Climat : le retour du grand déni La coalition de droite qui gouverne la Suède, soutenue par l’extrême droite, est en train de faire basculer ce pays pourtant longtemps pionnier en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Stockholm ne semble «plus en mesure d’atteindre ses objectifs climatiques ou les engagements de l’Union européenne d’ici à 2030», alerte le Conseil suédois de la politique climatique, cité par Alternatives économiques.
Ce virage suédois vient confirmer la tendance inquiétante que prend l’Union européenne en la matière. « Le 24 avril dernier, le Parlement européen a voté à toute vitesse une nouvelle réforme de sa politique agricole commune (PAC) qui signe un net recul sur le plan écologique », observe Vert . Les agriculteurs n’auront plus à respecter certaines normes comme le maintien de prairie, de haie ou de végétation autour des cours d’eau par exemple pour percevoir des financements.
Les partis d’extrême droite hostiles à la protection de l’environnement ont presque partout le vent en poupe.
En Inde, également gouvernée par l’extrême droite et dont le 970 millions d’électeurs et d’électrices ont commencé à voter pour renouveler le Parlement, « l’écologie a disparu de la campagne électorale » selon Reporterre.
Dans ce contexte, la perspective d’un basculement de l’Europe dans le camp du déni climatique signera un grand bond en arrière pour le climat, la biodiversité et… nos propres vies.
Globalement, les conditions d’exercice du journalisme sont mauvaises dans les trois quarts des pays de la planète, rapporte l’ONG de défense des journalistes dans son rapport annuel.
La France, elle, passe de la 24ᵉ à la 21ᵉ place par un effet mécanique, alors que les indicateurs du pays « stagnent ».
Cette édition 2024 met en exergue une moindre protection du journalisme par les Etats, quand ce n’est pas un rôle actif de ceux-ci dans la désinformation.
Les pressions politiques sur la presse augmentent dans le monde, alors même que la moitié de la planète vote cette année, alerte Reporters sans Frontières (RSF).
La Norvège reste en tête de la 22e édition de ce classement de la liberté de la presse, tandis que l’Erythrée arrive en dernière position, 180e, après la Corée du Nord les deux années précédentes.
Globalement, les conditions d’exercice du journalisme sont mauvaises dans les trois quarts des pays. RSF dénonce en particulier l’« absence manifeste de volonté politique de la communauté internationale à faire appliquer les principes de protection des journalistes » à Gaza.
Plus de 100 reporters palestiniens ont été tués par l’armée israélienne, dont au moins 22 dans l’exercice de leurs fonctions, rappelle l’ONG.
En Europe, la liberté de la presse est « éprouvée par les majorités au pouvoir en Hongrie, à Malte et en Grèce ».
Les reculs les plus importants en matière de liberté de la presse s’observent en Afghanistan sous l’empire des talibans (178e, -26 places), au Togo (113e, -43) et encore en Equateur (110e, -30).
Cette étude de RSF a été réalisée sur la base « d’un relevé quantitatif des exactions commises envers les journalistes » d’une part et « d’une étude qualitative » de l’autre. Cette dernière se fonde « sur les réponses de centaines d’experts de la liberté de la presse (journalistes, universitaires, défenseurs des droits humains) à une centaine de questions ».
Partager la publication "Pressions sur les journalistes"
« Nous sommes en face d’un mouvement du cœur », estime vendredi 3 mai sur France Inter l’avocat Henri Leclerc, président d’honneur de la Ligue des droits de l’Homme au sujet des mobilisations pro palestiniennes des étudiants sur les campus français.
« C’est un élan du cœur et une position politique : ce peuple a le droit à quelque chose », affirme Henri Leclerc. Sciences Po Paris a annoncé jeudi soir la fermeture de ses principaux locaux en raison d’une nouvelle occupation par quelques étudiants après un débat interne. Plusieurs mobilisations en soutien à la population palestinienne sont en cours ou prévues ce vendredi 3 mai comme à l’École supérieure de journalisme de Lille (ESJ) ou encore sur le campus de Grenoble. « Ce qui se passe actuellement à Gaza bouleverse », poursuit l’avocat pénaliste. « Personne ne conteste le fait que le 7 octobre est une horreur absolue, un acte barbare. Mais la réponse donnée est effroyable avec ces populations civiles massacrées, ces gens qui se réfugient partout, cette aide humanitaire qui n’arrive pas. Il se passe quelque chose d’horrible », souligne-t-il.
« La population étudiante a toujours manifesté des élans du cœur, toujours pour ceux qui sont écrasés, rarement pour les autoritaires »
Pas un mouvement antisémite
À l’instar des États-Unis où la mobilisation d’étudiants pro-Gaza enflamme le débat politique, le militantisme des étudiants pro-Gaza est accusé d’alimenter l’antisémitisme sur les campus français. « Je ne crois pas actuellement que nous ayons affaire à un mouvement antisémite », fait savoir Henri Leclerc, rappelant que pour lui, l’antisémitisme est un « combat » depuis son enfance. « Je ne crois pas du tout que l’antisémitisme domine actuellement en France », poursuit-il. « Certes, il y a des antisémites, il y en a toujours eu. Peut-être sont-ils un peu plus nombreux aujourd’hui. Peut-être ont-ils d’autres fondements que ceux de l’antisémitisme d’autrefois. Mais je crois qu’ils sont très minoritaires », souligne-t-il.
Le président d’honneur de la Ligue des droits de l’Homme est également revenu sur l’intervention des forces de l’ordre à Sciences Po Paris vendredi et à la Sorbonne lundi pour évacuer des militants qui avaient installé des tentes à l’intérieur de l’université parisienne. « À partir du moment où il y a un affrontement entre la police et les étudiants, c’est un fait historique et constant, c’est là que les choses dégénèrent », pointe le pénaliste.
Partager la publication "Mobilisations sur les campus: Henri Leclerc"
DÉRIVES SECTAIRES À L’ÉCOLE Avec Stéphanie de Vanssay et Grégoire Perra, nous parlerons de l’école, en principe gratuite, laïque et obligatoire, mais qui est si malmenée par les politiques successives que beaucoup de parents choisissent des écoles privées ou alternatives. Ces écoles promettent beaucoup grâce, disent-elles, à des pédagogies adaptées. Elles parlent de méthodes modernes, bienveillantes, actives et même écocitoyenne !Elles permettent aussi de contourner la carte scolaire.Sans affirmer que l’école publique soit totalement à l’abri de ces dérives, l’ADFI* mène un combat nécessaire partout pour le respect les droits de l’homme, de la dignité humaine et des libertés individuelles.* Union nationale des Associations de Défense des Familles et des Individus victimes des sectes.DEUX GRANDS SPÉCIALISTES
Stéphanie de Vanssay, conseillère nationale au syndicat Unsa-Éducation et militante contre les dérives sectaires ou pseudoscientifiques à l’École et Grégoire Perra, ex-anthroposophe et ex-professeur en école Steiner-Waldorf, devenu l’un des principaux critiques de l’anthroposophie en France et militant pour une reconnaissance et de l’endoctrinement sectaire qui serait dissimulé via les écoles Steiner.
LA RÉSISTIBLE ASCENSION DES SECTES
Un nombre important d’offensives sectaires s’est manifesté ces dernières années au sein de l’Éducation nationale afin d’en infiltrer les structures pour mieux approcher l’enfance. Outre les entreprises privées qui disposent d’un budget spécial pour la formation de leurs personnels, l’institution scolaire publique ou privée représente pour les sectes de tous ordres un enjeu économique considérable.Les enfants et les adolescent.e.s sont à un âge suggestible, les parents et les maîtres anxieux de réussite scolaire. L’institution, quant à elle, de plus en plus séduite par la privatisation et demandeuse de stages en tous genres, se montre prête à se décharger sur des organismes privés dès que ceux-ci se présentent comme « facilitateurs d’apprentissages, régulateurs comportementaux ou fluidifiants communicationnels ».Autant de raisons qui font de l’École au sens large un terrain de choix pour des sectes toujours désireuses d’augmenter à la fois le nombre de leurs adeptes et leurs sources de financement.
Partager la publication "Prochaine conférence de l’UPOPAUBE"
Au total, 711 migrants sont arrivés au Royaume-Uni sur 14 petits bateaux après avoir traversé la Manche, mercredi 1er mai, selon les chiffres communiqués jeudi par le ministère de l’Intérieur. Il s’agit d’un nouveau sommet pour l’année 2024, alors que le précédent record avait été relevé le 14 avril, avec 534 traversées. Il faut encore ajouter 66 personnes, dont des femmes et des enfants, qui ont été secourues mercredi au large de Dieppe, alors que leur embarcation était en difficulté. Ils ont été ramenés à terre, selon les autorités françaises.
A quelques mois des élections législatives, le gouvernement conservateur britannique a fait de la fin de ces traversées de la Manche par des migrants une priorité. Une loi controversée, adoptée le 23 avril, vise à pouvoir expulser vers le Rwanda des milliers d’entre eux d’ici à la fin de l’année. Leur demande d’asile serait étudiée au Rwanda, sans possibilité pour eux de revenir au Royaume-Uni, quel qu’en soit le résultat.
En préparation de ces expulsions prévues pour commencer dans neuf à onze semaines, plusieurs opérations ont été menées cette semaine à l’échelle nationale pour arrêter un nombre non précisé de migrants en situation irrégulière. Le ministère de l’Intérieur a publié des photos, montrant des hommes menottés et escortés dans des camionnettes grillagées. Le gouvernement insiste sur le caractère dissuasif de cette loi.
Mieux habiter le monde réclame de nous interroger quant à l’espace où nous nous déployons. Et donc d’assumer ce qui semble désormais un tabou : l’humain ne peut être chez lui partout. À l’heure de l’effondrement de la biodiversité, la philosophe Virginie Maris appelle, en écho à son ouvrage La Part sauvage du monde (Seuil, 2018), à lutter pour laisser une respiration vitale à ce monde dont l’existence dépendra davantage de notre absence que de notre présence.
L’expansion accélérée de l’habitat humain se fait au détriment d’espaces existant sans nous.
L’inflluence des activités humaines est perceptible à un niveau global : le changement climatique affecte la biosphère dans son ensemble, y compris là où personne ne vit.
Nous vivons une époque charnière. Sans effort conscient, concerté et coordonné d’autolimitation, nous allons probablement voir disparaître de façon irréversible l’héritage de l’évolution. Ce qui doit interroger notre façon d’occuper la Terre. Cela doit notamment nous inciter à penser des formes de retrait : il est urgent que l’humain cesse de se sentir partout chez lui. Pour lutter contre l’habitation totale et hégémonique du modèle occidental et de ses formes postcoloniales contemporaines, il faut mettre en œuvre des politiques ambitieuses de protection des milieux naturels.
C’est la consommation par personne dans les pays riches bien plus que la taille de la population mondiale qui est aujourd’hui insoutenable. L’enjeu est de penser la persistance d’une part sauvage dans un monde aussi densément peuplé que le nôtre.
Partager la publication "Il est urgent que l’humain cesse de se sentir partout chez lui "
Moins de 3 % des graines traditionnellement cultivées par l’homme sont aujourd’hui utilisées pour la production alimentaire mondiale. Et pour cause, celles-ci sont, dans de nombreux pays, tenues hors des circuits commerciaux. Si les semences dites « de ferme » continuent ainsi d’occuper une place importante dans les agricultures vivrières des pays du Sud, ce sont les semences industrielles qui assurent les volumes massifs de production à l’échelle globale.
Face à la mainmise marchande, certains acteurs entrent en résistance en continuant de pratiquer la culture et l’échange de semences dites paysannes. Ils s’interrogent quant aux façons les plus adéquates de mettre en commun ces semences et les connaissances qui leur sont liées, pour promouvoir un autre rapport au vivant dans notre relation à l’agriculture et l’alimentation.
En France, le Réseau Semences Paysannes et Kokopelli font partie des acteurs qui revendiquent un rapport aux semences en tant que communs, et qui considèrent l’autonomie semencière paysanne comme un élément central d’une agriculture respectueuse du vivant.
Ils dénoncent un système de propriété et d’usage des semences qui se fonde sur des réglementations complexes, opaques, peu accessibles et difficilement lisibles pour les paysans. Ils refusent de voir les paysans devenir dépendants de fournisseurs industriels pour une ressource essentielle à leur activité.
Partager la publication "Mainmise sur les semences"
Selon un communiqué publié mercredi 1er mai dans la soirée par le département d’Etat américain, équivalent du ministère des Affaires étrangères, «L’utilisation de ces produits chimiques (la chloropicrine, produit chimique qui a été utilisé comme agent de guerre et comme pesticide et qui, en cas d’inhalation, présente un risque pour la santé.) n’est pas un incident isolé et est probablement motivée par le désir des forces russes de déloger les forces ukrainiennes de positions fortifiées et de réaliser des avancées tactiques sur le champ de bataille», écrit le département d’Etat.
« Le mépris permanent de la Russie pour ses obligations s’inscrit dans la même logique que les opérations d’empoisonnement d’Alexeï Navalny et de Sergueï et Ioulia Skripal avec des agents neurotoxiques de type Novichok. »
Mais le Kremlin réfute toute utilisation d’armes chimiques: le porte-parole de la présidence, Dmitri Peskov, s’est adressé à la presse, rapporte l’AFP. Il a démenti les accusations portées par Washington. « Comme toujours, ces accusations semblent totalement infondées », a-t-il déclaré.
Malgré l’examen de nouveaux textes au Parlement polonais, l’avortement est toujours illégal en Pologne à quelques exceptions près : viol, malformation du fœtus, mise en danger de la vie de la mère. Mais rien n’arrête les militantes, ni les lois, ni les débats.
Avortement illégal et peines de prison (condamnation pouvant aller jusqu’à 5 ans de prison)
Anna ne veut pas révéler son nom. C’est trop dangereux. Et elle ne se considère pas comme une héroïne : “Je suis juste une militante qui consacre plusieurs heures par semaine à aider des personnes en quête d’une aide à l’avortement ou en cours de processus d’avortement. Rien de plus”.
Je me fous de ce que font les politiciens, je fais juste ce que j’ai à faire. Ces avortements doivent avoir lieu, c’est tout.
En effet, malgré les promesses de la coalition libérale arrivée au pouvoir en octobre dernier, l’avortement est toujours illégal en Pologne. Depuis 1993, les seules entorses à cette loi d’un autre âge sont les grossesses issues d’un acte illégal (viol, inceste ou autre), celles qui mettent en danger la santé ou la vie de la mère et celles impliquant une malformation du fœtus. Tout ça dans un délai maximal de douze semaines, soit moins que les quatorze semaines d’avortement légal et sans condition en France.
De nombreuses femmes, à l’intérieur et à l’extérieur des frontières polonaises, se sont donc organisées depuis des années pour lutter contre ces textes à peine croyables au sein de l’Union européenne. De nombreuses associations comme Abortion Dream Team fournissent des informations aux femmes faisant face à une grossesse non désirée, elles les assistent dans leurs démarches, que ce soit dans le fait de se procurer une pilule abortive à l’étranger ou dans l’organisation d’un voyage aux fins évidentes. Elles leur apportent aussi un profond soutien émotionnel et parfois financier.
La loi polonaise tue.
Depuis 2021, au moins six femmes sont mortes de n’avoir pas pu avorter lorsqu’il le fallait.
“Certains médecins ne veulent pas pratiquer d’avortement parce qu’ils sont contre et qu’ils décident de ne se concentrer que sur le fœtus. Ou parce qu’ils ont peur pour eux. Ils ont peur qu’il y ait une enquête sur leur décision et qu’ils soient condamnés.«
Partager la publication "En Pologne, la chasse aux avortements continue"
Communiqué LDH Le 1er Mai est la Journée de solidarité internationale des travailleuses et travailleurs. C’est un moment important pour réaffirmer l’universalité et l’indivisibilité des droits et en particulier l’importance des droits économiques et sociaux. Chaque année, ils sont de plus en plus bafoués et ce sont les personnes les plus fragiles qui payent le prix cher. La liste des attaques est de plus en plus longue : Code du travail, allocations chômage, retraites, santé, logement, éducation, droits des personnes étrangères…. Et la réponse aux protestations se résume par toujours plus de répression, avec des atteintes de plus en plus graves aux libertés et notamment à la liberté d’expression comme en témoigne les poursuites contre des centaines de militantes et de militants syndicalistes, associatifs et politiques. Rien ne semble résister à la machine à abimer l’Etat mise en place par le président de la République. Elu pour faire barrage aux extrêmes droites, il en fait chaque jour un peu plus le lit. Or c’est sur cette montée des inégalités sociales et territoriales qu’elles se nourrissent, alors même qu’elles n’ont aucune solution à proposer sauf pour alimenter des haines et désigner des boucs émissaires. Nous ne les laisserons pas s’approprier indûment les luttes sociales qu’elles n’ont jamais soutenues, ni leur célébration comme ce 1er Mai. Plus que jamais la LDH (Ligue des droits de l’Homme) pense que c’est avec le rassemblement des forces progressistes que peuvent se construire des alternatives. C’est pourquoi, comme chaque année, elle appelle à se mobiliser ce 1er Mai aux côtés des organisations syndicales et du mouvement social partout en France pour défendre les droits, les libertés, l’Etat de droit et, plus largement, la démocratie.
Cette décision du Conseil supérieur de la communication (CSC) burkinabé, qui n’a pas été notifiée officiellement, est une nouvelle atteinte au droit d’accès à l’information dans le pays.
Dans un article intitulé « Au Burkina Faso, “les soldats voulaient s’assurer qu’il n’y avait pas de survivants” » publié le 25 avril, notre journal a rapporté de façon circonstanciée la manière dont au moins 223 civils, dont une cinquantaine de femmes et d’enfants, ont été massacrés par leur propre armée dans des villages du nord du pays.
Il est grand temps de changer de récit sur l’immigration. Pour ce faire, parions sur l’intelligence collective plutôt que sur le populisme, et surtout « organisons une convention citoyenne » défend François Héran .
Le démographe regrette la pauvreté des discussions politiques : « Les éclatements de pupitres, les huées, les bras d’honneur ça ne donne quand même pas du Parlement une image formidable », déplore-t-il. Le professeur au Collège de France plaide donc pour un débat public rénové.
A ses yeux : « Notre démocratie doit être plus délibérative, plus participative, plus ambitieuse. » Elle ne peut se réduire à enregistrer les mouvements d’opinion. Une convention citoyenne sur la migration serait donc l’occasion d’éclairer les débats, de les dépolariser, de les ouvrir, dans un monde abreuvé de fausses informations. Cette initiative pédagogique aurait aussi le mérite de susciter des échanges respectueux entre des personnes qui accepteraient à l’avance l’idée qu’elles pourraient peut-être évoluer sur le sujet. Tout l’inverse des partis politiques.
Que des citoyens puissent se prononcer est en tout cas essentiel à l’heure où compte tenu des crises climatiques et économiques, la migration va aller s’intensifiant dans les futures décennies.
François Héran est sociologue, anthropologue et démographe, titulaire de la chaire Immigration et Société au Collège de France, et auteur de « Immigration le grand déni » (Seuil, 2023).
Partager la publication "Une démocratie plus délibérative, plus participative, plus ambitieuse"
Alors que les impacts dramatiques du changement climatique n’ont jamais été aussi visibles avec des records de chaleur, des sécheresses sévères ou des inondations à répétition, les attaques contre la protection de l’environnement sont devenues de plus en plus violentes.
Les mesures environnementales seraient responsables de la détresse des agriculteurs, de la baisse du pouvoir d’achat ou encore attenteraient à nos libertés. Si l’extrême droite et une partie de la droite traditionnelle développent un discours populiste s’appuyant sur ce greenbashing, des membres du gouvernement ne sont pas en reste, évoquant des « écoterroristes » ou « une écologie de la brutalité ».
Avec une visée électoraliste de court terme, ces partis sont prêts à courir après les arguments de l’extrême droite et à jeter l’opprobre sur la protection du climat et de l’environnement.
Les seuls qui ont un intérêt à freiner la transition écologique, ce sont les acteurs économiques des activités polluantes ou émettrices d’aujourd’hui qui souhaitent retarder les transformations pourtant indispensables.
Les partis politiques qui instrumentalisent ces freins, loin de défendre l’intérêt général, voudraient simplement réduire les élections européennes à un duel entre l’extrême droite et les défenseurs d’une politique libérale, mettant volontairement de côté les enjeux environnementaux.
L’extrême droite alimente un greenbashing latent pour détourner l’attention des politiques environnementales et déplacer le débat sur son propre terrain : la sécurité, l’immigration.
Partager la publication "La droite et l’extrême droite au service des plus gros pollueurs"
Traditionnellement, chaque 1er mai, les syndicats défilent partout en France. Mais cette tradition, qui remonte à 1890, n’est pas française mais américaine.
Le défilé des travailleurs du 1er mai est né aux États-Unis avant de s’établir en France à la fin du XIXe siècle.
Chaque 1er mai aux États-Unis, c’était la tradition, on renouvelait les contrats de travail, mais ce n’est qu’en 1886 que les premiers syndicats ouvriers eurent l’idée d’organiser des manifestations. Malheureusement, ces premiers défilés tournèrent au drame. A Milwaukee, la police tira sur le cortège provoquant plusieurs morts. Le 4 mai suivant, à Chicago, en protestation à ces violences, une manifestation allait de nouveau être organisée, et être également violemment réprimée. Cette fois-ci, c’est une bombe qui explosa tuant onze ouvriers et blessant des centaines d’autres manifestants. Un drame qui allait stigmatiser le monde du travail pour de longues années. En 1897, avant d’être pendu, le leader du mouvement de Chicago, August Spies, ouvrier anarchiste, s’écriera : « Un jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd’hui. »
Le 1er mai en France
En 1889, à Paris, au congrès de la deuxième Internationale socialiste, on suggère, en hommage aux victimes américaines, de faire du 1er mai une journée de lutte pour la défense des droits des travailleurs. Les premiers défilés sont organisés l’année suivante. Comme aux États-Unis, ces premières manifestations allaient dégénérer place de la Concorde à Paris. L’année suivante à Fourmies, dans le Nord, on allait dénombrer neuf morts dans la manifestation ouvrière, dont deux enfants et plusieurs dizaines de blessés. Le 1er mai serait désormais associé à l’idée de lutte des classes.
Il faudra attendre 1947 pour qu’une loi décrète ce jour férié et chômé en France. Le premier 1er mai chômé aura lieu l’année suivante.
Partager la publication "Premier mai, jour de fête jour de lutte"
Si le respect des droits de l’homme constitue un pilier fondamental des démocraties libérales, il n’est ni une priorité ni une contrainte pour les dirigeants de ces pays autoritaires. En général, leurs dirigeants sont ouvertement opposés à « l’hégémonie occidentale ». De nombreux leaders des pays émergents affichent leur sympathie pour ces pays autoritaires ; à tout le moins, ils commercent sans problème avec eux.
Contrairement aux démocraties libérales, pour ces régimes autoritaires la croissance constitue un objectif en soi : en Chine, par exemple, son taux est souvent fixé par les autorités et c’est à la société de s’adapter, quels que soient les sacrifices que cela impose. La priorité des dirigeants est la suprématie en technologies civiles et militaires et le contrôle des ressources. Dans ce contexte, l’amélioration du niveau de vie des citoyens n’est qu’un bénéfice collatéral, subordonné au premier objectif et sacrifiable en cas de besoin.
Le modèle « démocratique libéral », combinant démocratie politique et économie de marché, n’a pas pu s’imposer à l’échelle mondiale. Dans certains pays, un régime de type hybride, qu’on pourrait définir comme « autocratique libéral », s’est imposé au cours du temps. Ce modèle repose sur un leadership peu ou pas démocratique qui s’appuie néanmoins sur un mix de dirigisme et d’économie de marché pour assurer la croissance économique.
Partager la publication "Puissances autoritaires et droits humains"
La route migratoire vers les Îles Canaries (Espagne) est désormais l’une des principales voies d’entrée en Europe, malgré sa dangerosité. Le nombre de décès et de disparitions ne cesse de s’accroître, aggravant un bilan humain déjà très lourd. L’utilisation croissante de cette route mortelle s’explique notamment par la militarisation des frontières et l’externalisation de la politique migratoire de l’Union européenne.
L’année 2023 a été l’année la plusmeurtrière le long des routes migratoires à travers le monde au cours des dix dernières années, avec 8 565 décès comptabilisés en mer, selon l’Organisation Internationale de la Migration (OIM). Près de 60% des décès sont liés aux noyades.
La route vers les Îles Canaries, ou « route Atlantique », ne fait pas exception. Selon l’ONG espagnole Caminando Fronteras, plus de 6 000 personnes migrantes ont perdu la vie ou sont portées disparues sur cette route vers l’archipel espagnol rien qu’en 2023. De nombreux « naufrages invisibles » se produisent, au cours desquels les bateaux partant des côtes ouest-africaines disparaissent avec leurs passagers sans laisser de trace. En 2023, 84 bateaux ont ainsi disparu corps et biens, ce qui rend difficile la comptabilisation du nombre réel de victimes.
Partager la publication "Voie d’accès à l’Europe de plus en plus meurtrière"
En cinq ans, l’extrême droite européenne s’est reconfigurée et de nouveaux partis ont émergé, en lice pour les élections de juin.
Le scrutin se rapproche et les troupes candidates pour entrer au Parlement européen affûtent leurs armes. Selon les sondages, les partis affiliés aux groupes Conservateurs et réformistes européens (ECR) et Identité et démocratie (ID), dont fait partie le Rassemblement national, peuvent espérer devenir les troisième et quatrième forces politiques du Parlement européen.
« La proximité entre la droite et l’extrême droite se traduit sur le plan institutionnel par un plus grand nombre de coalitions gouvernementales intégrant les formations les plus radicales », confirme Cas Mudde, professeur d’affaires internationales à l’université de Géorgie (Etats-Unis). Toutefois, selon ce spécialiste de l’extrême droite en Europe, « les résultats [de juin] montreront probablement une poursuite assez régulière de la montée de l’extrême droite plutôt qu’une augmentation énorme ».
Cela ne saurait constituer une apologie du terrorisme
Alors qu’Emmanuel Macron a remis le droit international au cœur de la question israélo-palestinienne, des citoyens sont poursuivis en justice lorsqu’ils s’y réfèrent dans des tracts, s’alarment, dans une tribune au « Monde », des personnalités dont le président de la Ligue des droits de l’homme, Patrick Baudouin, et le médecin Rony Brauman.
Cérémonie célébrant l’anniversaire de la Journée du souvenir de la Déportation.
Arnaud MAGLOIRE, Maire de Sainte-Savine, Vice-Président de Troyes Champagne Métropole,
Christophe CHOMAT Maire de La-Rivière-de-Corps, Conseiller délégué de Troyes Champagne Métropole
ont le plaisir de vous convier à la cérémonie célébrant l’anniversaire de la Journée du souvenir de la Déportation.
11h Square du 8 mai, rue Jules-Ferry à Sainte-Savine
28 avril
La commune de Sainte-Savine organise son tout premier marché de créateurs, en partenariat avec l’association des commerçants “Les Vitrines de Sainte-Savine”. Cet événement promet une journée dédiée à la découverte de l’artisanat local, du commerce de proximité et de la gastronomie de qualité.
Le marché de créateurs de Sainte-Savine se tiendra le 28 avril 2024 sur la place Reichenbach (place du Marché), au coeur de la ville. Une trentaine de stands créateurs et commerçants seront présents, mettant en avant le talent et la créativité des artistes locaux. Les visiteurs auront l’occasion de découvrir une large gamme de produits uniques, al-lant de l’art et la décoration à la mode et l’artisanat. En plus des stands de créateurs, les commerçants locaux seront également présents pour faire découvrir ou redécouvrir leurs activités : Couture créative, Galerie d’Art Cathy Angelli ou encore les deux cavistes de la commune seront au rendez-vous. Enfin, il sera possible de se restaurer sur place, les commerçants La Ferme de Liz et Maison Yeres proposeront une sélection de préparation à déguster. Cet évènement sera l’occasion de soutenir les talents locaux et de découvrir la richesse de l’artisanat et du commerce de proximité à Sainte-Savine.
10h00 – 18h00 Place du Marché, Sainte-Savine
Pour plus d’informations, veuillez contacter : commerce@ste-savine.fr / 03 10 72 02 82
1er mai
1er Mai 2022 à Troyes
Le Collectif aubois pour une paix juste et durable sera présent au rassemblement des associations et des syndicats (Installation du stand à 9h30).
10h Rassemblement Place Jean Jaurès à Troyes
1er Mai
Séances cinéma
Cinéma avec Ciné Ligue à Polisot
16h30 : Léo, la fabuleuse histoire de Léonard Vinci
A partir de 6 ans
Un film de Jim Capobianco, Pierre-Luc Granjon
Animation – 1h 37mn
Bienvenue dans la Renaissance ! Une époque où artistes, savants, rois et reines inventent un monde nouveau. Parmi eux, un curieux personnage passe ses journées à dessiner d’étranges machines et à explorer les idées les plus folles. Observer la lune, voler comme un oiseau, découvrir les secrets de la médecine… il rêve de changer le monde. Embarquez pour un voyage avec le plus grand des génies, Léonard de Vinci !
20h30 : La promesse verte
Un film de Edouard Bergeon
Avec Alexandra Lamy, Félix Moati
Drame – 2h04mn
Pour tenter de sauver son fils Martin injustement condamné à mort en Indonésie, Carole se lance dans un combat inégal contre les exploitants d’huile de palme responsables de la déforestation et contre les puissants lobbies industriels.
TARIFS /Prix de la séance : 7€ /Réduit et groupe : 4€ / Abonnement 5 places : 25€
Renseignements : contact@laiguillage.org ou 03 51 63 71 52
L’Aiguillage 3 place de la gare 10110 Polisot
Partager la publication "La semaine prochaine dans l’Aube"