Des personnes se rassemblent sur la place du Trocadéro, devant la tour Eiffel, à Paris, lors d’une manifestation à l’appel de l’organisation féministe #NousToutes pour dénoncer le 100ᵉ féminicide de l’année, le 1er septembre 2019. ZAKARIA ABDELKAFI / AFP
L’étude annuelle du ministère de l’intérieur fait état d’un doublement des faits enregistrés par les forces de sécurité depuis 2016.
Au Soudan, deux millions de dollars ont été débloqués pour aider les enfants à retrouver le chemin de l’école. Subvention d’urgence annoncée par Education cannot wait (ECW), le fonds mondial des Nations unies pour l’éducation. Alors qu’un tiers des enfants ne sont pas scolarisés dans le pays, ils sont 200 000 de plus à avoir été privés d’école cette année à cause des inondations. Une situation inquiétante pour les organisations humanitaires.
La LDH a rencontré des élèves du collège Albert-Camus de La Chapelle-Saint-Luc le 6 décembre à l’occasion du Forum de la Citoyenneté.
Tous les ans, le Collège Albert-Camus organise un forum d’éducation à la citoyenneté. Au cours d’une matinée, les élèves sont invités à travailler sur différents thèmes, en ateliers(32) animés par des bénévoles d’associations.
Sollicités par Séverine, Professeur d’histoire, Nicole et Hubert ont animé un atelier, constitué d’élèves de 4ème et de 3ème, sur l’altérité : l’autre, c’est qui ? pour aborder les droits fondamentaux et les discriminations, avec un membre de l’équipe pédagogique.
Après une présentation de la Ligue des droits de l’homme, de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH) de 1948 et des étapes qui ont conduit une cinquantaine de pays, dont la France, à adopter ce texte, les élèves ont échangé et se sont exprimés sur les droits des citoyens, sur les principes qui en découlent et sur leur respect dans leur vie de tous les jours, en France et dans le monde.
A partir de mises en situation, par groupes de 2 ou 3, ils ont identifié des cas de discriminations et de non-respect des droits et les ont mis en relation avec des articles de la DUDH. Ils ont partagé ensemble leurs recherches et les motifs de discrimination. Ils ont aussi abordé le sujet des idées reçues : comment les casser et passer des idées justes.
Ils ont conçu et réalisé plusieurs affiches pour illustrer les droits en créant des slogans, en dessinant, en apposant des photos et en écrivant des textes. Ils ont rédigé un article pour le journal interne de l’établissement « Camus-citoyen » publié à l’occasion de cet évènement. Ils ont résumé leur matinée d’échanges et de partage en 3 mots : Droit, Liberté, Citoyen.
L’équipe pédagogique du Collège doit organiser une exposition des travaux des élèves et inviter les associations à une présentation.
Une initiative du Collège Albert Camus à souligner et à promouvoir, une occasion de rencontrer des citoyens en devenir pour cultiver ensemble la liberté de pensée et d’expression, le respect des droits, le principe d’égalité de tous devant la loi et la lutte contre toutes les formes de discriminations.
H.B.
Photo H.B.
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La Fondation Jean-Jaurès organise avec la Fondation Friedrich-Ebert à Paris un débat européen consacré à l’entrée de l’extrême droite dans les différents parlements européens notamment en France et en Allemagne. Quelle est la stratégie des forces démocratiques pour contenir l’influence de l’extrême droite en Europe ? Éléments de réponses avec des chercheurs et des représentants des parlements français et allemand.
Un camp de migrants à Calais le 27 novembre 2021 (image d’illustration). AP – Rafael Yaghobzadeh
Une enseignante de philosophie devait emmener sa classe préparatoire Hypokhâgne du lycée Watteau de Valenciennes aux abords d’un camp de migrants de Calais. Un projet pédagogique qui a déclenché une levée de boucliers et des menaces de militants d’extrême droite du parti Reconquête ! d’Éric Zemmour. Le rectorat de Lille a porté plainte.
Plan sous est un court-métrage réalisé par des lycéens d’Épinay-sur-Seine, en Seine-Saint-Denis. Il est destiné à devenir un outil de prévention sur le fléau de la prostitution des mineures. La fiction a été projetée au cinéma Le Méliès à Montreuil dans une salle comble de 300 personnes, principalement des professionnels de la protection de l’enfance et des élus, en présence de la secrétaire d’État à l’Enfance Charlotte Caubel.
À l’occasion de la Semaine de l’intégration en octobre dernier (2022), le ministère de la Culture a lancé les glossaires bilingues de l’administration française.
Publiés en collaboration avec l’association des Maisons de la sagesse, ces manuels à destination des étrangers accueillis en France sont publiés en arabe, persan et soninké, et prochainement en langue ukrainienne, contiennent les termes utilisés lors des démarches administratives de ces derniers.
Des chiffres qui interrogent, des enquêtes qui se contredisent
Une enquête commandée à l’IFOP par la Fondation Jean Jaurès et Charlie Hebdo, publiée en janvier 2021 suite à l’attentat contre Samuel Paty donnait des résultats inquiétants. Près d’un enseignant sur deux (49 %) y affirme avoir été contesté dans son enseignement sur des questions religieuses ; 80 % des professeurs déclarent avoir été confrontés au moins une fois au cours de leur carrière à une revendication liée à des croyances religieuses (dispense de cours, menus spéciaux à la cantine, etc.)…
Une autre enquête, faite un an plus tôt, par le CNESCO (Centre national d’études des systèmes scolaires) menée auprès de 1 600 élèves de troisième et de terminale, de 500 enseignants et de 350 chefs d’établissement montre à peu près exactement le contraire. Ainsi, 90 % des collégiens et 91 % des lycéens considèrent que la tolérance entre eux est importante, y compris à l’égard d’élèves d’une autre religion, et considèrent que les enseignants les respectent quelles que soient leurs croyances ou leurs opinions et très peu de chefs d’établissement (2 % au collège, moins de 1 % au lycée) déclarent rencontrer des problèmes importants.
Le documentaire de Marie Bonhommet, diffusé mercredi sur France 2, met en lumière le travail d’un établissement pionnier en matière de prise en charge d’enfants en danger.
Les associations organisatrices ont fait preuve d’un sens de l’organisation sans faille au rassemblement d’environ 200 personnes aujourd’hui à Troyes.
Le LDH était également présente à la projection du documentaire « Riposte Féminine » au cinéma CGR ce jeudi 17 novembre.
La mobilisation eût mérité pour l’une comme pour l’autre une présence plus massive car nous sommes réellement tou(te)s concerné(e)s, par ce fléau des violences faites aux femmes.
En 2021, 32 des 122 femmes tuées avaient déjà été victimes de violences alors que 74 % d’entre elles l’avaient signalé auparavant aux forces de l’ordre, toujours selon les données publiées par la place Beauvau. (Source)
En 2022 (à ce jour et a minima), on dénombre 100 féminicides par (ex)compagnons (+15 tiers dont 9 enfants), dont 84 femmes tuées à leur domicile…(Source)
RD
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Des manifestants accrochent une bannière contre la réforme du lycée professionnel sur la façade du rectorat de Toulouse, le 18 octobre 2022. (VALENTINE CHAPUIS / AFP)
La co-secrétaire générale du SNUEP, Sigrid Girardin, estime que la réforme de la filière professionnelle risque d’affaiblir la formation des lycéens, qui auront du mal à « évoluer dans leur carrière ou changer de métier. »
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Des migrants descendent d’un bateau de sauvetage de la SNSM de Calais, le 17 avril 2020, après avoir été sauvés le long de la côte française alors qu’ils tentaient de traverser la Manche pour rejoindre le Royaume-Uni. (Image d’illustration) BERNARD BARRON / AFP
Tempête, avarie technique, naufrages, noyades : la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) intervient plus de 6 000 fois par an au large des côtes françaises. Ces sauveteurs bénévoles risquent leur vie pour secourir celles des autres. Ils sont de plus en plus sollicités pour venir au secours des migrants. Pour faire face à l’augmentation des naufrages de ces embarcations de fortune, la SNSM a décidé de former ses propres bénévoles au sauvetage de masse.
Le gouvernement fédéral a adopté vendredi un projet de loi cadre visant à doter la Belgique d’un ensemble d’instruments de protection des victimes de féminicides et de mesure de ces crimes, a annoncé samedi la secrétaire d’État à l’Égalité des genres, Sarah Schlitz.
La future législation définit la notion de féminicide officiellement, permet de collecter des données statistiques, améliore les droits et la protection des victimes et prévoit de former la police et les magistrats, selon un communiqué de la mandataire Ecolo.
Que l’on compare les démocraties du début du XXè siècle à ce qu’elles sont devenues un siècle plus tard, on mesure les incontestables progrès, en termes de droit de suffrage, d’éducation des citoyens, de capacité d’information. Toujours en débat, la démocratie est un processus. Et elle parvient difficilement à être une valeur d’exportation.
Lyon, Paris, Montpellier, Rennes : un peu partout en France, l’extrême droite la plus violente s’est manifestée la semaine dernière. Plus aucun filtre, plus aucune volonté de maintenir un semblant de respectabilité : des nervis, parfois très jeunes, expriment librement leur haine et leur violence. A Rennes, fief de gauche, des bagarres ont opposé néofascistes et antifas. Un militant d’extrême droite a failli être lynché.
Les faits divers et l’exploitation politique, une longue tradition française
Bien avant la récupération par l’extrême droite du meurtre de Lola, 12 ans, le 14 octobre, à Paris, de nombreux faits divers médiatisés ont déclenché la mobilisation très intéressée du milieu politique.
Lunik IX, en Slovaquie, est un des plus grands ghettos roms d’Europe, avec près de 7 000 habitants qui vivent sans eau en permanence ni électricité. Alberto Campi.
Discriminations, sombres perspectives à l’école et au travail… La situation des Roms ne s’est pas améliorée en dépit des objectifs fixés par l’Union européenne (UE) pour faciliter leur intégration, selon un rapport rendu public mardi 25 octobre.
Les écoles et collèges privés sous contrat sélectionnent surtout des enfants venant de milieu social aisé, d’après les nouvelles données finalement communiquées par le ministère de l’Éducation.
Des tentes hébergent des sans abris. (ARNAUD JOURNOIS / MAXPPP)
Environ 2 000 enfants scolarisés sont contraints de dormir dehors en France, faute de places en hébergement d’urgence. Un collectif d’associations et des élus se mobilisent lundi pour interpeller les autorités sur cette situation qui s’aggrave, comme ici à Lyon.
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