Gaza, encore et encore…



«Personne ne devrait risquer d’être tué en allant chercher de l’eau»


À Gaza, le point de rupture a été atteint en matière d’accès à l’eau. Dimanche 13 juillet, une frappe israélienne sur un point de distribution a fait plusieurs morts dont des enfants. Pour l’ONG « International Rescue Committee », le système s’est effondré à cause de la poursuite des bombardements et du blocus. De retour de Gaza, Scott Lea, de l’IRC, répond aux questions de RFI.



Les ONG dénoncent les attaques israéliennes contre les installations d’eau


Les organisations humanitaires dénoncent l’assaut fait aux installations d’eau à Gaza. Dimanche 13 juillet, plusieurs personnes, dont des enfants, ont été tuées par un bombardement israélien près d’une station de dessalement. Faute de carburant à cause du blocus, plusieurs équipements sont hors de service.



À Gaza, l’aide humanitaire attend dans des entrepôts de Ramallah


Dans l’attente d’un cessez-le-feu, les ONG espèrent que l’aide humanitaire sera de nouveau autorisée à entrer dans Gaza par Israël. Nos journalistes sont rendues dans un entrepôt d’une organisation humanitaire où sont entassés des tonnes d’aide humanitaire prête à entrer dans Gaza.



12 000 patients attendent d’être évacués hors de Gaza


Selon l’OMS, au moins 12 000 patients doivent être évacués hors de Gaza pour accéder à des soins médicaux vitaux. Nous appelons les autorités israéliennes à autoriser les patients à quitter Gaza et à faire preuve de plus d’ouverture dans l’approbation des cas médicaux. Nous demandons à tous les pays de soutenir les Palestiniens de Gaza en autorisant davantage de patients à accéder à leur système de santé, en participant aux évacuations médicales et en sauvant des vies.



Des drones tueurs à Gaza


C’est une révélation du journal en ligne + 972 : « L’armée israélienne utilise des drones de fabrication chinoise pour faire respecter les ordres d’expulsion à travers Gaza ». Des drones bon marché : ils coûtent « environ 3 000 dollars sur Amazon ».  Le fonctionnement est simple. « Une grenade à main est fixée au drone, et elle est larguée au sol, sur pression d’un simple bouton ». + 972 a recueilli le témoignage d’un soldat israélien, qui a « coordonné les attaques de drones dans un quartier de Rafah dont l’armée avait ordonné l’évacuation ».



« Walid sort petit à petit du monde imaginaire que j’avais créé pour lui »

Extrait du Journal de bord de Rami Abou Jamous



« — Papa regarde, il y a un hélicoptère au-dessus de nous
— Oui, Walid, j’ai vu. C’est joli.
— Non, papa, c’est pas pour les parachutes, c’est pour les tartifices [feux d’artifice].
— Oui, mais même les tartifices, c’est joli, non ?
— Papa, ces tartifices font mal. Ils détruisent des maisons. Regarde ce qu’ils ont fait la dernière fois. Ils ont détruit des maisons.
— Mais non Walid, là, ce n’est pas des destructions de maisons, c’est des feux d’artifice. C’est une erreur.
— Non, papa, je vais appeler la police. Il faut qu’ils arrêtent les tartifices. »

Voilà l’échange que j’ai eu avec mon fils Walid l’autre jour. Depuis quelque temps, des drones et des hélicoptères tournent au-dessus de nous, on les voit très bien de notre neuvième étage du centre de Gaza-ville, un des rares immeubles à être restés debout. Alors qu’on discutait, un missile était parti d’un des hélicoptères dans un sifflement. Nous l’avons vu détruire une partie d’un immeuble à quelques centaines de mètres du nôtre.


Un nouvel accord qui rend l’UE complice du génocide d’Israël à Gaza


Mardi 15 juillet, les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne (UE) se réunissent à Bruxelles pour décider s’ils doivent imposer des sanctions à Israël. C’est un moment crucial pour que l’UE fixe une ligne rouge et cesse d’injecter des milliards d’euros dans l’économie israélienne, alimentant ainsi le génocide et l’occupation.

L’analyse réalisée par SOMO sur le commerce et les investissements étrangers entrants et sortants d’Israël révèle à quel point les économies européenne et israélienne sont étroitement liées. Sur la base de cette analyse, SOMO appelle à la suspension immédiate de l’Accord d’association UE-Israël, ainsi qu’à un embargo total sur les armes, des sanctions économiques étendues et une responsabilisation des entreprises.



L’Union européenne face à ses responsabilités à Gaza


JURDI dépose un recours en carence devant la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) contre la Commission européenne et le Conseil de l’Union européenne, pour inaction fautive face aux violations graves du droit international dans le Territoire palestinien occupé.

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Guerre à Gaza : pourquoi l’Union européenne hésite à sanctionner Israël pour violation des droits humains dans l’enclave palestinienne


Les chefs de la diplomatie des pays de l’UE examinent mardi un ensemble de mesures à prendre éventuellement contre Israël pour sanctionner la violation des droits humains à Gaza, mais avec peu de chances de passer aux actes.

L’Union européenne va-t-elle sanctionner Israël ? Sans doute pas. Les chefs de la diplomatie européenne se réunissent mardi 15 juillet pour examiner une révision de l’accord d’association avec l’Etat hébreu pour avoir violé ses obligations en matière de droits humains. Entré en vigueur en 2000, ce texte encadre les relations commerciales entre les deux partenaires. Le traité prévoit une clause sur le respect des droits de l’homme, que plusieurs États européens estiment bafoué par Israël du fait de ses actions à Gaza.



En Cisjordanie, la terreur grandit dans l’ombre du génocide à Gaza


D’après le Haut commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, les déplacements forcés de la population palestinienne en Cisjordanie ont atteint un niveau jamais enregistré depuis le début de l’occupation de la zone en 1967. Ce mardi 15 juillet, un village de plus a été pris d’assaut par des colons. 



Nous n’en pouvons plus de faire chaque jour le décompte des morts



Bande de Gaza: le nombre de morts dépasserait largement les chiffres officiels


Voilà vingt et un mois ce 8 juillet 2025 que l’enclave palestinienne est sous le feu israélien et que le nombre de morts s’accroît de jour en jour. Le macabre décompte officiel des victimes a beaucoup été remis en question, mais d’après certaines enquêtes indépendantes, celui-ci est largement sous-estimé.  



Gaza : une frappe sur une clinique fait 12 morts


La Défense civile à Gaza a fait état de douze morts après des bombardements de l’armée israélienne à travers le territoire palestinien.

Les fenêtres ont été soufflées et les murs calcinés. Seuls quelques matelas ont résisté à l’explosion, dans la nuit du dimanche 6 au lundi 7 juillet. Des enfants tentent de retrouver quelques vêtements sous les gravats. « À 23h30, nous avons été surpris par des missiles et des explosions à l’intérieur du bâtiment. Nous ne savions pas où aller à cause de la poussière et des destructions », a expliqué Salman Qodoum, déplacé et hébergé dans la clinique Al-Rimal.



Cisjordanie occupée: 200 mineurs tués depuis le début du conflit


En Cisjordanie occupée, les violences ont explosé depuis le 7 octobre 2023. 962 Palestiniens ont été tués par l’armée israélienne ou les colons, source l’OCHA, l’agence de coordination de l’aide humanitaire de l’ONU. Parmi eux, plus de 200 mineurs. Dans le village de Sébastia, à proximité de Naplouse, Wafa assure que son fils de 14 ans a été tué par l’armée israélienne au mois de janvier.



D’autant que nous sommes complices


Gaza : la France complice ? 2000 avocats brisent l’omerta


Plus de 2000 avocats ont signé une tribune sur l’inertie de la France , par rapport au Génocide en cours à gaza. Parce que Benyamin Netanyahu viole le droit international, c’est un fait…la France en restant passive , en est sa complice. Une tribune d’avocats car leur profession , et ils le rappellent, à vocation à s’exprimer face aux violations graves du droit international et du droit international humanitaire ». L’une des signataires , l’avocate pénaliste Victoire Stephan était l’invitée du Journal des Luttes.



Accusées de fournir du matériel militaire à Israël, les autorités et entreprises françaises risquent de se rendre complices du génocide en cours


Alors que la France a plusieurs fois indiqué qu’elle n’exportait pas d’armes pouvant être utilisées à Gaza et en Cisjordanie, les révélations des médias indépendants Disclose et MarsActu ont une nouvelle fois mis en lumière le double discours des autorités françaises.



Gaza : la France ou Emmanuel Macron pourraient-ils être jugés pour complicité de génocide ?


La députée LFI Clémence Guetté estime possible que la France doive, « un jour » rendre des comptes devant la justice internationale pour son implication dans le conflit au Proche-Orient. Mais comme pour la qualification de génocide, les juristes sont partagés sur cette éventualité.

Cisjordanie: les épisodes de violences perpétrés par des colons se succèdent



Alors que les regards étaient braqués sur la guerre entre Israël et l’Iran, c’est le tout dernier épisode de violence perpétrée par des colons : il s’est déroulé à Kafr Malik, un village palestinien de Cisjordanie situé au nord de Jérusalem où les affrontements en série se succèdent. Ceux-ci ont provoqué ces derniers jours la mort de trois Palestiniens tués par l’armée israélienne.



Cisjordanie : comment tous les palestiniens deviennent des prisonniers


Arrestations arbitraires, tortures, mise à mort : l’incarcération massive des Palestiniens constitue un des instruments des représailles d’Israël depuis le 7 octobre. Au cœur de la logique coloniale, la prison est omniprésente dans les trajectoires de vie palestinienne et représente un instrument de répression et d’asservissement total. Explication et témoignages.



«Gaza, une guerre coloniale»


Entretien avec Stéphanie Latte Abdallah et Véronique Bontemps conduit par Ryan Tfaily

Parmi la littérature prolifique qui tente d’analyser la guerre génocidaire en cours à Gaza, l’ouvrage co-dirigé par Stéphanie Latte Abdallah, historienne et politiste, directrice de recherche au CNRS, et Véronique Bontemps, anthropologue, chargée de recherche au CNRS, intitulé Gaza, une guerre coloniale (Actes Sud, 2025) se distingue par la profondeur historique et politique qu’il donne aux événements, et la place de choix qu’il accorde aux auteurs palestiniens et originaires du Moyen-Orient. La somme décrypte les multiples facettes de la guerre en cours, à partir du paradigme du colonialisme de peuplement qui structure désormais les études palestiniennes. En mobilisant diverses disciplines, et en croisant les regards – anthropologique, géopolitique, juridique, économique et politique -, le livre parvient à saisir les ruptures mais surtout les continuités à l’œuvre dans l’écrasement de Gaza. Dans cet entretien, les deux coordinatrices de l’ouvrage reviennent sur les concepts en jeu, les défis méthodologiques et l’état de la recherche sur la Palestine à l’heure du génocide à Gaza.

Troyes: le Collectif aubois pour la Paix ne baisse pas les bras

D’après une vidéo de Pascal Dufoulon


D’après une vidéo de Pascal Dufoulon


D’après une vidéo de Pascal Dufoulon



A Gaza le génocide se déroule sous nos yeux – Exigeons des sanctions contre Israël pour que cela cesse – Exigeons des actes, immédiatement !

A Gaza, depuis la rupture unilatérale du cessez-le-feu par Israël, la famine est clairement assumée par Israël comme arme de guerre au mépris de toutes les règles du droit international. Les États-Unis et l’armée israélienne ont mis en place un simulacre d’aide alimentaire qui ne répond en rien aux besoins de la population et se traduit par de véritables guet-apens : c’est une instrumentalisation révoltante de l’aide humanitaire au service du déplacement forcé de la population et du nettoyage ethnique en cours. La faim, la soif, le manque de médicaments font des ravages. Des milliers d’enfants voient leur développement compromis pour la vie.

Depuis la reprise des bombardements et des opérations terrestres par Israël le 18 mars, visant toute la population, femmes, enfants, secouristes, journalistes, plus de 4.000 morts se sont ajoutés au 50.000 déjà comptabilisés ; les estimations dépassent les 100.000 morts.

C’est un génocide, pointé comme plausible par la Cour Internationale de Justice et confirmé par les plus grandes organisations de défense des droits humains, qui se déroule sous les yeux du monde entier qui laisse faire. 

En Cisjordanie, dont Jérusalem-Est, la population est assiégée, déplacée de force, menacée par les colons et l’armée israélienne.

Le Collectif Aubois pour la Paix à Gaza dénonce la guerre génocidaire menée par l’État israélien contre le peuple palestinien. Ce sont des décennies d’une impunité totale de l’État d’Israël, alors qu’il viole en permanence le droit international, qui nous ont menés à cette situation. Une situation qui concerne plus largement la région, avec les violations répétées par Israël du cessez-le-feu avec le Liban, et les attaques israéliennes contre la Syrie ainsi que l’occupation d’une partie de son territoire. Nous demandons qu’il soit mis fin à cette impunité et que des sanctions soient prises tant que l’État d’Israël ne se conforme pas au droit international.

Dans une déclaration conjointe du 19 mai, les dirigeants de la France, du Royaume-Uni et du Canada qualifient la situation comme « inacceptable » et affirment qu’ils « ne resteront pas les bras croisés ». Mais qu’ont-ils fait ? 

Face à un génocide, il faut des actes, tout de suite !!

La France continue de livrer des armes et des composants militaires à Israël, cela doit cesser immédiatement, et nous saluons l’action des dockers de Fos-sur-Mer qui refusent que ces équipements soient chargés dans un port français.

Le président de la République, par ses déclarations et celles de ses conseillers, multiplie les conditions pour la reconnaissance de la Palestine, ce qui est insupportable dans les conditions actuelles.

Nous saluons les initiatives d’organisations de la société civile israélienne qui refusent clairement le génocide en cours, et organisent des marches de solidarité à proximité de la bande de Gaza.

Nous condamnons aussi l’escalade de la violence avec La guerre déclenchée par Israël contre l’Iran le 13 juin, dans un conflit qui risque d’embraser toute la région et au-delà menace la paix mondiale. Cette guerre dite « des douze jours » a fait au moins 610 morts et plus de 4 700 blessés en Iran, et 28 morts et des milliers de blessés en Israël.

Le Collectif exige :

  • Arrêt de la guerre contre le peuple palestinien !
  • la reprise immédiate et inconditionnelle de l’aide humanitaire à Gaza
  • la libération de toutes les personnes détenues
  • Levée durable du blocus de Gaza !
  • Protection du peuple palestinien à Gaza et en Cisjordanie !
  • Arrêt des livraisons d’armes à Israël !
  • Arrêt de toute coopération militaire et sécuritaire !
  • Sanctions contre Israël !
  • Reconnaissance d’un État Palestinien !
  • Arrêt de l’occupation/colonisation expansives par Israël des territoires palestiniens et voisins.
  •  la construction d’un avenir de paix entre Palestiniens et Israéliens fondé sur l’égalité des droits,
  • Une paix juste et durable dans toute la région

OUI A LA PAIX


TROYES, le 27 juin 2025



Des tirs israéliens tuent 46 personnes lors d’une distribution d’aide, selon la Défense civile de Gaza



Alors qu’ils attendaient une distribution d’aide humanitaire, des civils gazaouis ont été ciblés par des tirs israéliens, selon la Défense civile palestinienne. L’attaque, qui a fait 46 morts, s’est produite à Nuseirat, près du centre d’aide humanitaire de la Gaza Humanitarian Foundation. Les scènes de chaos lors des distributions de l’organisme controversé, contrôlé par Israël et les Etats-Unis, se multiplient, provoquant l’indignation de la communauté internationale.



Gaza. Affamer-expulser, expulser-affamer


À travers la très mal nommée Gaza Humanitarian Foundation (GHF), Israël conditionne depuis le 26 mai l’acheminement de l’aide. Ce monopole est en réalité utilisé pour forcer les habitants de Gaza à se déplacer vers le sud, dans des « zones de concentration ». Ce plan de transfert par la famine a commencé à s’enliser, mais cela ne fait qu’augurer d’une plus grande brutalité.



En Israël, les Palestiniens discriminés jusque dans les abris antimissiles


Deux jours après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu entre Israël et l’Iran, le bilan est tombé : 28 morts israéliens dans cette guerre de douze jours, d’après les autorités. Parmi eux, quatre personnes sont mortes à Tamra, une ville israélienne à majorité arabe. Les attaques aériennes de l’Iran ont mis en exergue les différences de protection entre les civils israéliens. 




Tout le monde a gagné, à part le grand perdant: le peuple



Conflit Israël-Iran : le cessez-le-feu proposé par Donald Trump accepté, la « guerre des 12 jours » prend fin


Le Moyen-Orient aura tremblé pendant douze jours, et le monde avec lui. Un fragile cessez-le-feu est entré en vigueur mardi 24 juin entre l’Iran et Israël, après l’annonce d’une trêve par Donald Trump quelques heures plus tôt.

Dans la soirée, le président iranien Massoud Pezeshkian a annoncé « la fin de la guerre de 12 jours imposée à son pays« . « Après la résistance héroïque de notre grande nation, qui écrit l’histoire par sa grande détermination, nous sommes témoins de l’instauration d’une trêve et de la fin de cette guerre, imposée par l’aventurisme et la provocation« , a-t-il précisé. Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a pour sa part déclaré avoir « obtenu une victoire historique« . L’armée israélienne a indiqué qu’elle allait de nouveau se concentrer sur Gaza, où des frappes ont fait plusieurs dizaines de morts la veille de ces annonces, d’après la Défense civile de l’enclave palestinienne.



La guerre Israël / Iran : J+12

Par Bahareh Akrami, illustratrice


Aujourd’hui ce peuple est plus seul que jamais. Dans un pays déjà en crise économique, aux infrastructures détruites… Et le pire c’est que le plus dur commence maintenant.



Majd Kayyal : à Haïfa, « tout ce qui songe à prononcer le mot Palestine est aussitôt rappelé à l’ordre »


« Le calme est revenu aujourd’hui », soupire Majd Kayyal, « après deux semaines très, très compliquées. Cette nuit encore, avant le cessez-le-feu… C’était comme si ils voulaient utiliser toutes leur dernières munitions ! »

Haïfa se remet en effet ce matin des frappes iraniennes qui l’ont secouée cette nuit. Les magasins sont encore pour la plupart fermés, mais la vie semble reprendre sont cours, tant bien que mal. « C’est une situation très paradoxale pour nous, Palestinien-nes de Haïfa, de devoir craindre des frappes iraniennes tout en pleurant chaque jour le génocide israélien à Gaza. On se sent piégés, doublement piégés par le régime israélien, qui affame et tue nos frères et sœurs là-bas, et nous met en danger ici. »



Les médias français et la CIJ : quand l’absence devient un choix éditorial


Amina Kalache est journaliste indépendante. Pour Le Média, elle couvre régulièrement les mobilisations en soutien du peuple palestinien et anime des entretiens. Tout récemment, elle a par exemple organisé la table ronde « 500 morts en 72h : Gaza massacrée et affamée, la France silencieuse » (20/05), qui réunissait Jean-Francois Corty, président de Médecins du Monde, Christophe Oberlin, chirurgien français, Khadija Toufik, reporter en Cisjordanie et Rafaëlle Maison, professeure en droit international. Elle nous livre ici un témoignage sur la désertion médiatique des audiences de la Cour internationale de justice consacrées à la question palestinienne.

«Un crime de guerre» : l’ONU accuse Israël d’utiliser la nourriture à des fins militaires à Gaza




Les Nations unies ont appelé ce mardi 24 juin Israël à «cesser de tirer sur les personnes qui tentent d’obtenir de la nourriture» dans la bande de Gaza, alors que les frappes meurtrières contre des centres de distribution d’aide s’accumulent.

«Les personnes désespérées et affamées de Gaza continuent d’être confrontées au choix inhumain de mourir de faim ou de risquer d’être tuées en essayant d’obtenir de la nourriture.» Dans des notes transmises aux journalistes en amont d’une conférence de presse, ce mardi 24 juin, le bureau des droits de l’Homme de l’Organisation des nations unies (ONU) a réitéré ses critiques virulentes contre le mécanisme de distribution d’aide alimentaire introduit par Israël dans la bande de Gaza le 26 mai.



« Nous sommes devenus des monstres » : la famine et le génocide transforment la société à Gaza

Ahmad Mosabih, 16 ans, a emporté ce qu’il jugeait nécessaire pour un voyage que personne de son âge ne devrait avoir à faire. Il a pris un marteau en fer de cinquante centimètres de long, a glissé un couteau utilitaire dans sa poche et a quitté son domicile à 3 heures du matin avec un seul objectif : se procurer un sac de farine.

Ahmad s’était préparé pour ce voyage depuis la veille au soir. Une fois prêt à l’aube, il est parti de la partie ouest de la ville de Gaza, du quartier de Tal al-Hawa, en direction du sud-ouest vers le rond-point al-Nabulsi. Cet endroit est la porte d’entrée vers le nord de Gaza par laquelle passent les camions d’aide humanitaire. Ces camions appartiennent à des commerçants, des entreprises commerciales ou des organisations humanitaires opérant à Gaza. Peu importe qui les exploite, ils constituent le seul espoir d’Ahmad pour survivre temporairement.



Cisjordanie. Journées ordinaires à Massafer Yatta


Dans les territoires occupés, la violence des colons et de l’armée s’abat quotidiennement sur les habitants. Dans cette lettre que nous publions ici, l’autrice – militante israélienne du Villages Group, une association venant en aide aux villageois palestiniens – témoigne de cette brutalité banale, qui a redoublé d’intensité – et d’impunité – depuis le 7 octobre 2023.

À Gaza, le «génocide contre le peuple palestinien» est une «horreur indigne de l’humanité»



« Les affrontements militaires de ces trois derniers jours entre Israël et l’Iran, à l’initiative de l’Etat hébreu, ne doivent pas faire oublier la guerre sanglante à Gaza », disent de nombreux observateurs. Depuis le 7-Octobre, jour du massacre de plus de 1 200 Israéliens par le Hamas, plus de 54 000 Palestiniens, en majorité des civils, ont été tués en représailles par Israël. Cette hécatombe suscite des réactions dans le monde entier. L’historien sénégalais Abdoulaye Bathily a été plusieurs fois ministre dans son pays. Il a été aussi l’émissaire de l’ONU en Libye. Il témoigne au micro de Christophe Boisbouvier.



Vingt personnes tuées à Rafah par des tirs israéliens en allant chercher de l’aide humanitaire


La Défense civile de Gaza a indiqué que 20 personnes avaient été tuées lundi par des tirs de l’armée israélienne en allant chercher de l’aide humanitaire dans le territoire palestinien ravagé par les bombardements après plus de vingt mois de guerre. Contactée par l’AFP, l’armée israélienne a dit qu’elle se renseignait.



« On peut ouvrir sa gueule, dire stop » au génocide à Gaza : une marche rallie Paris à Bruxelles pour dénoncer l’inaction européenne

À l’initiative de la LDH, de la CGT, de la FSU, de Solidaires, de l’Association belgo-palestinienne (ABP), de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS), et de la Fédération internationale des droits humains (FIDH), marcheuses et marcheurs se sont élancés dimanche de Paris pour rallier Bruxelles d’ici le 23 juin afin de dénoncer le génocide à Gaza et appeler l’Europe à agir enfin.


Cessez le feu en Palestine !




Marche internationale pour Gaza : des groupes de militants stoppés en Lybie et en Egypte


Une caravane pro-palestinienne partie de Tunis et un groupe de militants participant à une marche internationale au départ du Caire vers Gaza, pour symboliquement « briser le blocus israélien », ont été stoppés vendredi, l’une en Libye, l’autre à la sortie du Caire, ont indiqué leurs organisateurs.

Une quarantaine de participants de la Global March ont été arrêtés à environ 45 km à l’est du Caire, en Égypte, « retenus en pleine chaleur avec interdiction de bouger » et passeports confisqués, a indiqué le collectif organisateur dans un communiqué. Une quinzaine sont retenus dans leurs hôtels au Caire, selon la même source.



Marches citoyennes vers Bruxelles pour demander à l’Europe d’agir contre le génocide à Gaza

Marche co-organisée par la LDH, de Paris à Bruxelles du 15 au 23 juin 2025

Une grande marche citoyenne part le dimanche 15 juin de Paris.
Soyez nombreuses et nombreux à rejoindre ces marcheuses et marcheurs qui feront plusieurs étapes avant d’arriver à Bruxelles le 23 juin. Chaque étape permettra à toutes celles et tous ceux qui les soutiennent de marcher à leurs côtés quelques kilomètres et de participer aux différents rassemblements.

Objectif : marcher vers Bruxelles avant la réunion du Conseil européen des chefs d’Etat et de gouvernement afin d’exiger que l’UE prenne ses responsabilités.




STOP GÉNOCIDE

Toutes et tous à Paris le 21 juin contre le salon du Bourget avec « Guerre à la guerre »


La semaine dernière, les dockers de Marseille ont refusé de charger les containers d’armes qui devaient partir vers Israël. Samedi, 300 000 personnes ont manifesté à Rome contre le génocide en cours. A Genève et à Lausanne, ce sont les gares qui ont été bloquées par des milliers de personnes. Lundi, un immense convoi a quitté la Tunisie en direction de la Palestine et d’ici quelques jours, la marche mondiale pour Gaza partira également du Caire. En France, des rassemblements massifs ont eu lieu partout en solidarité avec la Flotille de la liberté, interceptée illégalement par les forces armées dans les eaux internationales, et la mobilisation continue à Paris.


Plainte pour crimes de guerre

https://www.ldh-france.org/deux-enfants-francais-tues-a-gaza-un-autre-blesse-plainte-pour-crimes-de-guerre-crimes-contre-lhumanite-et-genocide/

Deux enfants français tués à Gaza, un autre blessé : plainte pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide.
Abderrahim, 6 ans, et Janna, 9 ans, deux enfants français, ont été tués à Gaza
par des tirs de l’armée israélienne dans la nuit du 23 au 24 octobre 2023. Leur petit frère Omar, 2 ans et demi, a été quant à lui grièvement blessé.
La grand-mère des jeunes victimes ainsi que la LDH (Ligue des droits de l’Homme) ont décidé de déposer une plainte avec constitution de partie civile auprès du pôle crime contre l’humanité du tribunal judiciaire de Paris pour crimes contre l’humanité, crimes de guerre et génocide.

Il s’agira de la première plainte saisissant la justice française en se fondant sur la compétence personnelle
passive, c’est-à-dire à raison de la nationalité française des victimes, pour poser
la question de la responsabilité de ces crimes.
Cette plainte a vocation à contribuer à prévenir et poursuivre les personnes
responsables, soldats ou politiques, du génocide en cours dans la Bande de
Gaza, qui touche de manière indiscriminée toute la population civile de l’enclave.
Elle s’inscrit dans la continuité de la lutte contre l’impunité des auteurs de crimes
internationaux, déjà initiée par une plainte portée par la LDH, la Fédération
internationale pour les droits humains (FIDH) et ses organisations membres
palestiniennes, à l’encontre d’un soldat franco-israélien accusé de crimes de
guerre, crimes contre l’humanité, génocide, torture et complicité de crimes commis contre des prisonniers palestiniens.


La LDH n’aura de cesse de se mobiliser contre le génocide en cours.

À Gaza, au moins 31 morts et plus de 176 blessés dans des nouveaux tirs israéliens



Les secouristes de Gaza ont déclaré que des tirs israéliens ont tué au moins 31 Palestiniens et en ont blessé plus de 176 tôt dimanche, alors que des milliers de personnes se dirigeaient vers un site de distribution d’aide alimentaire géré par les États-Unis.

Plus de 54 418 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne militaire israélienne de représailles, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, jugées fiables par l’ONU.



Enquête : les ordres d’évacuation de l’armée israélienne depuis mars couvrent 78 % de la bande de Gaza


Entre le 18 mars – jour de rupture du cessez-le-feu – et le 29 mai, l’armée israélienne a publié 32 ordres d’évacuation contraignant la population gazaouie à fuir. Selon l’analyse des Observateurs de France 24, 78 % du territoire est désormais concerné par au moins un de ces ordres. Plus de deux millions d’habitants de Gaza sont désormais censés se retrancher sur un territoire qui représente moins de 65 km².



Guerre dans la bande de Gaza : qui utilise ou non le mot « génocide » pour décrire les opérations israéliennes, et pour quelles raisons ?


De plus en plus d’ONG, de chercheurs et de responsables politiques emploient ce terme lourd de sens pour qualifier la politique d’Israël vis-à-vis des Gazaouis.

Le mot est clivant. Et le débat, extrêmement tendu. Après plus d’un an et demi de guerre dans la bande de Gaza contre le Hamas, organisation islamiste, en réaction aux attaques terroristes du 7 octobre 2023, l’Etat d’Israël est régulièrement accusé de commettre un génocide à l’encontre des habitants de l’enclave palestinienne. Des banderoles de manifestations jusqu’aux rapports de l’ONU en passant par certains discours de dirigeants politiques, ce terme, très chargé historiquement, est de plus en plus fréquemment utilisé pour décrire la politique menée à l’encontre des quelque deux millions de Gazaouis piégés dans cette zone dévastée.



Gaza. Influenceurs par temps de génocide


La guerre contre Gaza est le premier génocide retransmis en direct sur les petits écrans de nos téléphones. Malgré l’absence d’électricité, l’accès difficile à Internet et la famine, les Palestiniens de Gaza continuent à documenter sans relâche leur calvaire. Certains sont devenus des icônes suivies en ligne par des millions de personnes. Une présence en ligne, notamment en anglais, qui s’est construite depuis les mobilisations sur tout le territoire de la Palestine historique en 2021.



Gaza : Guillaume Erner face à « deux visions de la réalité »


Où il est question d’un léger « différend » à l’antenne de France Culture, le 26 mai 2025.



Israël/Cisjordanie : la milice coloniale du gouvernement Netanyahu s’organise pour détruire les vies palestiniennes


Encouragés par le gouvernement israélien, couverts par l’armée et rarement condamnés, les actes de violences de colons contre la population palestinienne explosent ces derniers mois. À la faveur de la levée des sanctions par les États-Unis, le sentiment d’impunité est total.



Gaza : 600 jours de guerre, la distribution d’aide de la Fondation américaine suspendue après le « chaos » de mardi

Homme à table (1905), croquis de Franz Kafka destiné à illustrer Le Procès.
Collection du musée Franz-Kafka à Prague.



L’ONU fait état de 47 blessés lors de la distribution à Rafah, le bureau de presse du gouvernement palestinien évoque trois morts.

Un haut responsable de l’ONU a dénoncé mercredi comme « une distraction » indigne le nouveau système de distribution d’aide mis en place par Israël dans la bande de Gaza, au 600e jour de la guerre entre Israël et le Hamas, après une distribution chaotique ayant fait au moins trois morts et 47 blessés la veille.



Guerre à Gaza : mise en cause par l’ONU, l’armée israélienne dément avoir tiré sur la foule lors d’une distribution d’aide humanitaire


Des soldats israéliens « ont effectué des tirs de sommation en l’air » mardi, « dans la zone à l’extérieur » d’un nouveau centre géré par une ONG, « en aucun cas vers les gens », assure un porte-parole.

L’armée israélienne a démenti, mercredi 28 mai, avoir ouvert le feu sur la foule la veille en marge d’une distribution d’aide humanitaire à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, la première assurée par une nouvelle fondation controversée. Les soldats israéliens ont été mis en cause par un responsable de l’ONU qui a fait état de nombreux blessés par balles.



Gaza: « Une situation unique au monde où la population est enfermée sur la zone de conflit »


Israël intensifie son offensive dans la bande de Gaza, un territoire dévasté et affamé, malgré les pressions internationales croissantes pour faire taire les armes. Alexandre Chatillon, directeur de l’ONG Super-Novae, était sur le plateau de France 24 pour évoquer la situation à Gaza et les conditions de travail des humanitaires dans ce territoire. Après s’être rendu dans l’enclave palestinienne plusieurs fois, il a récemment été refoulé par les autorités israéliennes.



« Horreur absolue » : plus de 50 000 enfants tués ou blessés dans la bande de Gaza


« En l’espace de 72 heures ce week-end, les images de deux attaques effroyables ont une nouvelle fois illustré les conséquences inhumaines de cette guerre impitoyable menée contre les enfants dans la bande de Gaza.

Vendredi, nous avons vu les images des corps calcinés et démembrés des enfants de la famille al-Najjar, retirés des décombres de leur maison à Khan Younès. Sur les dix frères et sœurs âgés de moins de 12 ans, un seul aura survécu, grièvement blessé.



Des écrivains dénoncent un «génocide» à Gaza: «Un mot nécessaire à double titre», explique Jadd Hilal


La guerre se poursuit à Gaza avec des bombardements quotidiens. L’aide humanitaire recommence à entrer au compte-gouttes et en quantité largement insuffisante pour nourrir une population affamée et qui manque de tout à cause blocus israélien. Cette escalade militaire et les souffrances des 2,4 millions de civils dans la bande de Gaza nourrissent une indignation internationale croissante, y compris parmi les plus fidèles alliés d’Israël. En France, 300 écrivains ont signé ce 26 mai une tribune, publiée dans le journal Libération, dans laquelle ils réclament des sanctions contre Israël et un cessez-le-feu immédiat pour mettre un terme sans délai au génocide à Gaza. Entretien avec l’un des signataires de la tribune, l’écrivain franco-libano-palestinien Jadd Hilal, auteur de « Le caprice de vivre », éditions Elyzad.  



Manifestation d’Israéliens à Paris : « Nous avons la responsabilité de mettre fin à ce génocide »


À Paris, comme dans treize villes européenne était organisée une manifestation d’Israéliens réclamant l’interruption de la guerre à Gaza. L’historien et ex-ambassadeur Elie Barnavi a pris part à la mobilisation, dénonçant une « folie ». « Nous avons la responsabilité de mettre fin à ce génocide », a souligné sur France 24 l’une des organisatrices du rassemblement.



Quelque 380 écrivains britanniques et irlandais dénoncent un « génocide » à Gaza


Quelque 380 écrivains du Royaume-Uni et d’Irlande, dont Zadie Smith, Ian McEwan et Irvine Welsh, ont appelé à utiliser les « mots justes » et à qualifier de « génocide » la guerre menée par Israël dans la bande de Gaza. Une lettre similaire a été publiée mardi par quelque 300 écrivains francophones, dont les prix Nobel de littérature Annie Ernaux et Jean-Marie Gustave Le Clézio.



Soutien à la Palestine. Les universités bâillonnées


Dénoncer un massacre en cours en Palestine, proposer des espaces académiques d’analyse et de discussion critique de la politique menée par l’État israélien a valu à nombre d’enseignants et de chercheurs français des sanctions disciplinaires ou des poursuites judiciaires pour « apologie du terrorisme ». Florilège.



ELNET, le réseau d’influence au service d’Israël et de Netanyahu


Inscrit comme lobby officiel du gouvernement israélien auprès de l’Assemblée nationale, Elnet s’inspire des réseaux américains pro Netanyahu pour influencer les journalistes et les politiques français. Méconnu du public, il développe une stratégie médiatique de plus en plus agressive en offrant des éléments de langage clé en main, visant à taire toute critique de l’extrême droite au pouvoir à Jérusalem, avec le soutien de nombreuses personnalités très conciliantes avec les massacres en cours à Gaza. Décryptage.


« C’est obscène » : après 11 semaines de blocus, l’aide humanitaire au goutte à goutte dans la bande de Gaza



Depuis lundi, un nombre limité de camions chargés de biens de première nécessité ont été autorisés par les autorités israéliennes à franchir le passage de Kerem Shalom, dans le sud de la bande de Gaza. L’enclave palestinienne était sous blocus total depuis 11 semaines. Humanitaires et habitants dénoncent une aide largement insuffisante, qui n’a pas pu atteindre tous les habitants.



« Rendre inutilisable » : La mission israélienne de destruction urbaine totale 


Alors que les frappes aériennes font de nombreuses victimes, les bulldozers et les explosifs rasent Gaza depuis la terre – ce que les soldats présentent comme une campagne systématique visant à rendre la bande de Gaza invivable, comme le révèle une enquête conjointe



Les actes dans la bande de Gaza « vont dans le sens d’un génocide », alerte le Conseil de l’Europe


Les actes dans la bande de Gaza « vont dans le sens d’un nettoyage ethnique et d’un génocide », a dénoncé vendredi une rapporteure de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), qualifiant « le massacre qui se déroule actuellement » d' » immense tragédie ».



Témoignages

 

Journal d’une Gazaouie : «Parfois, la mort semble plus clémente que la vie à laquelle nous sommes condamnés»


Nour Z. Jarada vit à Gaza depuis toujours. Pour «Libération», cette psychologue de Médecins du monde France raconte son quotidien dans l’enclave palestinienne. Dixième épisode : l’angoisse d’être le seul survivant.



« Réjouissez-vous, habitants de Gaza ! Vous serez tués l’estomac plein »


Nous traduisons cet article tristement ironique d’AHmed Al-Najjar, journaliste et universitaire gazaoui, qui offre une analyse glaçante de l’instrumentalisation de l’aide humanitaire par Israël.

« Le nouveau plan humanitaire américain nous « sauvera », tout comme les précédents.« 



Gaza. Une mémoire contre l’oubli


Dans Pour l’honneur de Gaza, le réalisateur palestinien Iyad Alasttal livre un témoignage poignant sur la vie dans l’enclave depuis le 7 octobre 2023, mettant en lumière celles et ceux qui luttent pour survivre malgré l’horreur et l’indifférence du monde.

Bande de Gaza: l’enfer de 1,1 million d’enfants pris au piège entre guerre et malnutrition



Les superlatifs ne suffisent plus pour décrire la situation humanitaire dans la bande de Gaza où la famine s’installe et où la population tente de survivre sous les bombardements incessants d’Israël. Si aucun habitant n’est épargné par le drame qui se déroule, plus d’un million d’enfants dans l’enclave assiégée paient un incommensurable tribut. 



Guerre à Gaza : Israël poursuit son offensive, des dizaines de Palestiniens tués


Au moins 44 personnes sont mortes dans la bande de Gaza après de nouveaux bombardements de l’armée israélienne, a annoncé, mardi, la Défense civile palestinienne. Selon cette dernière, les frappes ont notamment touché une école abritant des déplacés, plusieurs habitations ainsi qu’une station-service. Des responsables locaux font, eux, état de 60 morts.



Israël pilonne Gaza : le journaliste Rami Abou Jamous raconte


Israël a annoncé ce lundi son intention de prendre le contrôle de toute la bande de Gaza. Un territoire dévasté par la guerre selon les secours. Comment vit-on et comment survit-on à Gaza ? Entretien avec le journaliste Rami Abou Jamous, témoin de l’enfer de Gaza, triple lauréat du prix des correspondants de guerre de Bayeux.



Israël reconnaît des tirs de sommation contre des diplomates étrangers en visite en Cisjordanie


L’armée israélienne a reconnu mercredi 21 mai avoir procédé à des tirs de sommation en direction de diplomates étrangers en visite à Jénine, en Cisjordanie occupée, après que l’Autorité palestinienne a accusé des soldats israéliens d’avoir ouvert le feu « à balles réelles » sur ces hauts fonctionnaires.



France. Dans les médias, la Palestine sans les Palestiniens


Si le génocide à Gaza a remis la Palestine en Une des médias français, il n’en est pas de même des chercheurs palestiniens qui se sont spécialisés dans l’étude de leur pays, et que l’on peut à juste titre considérer comme particulièrement légitimes sur le sujet. Est-ce faute de se faire inviter ? Ou sont-ils particulièrement réticents ? La réponse est complexe.



La guerre où les femmes ont perdu le droit à leur corps


La guerre à Gaza n’est pas seulement une histoire de décombres et de frappes aériennes. C’est aussi l’histoire d’une jeune fille qui a ses premières règles sous les bombardements, d’une mère qui saigne en silence et fait une fausse couche sur un sol froid ou qui accouche sous les drones.



Troyes: manifestation aujourd’hui à 18h

Collectif aubois pour la paix




Vendredi 16 mai

18h00

Place Jean-Jaurès




Hier le peuple palestinien a commémoré le 77ème anniversaire de la Nakba. La Nakba la catastrophe en arabe, c’est 800000 palestiniens qui furent chassés de leurs terres, de leurs maisons, de leur patrie par l’armée israélienne durant la période de 1947 à 1949. Un nettoyage ethnique, un crime colonial.

Aujourd’hui la Nakba continue sous nos yeux dans la mémoire et la douleur du peuple palestinien. Elle continue à travers les crimes perpétrés en ce moment  et depuis 20 mois par de Netanyahu et son gouvernement.

Le 18 mars Israël a violé le cessez-le-feu à Gaza, avec le soutien total des États-Unis, en décidant la reprise de bombardements massifs et des déplacements forcés de la population. Plus de 800 morts ont été comptabilisés en quelques jours, en majorité des femmes et des enfants ! Depuis le début du mois de mars, l’État d’Israël a totalement fermé tous les accès à Gaza, c’est l’arrêt de l’aide humanitaire, la coupure de l’eau, de l’électricité et des médicaments, la famine qui s’installe.

La situation est catastrophique, la population s’entretue pour de l’eau et n’a désormais quasiment plus rien à manger. L’ONU a d’ailleurs dénoncé l’utilisation de la famine par Israël comme arme de guerre. D’après la Croix rouge la situation humanitaire est au bord de l’effondrement, chaque jour qui passe, les cas d’émaciation sévère augmentent. Le taux de malnutrition chez les enfants a ainsi bondi de « 172 % au premier trimestre de 2025 » par rapport à la même période l’an dernier. Pour couronner le tout, vendredi 2 mai un bateau de l’ONG la flottille de la liberté transportant des vivres pour les Gazaouis a été attaqué par des drones israéliens.

Le 4 mai dernier, Netanyahou a confirmé son plan de déplacement massif de la population et sa volonté de conquête  du territoire en expliquant qu’il compte « promouvoir le plan Trump  ». « C’était la recommandation du chef d’état-major, pour détruire le Hamas. Il pense que cela nous aidera à libérer les otages, et je suis d’accord avec lui », a déclaré Benyamin Netanyahou précisant que ses troupes occuperaient le territoire et que la population gazaouie serait déplacée vers le sud.

En continuant ses agressions contre le Liban et la Syrie, c’est tout le Moyen-Orient qu’Israël cherche à embraser certains pays occidentaux, comme la France, ont condamné les bombardements de l’armée israélienne mais ce ne sont que des mots. Les paroles et les discours ne servent plus à rien. Israël veut enterrer tout espoir de cessez-le-feu permanent à Gaza en reprenant sa guerre génocidaire contre le peuple palestinien et en lui niant le droit à la vie.

 Il faut prendre des sanctions contre Israël pour mettre fin aux massacres et au génocide en cours.

Emmanuel Macron a déclaré il y a quelques semaines que la reconnaissance de l’état de Palestine pour le France « pourrait  » avoir lieu en juin. Mais qu’attend il de plus pour agir ? L’urgence est là, la France doit prendre ses responsabilités. En plus de la reconnaissance de l’état, le président français doit agir pour débloquer l’arrivée de l’aide humanitaire et exiger que des sanctions soient prises à l’échelle européenne contre le gouvernement d’extrême droite israélien. Mais visiblement les priorités du gouvernement français sont ailleurs ! Il préfère criminaliser celles et ceux qui se mobilisent en soutien au peuple palestinien notamment en demandant la dissolution d’Urgence Palestine. Le message est clair : faire taire les voix de la paix et s’en prendre à celles et ceux qui défendent la solidarité internationale.

Le collectif pour la Paix s’oppose évidemment à cette dissolution. En Cisjordanie, dont Jérusalem-Est, la population est assiégée, déplacée de force par les colons et l’armée israélienne, leurs habitations sont détruites. C’est un véritable nettoyage ethnique, mené sans interruption, qui fait craindre un scénario proche de celui de Gaza. C’est ouvertement un processus d’annexion de la Cisjordanie qui se met en place avec l’approbation de Trump.

Le mouvement de solidarité prend de l’ampleur en France et partout dans le monde. De nouvelles voix s’élèvent pour dénoncer et s’opposer aux massacres ; la rabbin Delphine Horvilleur a publié un texte-manifeste dans lequel elle dit son « refus absolu de l’annihilation d’un peuple » pour réaliser « le rêve de survie » d’un autre peuple. Elle dénonce «  la déroute politique et la faillite morale du gouvernement israélien » et parle de la « tragédie endurée par les gazaouis ». Son texte a été relayé par de nombreuses personnalités en France.

En Israël également les mobilisations s’accentuent, le peuple israélien manifeste chaque semaine pour l’arrêt de la guerre et le retour des otages.

En France, le mouvement de solidarité perdure et se renforce et nous ne lâcherons rien. Plus de 4000 citoyens aubois se sont déjà prononcés pour que le gouvernement français interdise la livraison d’armes à Israël et prenne toute sanction pour imposer que l’aide humanitaire parvienne aux gazaouis affamés.

Le Collectif exige :

–  Arrêt de la guerre contre le peuple palestinien !

– Levée durable du blocus de Gaza !

– Protection du peuple palestinien à Gaza et en Cisjordanie !

– Arrêt des livraisons d’armes à Israël !

– Arrêt de toute coopération militaire et sécuritaire !

– Sanctions contre Israël !

– Reconnaissance d’un État Palestinien !

– Arrêt de l’occupation/colonisation expansives par Israël des territoires palestiniens et voisins.



Les frappes israéliennes ont fait 74 morts, selon un nouveau bilan de la défense civile palestinienne


« Des dizaines d’autres personnes restent piégées sous les décombres », a déclaré le porte-parole de cette organisation de premiers secours.



« Ma façon de résister, c’est de rester en Palestine »


Comme vous le savez, environ 110 habitants de Gaza sont arrivés récemment en France, évacués fin avril grâce au consulat français de Jérusalem. Parmi eux, il y avait des regroupements familiaux, des gens qui ont reçu des bourses universitaires, des artistes, des gens qui ont des liens divers avec la France et qui voulaient sortir de Gaza. Tout de suite après, j’ai reçu beaucoup d’appels d’amis français, journalistes ou non. Avec la même question : « Pourquoi tu n’es pas parti ? » Certains me proposaient même d’appeler le consulat de France, croyant qu’il m’avait oublié dans la liste des candidats au départ. J’ai répondu que, depuis le premier jour de la guerre, le consulat me propose de me faire quitter Gaza, avec ma famille, et de m’accueillir en France. Mais je refuse.


Le CRIF « signaleur de confiance » de l’Arcom, une menace pour la liberté d’expression

UJFP
L’Arcom (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique) vient d’agréer le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) comme « signaleur de confiance ». Ce statut permet à une organisation de signaler des contenus jugés illicites ou problématiques, en bénéficiant d’un traitement prioritaire. L’Union juive française pour la paix (UJFP) dénonce cette décision grave et lourde de conséquences.

La population à Gaza est «au-delà d’exsangue» et ne «mange qu’une fois par jour», déplore le responsable du PAM Antoine Renard



Antoine Renard, représentant et directeur pays du Programme alimentaire mondial en Palestine (PAM) est le grand invité international de RFI lundi 12 mai. De retour de la bande de Gaza, il décrit une population « au-delà d’exsangue », décrit-il après une visite dans l’enclave. Après plus de deux mois de blocus de l’aide humanitaire, la situation est catastrophique, alors qu’« à 40 kilomètres de là, nous avons tout le stock nécessaire pour couvrir 2,2 millions de personnes ».



« Elle est en train de mourir sous mes yeux » : Les enfants de Gaza affamés par le siège israélien 


Avec plus de 70 000 enfants hospitalisés pour malnutrition, le blocus israélien sur la bande de Gaza laisse les parents impuissants face à l’agonie de leurs enfants.

Rahaf Ayad, 12 ans, est si mal nourrie qu’elle peut à peine parler. Ses cheveux tombent. Ses côtes sont saillantes. Elle peut à peine bouger ses membres. Elle cligne lentement des yeux, les paupières lourdes. 

Originaire d’Al-Shuja’iya, dans l’est de la ville de Gaza, Rahaf vit aujourd’hui avec les sept membres de sa famille dans une seule pièce de la maison d’un parent, dans le quartier Al-Rimal de la ville.  



Procédure de dissolution d’Urgence Palestine :  Un signal alarmant envoyé aux défenseurs des droits des Palestiniens, en plein génocide à Gaza


Suite à la procédure engagée fin avril 2025 par le ministre de l’Intérieur français Bruno Retailleau, le collectif Urgence Palestine pourrait être dissous dès demain, empêchant cette organisation de poursuivre ses actions de mobilisation contre le génocide en cours dans la bande de Gaza.  

Amnesty International condamne cette procédure de dissolution, qui illustre la dégradation continue des libertés d’expression, d’association et de réunion pacifique en France.   

Guerre entre Israël et le Hamas : plusieurs personnalités juives, dont Delphine Horvilleur et Anne Sinclair, prennent la parole pour dénoncer la situation humanitaire à Gaza



La rabbin s’est exprimée dans une revue, affirmant qu’il est « urgent de reprendre la parole ». La journaliste se dit, de son côté, « déchirée par l’action que mène le gouvernement de Netanyahou. »

La rabbin Delphine Horvilleur a publié jeudi 8 mai un texte-manifeste dans la revue trimestrielle Tenoua, dont elle est la directrice de la rédaction, pour dire son « refus absolu de l’annihilation d’un peuple » pour réaliser « le rêve de survie » d’un autre peuple.



Le silence qui règne autour de Gaza se fissure enfin


Il est une femme dont les pas ne résonneront pas sur le tapis rouge du grand palais à Cannes : Fatma Hassona. Elle était photojournaliste, protagoniste du documentaire Put Your Soul on Your Hand and Walk, de Sepideh Farsi. Le lendemain de sa sélection au festival de Cannes, elle a été tuée à Gaza.



Israël tue 100 personnes en 24h


Les experts de l’ONU mettent en garde contre une « annihilation ». 100 Palestinien·nes assassiné·es en moins de 24h. « Nous n’avons plus de nourriture à préparer »



« Peut-on aimer un pays / Qui n’est même pas un pays ? ». Carnets de Palestine #3


Durant un mois, le photographe niçois Olivier Baudouin est en résidence artistique à Bethléem, dans les Territoires palestiniens occupés, au sud de Jérusalem. Retrouvez chaque semaine son carnet de bord, au cœur de la vie qui s’obstine à être. Épisode 3 : « Il y a une chose qui m’a toujours troublé, c’est cette douceur qui émane des gens d’Ici, je ne la retrouve pas ailleurs ».

Les Etats doivent agir pour éviter l’« annihilation » des Palestiniens, alertent des experts de l’ONU



Les Etats doivent agir « maintenant » pour ne pas assister à l’ « annihilation » des Palestiniens dans la bande de Gaza, ont alerté mercredi plus de trente experts indépendants des Nations unies. « Les États doivent agir rapidement pour mettre fin au génocide en cours, démanteler l’apartheid et assurer un avenir dans lequel Palestiniens et Israéliens coexisteront dans la liberté et la dignité », ont-ils demandé dans un communiqué.



Impunité d’Israël : encore plus loin dans le génocide et l’effacement des Palestiniens


L’heure est aux sanctions contre les criminels et pas contre celles et ceux qui dénoncent ce génocide en cours et ont l’impression de hurler dans le désert depuis plus de 19 mois.  C’est notre humanité à toutes et tous qui est en jeu : soit nous réagissons, soit nous sombrons. Par Anne Tuaillon, Présidente de l’Association France Palestine Solidarité. 

« Gaza sera totalement détruite », dit le ministre des Finances israélien



Le ministre des Finances d’extrême droite, Bezalel Smotrich, a affirmé ce mardi 6 mai que la bande de Gaza serait « totalement détruite » après la guerre en cours entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas.

Bezalel Smotrich a également affirmé que la population gazaouie, après avoir été déplacée vers le sud, commencerait à « partir en grand nombre vers des pays tiers ».



«Ils ont vidé les maisons»: en Cisjordanie, l’armée israélienne détruit le village du film «No Other Land»


Les habitants de Masafer Yatta en Cisjordanie occupée sont désolés. Un des villages de cette localité palestinienne a été détruit, lundi 5 mai, par l’armée israélienne. C’est là-bas que le documentaire oscarisé en mars dernier No Other Land sur le quotidien de Palestiniens luttant contre l’occupation israélienne avait été tourné en grande partie. 



L’arme de la faim pour la « conquête de la bande de Gaza »



À Gaza, cela fait maintenant plus de deux mois que l’aide internationale est bloquée par les israéliens… Rita Baroud, journaliste indépendante, qui vit sur place, témoigne dans les colonnes de La Repubblica à Rome : « À Gaza, rien ne ressemble à la vie, affirme-t-elle. Ici, la faim n’est pas une sensation temporaire, mais un état permanent. La soif n’est pas un inconfort passager, mais une douleur enracinée dans la gorge et dans l’âme. Une soif réelle et profonde qui vide le corps et consume l’esprit. (…) Gaza aujourd’hui n’est pas seulement une ville assiégée, poursuit la journaliste gazaouie : c’est ce qui reste d’une ville sous les cendres, respirant difficilement, sous un ciel contaminé par la mort. Plus de deux millions de personnes sont entassées sur une petite bande de terre sans nourriture, sans eau, sans carburant, sans médicaments et sans aucun sentiment de sécurité. (…) Ce qui se passe actuellement n’est pas seulement une catastrophe humanitaire, mais aussi une tache sur la conscience de l’humanité », s’exclame encore Rita BaroudEt « le silence international tue plus que les bombes. Gaza survit… elle ne mange pas, elle ne boit pas, mais elle ne meurt pas. Aujourd’hui, Gaza n’est pas seulement sans nourriture ni eau, mais sans espoir. Elle meurt lentement sous les yeux d’un monde qui la regarde… et qui se tait ».



 Les opérations humanitaires « au bord de l’effondrement total », alerte la Croix-Rouge


Depuis le 2 mars, aucune aide humanitaire n’est autorisée à entrer dans le territoire palestinien, où vivent 2,4 millions de personnes.

Après deux mois de blocus total de toute entrée d’aide par Israël, les opérations humanitaires dans la bande de Gaza sont « au bord de l’effondrement total », a mis en garde le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), vendredi 2 mai. « Si l’acheminement des secours ne reprend pas immédiatement, le CICR ne disposera pas des vivres, médicaments et produits de première nécessité dont il a besoin pour poursuivre bon nombre des programmes qu’il mène à Gaza », souligne l’organisation dans un communiqué. 



« Il nous reste des médicaments pour très peu de temps donc on est obligés de trier les patients, ce qui est absolument terrible », souligne Médecins sans frontières


Selon les Nations unies, 3 000 camions chargés d’aide humanitaire sont bloqués aux portes de Gaza.

« On n’en est pas encore à mourir de la famine mais on voit que les gens commencent à maigrir », indique, vendredi 2 mai, sur franceinfo Amande Bazerolle, coordinatrice de Médecins sans frontières à Gaza alors que cela fait désormais deux mois qu’Israël refuse de laisser entrer toute aide humanitaire dans l’enclave. Selon les Nations unies, 3 000 camions chargés d’aide humanitaire sont bloqués aux portes de Gaza.



Israël approuve un plan prévoyant la « conquête de la bande de Gaza »


Le Premier ministre israélien a par ailleurs affirmé qu’il « continuait à promouvoir le plan Trump visant à permettre le départ volontaire des habitants de Gaza », selon une source officielle israélienne citée les médias du pays.

Israël valide l’expansion de son offensive. Le cabinet politico-sécuritaire a approuvé un plan prévoyant notamment « la conquête de la bande de Gaza et le contrôle de territoires », selon une source officielle israélienne citée lundi 5 mai par l’AFP et les médias du pays. Il entend ainsi vaincre le Hamas et assurer le « retour des otages » israéliens après plus de dix-neuf mois de guerre.