L’une des fondatrices de l’Observatoire, Nadhéra Beletreche, lors d’une manifestation contre les violences sexuelles en politique, à Paris, le 24 mai dernier. (Vincent Isore/Vincent Isore/IP3)
A l’occasion de l’anniversaire de la Marche pour l’égalité de 1983, deux militantes écologistes lancent ce samedi l’Observatoire du racisme en politique. L’idée étant de s’attaquer au «racisme ordinaire» et d’inciter les formations à s’emparer du sujet.
A l’occasion des Journées internationales des droits des enfants, un rapport de l’UNICEF dénonce le racisme et la discrimination à l’égard des enfants, dans tous les pays du monde, du fait de leur origine ethnique, de leur langue et de leur religion, et souligne que chaque enfant a le droit d’être inclus et protégé et de bénéficier des mêmes chances d’atteindre son plein potentiel.
Le racisme et la haine des juifs conjuguent constamment, mais sous des modalités changeantes, continuité et innovation. Les deux sont globaux, mais avec des spécificités nationales tenant à l’histoire, à la structure sociale ou à la culture politique de chaque pays.
Jusqu’où faut-il les distinguer et quelle est leur réalité aujourd’hui ?
Racisme et antisémitisme s’enchevêtrent aujourd’hui. Les deux phénomènes ne se confondent pas, leurs cheminements historiques réciproques pas davantage, et pourtant, ils s’alimentent fréquemment l’un l’autre. La recherche, comme l’action antiraciste, devraient en prendre acte de manière systématique.
Carlos Martens Bilongo a l’Assemblée nationale, le 12 juillet 2022. (David Niviere/ABACA)
La présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a mis fin à la séance de questions au gouvernement jeudi, après qu’un député noir a été interrompu dans l’hémicycle par une sortie à teneur raciste proférée par un élu d’extrême droite.
C’est un témoignage fort. Amir a, pendant ses dix ans de gendarmerie, subi un racisme frontal. Il raconte les mots de ses collègues « bougnoules », « singes »… Mais aussi les fantasmes de radicalisation et l’inertie de sa hiérarchie.
Le président par intérim du RN Jordan Bardella, au Cap d’Agde le 18 septembre. (Pascal Guyot/AFP)
Après une déclaration d’Emmanuel Macron évoquant la «répartition» sur le territoire français des exilés en situation régulière, lepénistes et zemmouriens sont partis en boucle sur la théorie complotiste et raciste. Une course à l’échalotte qui relativise les efforts de notabilisation du Rassemblement national.
L’Italie s’indigne : dans une petite ville balnéaire de l’Adriatique, personne n’est intervenu pour sauver la vie d’Alika Ogorchukwu, un vendeur ambulant nigérian de 39 ans. Un Italien de 32 ans l’a agressé et maintenu à terre en le tuant. La scène qui a duré quatre longues minutes a été filmée par des témoins qui n’ont pas jugé bon d’intervenir.
Une femme participe à une manifestation organisée par le collectif féministe Nous Toutes, le 20 novembre 2021, à Paris. (ALAIN JOCARD / AFP)
Une étude de grande ampleur, dévoilée mardi par l’Insee et l’Ined, met en lumière des évolutions notables par rapport au premier volet réalisé en 2008 et 2009.
Des manifestants tiennent des pancartes « Justice pour Jayland » devant l’hôtel de ville d’Akron pour protester contre le meurtre de Jayland Walker, abattu par la police, à Akron (Ohio), le 3 juillet 2022. (MATTHEW HATCHER / AFP)
Jayland Walker, 25 ans, a été tué le 27 juin alors qu’il fuyait des policiers à pied après une poursuite en voiture.
Fiasco du Stade de France: quand l’extrême droite déverse sa haine raciste
Sur les grilles menant au Stade de France, samedi soir. (Christophe Ena/AP)
La fachosphère n’a pas tardé à instrumentaliser les incidents en marge de la finale de la Ligue des champions pour cibler immigrés et musulmans. A ce petit jeu, le théoricien du «grand remplacement» Renaud Camus et le youtubeur Papacito se sont particulièrement distingués.
En Ukraine, l’extrême droite française joue la carte de l’humanitaire
COM’ ET SOUTIEN TRÈS CIBLÉ
Depuis le début de l’invasion russe, une partie de l’extrême droite française met en scène son engagement humanitaire sur la zone. Mais que font-ils vraiment là-bas ?
L’éditorial du « Monde » revient sur la tuerie raciste et préméditée de Buffalo qui révèle que le terrorisme menaçant les Américains est désormais intérieur, motivé par le suprémacisme blanc.
La philosophe Nadia Yala Kisukidi, dans deux publications récentes, regarde la France en dialoguant avec le Brésil et explore la « pensée noire », notamment celle du Camerounais Fabien Eboussi Boulaga.
Dans un centre d’hébergement de l’Essonne, 49 jeunes exilés risquent de se retrouver de nouveau à la rue. En cause ? L’arrivée d’Ukrainiens qui fuient la guerre. Des associations dénoncent cet accueil discriminatoire. La préfecture dément tout lien.
Le candidat d’extrême droite avait déclaré que « la plupart » des délinquants étrangers sont sénégalais et qu’ils seront « renvoyés chez eux au Sénégal » s’il était élu président.
Éric Zemmour a-t-il vraiment pu réunir 100 000 personnes au Trocadéro ?
En meeting en plein cœur de Paris, à deux semaines du premier tour de l’élection présidentielle, le candidat d’extrême droite a avancé un chiffre de participation qui pourrait être exagéré par rapport à la réalité. Explications.
D’autres estimations sont encore moins favorables, estimant le nombre de participants à 15000, en considérant la surface occupée (4800 m2, photo ci-dessus)) et en calculant qu’il aurait fallu mettre 21 personnes par m2 pour en accueillir 100000…
Partager la publication "Le Sénégal dénonce le « racisme primaire » de Zemmour contre la communauté sénégalaise"
Après cinq ans d’instruction, trois jours d’audience hallucinants (selon notre correspondant) où les langues se sont enfin déliées sur les violences, le néonazisme, le racisme décomplexé, l’alcool en service, la complaisance syndicale et une hiérarchie en partie complice des pratiques de la brigade anti criminalité de la ville. Séisme au commissariat.