Un amendement au projet de loi de finances rectificative, voté au Palais du Luxembourg, remplace la prime de rentrée exceptionnelle par une majoration de la prime d’activité, qui ne concerne que les travailleurs modestes.
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Ils sont Guinéens, Maliens, Ivoiriens et sans papiers. Ils travaillent pour une entreprise privée qui gère pour l’Etat un centre d’hébergement d’urgence. Depuis une semaine, ils sont en grève pour réclamer leurs arriérés de salaires.
En France, associations et patrons se mobilisent pour les jeunes apprentis étrangers menacés d’expulsion
Un jeune étranger suit un cours de français avant de débuter un apprentissage. Image d’illustration. Crédit : InfoMigrants
De nombreux départements français sont concernés par les hausses d’Obligations de quitter le territoire (OQTF) remises à de jeunes étrangers en formation professionnelle. De Bordeaux à Dijon, des associations et des patrons d’entreprises se mobilisent pour tenter de leur permettre de rester en France pour poursuivre leur formation.
Golhassan dort chaque soir dans ce campement de fortune installé sur la place de la Bastille, à Paris. Crédit : InfoMigrants
Golhassan, Alpha et une soixantaine d’autres jeunes exilés vivent, depuis le 28 mai, sur un bout de trottoir de la place de la Bastille, à Paris. L’opération, soutenue par l’association Utopia56, avait pour but d’obtenir de la mairie et de l’État une structure d’hébergement dédiée à ces mineurs en recours. En vain, pour le moment.
Lors d’un rassemblement d’agents de santé dénonçant la dégradation de leurs conditions de travail, devant les grilles de l’hôpital Tenon, à Paris, le 25 mai 2022. (AFP)
Un groupe d’associations et de collectifs de santé interpelle la Première ministre et menace pour la première fois de porter plainte pour carence fautive de l’État, tant la situation de l’hôpital public est dégradée. Les signataires appellent notamment à la fixation de ratios minimum soignants-soignés dans tous les services.
Samedi 2 juillet, Resf a organisé un pique-nique dans le parc de Sceaux pour soutenir les jeunes apprentis étrangers qui ont reçu une OQTF. Crédit : InfoMigr
Dans le département des Hauts-de-Seine, de plus en plus de jeunes majeurs étrangers, arrivés mineurs en France, reçoivent des Obligations de quitter le territoire français (OQTF) malgré leur scolarisation et même, souvent, des promesses d’embauche. Les associations dénoncent un acharnement des autorités.
Nous apprenons que Le Centre Départemental de l’Enfance expulse actuellement les Jeunes Majeurs Étrangers des lieux où ils étaient jusqu’alors hébergés.
Ceux-ci se retrouvent donc à la rue et dans la plus grande précarité.
Nous ne pouvons pas accepter cette situation et nous mettrons tout en œuvre pour leur venir en aide.
Nous vous attendons
au 5 rue Charbonnet à Troyes
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L’action qui commence ce jeudi 30 juin à Troyes cherche à alerter l’opinion et l’administration auboise sur l’inhumanité du traitement qui est réservéà ces jeunes étrangers.
Ils sont plusieurs dizaines…
Ils sont plusieurs dizaines dans l’Aube, jeunes filles ou jeunes garçons. Sans parents, ils ont rejoint notre pays à 15, 16 ou 17 ans.
Pris en charge par le CDE, centre départemental de l’enfance, ils ont suivi un parcours souvent exceptionnel :
Ils ont appris ou perfectionné leur français
Dans des collèges, lycées, ils étudient et se montrent des élèves studieux, respectueux, avides d’apprendre et de progresser
En lycée professionnel ou en CFA, ils s’engagent dans l’apprentissage de métiers où la main d’œuvre manque cruellement :
Entre 200 000 et 300 000 emplois non pourvus en France dans le domaine de la restauration
Dans le secteur du bâtiment, 900 postes sont à pourvoir dans l’Aube
L’industrie cherche à recruter 50 000 emplois en France,
Ils ne provoquent aucun trouble là où ils sont hébergés, mais sont bénévoles ou actifs dans des associations, des clubs sportifs
Ils ne peuvent plus entretenir de liens avec leur famille, par crainte de mauvais traitements, discriminations, mutilations sexuelles, mariages forcés, motifs religieux
Ils sont en voie d’insertion et, pour poursuivre dans cette voie, ils ont demandé en préfecture une régularisation à l’approche de leurs 18 ans.
POURTANT
Malgré leurs efforts, ceux du département pour les accueillir comme il en a l’obligation, malgré les demandes renouvelées des employeurs :
Plusieurs dizaines d’entre eux se retrouvent à la veille des vacances sans ressources, sans toit. Un bon nombre a été contraint de quitter l’apprentissage en cours, les lycées sont fermés …
Ignorant les avis de la Défenseure des Droits et de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, la réponse quasi-unique de la préfecture, quand ils deviennent jeunes majeurs, est :
(Obligation de quitter le territoire français)
Au motif qu’ils n’arrivent pas à faire la preuve de leur identité ; prétexte parfois contesté par le tribunal administratif de Châlons ou la Cour d’appel de Nancy, et malgré les documents d’état-civil demandés auprès des ambassades ou dans le pays d’origine.
Situations intenables, angoisses sans fin, absurdité économique …Voilà le résultat de cette politique de rejet quasi-systématique de leurs demandes de régularisation
Quels drames la préfecture attend-elle pour faire preuve d’humanité ?
Deux mineurs tchadiens vivant dans les rues de Paris (archives). Crédit : Mehdi Chebil pour InfoMigrants
À partir du 30 juin, France terre d’asile sera en charge de l’évaluation de la minorité des mineurs étrangers non accompagnés à Paris. L’association succède à la Croix rouge, qui a géré pendant six ans le Dispositif d’évaluation des mineurs isolés étrangers. FTDA s’installe dans de nouveaux locaux, dans le 12e arrondissement, et promet plus d’accompagnement pour les jeunes.
A Troyes, le Collectif de Veille lance un cri d’alarme
(Obligation de Quitter le Territoire français)
Le collectif de Veille est constitué des principales associations locales soucieuses du respect des droits humains et se mobilise à chacune des atteintes à ceux-ci.
Nous sommes aujourd’hui atterrés par la situation de dizaines de jeunes majeurs étrangers, qui, après avoir été pris en charge par l’état, éduqués, scolarisés ou pris en apprentissage dans des métiers souvent en tension, se retrouvent dans la précarité, privés d’avenir en France, parce que la préfecture leur refuse un titre de séjour. Nous ne pouvons pas les laisser pour compte, nous voulons les rendre visibles.
C’est pourquoi à partir du jeudi 30 juin, nous serons présents en continu pour alerter de leur situation
au n°5, rue Charbonnet à TROYES
où vous pourrez nous rencontrer et vous joindre à nous.
Nous mènerons parallèlement dans la ville des actionsd’information.
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Le « Wonder of the seas » à Saint-Nazaire en novembre 2021. (Sebastien Salom-Gomis/AFP)
Le «Wonder of the Seas», géant des mers, a été empêché pendant une grosse heure d’accoster dans le port de Marseille par des militants du collectif Stop croisières postés sur des canoës.
Manifestation contre l’accord avec le Rwanda au Royaume-Uni. Crédit : Picture alliance
C’est la dernière ligne droite. Alors que le premier vol de migrants depuis le Royaume-Uni vers le Rwanda doit avoir lieu mardi 14 juin, les associations britanniques saisissent encore la justice pour tenter d’empêcher ce premier décollage. Parmi les requérants figure notamment le puissant syndicat de la fonction publique PCS, qui compte dans ses membres des agents des douanes censés mettre en œuvre les expulsions.
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