Les étrangers en situation irrégulière ont été enfermés durant 22 jours en moyenne dans le centre de rétention administrative de Bordeaux en 2022, une augmentation dénoncée par la Cimade.
Et le nombre de personnes enfermées plus de soixante jours a doublé .
Nathalie Dugravier, co-présidente de l’association, note que ces enfermements interviennent dans un contexte politico-médiatique d’amalgame entre « immigration et délinquance ». Un discours porté et accentué par le ministère de l’Intérieur.
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Droit aux logements, droit des femmes, handicap, libertés fondamentales… Le Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations unies s’est penché, lundi 1er mai, sur la situation des droits humains en France.
Le rapport recommande que « les agents de services de police de tous rangs » reçoivent une formation complète sur les droits humains, « mettant l’accent sur les conduites et les mesures nécessaires et proportionnées dans une société démocratique ».
Les experts dénoncent la « répression disproportionnée » des manifestations», « l’usage excessif de la force », le nombre « élevé » d’arrestations et de gardes à vue, les « fouilles », la « confiscation des biens des manifestants » et les « blessures graves infligées à ces derniers ».
Il détaille également tous les manquements en matière
-d’enfermement des enfants
-d’accès au travail des personnes d’ascendance africaine
Le rapport rappelle que lutter « efficacement » contre le terrorisme et protéger les droits humains ne sont pas des objectifs « contradictoires » mais « complémentaires ».
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On ne peut caractériser un régime en neutralisant la question de la nature du pouvoir qui s’y exerce. L’élection ne peut jamais constituer le critère exclusif de la démocratie.
La relation d’autorité se trouve actuellement abîmée. Le remède résiderait dans un « retour » à ce peuple trahi ou oublié. Un certain nombre de discours parfois antagonistes se disputent le monopole de la représentation populaire.
À ce titre, ils déploient chacun à leur manière un certain ressort qui consiste à se réclamer du peuple, un peuple dont l’existence serait donnée comme une évidence et qui constituerait la source exclusive de toute légitimité politique.
L’espérance de vie en France est de 85,3 ans pour les femmes et de 79,2 ans pour les hommes.
L’espérance de vie en bonne santé en France (c’est-à-dire le nombre d’années qu’une personne peut compter vivre sans souffrir d’incapacité dans les gestes de la vie quotidienne) est de 65,4 ans pour les femmes et de 63,9 ans pour les hommes, soit une moyenne de 64 ans.
Paramètre extrêmement inquiétant. Le report de l’âge de départ à la retraite à 64 ans fait se dire à certains : « Je vais travailler jusqu’à 64 ans puis je vais tomber malade »
L’espérance de vie en bonne santé est très liée aux activités professionnelles, dont certaines usent les corps.
« S’imaginer faire partir plus tard à la retraite des gens qui ont des métiers difficiles, c’est se heurter à une réalité que les porteurs de la réforme ne semblent pas voir. Dites à une aide-soignante qu’elle partira à la retraite à 64 ou 65 ans, alors qu’elle porte des corps toute la journée et a le dos cassé à 50 ans à force de lever des malades, c’est un non-sens. Si on n’adapte pas les postes de travail et le départ à la retraite par métier, c’est une impasse, et un risque de faire reculer l’espérance de vie en bonne santé »
L’espérance de vie » en bonne santé, aussi appelée « l’espérance de vie sans incapacité » ou « espérance de santé » est un indicateur social qui concerne le bien-être de la nation. Il correspond au nombre d’années qu’une personne peut compter vivre sans souffrir d’incapacité dans les gestes de la vie quotidienne, définit la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques qui dépend du ministère de la Santé. Le terme est évoqué depuis les années 1960. Cet indicateur est notamment pris en compte dans l’évaluation des politiques publiques. Il fait partie des indicateurs retenus pour suivre la mise en œuvre et l’atteinte des objectifs de développement durable de l’Agenda 2030 de l’ONU. Le Directeur général de l’OMS en 1997 (lorsque l’espérance de vie « sans incapacité » a été intégrée aux travaux de la Commission européenne et de l’OCDE), le Dr Hiroshi Nakajima, indiquait que « l’espérance de vie en bonne santé est plus importante que l’espérance de vie car sans qualité de la vie, une longévité accrue ne présente guère d’intérêt » (INSEE).
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« On aimerait se dire que quand la vie est bien faite, chaque chose vient en son temps. Que toute chose étant à sa place, nos parents sont en pleine forme et disponibles pour profiter avec nous de nos petits… puis que le temps passe… et que c’est seulement quand nos enfants ont grandi et sont devenus autonomes que nous voilà éventuellement disponibles pour accompagner nos propres parents… si tant est que notre vie professionnelle le permette… ce qui n’est pas tout à fait gagné avec des perspectives de retraite de plus en plus reculées.
Comment vivre avec nos vivants ? Tous nos vivants. Ceux qui ont une vie devant eux… ET ceux dont le présent est le dernier trésor.
Peut-on avoir assez d’énergie et de ressources pour les accompagner en même temps lorsqu’on est soi-même fragilisé ? »
Delphine Horvilleur
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Les femmes touchent une retraite de 28 % inférieure à celle des hommes en moyenne, pensions de réversion comprises. Une inégalité résultant des interruptions de carrière, des écarts de salaires, et de l’orientation des étudiantes vers les métiers moins bien payés.
La réforme des retraites améliorera-t-elle leur sort ? Le gouvernement affirme que les mesures sur les petites pensions et les carrières longues leur seront favorables, quand ses opposants estiment que le cœur du projet creusera les inégalités qu’elles subissent.
« Dans les emplois du commerce et de la distribution, de l’entretien et des services à la personne, les femmes sont le plus souvent confrontées à des conditions de travail préjudiciables à leur santé ainsi qu’à leur vie personnelle et familiale. Celles-ci ont des répercussions inéluctables sur le niveau de leurs pensions de retraite, qui risquent de faire basculer dans la pauvreté une partie de la population féminine au grand âge. »
Plusieurs collectifs, associations et militants LGBT+ font part de leurs inquiétudes depuis la présentation par le gouvernement du projet de réforme des retraites. Selon eux le projet de réforme aggraverait encore davantage la précarité à laquelle sont exposés de nombreux membres de la communauté.
« On subit déjà tout au long de nos carrières des formes de rejets, des parcours professionnels hachés qui font qu’à un moment, on va devoir se mettre en retrait de la vie professionnelle ».
« Beaucoup de personne n’ont pas la possibilité de fonder des familles et cette réforme augmente le risque d’isolement, avec des inégalités dans le déroulement de leur carrière pour 20 % d’entre eux ».
Les unions départementales de tous les syndicats appellent les Aubois à les rejoindre ce jeudi 19 janvier pour manifester contre la réforme des retraites annoncée.
à 10 h à Troyes devant la Bourse du Travail (place Jean-Jaurès),
à 14 h à Romilly-sur-Seine (Bourse du Travail)
à 15 h 30 à Bar-sur-Aube (place de l’Hôtel de ville).
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« Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux […] »
Or ce droit d’accès aux soins est de plus en plus difficile à garantir, dans un contexte de crise de l’hôpital et d’insuffisance de médecins en ville et en secteur rural.
On considère qu’il y a renoncement aux soins dès lors qu’une personne estime qu’elle aurait besoin de soins, mais qu’elle ne peut pas se les procurer en raison des circonstances.
Cette impossibilité de consulter un médecin n’est pas toujours due à un manque d’offre de soins. Ainsi, une personne en situation de précarité qui n’a pas les moyens de payer une complémentaire santé (et anticipe donc qu’une consultation ne lui sera remboursée que partiellement) peut estimer n’avoir pas les moyens de dépenser de l’argent chez un médecin et s’abstenir de consulter, alors même qu’elle se sent en mauvaise santé. Elle renonce donc aux soins.
En Éthiopie, une guerre civile fait rage depuis 2020.
Pourquoi en parle-t-on beaucoup moins dans les médias ?
Les médias produisent en priorité des reportages sur des pays qui « comptent » plus pour les audiences. C’est-à-dire surtout des sujets sur les États-Unis, la Russie, les puissances européennes, à la rigueur le Liban.
« Les médias ont un besoin de manichéisme pour accrocher l’attention et attirer l’audience. Dans une guerre civile, c’est beaucoup plus compliqué, il y a rarement des gentils et des méchants !«
À l’heure où TikTok s’impose comme le réseau social préféré des jeunes français, que sait-on de l’impact de cette plateforme sur ses utilisateurs, qui sont de plus en plus nombreux à l’utiliser pour se divertir, mais aussi pour s’informer ?
Les jeunes affichent une posture nettement plus critique que dans le passé à l’égard de la science.
Ils adhèrent de plus en plus à des « vérités alternatives », par exemple platisme et créationnisme sont actuellement des thèses dont l’écho est loin d’être marginal dans la jeunesse française…
Et dans un contexte post-Covid, les fake news médicales nocives trouvent aussi un public chez eux.
Révocation du droit à l’avortement, obligation de port du hijab ou de la burqa, interdiction progressive d’accès à l’espace public…
Des États-Unis à l’Iran, en passant par l’Afghanistan, la France ou encore l’Inde, principaux événements ayant marqué le combat pour les droits des femmes dans le monde ces 12 derniers mois.
Février 2022 : la Colombie dépénalise l’avortement jusqu’à 24 semaines de grossesse
Février 2022 en France: le délai légal pour avorter passe de 12 à 14 semaines de grossesse
Mars 2022 : sous le régime taliban, les droits des Afghanes réduits comme peau de chagrin
Mai 2022 : en Espagne, un projet de loi pour instaurer un congé menstruel
Juin 2022 : aux États-Unis, la Cour suprême révoque le droit à l’avortement
Septembre 2022 : l’Iran se soulève après le décès de Mahsa Amini, morte en détention
Septembre 2022 en Inde: la Cour suprême indienne reconnaît le droit des femmes non mariées à avorter et la notion de viol conjugal
Novembre 2022 en France : l’Assemblée nationale vote en faveur de l’inscription du droit à l’IVG dans la Constitution française
« La paysannerie offre le lien entre la terre, dont on sort tous, et qui on est. Le travail de la terre crée une possibilité d’évasion, de s’échapper des problèmes » Cédric Herrou Emmaüs Roya
« Je suis passé par l’enfer de la Lybie. Travailler, faire des occupations saines, apprendre et gagner un peu d’argent m’a libéré. » Un résident Emmaüs Roya
« Depuis que je suis là, ma vie a changé. Avant j’étais laissé pour compte, à la rue, je n’existais pas. Ici j’ai retrouvé un second souffle » Un résident Emmaüs Roya
Quel est l’impact de la crise sanitaire sur les relations entre les femmes et les hommes ? Les femmes ont été mobilisées en première ligne pour les emplois dits « essentiels » (soignantes, caissières). Sollicitées au sein des foyers, elles ont assuré la continuité pédagogique en faisant l’école à la maison et elles ont pris soin de leur famille confinée en assurant encore une fois l’essentiel des tâches domestiques. Les différentes contributions de chercheurs et acteurs sociaux rassemblés dans ce livre montrent comment la situation inédite créée par la Covid-19 a renforcé les inégalités de genre, au détriment des femmes principalement.
AUTEURS
Lucile Girard est sociologue, chercheuse associée au LIR3S UMR 7366 CNRS-UBFC. Ses thèmes de recherche principaux sont la sociologie de la santé et des groupes professionnels.
Maud Navarre est sociologue et journaliste spécialiste des questions de genre, chercheuse associée au LIR3S UMR 7366 CNRS-UBFC.
Georges Ubbiali est maître de conférences en sociologie à l’Université de Bourgogne-Franche-Comté, membre du laboratoire LIR3S UMR 7366 CNRS-UBFC. Il est spécialiste des questions de genre, des mouvements sociaux et du syndicalisme.
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« Nous vivons désormais dans une vallée oubliée, mi-française mi-italienne, une vallée à l’entre-deux, à l’entre-droit et devoir, où la compassion devient répressible, où le droit s’oppose à une morale, où la morale s’impose au pouvoir. Mais où nous avons créé une utopie capable de résister. »
Depuis septembre, la rue iranienne reste mobilisée pour mettre un terme au fondamentalisme religieux dans l’encadrement de la vie quotidienne.
Des médecins se mobilisent, pour relever les victimes de la brutalité policière.
Au péril de leur vie.
Comme dans tout conflit, les médecins sont les premiers à vouloir porter assistance aux blessés. En Iran, ils se comptent par milliers, victimes des balles tirées par les forces de l’ordre iraniennes et de leur brutalité. Or, la prise en charge des blessés dans les hôpitaux iraniens a été rapidement entravée. « Des gens du régime sont venus chercher des blessés dans les hôpitaux pour les emmener dans les prisons . »
Le régime iranien cible des médecins qui tentent de soigner des manifestants blessés
Le régime iranien n’hésite pas à menacer les médecins de la peine capitale pour intimider ceux qui seraient tentés de secourir leurs concitoyens.
« Remake » de l’attaque du Capitole à Washington il y a deux ans, presque jour pour jour, par des soutiens de Donald Trump.
Après des semaines passées à contester le résultat de l’élection présidentielle, des soutiens de l’ex-dirigeant d’extrême droite ont envahi le palais présidentiel, le Congrès et la Cour suprême dans la capitale brésilienne
Les partisans de l’ancien président brésilien d’extrême droite Jair Bolsonaro, qui contestent l’élection du président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, se rassemblent au Congrès après avoir envahi le bâtiment ainsi que le palais du Planalto et la Cour suprême, à Brasilia, au Brésil, le 8 janvier 2023
Sur les réseaux sociaux, des vidéos montrant des bureaux de parlementaires saccagés ou des manifestants debout sur les sièges de l’hémicycle au Sénat ont circulé.
Les autorités ont déjà constaté d’importants dégâts dans les trois palais, trésors de l’architecture moderne regorgeant d’œuvres d’art.
Des tableaux d’une valeur inestimable ont été endommagés, dont « les Mulâtres », du peintre moderniste Di Cavalcanti, exposé au palais présidentiel et percé de plusieurs trous, selon des photos circulant sur les réseaux sociaux.
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Quand la plupart des Européens pensent au cauchemar de la guerre ou de l’Holocauste, ils pensent avant tout aux événements survenus sur le continent européen.
Mais l’Afrique du Nord n’a pas été épargnée par ce déferlement de haine et de violence.
Il y avait des camps en Afrique du Nord et en Afrique de l’Ouest. En plus des centres ouverts par les fascistes italiens en Libye, la France de Vichy et l’Allemagne nazie ont établi des camps pénitentiaires, des camps de détention et des camps de travail.
Comme dans les camps nazis d’Europe de l’Est, la logique raciste complexe du nazisme et du fascisme s’est illustrée de manière très concrète. Les musulmans arrêtés pour activités anticoloniales ont été contraints à un travail épuisant aux côtés de Juifs et de chrétiens qui avaient fui l’Europe déchirée par la guerre avant d’être arrêtés en Afrique du Nord.
Après la mort de quatre personnes exilées dans un naufrage dans la Manche, des associations de la société civile et des militant⋅e⋅s du Royaume-Uni, de la France, de la Belgique et d’ailleurs se sont réunies pour commémorer celles et ceux qui sont mort⋅e⋅s et demander la fin immédiate de l’environnement hostile auquel sont confronté⋅e⋅s les exilé⋅e⋅s des deux côtés de la Manche.
Les gouvernements français et britannique ont annoncé des mesures encore plus sévères à l’encontre des exilé⋅e⋅s.
Ces politiques constituent une attaque contre les personnes forcées de fuir la guerre, les conflits et les persécutions en quête de sécurité, et qui risquent leur vie en mer.
L’histoire continuera à se répéter si les gouvernements britannique et français poursuivent leur politique de fermeture des frontières.
De nombreux Africains dénoncent le fait de ne pas être remboursés lorsque leur demande de visa pour la France est refusée. Les étudiants, dont les frais d’inscription à l’université ont été augmentés, sont particulièrement pénalisés.
L’État français est accusé par plusieurs organisations civiles africaines de se faire de l’argent sur le dos des demandeurs de visa. Car c’est une règle : les frais dépensés (plusieurs centaines d’euros) ne sont jamais remboursés, même si la procédure n’aboutit pas.