Ligue des droits de l'Homme des Pyrénées Orientales – LDH66

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VENEZ REJOINDRE LE COMBAT POUR LES LIBERTES, LA DEMOCRATIE, LA DÉFENSE DES DROITS HUMAINS


fleche2  Nouvel échec du ministère de l’intérieur : Camille Halut relaxée (lire le communiqué de la LDH)


La LDH66 vous souhaite ses vœux les plus combatifs pour 2020 !

L’année 2019 a été marquée par une actualité dense, nous avons contribué sur le terrain à défendre les atteintes aux droits qui en découlaient : contre les violences policières lors des conflits sociaux, contre la mise en place d’outils aggravant l’injustice sociale, contre le racisme sous toutes ses formes, contre le harcèlement judiciaire et policier mené à l’encontre des militant.es, contre les violences masculines perpétrées sur les femmes, contre les atteintes des technologies sur notre vie privée, mais aussi pour la scolarisation de tous les enfants quelles que soient leurs conditions ou origines, pour la liberté de manifester, pour le respect de loi de 1905 relative à la laïcité, pour la solidarité et la fraternité envers les migrantes et les migrants…
A bientôt dans nos luttes communes.
LDH-66

La manifestation du 16 janvier 2020 à Perpignan contre la « réforme » des retraites (revue de presse)

La LDH-66 comme à chaque fois était représentée a cette manifestation. Nous avons remarqué qu’une fois de plus les policiers de la BAC déambulaient parmi les manifestants, sans insigne visible ni brassard, et recherchaient le contact avec les lycéens en tête de la manifestation. 

Publié sur madeinperpignan.com   17 janvier 2020

Mobilisation contre les retraites à Perpignan – 43ème jour de grève contre la réforme (le 16 janvier)

Entre 3.000 et 5.000 manifestants selon les sources, le cortège contre la retraite par points s’est à nouveau élancé à Perpignan. Malgré un léger affaiblissement dans la mobilisation, les profils évoluent. Ce 16 janvier, des lycéens et collégiens avaient pris la tête de la manifestation. Un moyen pour ces jeunes de protester contre la nouvelle mouture du baccalauréat. Une délégation du lycée français de Barcelone avait également fait le déplacement pour marquer sa détermination contre le projet de reforme par points.

Sans oublier les avocats qui, avant de rejoindre le défilé, avaient accroché leurs robes aux grilles du palais de justice de Perpignan. Après une journée où les syndicats avaient pris pour cible le siège du syndicat patronal, la CFDT et la permanence du député macroniste Romain Grau, le défilé a repris les codes habituels de la contestation ce jeudi matin.

La semaine prochaine, l’intersyndicale organisera à nouveau une marche aux flambeaux, et une nouvelle manifestation le 24 janvier au départ de la Place Catalogne.

Voir également les nombreuses photos sur le site de madeinperpignan.com

L’Indépendant notre quotidien unique préféré, n’a pas daigné rendre compte de la manifestation du 16 janvier.

Vidéo sur la Manifestation de Perpignan le 16 janvier 2020 (France 3)

Un millier de flambeaux contre les retraites « en lambeaux » (vu par L’indépendant)

SOCIAL

Perpignan : près d’un millier de flambeaux contre les retraites « en lambeaux »

Ce mercredi 15 janvier 2020, environ 1 000 personnes (800 selon la préfecture) ont participé à la « retraite aux flambeaux contre les retraites en lambeaux » à l’appel des syndicats contestataires.  

En pays catalan, l’intersyndicale (CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires) opposée à la réforme des retraites continue d’innover. Après avoir organisé ce mardi « une visite pittoresque en centre-ville » (lors de laquelle la permanence du député Grau et le siège de la CFDT ont notamment été pris pour cible), les contestataires appelaient ce mercredi soir la population à prendre part à la grande « retraite aux flambeaux contre les retraites en lambeaux » dans les rue de Perpignan.

Autour d’un millier de personnes ont participé à cette action inédite. Partie de la ^lace de la Victoire àla nuit tombée, vers 18h30, la manifestation illuminée de 1000 feux a…

(le reste de l’article est réservé aux abonnés de notre quotidien unique préféré)

Les interventions de la 25ème université d’automne de la LDH : ÉCOLOGIE, JUSTICE ET DROITS FONDAMENTAUX

En partenariat avec les organisations de l’Affaire du siècle :

Notre Affaire à tous, Oxfam, Greenpeace, Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’Homme

La 25e université d’automne de la LDH, s’est tenue les 23 et 24 novembre 2019,
à l’Espace Reuilly, 21 rue Hénard, 75012 Paris (métro Montgallet ou Dugommier) 

Les changements climatiques, les menaces sur la biodiversité, la raréfaction et la pollution de ressources indispensables à la vie ont bien évidemment des conséquences majeures sur l’exercice des droits fondamentaux. Comme le souligne le Conseil des droits de l’Homme de l’Onu, « [L]es dégâts causés à l’environnement peuvent avoir des effets négatifs directs et indirects sur l’exercice effectif de tous les droits de l’Homme ».

Cette situation implique que les défenseurs des droits installent cette problématique comme incontournable dans leurs réflexions, leurs mandatements et leurs pratiques. Elle implique réciproquement que les défenseurs de l’environnement intègrent la question des droits fondamentaux dans leur propre réflexion et leur action. Cela nécessite de penser de façon nouvelle les rapports entre les organisations de défense des droits et celles de défense de l’environnement, de croiser les approches et les préoccupations.

C’était l’objet de cette université d’automne et c’est la raison pour laquelle la Ligue des droits de l’Homme (LDH) a choisi de l’organiser en partenariat avec les organisations de l’Affaire du siècle (Fondation Nicolas Hulot, Oxfam, Greenpeace, Notre affaire à tous) qui, il y a un an, ont engagé une procédure en justice contre l’Etat pour l’enjoindre de lutter efficacement contre le dérèglement climatique et ont lancé une pétition de soutien qui a dépassé les deux millions de signatures. Cette université d’automne inédite devait permettre à chacune et chacun d’avancer dans la réflexion sur la façon de penser l’articulation entre défense des droits et défense de l’environnement.

Samedi 23 novembre 9h30-12h

Mot d’accueil : Catherine Baratti-Elbaz, maire du 12e arrondissement de Paris

Accueil et présentation : Lionel Brun-Valicon, membre du Comité central de la LDH et coresponsable du groupe de travail LDH « Environnement, développement durable », et Anne Gaudron, coresponsable du groupe de travail LDH « Environnement, développement durable »

 

9h45-10h30 | Introduction aux débats « Droits et démocratie face aux bouleversements de l’anthropocène »

Comment la vision de la nature par l’Homme a-t-elle évolué ? De quelle façon les processus d’industrialisation, particulièrement ceux qui ont engagé une consommation de ressources disproportionnée et par suite des déstabilisations environnementales depuis la fin du XVIIIsiècle, ont-ils été rendus possibles, soit par une délibération publique mal informée ou faussée par les intérêts économiques, soit à l’inverse à travers une valorisation de l’idée d’appropriation de la nature et des éléments ? Ces phénomènes sont-ils propres au monde occidental ou existent-ils dans d’autres cultures ? Y a-t-il rupture dans la conception du rapport de l’homme à la nature avec le déploiement de « l’anthropo-capitalocène » ? Quelle capacité des sociétés démocratiques à résister dans l’avenir pour l’exercice des droits et des libertés à des atteintes majeures aux écosystèmes ?

Christophe Bonneuil, historien des sciences

Présentation-échange : Lionel Brun-Valicon, membre du Comité central de la LDH et coresponsable du groupe de travail LDH « Environnement – Développement durable »

10h30-12h | Table ronde 1 : « Faut-il donner des nouveaux droits à la nature, à la Terre – pour quelle effectivité ? Quelle articulation avec les droits de l’Homme ? »

Il s’agit de mesurer les avantages et les inconvénients de la formalisation d’une personnalité juridique pour la nature, la terre, les écosystèmes ainsi que pour des êtres vivants ou naturels pris spécifiquement. Dès lors qu’un sujet de droit non-humain est défini, quels droits lui octroie-t-on et comment sont-ils articulés avec les droits des êtres humains ? Peut-on éviter dans cette hypothèse une hiérarchisation ou une relativisation des droits de l’Homme ? À l’inverse, définir des responsabilités humaines vis-à-vis des écosystèmes suffit-il à les protéger ? Dans cette perspective, la reconnaissance d’un crime d’écocide est-elle un outil adapté ? En quoi ces instruments juridiques sont-ils efficaces sur les plans politiques et socio-économiques ?

Marine Calmet, présidente de Legal Wild

Michel Tubiana, avocat, président d’honneur de la LDH

Marta Torre-Schaub, directrice de recherche CNRS, Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne Université Paris 1, directrice du réseau Droit et changement climatique – ClimaLex

Animation : Anne Gaudron, coresponsable du groupe de travail LDH « Environnement, développement durable »

Samedi 23 novembre 13h30-18h

13h30-15h | Table ronde 2 : « Justice et environnement : quel intérêt à agir, quels débats ? »

Il s’agira de débattre autour du recours à la justice en matière de défense de l’environnement, de sa légitimité et de son efficacité. Quels sont les fondements en droit de tels recours ? Sur quelles incriminations s’appuyer ?  Quelles responsabilités peuvent être légitimement mises en cause (pouvoirs publics ? entreprises ? individus…?) Qui a intérêt à agir ? Comment articuler la justiciabilité avec les règles d’une politique définie démocratiquement ? Quels obstacles à l’accès au droit ? Quelle efficacité ?

Laura Monnier, juriste contentieux à Greenpeace

Alexandre Faro, avocat spécialiste de l’environnement

Liora Israël, directrice d’études de l’EHESS, Centre Maurice Halbwachs (CNRS, ENS, EHESS)

Animation : Jean-Pierre Le Bourhis, membre du groupe de travail LDH « Environnement, développement durable » 15h10-17h15 | Table ronde 3 : « Droit à un environnement sain : quelle effectivité ? »Le droit à un environnement sain est aujourd’hui reconnu tant par des textes internationaux que par des textes nationaux, mais son effectivité est loin d’être complète. De multiples intérêts économiques sont à l’œuvre pour contester les risques et éviter que soient mises en place des réglementations contraignantes. Quelles politiques publiques et quelles réglementations peut-on mettre en place en France, en Europe et dans le monde ? Comment se forment l’opinion et la décision publiques, comment mener le débat sur ces questions ?  Comment en particulier (re)constuire la confiance dans les sciences et les scientifiques et traiter les controverses scientifiques ?

Jean-François Corty, médecin, membre de l’association Alerte des médecins sur les pesticides

Nino Künzli, professeur de santé publique, spécialiste de la pollution atmosphérique, expert pour l’OMS sur les politiques publiques internationales

Inès Léraud, journaliste d’enquête

Catherine Bourgain, généticienne, co-animatrice de l’association Sciences citoyennes

Animation : Philippe Laville, membre du Comité central de la LDH et coresponsable du groupe de travail LDH « Santé, bioéthique »

 

17h15-18h | Contribution au débat « L’écoféminisme »

Historique des luttes écoféministes. Analyse et intérêt des rapports entre les mouvements écologiques et les mouvements de femmes, entre la destruction de la nature, les discriminations et dominations subies par elles.

Fanny Hugues, doctorante à l’EHESS, Lorraine Gehl, étudiante en Master « Ethnologie et anthropologie sociale » à l’EHESS.

Présentation-échange : Anne Gaudron, coresponsable du groupe de travail LDH « Environnement, développement durable »

Manifestation à Perpignan le 15 janvier 2020 en hommage à Cédric Chouviat, tué dans un placage par la police

La manifestation de Perpignan le 15 janvier, en hommage à Cédric Chouviat, le livreur de Paris tué par la police suite à un placage, regroupait Gilets jaunes et syndicalistes. Les syndicats « contestataires » dont parle l’Indépendant, notre quotidien unique, au sujet de la retraite aux flambeaux sont ceux qui se mobilisent contre le projet de destruction des retraites a savoir CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, … 

Publié le 15/01/2020 à 20:28 / Modifié le 15/01/2020 à 20:32

Publié sur lindependant.fr le 15/01/2020

Perpignan : les Gilets jaunes rendent hommage au livreur décédé après une interpellation

Ce mercredi 15 janvier 2020, entre 17 heures et 18 heures, environ 70 personnes ont défilé entre la place de Catalogne et la place de la Victoire pour rendre hommage à Cédric, le livreur décédé après son interpellation le 3 janvier dernier à Paris, tout en dénonçant les violences policières. Gilets jaunes, syndicalistes et militants anarchistes étaient de la partie.

« Hommage à Cédric tué par la police. » Le message inscrit sur la banderole placée en tête de cortège avait le mérite d’être clair. Tout comme les slogans (« Police partout, justice nulle part »« La police nous protège, ça crève les yeux »…) entonnés par les quelque 70 manifestants, dont de nombreux Gilets jaunes, qui ont pris part ce mercredi 15 janvier, entre 17 heures et 18 heures, à la marche perpignanaise en hommage au livreur décédé après son interpellation le 3 janvier dernier à Paris.

« C’est une injustice totale, s’énerve un Gilet jaune, par ailleurs militant syndical, croisé dans le cortège. Les forces de l’ordre ne protègent plus la population mais le gouvernement. Le seul moyen de se faire entendre, c’est d’être nombreux dans la rue et de montrer qu’on n’est pas d’accord avec le monde que Macron propose. » 

À l’issue de la marche, les participants ont rejoint la retraite aux flambeaux contre la réforme des retraites organisée par les syndicats contestataires. 

Arnaud Andreu

Communiqué du réseau retraites: Réforme des retraites : où en est-on ?

Réforme des retraites : où en est-on ?

Le gouvernement vient d’annoncer un retrait provisoire de l’âge pivot. Il s’agit d’une
annonce en trompe l’œil. Non seulement les conditions avancées limitent fortement les
marges de manœuvres dans la négociation, mais surtout l’âge pivot rebaptisé âge
d’équilibre reste un des éléments du futur régime de retraite par points. La publication de
deux projets de loi la semaine passée a donc confirmé les pires inquiétudes. La réforme
du gouvernement prévoit de mettre en place dès 2022 un système dans lequel les
pensions s’ajustent à la baisse, n’offrant de garantie ni sur l’âge, ni sur le niveau des
pensions.

1. Une “règle d’or” pour faire des pensions la variable d’ajustement

L’article 1er du projet de loi organique introduit une “règle d’or” qui interdit tout déficit sur une
période glissante de 5 ans. Dans le système actuel, la loi garantit le calcul et le niveau des
pensions. Au contraire, avec cette règle d’or, la seule chose garantie est l’équilibre financier,
alors que les droits peuvent être revus à la baisse en permanence. Combinée à l’opposition
répétée du gouvernement à toute hausse de cotisations sociales ou de contribution de la part
de l’Etat, cette règle d’or est le verrou qui conduit à une diminution mécanique des pensions dès
2022. Une telle règle conduirait enfin immédiatement à répercuter toute mauvaise conjoncture,
telle que celle que nous avons connue à partir de 2008, sur les pensions liquidées et sur les
départs en retraite.

2. Pour les personnes nées avant 1975, une réforme paramétrique aux contours
flous

Le gouvernement instrumentalise un déficit qu’il a lui même creusé en diminuant les recettes du
système de retraite. Il affiche une ligne imposant de combler un déficit de 12 milliards d’euros à l’horizon 2027, en écartant toute hausse des cotisations ou baisse des pensions. Pourtant cette
baisse résultera automatiquement des mesures d’économies exigées pour 2027, dont des
mesures d’âges qui auraient pour effet d’augmenter la décote et de diminuer la surcote de plus
des deux tiers des retraité·e·s, y compris des carrières longues. Le Premier ministre a rappelé ce
dimanche son inclinaison pour l’âge pivot, mais s’est dit prêt à discuter de mesures
d’économies alternatives dont, en dépit de l’affichage, l’effet sur les pensions serait
sensiblement le même.

Seule évolution récente : ces mesures d’économies, initialement incluses dans le projet de loi,
seront finalement prises par le gouvernement par ordonnance, après le vote de la réforme et
sans délibération du Parlement.

3. Pour les personnes nées après 1975, un système à points assorti d’un âge
d’équilibre qui augmente pour chaque génération

Le cœur du projet, un système à points sans garantie du niveau des pensions, n’a pas évolué
depuis le rapport Delevoye. Il contient toujours un âge d’équilibre, qui devrait être fixé à 65 ans
en 2037 et évoluer automatiquement selon l’espérance de vie par la suite (environ un mois par
an). Dans ce système, les périodes de chômage ainsi que les périodes de temps partiel – qui
concernent particulièrement les femmes – seraient particulièrement pénalisées.

Enfin, compte tenu des projections, ce système organise et grave dans le marbre un fort
décrochage du niveau des pensions par rapport au salaire, faisant de la pension un revenu
insuffisant pour maintenir son niveau de vie à la retraite. C’est un espace substantiel laissé au
développement des retraites par capitalisation, prévu par le projet de loi, et assorti de dispositifs fiscaux coûteux pour la collectivité.

Au total, ce projet est donc quasi strictement le même que celui présenté dans le rapport
Delevoye, et est identique à celui que les citoyen·ne·s rejettent depuis des mois. La mise en
scène d’une dissociation entre les économies de court terme (décidées par ordonnance) et le
projet de loi en lui-même ne change rien, ni au fond, ni au calendrier de la réforme. Aucun débat
public ne pourra avoir lieu sereinement sans le retrait de ce projet.

Paris, le 14 janvier 2020

Le réseau retraites  (ATTAC, la CGT, les Economistes Atterrés, la Fondation Copernic, la FSU, le collectif citoyen Nos retraites, Solidaires, UNEF)

Lire au format PDF

–> CP – Réseau retraites – réforme des retraites où en est on

Extrême-droite : une enquête pour assassinat en Belgique vise les Brigandes installée à la Salvetat sur Agout

En août 2019 des habitants de la Salvetat manifestaient contre le groupe des « Brigandes », devenu la « communauté de la rose et de l’épée » ( Voir l’article publié le 28 août 2019 ). Aujourd’hui c’est une enquête pour assassinat qui vise la secte d’extrême-droite. 

Publié sur francebleu.fr

Une enquête pour assassinat en Belgique vise les Brigandes installée à la Salvetat sur Agout

Jeudi 9 janvier 2020 à 16:39 – Par France Bleu Hérault

La justice belge a ouvert une enquête pour assassinat à l’encontre de la secte La Nation Libre aujourd’hui installée à La Salvetat sur Agout avec le groupe musical « les Brigandes ». Une adepte morte en 2011 dans des conditions suspectes. Une enquête de l’Obs.

C’est une information de nos confrères de l’hebdomadaire l’Obs. La secte La Nation Libre qui abrite le groupe musical les Brigandes installé à la Salvetat sur Agout fait l’objet d’une enquête pour assassinat en Belgique. C’est là que le groupe et la secte étaient implantés avant de venir dans l’Hérault. Une enquête sur la mort d’une femme de 39 ans en 2011 dans des conditions extrêmement suspectes selon nos confrères.

Cette mère de deux enfants, membre de la secte depuis plusieurs années était atteinte d’un cancer de l’utérus. Une secte qui estime que la maladie est un tribut à payer et que les soins médicaux sont une arnaque des laboratoires. Ainsi, cette femme aurait été encouragée à ne pas se soigner, à s’en aller dans la dignité sans aucun traitement adapté, elle aurait agonisé dans un cabanon au fond d’un bois, loin de sa famille.

Le gourou de la secte, Joël Labruyère, l’aurait emmenée en Espagne pour lui faire lire en boucle des textes sur le cancer qui prouve que rien ne sert de se soigner. Une ancienne adepte affirme même que plusieurs Brigandes auraient fini par l’étouffer parce qu’elle suppliait qu’on mette fin à ses souffrances. La secte aurait ensuite géré son décès et les obsèques dans le plus grand secret envoyant même des SMS à la famille avec le portable de cette femme alors qu’elle était déjà décédée.

Le groupe les Brigandes est aujourd'hui installé à la Salvetat sur Agoût

Un journaliste arrêté à la manif parisienne contre la réforme des retraites du 9 janvier

Le droit de filmer les violences policières est de plus en plus remis en cause par l’application de la loi anti-casseurs. Une illustration de plus lors de la manifestation parisienne du 9 janvier. A Perpignan aussi une forte pression s’exerce sur un youtubeur lors des manifestations.
9 janvier 2020 | Mise à jour le 10 janvier 2020
Le journaliste de Brut Rémy Buisine a été arrêté jeudi avant le départ de la manifestation parisienne contre la réforme des retraites parce qu’il portait un masque à gaz, a-t-on appris de sources concordantes, action aussitôt dénoncée comme une entorse policière à la liberté de la presse.

Le journaliste se trouvait place de la République, où il devait retransmettre la marche en direct vidéo. « Il a été interpelé peu avant 14 h, avant même le départ de la manifestation puisqu’il n’avait pas encore démarré son direct », a expliqué à l’AFP Laurent Lucas, directeur éditorial de Brut.

Selon lui, ce sont les équipements de protection qu’il portait, en particulier un masque équipé d’une cartouche de gaz, qui ont motivé son arrestation. Cependant, « étonnamment, selon une personne de chez nous qui l’accompagnait, d’autres personnes portaient des masques de protection et n’ont pas été inquiétées ».

« Je souhaite qu’il soit de nouveau libre de ses mouvements », a ajouté M. Lucas, qui n’a pas fait d’autres commentaires.

Une source policière a indiqué à l’AFP que le masque équipé d’une cartouche porté par le journaliste était considéré comme un port d’arme prohibé. Des policiers ont demandé à Rémy Buisine son masque, ce qu’il a refusé, a ajouté cette source, précisant que le journaliste allait être conduit au commissariat, mais ne devrait pas être mis en garde à vue.

Plusieurs autres journalistes ont publié sur les réseaux sociaux des images de son interpellation, suscitant de nombreuses réactions d’internautes.

« La police lui a reproché le port d’un masque de protection. Nous avons essayé de parlementer, mais en vain », a indiqué de son côté Emmanuel Vire, secrétaire général du syndicat de journalistes SNJ-CGT. « Une interpellation de plus, ça commence à bien faire », a ajouté le responsable syndical.

Les syndicats de journalistes se sont plaints à de nombreuses reprises ces derniers mois d’atteintes à la liberté de la presse, notamment de la part de membres des forces de l’ordre, en particulier en marge de manifestations de « gilets jaunes ».

Rémy Buisine est très suivi sur les réseaux sociaux pour sa couverture des mouvements sociaux qu’il retransmet pour Brut, sous forme de vidéos diffusées en direct. Avant d’intégrer Brut, média 100 % numérique, il s’était fait remarquer pour ses vidéos « live » du mouvement « Nuit Debout », en 2016.

La mobilisation du 9 janvier contre la réforme des retraites par régions et villes – vue par francetvinfo.fr

Le mouvement social (de grève et de manifestations) contre la réforme des retraites depuis plus d’un mois est d’une importance considérable pour le droit à la retraite des salariés en France dans sa forme actuelle née à la Libération. Il s’agit pour le gouvernement de réduire drastiquement les dépenses publiques, dont les retraites, pour répondre aux exigences des institutions européennes et à leur doxa libérale et ouvrir un espace aux fonds de pension et complémentaires privées, comme cela s’est produit déjà depuis des années dans plusieurs pays du continent. Si tel était le cas ce serait une défaite majeure pour les droits sociaux en France qui font partie intégrante des droits humains. La LDH ne peut qu’en mesurer la gravité. La LDH-66 était présente dans chaque défilé ou initiative.

Publié sur francetvinfo.fr

Retraites : tour de France de la mobilisation contre la réforme, le point en début de soirée

A Perpignan 

Plusieurs milliers de personnes ont défilé dans les rues de la ville pour protester contre la réforme des retraites. Ils étaient environ 3 800 selon les forces de l’ordre, et plus de 10 000 selon les syndicats, a rapporté France Bleu Roussillon qui fait état de beaucoup de cheminots, d’agents de la fonction publique territoriale, de pompiers, d’enseignants mais aussi de salariés du privé dans le cortège.

Journée numéro 36 de la mobilisation contre la réforme des retraites. À l’appel de plusieurs syndicats (CGT, FO, FSU, CFE-CGC…), ils étaient encore plusieurs milliers à défiler dans les rues de Perpignancomme un peu partout en France.

Plusieurs professions sont présentes. Beaucoup de cheminots, d’agents de la fonction publique territoriale, d’enseignants… Mais aussi des salariés du privé. « Ce n’est pas évident de faire grève dans le privé » souligne Bruno Ruiz, délégué CGT au Carrefour de Claira. « Il y a des sociétés où il y a très peu d’employés, et la pression du patronat fait que certains salariés ne peuvent pas faire grève« .

Syndiqués ou non, ils sont nombreux à lier cette mobilisation contre la réforme des retraites à d’autres revendications. Patricia Bellance est employée dans une usine de conditionnement de fruits et légumes à Torreilles. « On travaille dans l’humidité et le froid. On se voit mal travailler jusqu’à 64 ans dans ces conditions là. »

Des sapeurs-pompiers garnissent le cortège qui défile contre la réforme des retraites à #Perpignan 

Ce vendredi 10 janvier, peu avant 15 h 30, une centaine de grévistes ont investi une voie de chemin de fer en gare de #Perpignan. Un TGV pour Paris et un TER à destination de Toulouse sont bloqués. L’action s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la #ReformeRetraites.

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