont la dernière partie proposait que la LDH joue un rôle pivot (proposant « une table commune, ouverte aux discussions impliquant tous les partenaires progressistes ») afin de construire « une alternative politique » à l’extrême droite.



En 2025, sa présidente, Nathalie Tehio précisait que « La démocratie est le régime qui par excellence ne se limite pas à une technique de gouvernement. Elle nous réserve encore des surprises et c’est heureux ! »



En mars 2026, la LDH appelait toutes les citoyennes et citoyens à se mobiliser dans le cadre des élections municipales pour faire barrage à l’extrême droite. Elle proposait divers moyens d’agir au sein de chaque commune, en plus du vote, pour enrayer ce mouvement délétère et inquiétant de la montée des extrêmes droites, dont on connaît, par l’expérience des mandats précédents des maires RN ou assimilés, les dégâts provoqués pour la démocratie, la culture, la justice, la gestion du bien commun… L’extrême droite nous montre son vrai visage : la promesse d’une régression sociale durable, de graves atteintes aux droits et libertés, à l’environnement et un délitement de notre Etat de droit.



Pour terminer, nous citerons celui qui fut le président de la LDH de 1914 à 1926.

« La Ligue doit garder son caractère d’organisation de gauche et même d’extrême gauche démocratique, et il ne doit pas y avoir, à cet égard, même l’apparence d’une hésitation. Sans doute, la Ligue reste ouverte à tous les républicains désireux de soutenir les droits de l’Homme, si modérées que puissent être leurs opinions politiques et sociales ; mais elle n’a pas de barrière à gauche, elle tient à conserver le contact avec la masse populaire, sans laquelle il n’y a pas de démocratie vivante. » (Ferdinand Buisson, 1919)

Est-ce cela être « social-démocrate » ? Laissons la question ouverte si elle est indissociable du débat.

Mais dans tous les cas, la LDH ne se retrouve nullement dans la description du Monde Diplomatique et encore moins dans celle de Contre Attaque.

La LDH sera toujours fidèle à ses convictions et jalouse de son indépendance tout en appelant les forces de progrès, les citoyennes et les citoyens à s’unir pour définir, loin des incantations de toutes sortes, une véritable alternative aux extrêmes droites et à leurs alliés, autour de l’effectivité des droits pour tous et pour construire une société mue par la justice économique, sociale et écologique.


RD (avec le concours de HB)

Touche pas à mon 1er Mai




Retour de manif/RD
RD
RD



« Le 1er Mai est la fête des travailleuses et des travailleurs, pas la fête du travail » : 450 manifestants à Troyes ce vendredi.

Une partie de l’équipe de la LDH de l’Aube/HB

Cette année marque les 140 ans du 1er Mai, jour férié, chômé et payé. Alors que la loi pourrait évoluer et autoriser fleuristes et boulangers à faire travailler leurs salariés ce jour-là, six unions locales se sont organisées en intersyndicale pour protéger cette journée.

Mobilisons-nous pour défendre le 1er Mai et les droits des travailleuses et travailleurs

Troyes, 1er Mai 2023



Communiqué LDH

En cette Journée internationale de solidarité et de lutte pour les droits des travailleuses et travailleurs réaffirmons avec force notre attachement aux conquêtes sociales obtenues dans les luttes, qui ont permis de donner une expression concrète aux droits économiques, sociaux et culturels.

Un projet de société solidaire passe par l’effectivité des droits pour toutes et tous et le contrat social qui nous unit en République devrait en faire sa priorité. Les organisations syndicales ont porté, avec le reste de la société civile, cette exigence ces dernières années, passant par des mesures d’urgence sociale, reconnues y compris par le centre-droit comme nécessaires dans la suite de l’échec de l’extrême-droite aux élections législatives de 2024.

Jusqu’ici, les gouvernements successifs n’en ont rien fait et ont mené des politiques régressives pour l’accès aux droits sociaux.

Pire, ces derniers mois, poussé par ses propres franges ultralibérales, le centre-droit a voulu remettre en cause le symbole même des luttes des travailleuses et des travailleurs, le repos militant du 1er Mai. Si le Premier ministre a renoncé à poursuivre la proposition de loi qui portait cette remise en cause, il a aussitôt annoncé le dépôt, dans les jours prochains, d’un nouveau projet de loi pour ouvrir le travail des salariés et ainsi revenir sur un acquis de près de 80 ans.

Dans cette attente, le Premier ministre a d’ores et déjà incité plusieurs secteurs d’activité à ouvrir leur commerce au mépris des règles d’ordre public, en méconnaissance des principes généraux de l’Etat de droit.

Encouragée par ce climat délétère, l’extrême-droite en profite pour aller plus loin et s’attaquer aux évènements associés au 1er Mai, comme en témoigne la suppression de la cérémonie dédiée aux mineurs à Liévin par le maire Rassemblement national (RN) nouvellement élu, en plus de ses traditionnels contre-évènements violemment réactionnaires.

Démocrates, refusez de donner le moindre point à l’extrême-droite et à son projet politique funeste ! Progressistes, unissons-nous pour être nombreuses et nombreux pour nos droits et contre l’extrême-droite dans les manifestations du 1er Mai !

Paris, le 30 avril 2026



A Troyes : Manifestation à 10 h. Départ Place Jean-Jaurès.

Comme tous les ans, la LDH sera présente le 1er mai place Jean-Jaurès et disposera d’un stand de 9h à 16h. Tout le monde est cordialement invité à venir y passer 5 minutes, 1 heure ou la journée entière.

1er Mai, « intelligence collective », « tolérance administrative », « clarification » : cherchez l’embrouille



Le Conseil d’État a examiné trois recours déposés contre le gouvernement. Saisi par deux syndicats (Sud et la CGT) et par les députés écologistes, qui contestent la proposition du gouvernement faite aux boulangeries et fleuristes indépendants de travailler le 1er-Mai 2026, le Conseil d’Etat a examiné trois recours, mercredi 29 avril 2026. Sa réponse est attendue avant vendredi 1er mai 2026.



Qui a le droit de travailler le 1er-Mai ? Le 1er-Mai a occupé cette année le devant de la scène bien en amont de la journée des travailleurs, pour cause de débats sur un possible élargissement des possibilités de faire travailler des salariés ce jour-là. Rappel des règles en vigueur et ce qui pourrait changer.



1er mai : la journée des droits des travailleuses et des travailleurs pas à la fête.

Il est des actes ou volontés qui éclairent mieux que de longs discours l’état d’esprit d’un gouvernement. Ce dernier, en s’attaquant de manière sournoise à un symbole de l’histoire des luttes des travailleurs, le 1er mai, confirme qu’il veut effacer de la mémoire collective tout ce que nous devons aux combats sociaux pour créer des garde-fous démocratiques et sociaux au capitalisme, afin de tiédir, pour paraphraser Karl Marx, les eaux glaciales du calcul égoïste. Comme pour « la journée des droits de la femme », que d’aucuns nomment à tort « journée de la femme », « la journée des droits des travailleurs » n’est pas la « la fête du Travail », vestige du régime de Vichy.




A Troyes : Comme tous les ans, la LDH sera présente le 1er mai place Jean-Jaurès et disposera d’un stand de 9h à 16h. Tout le monde est cordialement invité à venir y passer 5 minutes, 1 heure ou la journée entière. A partir de 9 h, les bonnes volontés seront les bienvenues pour aider à l’installation. La manifestation démarrera à 10h. Le démontage et le rangement du stand auront lieu à partir de 16 h. La participation des bonnes volontés sera là encore très opportune. A vendredi.


Troyes 1er Mai 2025

Gaza, jour 934 : Israël a violé le prétendu “cessez-le-feu” 2 400 fois depuis octobre



Israël semble avoir encore accéléré ses violations du “cessez-le-feu” conclu en octobre dernier, dans l’une des semaines les plus meurtrières de ces derniers mois.

Alors que des médias israéliens rapportaient la semaine dernière que l’armée israélienne s’apprêtait à “reprendre” ses hostilités à Gaza “dès le mois prochain”, les Palestinien-nes craignent que le génocide, déjà loin de s’être arrêté avec le “cessez-le-feu”, ne s’accélère encore.



MSF dénonce la « privation délibérée d’eau infligée aux Palestiniens » par Israël. Selon des données de l’ONU, de l’Union européenne et de la Banque mondiale, Israël a détruit ou endommagé près de 90 % des infrastructures d’eau et d’assainissement à Gaza, notamment les usines de dessalement, les forages, les canalisations et les réseaux d’égouts. Les conséquences sont dramatiques pour la santé de la population.



Elément central de la culture palestinienne, l’olivier est menacé par la guerre. C’est pour les Palestiniens une source de revenus, une part importante de leurs traditions culinaires et un symbole de résistance, d’ancrage sur leurs terres. Mais aujourd’hui, dans la bande de Gaza, l’olivier est menacé. Les surfaces plantées ont considérablement réduit depuis le 7 octobre 2023, les massacres du Hamas en Israël et la guerre faisant l’objet d’accusations génocidaires lancées par Israël.



Bombardements, pénurie de médicaments et montagnes de déchets: les conditions de vie s’aggravent à Gaza. Gale, poux, puces, rongeurs et infections cutanées prolifèrent à Gaza. En cause: une population dense qui vit majoritairement sous tente, à proximité de déchets qui ne peuvent plus être évacués. Des Gazaouis témoignent de leurs conditions de vie de plus en plus compliquées.



La France claque la porte au nez des artistes et chercheurs palestiniens. Pendant que le génocide se poursuit à bas bruit à Gaza, le programme d’accueil en France des universitaires et artistes palestinien·nes tourne au ralenti, voire a été interrompu. Sous différents prétextes, les autorités multiplient les mesures discriminatoires, sans égard pour l’anéantissement de la vie universitaire et culturelle dans l’enclave palestinienne.



La macronie ne lâche pas prise après le retrait de la loi Yadan. La ministre déléguée chargée de la Lutte contre les discriminations Aurore Bergé croit pouvoir remettre le texte sur le métier en le retravaillant avec les groupes parlementaires qu’elle reçoit mardi 28 avril. La pétition contre le texte initial a recueilli plus de 700 000 signatures. La pétition a été classée par la commission des lois. Le soutien appuyé du gouvernement français à la politique d’apartheid du gouvernement d’extrême droite israélien ne semble pas se relâcher.






D’après nos information, la flotille en route vers Gaza serait constituée de 64 bateaux, dont 53 en mer et 7 encore au port. On ignore la position des 4 autres. En Tunisie, 7 personnes qui devaient embarquer ont été arrêtées, sous des prétextes plutôt fantaisistes. Quelques unes d’entre elles auraient été libérées. Une escale y semble à présent peu probable.

Le Collectif aubois pour la paix en Palestine envisage une manifestation à Troyes courant mai.

Le Canon Français : Comment l’aristocratie maintient son rang grâce à la sujétion du bon peuple et la complicité de municipalités républicaines



Le prochain banquet des « canonniers » aura lieu à Troyes en trois épisodes, les vendredi 23, samedi 24 et dimanche 25 avril prochains.

Bien que suscitant critiques et rejet de la part d’une certaine partie de la population qui réfléchit, les organisateurs se gargarisent d’un succès qui les a surpris dès le lancement de leur projet « entrepreneurial » mais l’expliquent par le « bon esprit » qui préside à leur initiative.

« Les banquets du Canon Français sont une création originale, inspirée à la fois des banquets d’Astérix, des fêtes de village, de Bayonne ou encore de l’Oktoberfest. Nos participants ont également un rôle important dans l’évolution de notre formule. » déclare l’un des deux fondateurs, Geraud du Fayet de la Tour (1).

En réalité, l’idée, lancée lors de la crise sanitaire du Covid, dans le but fort louable d’aider un ami viticulteur à écouler sa production, a vite été transformée en une formidable machine à cash. De la vente de quelques bouteilles, on est passé à un registre beaucoup plus étendu pour en arriver à l’organisation de festivités sous la forme de « banquets géants » destinés à « rassembler les Français ». Il ne s’agit de rien d’autre que d’une forme d’entrisme visant à capturer et à redéfinir les orientations historiques et culturelles d’usages populaires grâce, notamment, à des arguments économiques.

La société créée à Tours en 2020 a pris une autre tournure lorsque, toujours à l’affut d’une bonne affaire, Pierre -Edouard Stérin (3) est entré dans le capital de celle-ci. Depuis le 24/12/2024, la SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle) BOISSE, dirigée par Pierre-Alexandre Mortemard de Boisse (2) occupe les fonctions de président de la SAS (société par actions simplifiée) Le Canon Français. L’EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée) TURRIM, dirigée par Geraud du Fayet de la Tour, gérant, en occupe les fonctions de directeur général.

Depuis, le Canon Français sillonne la France de long en large, où l’accueil est parfois un peu plus mitigé que veulent bien le dire ses dirigeants et leurs soutiens médiatiques : Valeurs Actuelles, Le Figaro, CNews, Europe1, RMC, TF1, M6, le JDD, Boulevard Voltaire, Breizh-Info, Résistance Républicaine, le JDF, Fakta.co, etc. La communication repose également beaucoup sur les réseaux sociaux.

En effet, d’autre voix se font entendre en Bretagne notamment où le propriétaire du Château-des-Pères dans le petit village de Piré-sur-Seiche, a annulé l’événement face à l’opposition marquée d’habitants de cette partie du sud-est rennais. Le projet politique de la marque avait échappé a son attention. Le banquet a été déplacé en urgence vers un second lieu d’accueil, le château de Blossac au sud de Rennes.




« La fête n’est pas toujours innocente » remarque-t-on de ci de là. « Il y a des idées d’extrême droite »


Jusqu’à ce qu’on relève des insultes racistes et islamophobes, des saluts nazis, des menaces de viols, des débordements inévitables lorsqu’on sait que l’alcool coule à flot de 12h à 17 h et que les fêtards lâchés dans la rue poursuivent leur bamboche débridée jusqu’à se révéler d’une violence inadmissible mais bien « de chez eux ».



« Évidemment on se reconnecte avec notre identité nationale quelque part » concède Pauline S. après le banquet du samedi 22/11/2025 dans les Vosges. (Facebook page de Christophe Naegelen, député UDI)

Ces seigneuries servent ripailles au château, pour encourager les sujets à se soumettre plus aisément à leurs devoirs, moyennant néanmoins finance, ce qui est un comble, au vu des tarifs conséquents.

La ville de Troyes se réjouit d’accueillir cet événement dans un ensemble culturel en plein centre-ville. « L’Espace Argence, aujourd’hui ensemble culturel de 3 500 m², est ancré dans l’histoire troyenne, ce qui lui confère son exceptionnel cachet en tant que première gare de Troyes puis « Lycée Impérial de garçons ».

Patrimoine et culture vous dit-on…



(1) Geraud du Fayet de la Tour, seigneur de La Borie, de Clavière, de Mainterolles, de La Bastide, de La Tour et de Fournols se présente comme entrepreneur du divertissement.

(2) Pierre-Alexandre Mortemard de Boisse se fiance à Mlle Maëlle Le Lièvre de La Morinière le 27/01/2018, (carnet du jour du Figaro) et l’épouse le 25 mai 2019. On pourra consulter leur modeste liste de mariage (qui n’a pas vraiment fait un tabac) :

Ces gentes personnes font partie des quelque 2200 familles subsistantes de la noblesse française (en 2024).


(3) On ne présente plus Pierre-Édouard Robert Raymond Marie-Joseph Stérin, qui a fait fortune avec la smartbox et revendique sa foi catholique pratiquante. Il s’oppose publiquement à l’IVG, la PMA ou encore le mariage pour tous. Il rêve d’être canonisé et se consacre à des œuvres chrétiennes à travers des associations comme SOS Calvaires ou Familya.

Il finance activement des structures comme l’Institut de formation politique ou l’Observatoire de l’immigration. Il a aussi été l’un des soutiens de Marine Le Pen et Jordan Bardella. Il cherche un « champion » pour porter ses idées, qu’il note méthodiquement sur Excel.

Le projet Périclès a été révélé en 2024. Il vise à favoriser l’union des droites et à faire triompher ses valeurs au sein de la société française. Le nom fait référence aux mots Patriotes, Enracinés, Résistants, Identitaires, Chrétiens, Libéraux, Européens, Souverainistes.



RD

Haro sur la culture : le terrorisme d’extrême droite



Le 7 décembre 2021, un groupe de catholiques intégristes empêchait la tenue d’un concert jugé « sataniste » de l’artiste suédoise Anna von Hausswolff, organisé par le centre culturel Le Lieu unique à Nantes puis à Paris 2 jours plus tard en l’église Saint-Eustache. Le concert a finalement pu avoir lieu à Paris dans un lieu tenu secret.



A Nantes, un militant de Civitas, groupe catholique proche de l’extrême droite, détruisait un compteur électrique pendant un spectacle destiné aux enfants sur la question du genre et était interpellé le 6 avril 2023.


En 2023 toujours, le concert de l’artiste Bilal Hassan, prévu le 5 avril dans une ancienne église désacralisée de Metz, était annulé par les organisateurs à la suite des pressions de catholiques identitaires.


En Loire-Atlantique, deux paroisses, à Saint-Nazaire et à Nantes, renonçaient à accueillir deux concerts prévus en mai et en juin 2024 suite aux intimidations du groupe catholique traditionaliste, Riposte Catholique.

Plusieurs ensembles musicaux – la Schola Cantorum de Nantes, les Chœurs de Saint-Brévin, le Symphonique des bords de Loire et l’orchestre symphonique de Saint-Nazaire – devaient interpréter L’Homme armé : une messe pour la paix de Karl Jenkins, une œuvre composée en 1998 et dédiée aux victimes de la guerre au Kosovo.


Un concert de Keiji Haino prévu le 14 mars à la cathédrale de Metz était délocalisé au centre Pompidou sous la pression de paroissiens qui considéraient la performance comme «la plus sordide des profanations».


A propos de ces annulations de spectacles, la filière culturelle parle de « terrorisme d’extrême droite ».


En raison de la programmation du groupe Sniper, la Région Grand Est avait décidé, à la demande notamment de Laurent Jacobelli et des élus du Rassemblement national, de suspendre provisoirement la subvention accordée au festival Le Jardin du Michel qui aura lieu du 22 au 24 mai 2026 à Toul (Meurthe-et-Moselle). En cause, des paroles du groupe de rap, datant parfois de plus de 20 ans, décrites comme potentiellement « racistes, antisémites et incitant à la haine raciale. » Après vérifications auprès du ministère de l’Intérieur au sujet de ces paroles du groupe qui a bien été poursuivi une seule fois, en 2003, mais n’a jamais fait l’objet de condamnation, la Région a finalement décidé le jeudi 9 avril d’accorder cette subvention d’un montant de 94 000 euros au festival. 



Forte de son relatif succès aux élections municipales, l’extrême droite utilise désormais les mandats de ses élus communaux pour poursuivre son travail de sape.

Nicolas Meizonnet, tout nouveau maire RN de Vauvert, dans le Gard, et député de la 2e circonscription du département, après avoir annulé une expo photo au début du mois, vient de liquider, avec l’assentiment de son conseil municipal, la prochaine édition du festival Jazz à Vauvert, prévue les 26 et 27 juin



Dans le Vaucluse, la culture meurt à petit feu dans les petites villes gérées par l’extrême droite. A Bédarrides, Camaret-sur-Aigues et Morières-les-Avignons, les maires Rassemblement national ou élus avec son soutien délaissent la culture. Mais derrière ce désintérêt pointe une politique brutale contre acteurs et associations.



Dans les villes qu’il dirige, le RN sabote la culture discrètement mais sûrement. Les municipalités d’extrême droite ont mené ces dernières années un travail de sape dissimulé contre les acteurs culturels. Une situation d’autant plus inquiétante que les communes sont aujourd’hui leur principal financeur.



« La culture est le champ où l’“union des droites” fonctionne le mieux, contre une création subventionnée et jugée gauchiste ». Le Rassemblement national entend sabrer l’argent de la création et le reverser au patrimoine, observe dans sa chronique Michel Guerrin, rédacteur en chef au « Monde ».



Le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) cède à l’extrême droite en suspendant le 8 avril son fonds d’aide à la création sur les plateformes en ligne. Un collectif de créateurs de contenus, d’auteurs, de techniciens et de producteurs alerte sur la possible disparition de l’économie culturelle d’internet.


Il y a mille manières d’affaiblir le secteur, et sans doute une seule façon de le sauver : répéter inlassablement qu’une culture libre et ouverte est un service public, un cadeau pour les générations futures, et la seule garantie de la pérennité de la fameuse exception culturelle française.


Face à des politiques culturelles qui conduiraient à un démantèlement, il se trouve 3 pistes pour réagir : financière, mais aussi associative et territoriale.



Finalement, pour ne pas tomber dans les pièges tendus par l’extrême droite, c’est sans doute à la culture elle-même et à ses acteurs qu’il appartient de se réinventer pour résister.



RD

Les députés macronistes ont peur du débat démocratique



Malgré plus de 700 000 signatures, la pétition contre la proposition de loi Yadan sur l’antisémitisme ne sera pas débattue à l’Assemblée nationale


Les députés de la commission des lois ont décidé mercredi de classer la pétition mise en ligne sur le site de l’Assemblée.



 «Un jour, ces moyens de surveillance seront utilisés par un dictateur» prévient Marc Trévidic


L’ancien juge antiterroriste s’inquiète, dans une interview pour «l’Humanité», des dangers d’une proposition de loi aux contours encore flous. Le texte, porté par la députée Renaissance, est sous le feu des critiques avant son arrivée jeudi 16 avril dans l’hémicycle.



« Avec la loi Yadan, il s’agit de rendre illégale la discussion sur ce qu’est l’État d’Israël et ce qu’il est devenu » Étienne Balibar


Contestée par 700 000 citoyens, la loi Yadan, qui affirme lutter contre les « formes renouvelées de l’antisémitisme », sera examinée à l’Assemblée jeudi 16 avril. Pour le philosophe Étienne Balibar, ce texte conduirait à « interdire l’usage de mots » tels que « génocide », « apartheid » et « résistance ».




Un brin de muguet pour les syndicats



Travail le 1er-Mai : le gouvernement plie sous la pression des syndicats


Le gouvernement renonce à légiférer sur le travail le 1er Mai. Il n’y aura finalement pas de loi permettant d’élargir le travail ce jour-là. L’exécutif souhaite tout de même engager un dialogue avec certains commerces de proximité.



Piégé par la proposition de loi Renaissance sur le 1er Mai, le gouvernement a renoncé. Les Républicains dénoncent un « recul » face aux syndicats et à la gauche. La droite est dépitée.



Les vestiges de la Macronie se sentent trahis et dans l’ « incompréhension ». Le centre est furieux.



Marlène Schiappa appelle à « ne pas bloquer » la « France qui veut travailler ».


Si certains artisans boulangers pestent contre cet empêchement de travailler qui les met « dans le pétrin », les fleuristes peuvent toujours, tout comme eux, ouvrir leur commerce, puisque faisant partie des activités qui le peuvent sans faire travailler leurs salariés ce jour-là.



Pour tous, le gouvernement s’est débrouillé « comme un manche ». Pendant ce temps, le RN affirme que lui seul défend les intérêts des artisans et des petits commerçants, tout en continuant de rencontrer les grands patrons pour « exposer » son programme,




Le gouvernement ne s’est pas vraiment laissé tordre la main par « le PS et une poignée de syndicats ». Ce sont les 8 grandes centrales syndicales françaises qui l’ont interpelé en ces termes: « Monsieur le Premier ministre on ne réforme pas ainsi brutalement un texte d’histoire sociale et de conquêtes collectives ».



Si le gouvernement fait marche arrière sur l’extension du travail le 1er-Mai face à la pression exercée par les syndicats, pour l’historienne Danielle Tartakowsky, cette crispation s’inscrit dans un contexte plus large de remise en cause du « temps de travail » et du « progrès social ».



Le 1er Mai 2026 sera chaud, quel que soit le temps. Nous vous donnons RV Place Jean-Jaurès à Troyes pour une journée de rassemblement familiale, populaire et engagée.



RD

Donald vs Léon



Loi SURE, la justice sous pression




Au cœur de la crise démocratique

Le 18 mars 2026, le garde des sceaux Gérald Darmanin a déposé sur la table du conseil des ministres un projet de loi intitulé « Sanction utile, rapide et effective » (SURE). Cette réforme de la procédure criminelle généraliserait le plaider-coupable, marginaliserait les jurys populaires et limiterait le temps imparti à la discussion contradictoire et aux avocats. Des projets similaires sont débattus en Italie ou au Royaume-Uni. Sous couvert de rationalisation et de lutte contre la délinquance, ces textes participent en réalité à la diffusion d’une idéologie sécuritaire et acclimatent une conception expéditive de la justice. Pourtant, rien ne vient établir le laxisme allégué de l’institution judiciaire. Dans ce domaine comme dans d’autres, les procès d’intention déforment la réalité du travail des magistrats et le rôle précieux d’une institution pilier de l’état de droit. 

Le nouveau numéro de « Manière de voir » (n°206 « La justice sous pression » avril-mai 2026) propose d’explorer les tensions qui traversent aujourd’hui la justice : attentes immenses et souvent contradictoires de la société, pressions autoritaires des gouvernements, manque persistant de personnels et de financement. Ces contraintes comme ces dilemmes sont en réalité révélatrices d’une profonde crise démocratique et sociale.

Le premier chapitre montre ainsi comment les tribunaux subissent la dérive autoritaire qui caractérise la majorité des gouvernements occidentaux. A ce titre, les démocraties se distinguent de moins en moins des régimes dits « illibéraux ».

Le chapitre 2 pointe les limites de l’égalité devant la loi, quand la disparité géographique des moyens, la méconnaissance du droit et l’indifférence institutionnelle aux inégalités sociales rendent la justice forte avec les faibles, et faible avec les forts. Ces tendances lourdes n’empêchent pas les progrès, par exemple en matière d’atteinte à la probité : les élus, longtemps épargnés par la force des habitudes, peuvent désormais être sanctionnés lourdement, comme l’ancien président Nicolas Sarkozy ou Mme Marine Le Pen.

Analysant la portée de ce changement historique, le chapitre 3 questionne aussi ses éventuelles insuffisances. En effet, dans certains pays comme le Brésil, la justice a été manipulée pour régler des comptes politiques. Jusqu’où le magistrat peut-il aller sans glisser du rôle indispensable de gardien de l’Etat de droit, à celui de faiseur de roi ?

Le dernier chapitre replace les polémiques, souvent artificielles, sur le « gouvernement des juges » dans le cadre d’une réflexion plus globale sur la crise de la démocratie. Si l’institution judiciaire est tant sollicitée, n’est-ce pas aussi parce que les responsables politiques faillissent trop souvent dans leur mission de servir, sur mandat du suffrage universel, l’intérêt général ?

Manière de voir, Le Monde diplomatique, numéro d’avril-mai (en kiosque depuis peu): 100 pages – 8,50€

Une suggestion de lecture plus ou moins en rapport avec le sujet…



Le projet de loi « SURE » : anatomie d’une justice en faillite


Alors que le projet de loi SURE (pour une Sanction Utile, rapide et Effective) sera examiné en commission des lois au Sénat à partir de mercredi, Me Patrick Lingibé explique dans cette tribune les raisons pour lesquelles la profession d’avocat se déclare opposée à la réforme portée par le garde des Sceaux Gérald Darmanin. 




La loi Yadan a pour véritable objectif de museler les critiques de l’Etat israélien, en violation des principes de l’Etat de droit et de la liberté d’expression



La LDH de l’Aube écrit à Madame la Députée



La loi Yadan ou la criminalisation de la pensée critique


Présentée comme une loi contre l’antisémitisme, la PPL 575 de la députée Caroline Yadan est en réalité un instrument de censure : elle criminalise la critique d’Israël, assimile l’antisionisme à la haine raciale et menace quiconque ose nommer l’oppression. Derrière le vernis républicain, c’est l’ordre des puissants qui légifère et la Palestine qui en paye le prix.






Les 3 questions du jour



Qui sera en mesure d’aborder auprès des intéressés trois sujets qui, a priori, n’ont pas nécessairement de rapport direct entre eux mais qui pourraient néanmoins avoir au moins un point commun ?

Le premier serait d’ expliquer à Trump que le monde ne se gère pas à la hussarde, comme une agence immobilière dont la seule vocation est de faire du profit au mépris de la vie humaine.

Le deuxième, de proposer à Netanyahu d’affronter enfin, dans son propre intérêt comme dans celui du peuple israélien, de celui de ses voisins et de la terre entière, la justice de son pays avant de se présenter devant la justice internationale.

Le troisième, d’inviter France Inter à recruter ses programmateurs musicaux ailleurs que parmi des adolescents à peine pubères qui semblent n’avoir apparemment d’autre objectif que de se procurer des plaisirs solitaires, pour le grand bonheur, sans aucun doute, des producteurs en vogue mais également pour l’ennui incommensurable des auditeurs.

RD

Calais : les chasseurs mis à contribution pour traquer les migrants

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Nous évoquions récemment ici même le règlement européen « retour » adopté le 26 mars 2026 grâce au lobbying des extrêmes droites au Parlement européen et qui porte un coup sans précédent au droit international, entérinant le remodelage du droit de l’Union en vue de l’adapter à l’idéologie raciste, anti migratoire et anti-démocratique qui prévaut à l’échelle européenne et bien au-delà.



L’accord « One in, One out » entre la France et le Royaume-Uni que le Conseil d’Etat ne rejetait pas fin 2025 contre l’avis de la CNCDH (Commission nationale consultative des droits de l’Homme) enfonçait encore davantage le clou.


Non content de ces dispositions qui favorisent des traitements cruels, inhumains ou dégradants, exposant les deux gouvernements à des violations de la Convention des Nations unies contre la torture et de la Convention relative au statut des réfugiés, le ministre de l’Intérieur français recrute à présent des chasseurs pour assister la police dans ses activités de harcèlement des personnes en exil.

Ça n’est pas une pratique vraiment nouvelle puisque, avant même les passages remarqués de Darmanin et de Retaillau, leur prédécesseur Castaner sollicitait la population pour l' »aider à sauver des vies ».



On ne peut s’empêcher de faire un parallèle entre cette campagne censée faire appel à la générosité des chasseurs, pour soi-disant sauver des vies, et les sombres périodes qu’a connues la France au cours desquelles l’occupant nazi récompensa la collaboration, la dénonciation et la délation pour emmener à la mort 6 millions de vieillards, de femmes, d’hommes, d’enfants et qui font encore rêver les nostalgiques.




Nous vous proposons la lecture de ce bref ouvrage salutaire que notre amie Agnès nous recommande.


RD

Le vengeance (minable) de Sarkozy




Pourquoi Nicolas Sarkozy se rapproche-t-il de Jordan Bardella ?


Vidéo « Il faut qu’il arrive au pouvoir », a osé Nicolas Sarkozy à l’égard de Jordan Bardella alors qu’en 2016, il érigeait « une barrière infranchissable » entre Les Républicains et le Front national. ⁠
La journaliste du Nouvel Obs, Camille Vigogne Le Coat décrypte les raisons de ce basculement qui permet à l’ex-président de continuer à exister politiquement et de nourrir un récit médiatique construit avec son clan.



Le Nouvel Obs a publié une série d’articles intitulée « Les Sarkozy : la dérive d’un clan »

Le premier épisode intitulé Bolloré, Carla Bruni et… Dieu : comment Nicolas Sarkozy et son clan mènent la guerre médiatique depuis sa sortie de prison, évoque son séjour en prison et ses multiples condamnations pour « financement illégal de campagne électorale », « corruption active » ou « trafic d’influence » auraient dû lui ôter tout crédit médiatique. Mais l’ex-président de la République, entouré de sa famille et de quelques fidèles, a construit un récit alternatif.

Le deuxième, Nicolas Sarkozy, l’ex-président-prisonnier qui rumine sa vengeance contre les juges et les traîtres, rappelle que Nicolas Sarkozy n’a jamais porté la magistrature dans son cœur. Mais depuis sa condamnation et son séjour à la prison de la Santé, il s’estime victime d’une véritable cabale de la part de l’institution judiciaire, au point de se comparer au… comte de Monte-Cristo.

Le troisième, « Il faut qu’il arrive au pouvoir » : comment Nicolas Sarkozy est tombé dans les bras de Jordan Bardella, explique, sans équivoque, qu’animé par un esprit de revanche à l’encontre d’Emmanuel Macron et déterminé à continuer d’exister politiquement, l’ex-président a choisi de servir de marchepied à l’extrême droite.



Les petits déjeuners





1er juillet 2025: un tête à tête Sarkozy-Bardella, qui agite le landerneau politique


C’est une rencontre qui agite le milieu politique cette semaine. L’ancien président Nicolas Sarkozy a reçu le chef du Rassemblement National, Jordan Bardella mardi matin dans son bureau parisien. Selon l’entourage de l’ancien chef de l’État, ce rendez-vous d’une heure a été « très cordial ».



Juin 2025: Jordan Bardella se dit « choqué » par le retrait de la Légion d’honneur de l’ex-président


Soutien surprenant•« J’ai le sentiment qu’il y a une volonté d’humilier Nicolas Sarkozy », a regretté le dirigeant du RN sur RTL, ce lundi, après le retrait de la Légion d’honneur à Nicolas Sarkozy en raison de sa condamnation pour corruption dans l’affaire des écoutes.



19 février 2026: l’histoire d’un déjeuner secret





10 décembre 2025, pour Sarkozy : « Bardella, c’est le Chirac des années RPR ! »

L’ancien détenu de la prison de la Santé compare Jordan Bardella « au RPR au temps de Chirac », estimant que « son discours n’est pas très différent du nôtre à l’époque ». Au contraire de l »‘aile » portée par Marine Le Pen et « son projet économique plus proche de celui de LFI que LR ».



11 décembre 2025: Sarkozy, Bardella : le livre peut payer deux fois

Il s’est beaucoup dit que Jordan Bardella voyait des patrons à la pelle ; dans la promotion de son livre, il rencontre la France profonde de la base RN. Avec quel effet sur les idées ?



14 décembre 2025: Sarkozy, Bardella : le temps des tempêtes pour Les Républicains


Déjà affaiblis par la guerre entre Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez, Les Républicains voient Nicolas Sarkozy les inciter à se tourner vers le RN, alors que croît la tentation de l’union des droites.



Le fiston n’échappe pas à la malédiction


« Le parachuté a atterri et il ne va pas redécoller » : bien décidé à rester à Menton, Louis Sarkozy envoie un message à ses détracteurs



 C’est la députée RN Alexandra Masson qui l’a emporté avec 49,58 % des voix. 


L’extrême droite a confirmé son avance du premier tour ce dimanche 22 mars 2026. La cité du citron aura désormais une maire RN, Alexandra Masson.

 


Les affaires




Pour mémoire, l’ancien président Nicolas Sarkozy fait l’objet de trois affaires pénales. Deux d’entre elles ont donné lieu à des condamnations définitives : l’affaire dite des écoutes téléphoniques pour laquelle la Chambre criminelle a rendu un arrêt de rejet le 18 décembre 2024, et celle des dépenses excessives de campagnes en 2012 révélées par l’affaire Bygmalion. Dans ce dossier, les investigations avaient permis de révéler l’existence d’un système de fausses factures et conventions liant l’UMP, devenue Les Républicains, et l’agence de communication Bygmalion, chargée d’organiser les nombreux meetings de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012. Cette manœuvre visait à masquer l’explosion des dépenses de campagne, qui ont atteint près de 43 millions d’euros, pour un maximum autorisé de 22,5 millions. Il a été condamné le 14 février 2024 par la cour d’appel de Paris à un an d’emprisonnement dont six mois ferme pour le financement illégal de sa campagne présidentielle perdue de 2012. Cette condamnation est devenue définitive le 26 novembre avec le rejet de son pourvoi par la Cour de cassation le 26 novembre 2025.

La troisième, l’affaire Sarkozy-Kadhafi (ou affaire du financement libyen de la campagne présidentielle de 2007) est toujours en cours. Il est condamné en première instance en septembre 2025 à 5 ans de prison ferme pour association de malfaiteurs. Il est écroué le 21 octobre 2025 à la prison de la Santé, puis libéré sous contrôle judiciaire le 10 novembre 2025, dans l’attente de son procès en appel. Un peu moins de six mois après sa lourde condamnation, l’ancien chef de l’État est rejugé à partir du 16 mars 2026 par la cour d’appel de Paris, avec neuf autres personnes, au cours d’un procès prévu jusqu’au 3 juin. Le jugement est attendu le 30 novembre, a indiqué à l’AFP une source ayant connaissance du calendrier.



« Chaque déni est une gifle, chaque mensonge est une chute » : au procès en appel de Nicolas Sarkozy, la réplique des victimes de l’attentat du DC-10 d’UTA face aux prévenus




Des proches des personnes tuées dans l’avion qui a explosé en vol en septembre 1989 au-dessus du Niger ont témoigné mercredi devant la cour d’appel de Paris.


RD




La France va enquêter sur l’ancien patron de Frontex pour complicité de crimes contre l’humanité



La Ligue des droits de l’Homme (LDH) a obtenu qu’un juge d’instruction français soit bientôt saisi pour enquêter sur l’eurodéputé d’extrême droite Fabrice Leggeri, ancien directeur de Frontex, l’agence européenne de surveillance des frontières. Il est soupçonné de complicité de crimes contre l’humanité et de torture pour avoir mené une « chasse aux migrants » dans ses anciennes fonctions.



Ça ne plaît pas à tout le monde



Pourtant, l’Office européen de lutte antifraude s’intéresse à d’autres responsables de Frontex


Pologne, Union européenne
Frontex visé par une nouvelle enquête du gendarme européen de l’anticorruption

Le siège de l’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes a été perquisitionné, début mars, dans le cadre d’une enquête de l’Office européen de lutte antifraude. Un cadre italien de Frontex est ciblé.

L’imposant bâtiment moderne de sept étages qui sert de siège à l’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes Frontex, dans le quartier de Mokotów à Varsovie (Pologne), a été visé début mars par des perquisitions dans le cadre d’une enquête de l’Office européen de lutte antifraude (OLAF). Cet organisme qui est chargé d’enquêter sur les cas de corruption et les fautes graves commises au sein des institutions européennes ciblait l’Italien Disma Malgarini, directeur de la division de la gestion opérationnelle au sein de Frontex.

Le gendarme antifraude européen, dirigé par le procureur tchèque Petr Klement, soupçonne ce cadre, dont l’ordinateur et le téléphone ont été saisis, d’avoir recruté préférentiellement au sein de l’agence plusieurs ressortissants italiens. Contacté, Disma Malgarini, qui a été chef du Situation Centre de Frontex de 2019 à 2021 et coordinateur des missions de recherche et de sauvetage des garde-côtes italiens de 2013 à 2016, a répondu qu’il n’était pas « autorisé à [s]’exprimer sur l’existence d’une enquête de l’OLAF ni sur les allégations qui pourraient être formulées dans ce contexte. »

Le cadre de Frontex a par ailleurs ajouté, sans donner davantage de précisions, être victime d’une entreprise de dénigrement : « Je tiens à souligner que, depuis trois ans, je suis la cible d’une campagne de diffamation qui se traduit par l’envoi de dizaines de courriels anonymes contenant de fausses allégations à mon encontre à des centaines de destinataires choisis au hasard. » 

Le Français Fabrice Leggeri, ancien patron de Frontex (2015-2022) et actuel eurodéputé du parti d’extrême droite Rassemblement national (RN), avait également été visé par une enquête de l’OLAF l’accusant d’avoir couvert des refoulements illégaux de migrants, ce qui l’avait poussé à la démission. La justice française a aussi annoncé fin mars qu’un juge d’instruction allait enquêter su ces mêmes faits. Il est enfin à noter que la Polonaise Aija Kalnaja, directrice par intérim de Frontex de 2022 à 2023, a aussi fait l’objet d’une enquête du gendarme anticorruption. Sollicités, Frontex et l’OLAF n’ont pas souhaité répondre à nos demandes.

Antoine Izambard

Source

Dans l’actualité de ce 31 mars: fin de la trêve hivernale



« On va punir les ménages » au lieu d’être « dans une logique de prévention », déplore la Fondation pour le logement des défavorisés.

Les expulsions vont reprendre avec la fin de la trêve hivernale. Les mères seules avec un enfant, sont de plus en plus touchées, observe la Fondation.



 

Mais aussi


Allô l’Arcom ? C’est encore pour CNews

La chaîne TNT, vaisseau amiral des médias Bolloré, a une spécialité : lancer des campagnes de haine contre telle ou telle personnalité. Depuis son élection à la mairie de Saint-Denis, Bally Bagayoko (LFI) subit un déluge d’insanités racistes. Dans « Le Procès Bolloré », le livre du FPL publié le 19 mars, d’autres personnes expliquaient parfaitement cette mécanique infernale.




 

Payés moins de 6 euros de l’heure, accidents, agressions : une étude alerte sur le sort des livreurs


Un livreur sur deux a des symptômes dépressifs, les accidents du travail sont courants mais ignorés… Une nouvelle étude inédite par son ampleur détaille les dégâts sur la santé du monde ubérisé des plateformes de livraison. Témoignages.



 

Crise de l’énergie : le retour en grâce de l’E85, le «carburant malin» au bilan environnemental controversé


Carburant l’argent. Face à la flambée des prix à la pompe, le superéthanol E85 attire les automobilistes en quête d’économies. Un mauvais pari, tant pour leur portefeuille que pour l’environnement et notre souveraineté alimentaire. Explications.



 

Le renforcement des contrôles policiers rend la traversée de la Manche plus mortelle, selon des chercheurs


Dans une étude publiée la semaine dernière, des chercheurs britanniques et l’organisation Border Forensics ont disséqué la politique migratoire menée à la frontière entre le Royaume-Uni et la France ces dernières années. Selon eux, l’augmentation des décès est directement liée au renforcement des contrôles.



 

Les dangers des réseaux sociaux enfin reconnus par la justice

Les 24 et 25 mars deux décisions de justice (Nouveau Mexique, Californie) marquent un tournant dans la reconnaissance des dangers des réseaux sociaux. Meta et Instagram ont été condamnés pour des contenus addictifs avec des conséquences psychologiques.

L’accusation a porté sur la façon dont les plateformes captent l’attention des jeunes pour augmenter le temps passé afin de générer davantage de profits publicitaires au détriment de leur santé mentale. Même si les montants des condamnations restent symboliques, les décisions pourraient enclencher une dynamique capable de fragiliser la défense des géants de l’Internet, fondée jusqu’ici sur l’irresponsabilité et la neutralité technologique. Uniquement en Californie, plus de 3000 procédures sont en cours d’instruction.

Ces jugements font résonance avec des décisions prises en Australie, bientôt suivies par le Royaume-Uni, la Malaisie. La France prend des initiatives pour encadrer l’usage des smartphones. Partout les alertes sanitaires se multiplient poussant les réseaux sociaux à ne plus ignorer les dommages de leur modèle économique.

Signal utile pour les adultes, médecins, enseignants, parents souvent démunis face aux usages intensifs des réseaux.

Rapport de force inversé, les géants de l’Internet savent désormais qu’ils ne peuvent plus se dispenser d ‘une éthique de la responsabilité.

Tiré du Monde du samedi 28 mars 2026

JC


L’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans débattue ce mardi au Sénat

Le Sénat, qui penche à droite, ne remet pas en cause l’objectif général du texte adopté à l’Assemblée nationale. Mais il subsiste un différend quant à la rédaction de cette loi.



 

Moyen-Orient

 

Israël légalise la peine de mort pour les Palestiniens


Les députés israéliens ont adopté une loi instaurant la peine de mort pour les « terroristes » palestiniens. Est visée toute personne reconnue coupable de meurtre commis « dans le but de porter atteinte à un citoyen ou résident israélien, avec l’intention de mettre fin à l’existence de l’État d’Israël ». Car « il n’y a pas de terroriste juif », justifie l’auteure de la proposition de loi.



« Zone tampon et de sécurité », ressource en eau… Que cherche à conquérir Israël au sud du Liban?

Le ministre israélien de la Défense Israel Katz a annoncé ce mardi 31 mars « le contrôle sécuritaire de toute la zone jusqu’au Litani », au Liban. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait ordonné ce dimanche 29 mars l’extension de sa « zone de sécurité » au sud du pays. La région, déjà occupée par Israël entre 1978 et 2000, revêt une importance stratégique et religieuse pour certains. 



 

Dans l’audiovisuel, un tapis rouge pour l’ambassadeur d’Israël


Au lendemain de l’agression israélo-américaine contre l’Iran, le 28 février 2026, l’ambassadeur d’Israël en France, Joshua Zarka, débute une intense tournée médiatique. Propagande à foison, invisibilisation des victimes, contradiction atone : on pensait avoir tout vu, tout entendu. C’était sans compter une séquence inédite, qui se répétera sur trois plateaux différents en dix jours…




 

Iran : L’armée intensifie l’enrôlement d’enfants



Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) d’Iran mène actuellement une campagne visant à recruter des enfants dès l’âge de 12 ans pour qu’ils s’engagent volontairement en tant que « combattants pour la défense de la patrie », a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch. Le recrutement et l’utilisation d’enfants à des fins militaires constituent une violation grave des droits des enfants, et un crime de guerre lorsque les enfants ont moins de 15 ans.

Troyes: « Journée de la terre », la mobilisation de ce samedi



               Le 30 mars de chaque année est une journée particulière en Palestine et pour tou.te.s les Palestinien.ne.s qu’ils vivent en Palestine, dans les camps de réfugié.e.s ou dans la diaspora dans le monde entier.

           C’est la « journée de la terre » commémorée depuis le 30 mars 1976, jour où la police israélienne a tiré sur des Palestiniens qui manifestaient contre la confiscation de leur terre. Le bilan a été de 6 morts, des dizaines de blessés et des centaines de personnes incarcérées.  

Cette journée de mobilisation, à l’appel  de 90 organisations au niveau national est le symbole d’un peuple attaché à leur terre.

Cette journée nous rappelle une nouvelle fois de façon criante, insupportable ce que vivent les palestiniennes et les palestiniens. Leur situation est marquée depuis des décennies par l’occupation israélienne, les blocus, les expropriations, les violences subies et les violations des droits de l’homme.

Aujourd’hui depuis 2 ans et demi les Palestiniennes et Palestiniens subissent une situation terrible, catastrophique, inhumaine…

En janvier 2026, le ministère de la Santé de Gaza estime qu’au moins 71395 personnes ont perdu la vie dans la bande de Gaza, soit une personne sur 31. Ces chiffres rapportés et sont tenus pour sûrspar les Nations Unies, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et différentes organisations internationales. La grande majorité des victimes sont des civils et comparé à ceux d’autres conflits mondiaux récents, le nombre de décès de journalistes, de travailleurs humanitaires et de santé, ainsi que d’enfants, est parmi les plus élevé. Selon les Nations Unies, la bande de Gaza compte le plus grand nombre d’enfants amputés par habitant au monde, dès décembre 2024. On estime que des milliers d’autres corps restent très probablement ensevelis sous les décombres des bâtiments détruits.

À ces morts viennent s’additionner des dizaines de milliers de victimes de l’insoutenable situation sanitaire et alimentaire de Gaza. Plus de 85 % de la population de Gaza a été victime de déplacements forcés.

Depuis l’accord de cessez-le-feu, signé le 10 octobre entre Israël et le Hamas, le plan Trump se met en marche, les otages israéliens ont été libérés. Mais comme il fallait s’y attendre, le cessez le feu n’est pas effectif. Israël ne cesse de le violer. “Dès que le Hamas aura libéré les otages, la guerre s’arrêtera” nous a-t-on répété inlassablement dans les médias. Aujourd’hui, toute la fausseté de cet argument éclate au grand jour.

Aujourd’hui encore, la propagande israélo-trumpienne ne doit pas nous leurrer. La situation à Gaza reste celle d’un génocide fait de la combinaison du blocus, du refus d’entrée des biens essentiels et d’une malnutrition orchestrée. Nous assistons à un étranglement du peuple palestinien, un génocide organisé froidement et méthodiquement sur fond de l’annonce d’un cessez-le-feu qui n’est en aucune manière effectif.

En seulement 3 mois, le nombre total de morts sous la mitraille s’élève à plus de 529 dont plus de cent enfants selon l’UNICEF. A ces morts directes, il faut additionner tous ces malades, qui ne sont pas soignés, en raison de la destruction des infrastructures de soin ; pas soignés parce qu’Israël empêche leur exfiltration de l’enclave.


Les médicaments ne rentrent toujours pas, laissant à l’abandon, entre autres, des centaines de milliers de malades chroniques. Nous assistons à une politique délibérée d’organisation de la famine : seule une centaine de camions pénètrent dans l’enclave, là où il en faudrait 600 pour respecter le prétendu plan de paix trumpien.

En janvier 2026, l’UNICEF rapportait que le froid hivernal causait des décès par hypothermie chez les enfants déplacés.

Les faits sont là : la « pax americana » n’est que la couverture de la poursuite méthodique, froide et implacable de l’extermination du peuple palestinien et de l’expulsion de ses terres.

Les images de tentes noyées sous la pluie, sous la boue ne cessent de nous parvenir.

Il faut se rendre à l’évidence : le génocide est toujours en cours avec son cortège de souffrances et de morts.

À ce constat sur la situation à Gaza, nous ajoutons la situation en Cisjordanie. C’est par dizaines qu’on compte les Palestinien nes tués sous les raids israéliens et sous les tirs des colons juifs israéliens. Sur la seule journée du 3 février, 30 civils palestiniens ont été interpellés. Ils rejoignent ainsi les plus de 210 000 cas d’arrestations enregistrés depuis octobre 2023. S’y ajoute une politique systématique de destruction des terres agricoles ainsi que des maisons des familles palestiniennes. Les déplacements forcés de la population se poursuivent.

Le plan américain n’attaque en rien la racine du problème : l’expulsion des Palestinien nes de leur terre. Il ne s’attaque en rien à la cause profonde de la violence : le siège, l’occupation et le nettoyage ethnique perpétrés par Israël.

Le plan de Trump, Netanyahu et de leurs complices n’a que pour objectif l’accaparement des ressources vitales (eau, terres agricoles) et d’intérêts énergétiques et financiers.

Son plan de mise sous tutelle de la bande de Gaza et de ses habitants, empreint d’une logique coloniale, piétine le droit à l’autodétermination du peuple palestinien.

Nous lançons un cri d’alarme : le génocide est toujours en cours. Ce qui est en jeu, c’est l’extermination d’un peuple massacré et expulsé de ses terres. D’ores et déjà, c’est par dizaines de milliers que nous comptons les morts. Le plan Trump ne fait qu’organiser la poursuite du génocide et s’il n’y est pas mis obstacle, c’est en centaines de milliers que le sinistre décompte devra se faire.

Chaque silence, chaque renoncement contribue à l’affaiblissement du droit et ouvre plus grande la porte à la barbarie.

En n’appliquant pas fermement le droit international et en ne sanctionnant pas ses violations, la communauté internationale cède à la loi du plus fort et entérine la barbarie qui s’exerce depuis plus de deux ans à Gaza et dans un certain nombre de pays dans le monde.

Nous affirmons qu’une paix durable ne pourra se réaliser qu’en garantissant le droit au retour des Palestiniens et la reconnaissance effective de leur droit à l’autodétermination.

Nous affirmons que l’avenir des Palestiniens doit être décidé et construit par eux même, que seules l’égalité des droits et la justice apporteront une paix juste et durable.

Nous affirmons que le plan Trump n’ayant qu’une perspective pro-israélienne ne fournit rien d’autre qu’un horizon de guerre permanente à tous les peuples de la région.


Nous affirmons que l’urgence de l’heure est de faire cesser le massacre !

Pour ces raisons, nous appelons à rejeter ce plan et nous exigeons :

  • un cessez-le-feu total et définitif et la fin du génocide,
  • l’entrée sans entrave de l’aide humanitaire à Gaza
  • la reconstruction sous direction palestinienne
  • l’entière auto-détermination du peuple palestinien qui doit être l’acteur de son propre destin
  •  le droit au retour des réfugiés palestiniens et la fin de l’occupation et de l’apartheid, conformément à la résolution de l’ONU.

Nous exigeons de notre propre gouvernement qu’il engage des actions concrètes pour forcer Israël à arrêter son offensive génocidaire :

  • L’arrêt de toute livraison d’armes ou de composants utilisés pour le montage d’armes
  • L’interdiction de tout transit d’armes via nos ports et aéroports
  • L’arrêt des coopérations commerciales, universitaires et de recherche avec Israël.
  • la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël
  • L’interpellation sur notre territoire de tout génocidaire y compris lorsqu’il le survole.

(Déclaration commune du collectif pour la Paix)

Troyes: mobilisations







Lu, arrivé de Chine à New York avec le rêve d’ouvrir son restaurant, voit rapidement ses espoirs s’effondrer, le laissant enlisé dans les dettes et les petits boulots invisibles. Sa femme et sa fille, qu’il n’a pas vues depuis des années, viennent enfin le rejoindre, avec le désir de reconstruire une vie à ses côtés. Alors, le temps de quelques jours, Lu s’efforce de leur offrir un moment de bonheur et de raviver les lumières d’un avenir possible.

 1h 43min | Drame

De Lloyd Lee Choi | 

Par Lloyd Lee Choi

Avec Fala Chen, Perry Yung, Laith Nakli

Titre original Lucky Lu