Le 13 septembre 2022 à Téhéran, Mahsa Amini, jeune Kurde de 22 ans, est arrêtée par la police pour « port de vêtements inappropriés ». Elle décède trois jours plus tard. De ce drame nait un mouvement d’une ampleur sans précédent, porté par le slogan « Femme, vie, liberté », qui depuis un an ne faiblit pas malgré la répression sanglante du régime iranien.
Didier Leschi, directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii), s’est exprimé sur franceinfo ce lundi alors que cinq femmes afghanes, menacées par les talibans, vont être accueillies en France après une opération d’évacuation.
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À Madagascar, le mouvement féministe Nifin’akanga lance une campagne de lutte contre la culture du viol et de l’inceste. De grands panneaux d’affichage ont été installés dans la capitale Antananarivo, mais aussi dans d’autres grandes villes de l’île, comme Tamatave, sur la côte Est.
Malgré des études récentes montrant une surmortalité des femmes âgées lors des périodes de fortes chaleurs, la variable du genre n’est pour le moment pas prise en compte par les autorités sanitaires françaises.
À un peu moins d’un an de la mort de Mahsa Amini après une arrestation pour un voile mal mis et le début de nombreuses protestations, 150 personnes en France appellent les autorités iraniennes à libérer douze militantes féministes arrêtées la semaine dernière. Le courrier a été transmis à l’ambassade d’Iran à Paris à l’initiative du collectif Iran Justice.
Cet incident fait partie d’une série de cas de discrimination illégale de la part de chauffeurs de bus à l’encontre de femmes au cours de la semaine écoulée.
En créant un mouvement spécifiquement consacré à ce sujet gravissime, les membres du Collectif français contre le viol conjugal veulent sensibiliser la société au consentement dans le couple et abolir la notion de «devoir conjugal».
Dans l’Ohio, les électeurs ont rejeté, mardi 8 août, une réforme législative proposée par les républicains. L’issue de ce vote aurait pu avoir des conséquences importantes sur le référendum prévu en novembre 2023, notamment sur la question de l’avortement.
Les autorités judiciaires iraniennes multiplient les condamnations à des « soins psychologiques » pour des femmes ayant refusé de respecter la loi sur le voile obligatoire. Les associations de soignants estiment que la psychiatrie est ainsi détournée par le pouvoir judiciaire. Un aveu de faiblesse pour l’État iranien qui, malgré l’intensification des mesures répressives, ne parvient pas à faire respecter sa loi sur le voile.
Depuis quelques semaines, Lauren Jacobson, infirmière américaine de 31 ans, supervise quotidiennement l’envoi d’une cinquantaine de colis contenant des pilules abortives. Sur la plupart des paquets, l’adresse de livraison indique pourtant un Etat dans lequel les avortements sont interdits, comme le Texas.
Journaliste et militante iranienne des droits humains, détenue à la prison d’Evin à Téhéran, Narges Mohammadi, 51 ans, n’hésite pas à dénoncer les exactions du régime islamique même du fond de sa cellule. Lauréate de plusieurs prix internationaux, dont le Prix mondial de la liberté de la presse (2023), le Prix Olof-Palme pour les droits de l’homme (2023), ou encore le Prix Sakharov (2018), elle a répondu, par écrit, aux questions de RFI.
Des femmes afghanes ont manifesté à Kaboul (Afghanistan), mercredi 19 juillet. En cause : la fermeture des instituts de beauté, l’un des rares lieux où elles pouvaient encore se rendre. Les autorités, qui jugent ces magasins non conformes à la loi islamique, ont dispersé le rassemblement.
Dissoute en décembre, la police des mœurs est de retour en Iran. Ces hommes du régime patrouillent dans les rues pour sanctionner les femmes qui ne portent pas correctement le voile islamique. Les opposants au régime s’inquiètent, mais continuent leur désobéissance.
Le régime fondamentaliste afghan prive les femmes d’un de leurs derniers espaces de liberté.
Les femmes, hors du monde du travail, n’auront plus de revenus.
Les universités, les parcs et les salles de sport sont fermés aux Afghanes. L’école est interdite aux filles de plus de 12 ans.
La communauté internationale a dénoncé la politique anti-femme, mais cela ne ferme pas complètement le dialogue « quand le Conseil de sécurité de l’ONU a renouvelé, le 17 mars le mandat de l’UNAMA, -mission politique de l’ONU- en Afghanistan, ils ont pris ça comme un blanc-seing, à tel point qu’un mois plus tard ils interdisaient aux Afghanes de travailler pour les organisations internationale » (source onusienne)
« Aujourd’hui , en Afghanistan, nous les femmes n’avons qu’un droit : respirer et c’est tout » (une sage-femme)
Source: Le Monde du 18/07/2023
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Le 29 juin 2023, le Parlement belge a adopté un texte de loi baptisé « Stop Féminicide ».
C’est une première en Europe.
Secrétaire d’Etat à l’Egalité des genres en Belgique pendant trois ans, Sarah Schlitz a impulsé la création d’une loi sur les féminicides. Les Belges, qui ont officiellement compté 24 féminicides en 2022 (la France en compte, elle, 147), ont donc désormais une loi spécifique à ce sujet. Elle s’appliquera d’ici les prochaines semaines.
Cette loi est le fruit d’un travail commun avec les associations de terrain. Cette donnée est fondamentale pour moi, parce que c’est typiquement un projet qui permet de remettre la société civile au cœur du politique et, à tout le monde, de se sentir concerné.
Giorgia Meloni, la présidente du Conseil, a assuré ne pas vouloir toucher à la loi de 1978 qui dépénalise l’avortement. Mais, au niveau local, les régions gouvernées par la coalition de droite multiplient les obstacles à l’avortement. Et les discours le condamnent de plus en plus explicitement.
Ce samedi 24 juin marque la journée internationale des femmes dans la diplomatie. Une mesure symbolique décidée par un vote des Nations Unies en 2022, car les femmes sont encore trop souvent « gommées » de l’histoire ou victimes de sexisme, y compris dans les relations internationales. C’est ce que rappelait l’an dernier le président général de l’ONU. La diplomatie reste encore aujourd’hui un milieu essentiellement masculin. Comme en attestent les chiffres, toujours selon l’ONU, entre 1992 et 2019, les femmes n’ont représenté que 13% des négociateurs, 6% des médiateurs et 6% des signataires dans les processus de paix à travers le monde. Aujourd’hui, certains pays revendiquent une « diplomatie féministe », concept propulsé par la Suède et officiellement revendiqué ces dernières années par le Canada, la France, le Mexique, l’Espagne et le Luxembourg. Sur la scène diplomatique, des figures féminines se dégagent aussi de plus en plus. RFI vous propose quatre portraits dans notre tour du monde des correspondants, en commençant par la première ambassadrice saoudienne en poste à Washington.
Il y a tout juste un an, la Cour suprême des États-Unis tirait un trait sur un demi-siècle de droit constitutionnel à l’avortement. L’arrêt Dobbs annulait l’emblématique arrêt Roe versus Wade qui avait légalisé l’IVG en 1973 et laissait à chaque État américain, le soin de légiférer sur la question. Depuis, la plupart des États républicains ont révoqué ou restreint le droit à l’IVG. C’est le cas en Floride où le gouverneur, Ron DeSantis, fait campagne à la droite de Donald Trump pour l’investiture républicaine.