Ligue des droits de l'Homme des Pyrénées Orientales – LDH66

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fleche2 JEUDI 27 JUIN À 19H : FILM/DÉBAT – LE CHAR ET L’OLIVIER À CÉRET – organisé par l’AFPS-66 – lire l’article


fleche2 VENDREDI 28 ET SAMEDI 29 JUIN FETE DU TC AU BOCAL DU TECH – ARGELÈS-SUR-MER  AVEC PIGALLE, MARCEL ET SON ORCHESTRE, SOVIET SUPREM, STEVE’N’SEAGULLS – la LDH aura son stand

JEUDI 27 JUIN À 19H : FILM/DÉBAT – LE CHAR ET L’OLIVIER À CÉRET EN PRÉSENCE DU RÉALISATEUR

Jeudi 27 juin à 19h : film/débat – le Char et l’Olivier – à Céret au cinéma Le Cétéran – en présence du réalisateur Roland Nurier.

Soirée organisée par l’AFPS-66 et le Collectif Cétéran de l’AFPS-66

Film projeté en avant-première à Céret

LE CHAR ET L’OLIVIER, UNE AUTRE HISTOIRE DE LA PALESTINE
Organisé par l’A.F.P.S 66 – Association France Palestine Solidarité 66

Documentaire de Roland Nurier – France – 2019 – 1h42 – vostfr

La projection sera suivie d’un échange avec le public

Présentation du film:

“Le Char et l’Olivier” rappelle un certain nombre de fondamentaux oubliés et apporte un éclairage sur l’histoire de la Palestine, ce que les médias appellent le conflit israélo-palestinien, de son origine à
aujourd’hui. Apprendre du passé pour comprendre le présent !
Ce film documentaire réunit analyse géopolitique, interviews de personnalités internationales, expertes sur ce sujet et témoignages de citoyens palestiniens et français.
Il propose des clefs de compréhension et souhaite débarrasser les esprits des clichés et idées reçues !
“Le Char et l’Olivier” se veut pédagogique et tentera d’intéresser à nouveau tous ceux que la durée du conflit aurait découragé … et pour ne plus entendre “je n’y comprends rien “ !
Le film parlera d’un territoire magnifique, et d’un peuple qui affirme sans cesse que “vivre c’est
déjà résister” !
Une équipe lyonnaise passionnée est partie dans l’aventure “ du Char et de l’Olivier”.

Interventions et débats riches lors de la réunion publique de l’ORDL à Perpignan

La réunion publique de l’ORDL ( Observatoire pour le Respect des Droits et des Libertés), qui a réuni plus de 80 personnes le 14 Juin à la salle des Libertés, a permis un riche débat sur le thème de la répression judiciaire des mouvements sociaux. 

Les interventions des représentant.e.s de la LDH-66 et de la CGT-66  étaient centrées sur le saut qualitatif dans la politique autoritaire et répressive du pouvoir (qui rappelle les sombres années 1954 à 1962 contre les indépendantistes Algériens à Paris). Cette politique de haut niveau répressif avait commencé déjà contre le mouvement citoyen pour l’annulation du projet d’aéroport à Notre Dame des Landes puis contre le mouvement syndical qui s’opposait à la loi travail. Nous vivons maintenant dans un Etat d’exception, où l’exception répressive est devenue la règle. Une justice de classe s’est de plus en plus instaurée ces 6 derniers mois : d’une loi excluant le monde des affaires de justes sanctions à une loi « anti-casseurs » votée en avril, amalgamant tous les citoyens et toutes les citoyennes s’exprimant démocratiquement à des hooligans violents.

Deux avocats étaient présents à la tribune : Jean-Jacques Gandini, membre de la LDH de Montpellier et Syndicats des Avocats de France, et Jauffre Codognès, avocat à Perpignan, ont insisté sur la stigmatisation  des manifestants Gilets jaunes durement réprimés : très nombreuses comparution immédiates, 40% de peines à la prison ferme (dont un grand nombre pour participation à une manifestations interdite), un nombre considérable d’amendes élevées pour frapper au porte-monnaie, des interdictions administratives de se trouver sur une commune ou un territoire, un fichage massif,…Les avocats ont souligné la responsabilité du parquet qui applique à la lettre les directives du ministère et du gouvernement, sans vraiment de séparation des pouvoirs. Les procédures sont menées exclusivement à charge, alors que les victimes de violences policières ne peuvent porter plainte contre les forces de l’ordre et aller en justice pour obtenir réparation, sous forme de dommages et intérêts.

De nombreux témoignages de Gilets jaunes présents dans la salle ont illustré cette politique répressive inouïe.

C’est l’application de loi anti-casseurs votée en avril dont l’ensemble des organisations membres de l’ORDL demande l’abrogation.

Les adhérent.es de la LDH se sont constitué.es en observateurs/trices lors de certaines manifestations des Gilets jaunes, mais la LDH appelle à former une équipe plus large, avec toute personne qui le désirerait, et une réunion de l’ORDL sera organisée en juillet pour en discuter et agir.

Voici leurs rapports publiés sur leurs sites…

RAPPORT DU 19 JANVIER AU 9 MARS 2019 DE LA LEGAL TEAM DE MONTPELLIER

RAPPORT DU 15 DÉCEMBRE 2018 AU 15 JANVIER 2019 DE LA LEGAL TEAM DE MONTPELLIER

RAPPORT DU 1ER MAI 2017 AU 23 MARS 2019 DE L’OBSERVATOIRE DES PRATIQUES POLICIÈRES DE TOULOUSE

RAPPORT DU 17 NOVEMBRE 2018 AU 16 FÉVRIER 2019 DE L’OBSERVATOIRE GIRONDINS DES LIBERTÉS PUBLIQUES

RAPPORT DE L’OBSERVATOIRE NANTAIS, MAI 2019

OBSERVATOIRE DU RESPECT DES DROITS ET LIBERTES – PERPIGNAN

La LDH de Perpignan a créé fin 2015 un Observatoire, réactivé depuis quatre mois dans le cadre des mobilisations des Gilets jaunes : « Nous essayons d’être présent-e-s lors des manifestations Gilets jaunes, où nous sommes toujours extrêmement bien accueillis, et même demandés. » Télécharger le compte-rendu de la manifestation du 6/04/19 au péage du Boulou

Vue partielle de la réunion

Rapport de l’IGPN : La cheffe de l’IGPN «réfute totalement le terme de violences policières» contre les Gilets jaunes…

Depuis la mi-novembre 2018 date du début du mouvement des Gilets jaunes. 3 700 blessés (dont 23 personnes ayant été éborgnées et 5 ayant eu une main arrachée); chiffre composé de 1 900 civils et de 1 300 policiers et, au 15 février 2018 il y a eu aussi 11 morts, 8 400 manifestants interpellés et 1 800 condamnés.

L’usage du LBD, la fameuse nouvelle génération de « flashballs », comme celui des grenades de désencerclement, ont bondi de 200% en 2018 – et tout particulièrement à partir de la mi-novembre, date des premières mobilisations nationales des « gilets jaunes ».

Mais « il n’y a pas eu de violences policières »…dixit Brigitte Jullien, la patronne de l’IGPN.

Publié par sudouest.fr  et AFP – le 14/06/2019

Gilets jaunes : la cheffe de l’IGPN « réfute totalement le terme de violences policières »

La cheffe de la police des polices estime que les multiples mobilisations ont mis les forces de l’ordre dans une situation de « riposte nécessaire ».

Alors que l’exécutif refuse d’employer le terme de « violences policières », s’attirant les foudres des gilets jaunes et de leurs soutiens dans la classe politique, Brigitte Jullien, la cheffe de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) s’est, jeudi, elle aussi déclarée opposée à cette terminologie et a justifié la longueur des enquêtes.

« Je réfute totalement le terme de violences policières puisque toutes les enquêtes sont ouvertes pour savoir si l’usage de la force a été fait dans un cadre légal et si la riposte est proportionnée à l’attaque qui a été subie », a avancé Brigitte Jullien.

« Des policiers qui ont l’usage de la force légitime »

« On n’est pas dans une situation où on a face à face des personnes qui ont les mêmes droits dans ces manifestations. On a des policiers qui ont l’usage de la force légitime pour eux et on a des manifestants qui commettent des infractions, c’est pour cela que les enquêtes sont différentes et plus longues pour les policiers. »

La directrice a souligné que les policiers avaient dû être mobilisés de nombreux samedis. « On n’a jamais connu ça. On n’a jamais connu des situations aussi difficiles en termes de manifestation (…) On s’est retrouvé dans une situation de riposte nécessaire des policiers ».

113 dossiers pour des ITT supérieures à 8 jours

Depuis le début des gilets jaunes et jusqu’à aujourd’hui, l’IGPN a été saisie de 265 enquêtes judiciaires, dont près de 40% (105) ont à ce jour été transmises aux parquets.

« Les parquets ne nous informent pas de leurs décisions (…) sur les classements ou les poursuites (…) immédiatement. On a demandé aux procureurs de nous informer des suites judiciaires. Ce sont eux qui sont maîtres du temps, maîtres des horloges », a expliqué Jullien.

113 dossiers concernent des incapacités temporaires de travail (ITT) supérieures ou égales à 8 jours, a-t-on précisé à l’IGPN.

>>> Publié sur le site franceculture.fr

Greenpeace publie sur son site la carte des sites de déchets nucléaires en France – qu’en est-il près de chez nous ?

La LDH défend tous les droits dont le droit à la santé et à sa protection, donc le droit de vivre sans subir les effets de la pollution par les déchets nucléaires.
Publié par Greenpeace

Voici la carte des sites de déchets nucléaires en France

Avec ses 58 réacteurs et 60 ans d’existence, l’industrie électronucléaire française produit des déchets radioactifs en masse, qui s’accumulent au fil des ans. Que deviennent-ils ? Où sont-ils stockés ? Par où transitent-ils ? Notre carte des déchets nucléaires vous permet d’en savoir plus et découvrir les sites et lieux de passages de matières et déchets radioactifs à proximité de votre commune.
 
Près des Pyrénées orientales nous avons:
 
1 –> le site de Malvesi au nord de Narbonne 

Le site de Malvesi accueille une usine de raffinage et de conversion de minerais d’uranium, exploitée par Orano (ex-Areva), qui génère des déchets radioactifs.

Il comprend aussi, sur plus de 25 hectares, un ensemble de bassins à ciel ouvert dans lesquels sont stockés des boues et résidus liquides radioactifs et chimiques.

L’état de ces bassins suscite de vives inquiétudes, notamment en cas d’intempéries ou d’inondations.

2 –> les transits routiers près Carcassonne avec l’A61 et près de Béziers avec l’A9

Deux types de convois routiers nucléaires passent à proximité de Carcassonne et de Béziers

En provenance de la Hague, des convois à haut risque transportent du plutonium issu du retraitement à destination de Marcoule.

En provenance de Marcoule, des camions transportent des rebuts de Mox (mélange de plutonium et d’uranium) à destination de la Hague.

Nous sommes toutes et tous concerné.e.s par les déchets nucléaires. Alors qu’un débat public sur la gestion des déchets radioactifs se tient jusqu’au 25 septembre, chaque citoyen.ne doit pouvoir faire entendre sa voix, pour que l’industrie nucléaire ne soit pas la seule à s’exprimer.

Vous pouvez agir face à la crise des déchets nucléaires

Pourquoi une carte des déchets nucléaires ?

Les déchets nucléaires ne concernent pas seulement les riverains des centrales nucléaires. Ils se sont accumulés sur l’ensemble du territoire français métropolitain. A elle seule, l’industrie électronucléaire est responsable de près de 60 % des déchets radioactifs produits en France, soit près d’un million de mètres cubes selon l’inventaire officiel de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra).

Ces matières et déchets radioactifs circulent de leur lieu de production à un lieu d’entreposage ou de stockage à un autre, souvent à l’insu des riverains. C’est cette réalité de la crise des déchets nucléaires que nous exposons à travers cette carte des sites et points de passage des matières et déchets radioactifs.

Que montre cette carte des déchets nucléaires ?

La carte des déchets nucléaires créée par Greenpeace présente uniquement les principaux sites d’entreposage et points de transit des déchets radioactifs générés par l’industrie électronucléaire, des installations industrielles et de recherche liées à cette industrie ainsi que trois sites militaires.

A cela s’ajoutent des matières radioactives, non considérées comme des « déchets nucléaires » par l’industrie car théoriquement « valorisables ». Dans les faits, elles sont très peu réutilisées : seul 1% du combustible usé est réellement valorisé. Le reste s’accumule, sans perspective de réutilisation.

Nous avons choisi de représenter sur notre carte, en plus des déchets officiels répertoriés par l’Andra, plusieurs lieux de passage (routes, gares…) ou d’entreposage de combustibles usés et de substances issues du retraitement (tel que le plutonium). Ces matières, non classées parmi les déchets, n’en sont pas moins dangereuses. Elles circulent et s’accumulent aux quatre coins de France.

Cette carte ne mentionne pas en revanche les déchets radioactifs issus de la médecine, de la recherche fondamentale (hors secteur électro-nucléaire et/ou militaire) et d’autres activités civiles et militaires.

D’où viennent les données de cette carte ?

Les sites d’entreposage et de stockage de déchets radioactifs sont ceux répertoriés par l’Andra. Les points de transit des convois nucléaires ont eux été identifiés par Greenpeace, sur la base de nos observations. Ces convois circulent dans des gares et sur des routes très fréquentées et sont donc facilement identifiables par tout un chacun.

Pour en savoir plus sur les déchets nucléaires

Notre carte des déchets nucléaires présente les sites et points de passage de déchets radioactifs, avec des fiches sur chaque lieu. Les détails sur les différents types et caractéristiques des déchets qui s’y trouvent sont disponibles sur le site de l’inventaire de l’Andra. Pour plus d’informations sur la crise des déchets nucléaires, vous pouvez également consulter nos articles et rapports :

Les familles de migrants – dont 15 enfants – jetés à la rue par le maire de Perpignan

Migrants à la rue (40 personnes dont 15 enfants), leurs effets personnels, dont les jouets et les vêtements, jetés sur le trottoir! Bravo et merci Mr Pujol, maire de Perpignan, pour votre sens de l’hospitalité. Vous pouvez compter su la LDH-66, membre du Collectif de soutien aux sans-papiers, qui ne manquera pas de vous faire une sacrée publicité!

 

Publié sur l’Indépendant

Les effets personnels des migrants ont été vidées sur le trottoir de la rue Zola.PAUL MANGIN
Publié le 12/06/2019 à 18:24 / Modifié le 12/06/2019 à 20:25

Migrants à Perpignan : le squat de la rue Zola évacué ce mercredi

Le squat ouvert le 12 avril dernier près de la médiathèque a accueilli jusqu’à près de 40 personnes, dont une majorité de demandeurs d’asile.

L’opération s’est déroulée au petit matin. Ce mercredi 12 juin, sur les coups 6 heures, les forces de l’ordre ont procédé à l’évacuation du squat ouvert le 12 avril dernier au 11 rue Emile-Zola, dans un bâtiment communal visiblement inoccupé. Des migrants venus de Géorgie, de Russie, du Maroc, d’Arménie ou d’Albanie y avaient notamment élu domicile.

« La plupart des occupants du lieu (entre 35 et 40 personnes, dont une quinzaine d’enfants) étaient des demandeurs d’asile, qui auraient dû être logés par l’État, précise Maryse Martinez, du comité de soutien aux sans-papiers. Après l’évacuation, les policiers et employés municipaux ont vidé les effets personnels des demandeurs d’asile sur le trottoir. Certains se sont fait voler des affaires… Il y avait eu une décision du tribunal. On savait qu’il fallait partir. On demandait juste un délai jusqu’à dimanche. »

Pour mémoire, le 29 avril dernier, le tribunal de Perpignan, saisi par la mairie, avait ordonné aux migrants de quitter les lieux. La municipalité et les services de l’État mettent en avant ce jugement pour justifier l’évacuation.

Plus d’informations dans l’article disponible dans la zone payante du site.
Arnaud Andreu

Hong Kong : vaste mouvement populaire contre les atteintes aux Droits de l’Homme par le pouvoir chinois

Publié sur france24.com avec AFP et Reuters

Hong Kong : affrontements lors des manifestations, l’examen du projet de loi sur les extraditions reporté

Alors que l’examen du projet de loi controversé sur les extraditions vers la Chine a été repoussé, des affrontements ont éclaté mercredi entre manifestants et forces de l’ordre.
Des heurts ont éclaté, mercredi 12 juin, à Hong Kong, où des dizaines de milliers de personnes étaient rassemblées aux abords du Conseil législatif, le Parlement local, pour protester contre un projet de loi sur les extraditions qui faciliterait le transfert de suspects en Chine afin qu’ils y soient jugés.
Les affrontements ont éclaté peu après l’expiration du délai que les manifestants avaient donné au gouvernement pour retirer son texte de loi. Des protestataires se servant de parapluies comme de boucliers tentaient de se rapprocher des policiers anti-émeutes protégant le siège du Parlement et des projectiles ont été lancées contre les policiers, selon les images de la chaîne i-Cable et des journalistes de l’AFP. En retour, la police a fait usage de gaz lacrymogène, de gaz au poivre et de matraques pour repousser la foule des manifestants vêtus de noir, pour la plupart des jeunes gens et des étudiants.
Devant la forte mobilisation, les autorités pro-Pékin avaient annoncé, plus tôt dans la journée, le report de l’examen du projet de loi controversé. Le président du Conseil législatif (LegCo, Parlement hongkongais) a déclaré dans un communiqué que la réunion durant laquelle les députés devaient examiner le texte en deuxième lecture aurait lieu « à une date ultérieure ».
Barricades et grève
 
Les milliers de protestataires s’étaient réunis pour encercler les bâtiments du gouvernement dans le centre de l’île de Hong Kong et paralyser la circulation pour exiger le retrait du projet soutenu par Pékin. Les rangées de policiers anti-émeutes déployées pour l’occasion, portant pour bon nombre d’entre eux des masques, des casques et des lunettes de protection, étaient bien moins nombreux que les protestataires.
 
Comme en écho à l’immense mouvement prodémocratie de l’automne 2014 qui avait paralysé des quartiers entiers de la mégapole pendant plus de deux mois, les manifestants ont envahi des voies principales de circulation du centre-ville à l’aide de barrières métalliques. Certains protestataires ont arraché des pavés sur les trottoirs.
 
Plus d’une centaine d’entreprises et de commerces ont annoncé leur fermeture mercredi en signe de solidarité avec les opposants au texte. Les principaux syndicats étudiants ont appelé au boycottage des cours pour permettre aux élèves de participer à la protestation. Plus de 1 600 employés de compagnies aériennes ont signé une pétition demandant à leur syndicat de se mettre en grève. Un syndicat de chauffeurs de bus a invité de son côté ses membres à conduire très lentement pour marquer leur soutien aux manifestants. Des enseignants, infirmières et travailleurs sociaux ont également fait part de leur volonté de cesser le travail dans ce territoire où les grèves sont rares.
 
Large front
 
L’opposition au projet de loi rassemble un large front de la société hongkongaise, allant des hommes d’affaires aux avocats et aux étudiants, aux partisans de la démocratisation et aux communautés religieuses.
Hong Kong a été rétrocédée à la Chine en 1997 mais avec des garanties sur son autonomie et les libertés, notamment celle de disposer d’un système judiciaire distinct. Les changements en perspective sur la question des extraditions visent à simplifier les procédures permettant d’envoyer des suspects vers des pays ou territoires tiers comme la Chine continentale, Macao et Taiwan, en plus des vingt pays avec lesquels Hong Kong dispose déjà de conventions d’extradition.
 
Les défenseurs des droits de l’homme dénoncent l’iniquité de la justice chinoise, mentionnant l’usage présumé de la torture, les détentions arbitraires, les aveux sous la contrainte, les difficultés d’accès à un avocat, pour justifier leur rejet du texte
 
Avec AFP et Reuters

–> Lire aussi :

 

Manifestation géante à Hong Kong contre une loi facilitant les extraditions vers la Chine

Plus d’un million de personnes ont manifesté dimanche dans les rues de Hong Kong pour protester contre un projet de loi d’extradition qui faciliterait le transfert de suspects en Chine pour y être jugés.

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