Les restrictions de mouvement imposées par Israël et l’Égypte bouleversent la vie des Palestiniens.
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Partager la publication "Gaza : La « prison à ciel ouvert » d’Israël, 15 ans déjà"
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Le 10 mars 2022, l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri a été placé en détention administrative, sans charges ni jugement. Le 6 juin, son cas sera examiné par une cour militaire. Ensemble, demandons sa libération immédiate !
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Un raid policier a fait plus de 20 morts dans une favela de Rio de Janeiro. Les Brésiliens ont par ailleurs été choqués par la mort d’un homme, asphyxié après avoir été placé dans le coffre d’une voiture de police.
Partager la publication "Brésil : tortures, exécutions, balles perdues… La population sous le choc après une nouvelle série de graves violences policières"
Journaliste citoyen, Rabie Al-Ablaq est poursuivi pour avoir publié « des vidéos critiquant les disparités sociales et la corruption ».
Partager la publication "Au Maroc, quatre ans de prison pour un militant et journaliste citoyen accusé d’avoir critiqué le roi"

Six ans après un premier reportage à Voronej, en Russie, notre journaliste Natacha Tatu est retournée dans cette ville d’un million d’habitants marquée par un fort soutien à Vladimir Poutine. Elle raconte face caméra les coulisses de son voyage et les difficultés à interroger des Russes muselés par la peur et manipulés par la propagande.
Partager la publication "« A l’aéroport, tout le monde passe. Sauf moi » : les coulisses du reportage de notre journaliste en Russie"
Après 30 ans, le ministère de la Justice a annulé l’enregistrement de HRW et fait de même pour d’autres organisations étrangères.
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La décision du président Kaïs Saïed de dissoudre le Parlement a suscité une levée de bouclier dans le pays. Depuis, certains élus estiment êtres entrés dans une période de résistance.
Partager la publication "Tunisie : des députés en résistance après la dissolution du Parlement"

Informer la population russe de la réalité de la guerre contre l’Ukraine est un enjeu majeur. Malgré la répression massive, les militants antiguerre multiplient les initiatives créatives pour lutter contre la propagande d’État.
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De nombreux Russes tiennent tête à leur gouvernement, en témoigne l’exemple de la journaliste Marina Ovsyannikova, qui a brandi en plein JT de la télévision russe une pancarte d’opposition à la guerre en Ukraine.
Partager la publication "Guerre en Ukraine : Marina Ovsyannikova, symbole de cette Russie qui tient tête à Vladimir Poutine"

Dans un discours filmé, mercredi 16 mars, Vladimir Poutine a vivement critiqué ceux qu’ils qualifient de « traîtres nationaux », appelant le peuple russe à distinguer « les vrais patriotes » et évoque « une autopurification » de la société.
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La journaliste Marina Ovsiannikova brave la censure en dénonçant la guerre en Ukraine en plein JT du soir en Russie. Jusqu’où s’étend la propagande du Kremlin ? Jusqu’en Afrique, où l’on n’hésite pas à remettre en cause la lecture occidentale du conflit ? On va plus loin avec Marie-Roger Biloa et Virginie Herz.
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Les autorités saoudiennes ont annoncé avoir tué 81 condamnés à mort dans la seule journée du samedi 12 mars. Cette atteinte aux droits de l’homme s’ajoute aux précédentes exactions du prince héritier Mohammed Ben Salman.
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En Syrie, les révolutionnaires célèbrent, ce mardi 15 mars, les 11 ans du début du mouvement de contestation contre Bachar el Assad. Onze ans plus tard, la guerre et la crise économique continuent de pousser les Syriens sur les routes de l’exil. Rencontre avec certains d’entre eux, venus tenter leur chance à Chypre.
Partager la publication "Onze ans de guerre en Syrie : paroles de Syriens exilés à Chypre"

Marina Ovsiannikova, journaliste sur la chaîne Pervy Kanal, a été arrêtée le 14 mars. Elle venait de protester, en direct, contre la guerre en Ukraine et la propagande du Kremlin.
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(Tunis) – L’emprisonnement d’un avocat de premier plan, le 2 mars 2022, pour s’être querellé avec des membres des forces de sécurité, est une nouvelle étape alarmante dans la confiscation des libertés civiques depuis que le président tunisien Kais Saied s’est arrogé des pouvoirs extraordinaires le 25 juillet 2021, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Abderrazak Kilani, ancien ministre et bâtonnier de l’Ordre des avocats, est l’un des Tunisiens les plus en vue à être emprisonné pour son expression pacifique depuis la chute du président Zine el-Abidine Ben Ali en 2011.
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Non content d’écraser l’Ukraine d’aujourd’hui, Poutine veut en effacer l’histoire. Il l’a martelé : l’Ukraine n’existe pas, elle n’est qu’une province de Russie peuplée de Russes et ne doit son existence factice qu’à un caprice de Lénine. C’est une falsification.
Par François Reynaert / L’OBS
Le début de ce récit, c’est indéniable, pose les bases d’une histoire commune. Pour le comprendre, il faut d’abord aller rendre visite à un peuple que personne ne pense trouver dans l’aventure : les Vikings de Suède, les Varègues. Habiles au commerce, ils trafiquent le long des grands fleuves qui coulent vers le sud. Vers 880, un de leurs groupes s’installe sur les rives du Dniepr et fonde Kiev, que l’on appelle bientôt la Rus’de Kiev, c’est-à-dire la principauté peuplée par les Rus’, peuple issu des Varègues et des Slaves vivant par là. Le commerce – fourrure et bois – se fait essentiellement avec Constantinople, riche capitale de l’empire byzantin. En 988, pour parfaire cette alliance, le prince de Kiev, Vladimir, se fait baptiser. Voici les Rus’ devenus chrétiens orthodoxes. Voici ce monde doté d’un saint fondateur – les présidents russe et ukrainien partagent son nom (Volodymir en est une variante). Kiev crée bientôt un empire, assis sur un réseau de principautés, Novgorod, Smolensk ou Moscou, fondé au XIIe siècle.
Au XIIIe siècle, cet univers est balayé par un tsunami venu de l’est : les invasions mongoles. Pendant deux siècles, les cités mises à genoux doivent verser un tribut aux nouveaux maîtres. Moscou en organise la collecte, ce qui l’enrichit au passage et lui permet, au XVe siècle, de mener la guerre contre le « joug tatar » (autre nom des Mongols). Le glissement est fait. Moscou est le nouveau phare du monde issu de la Rus’. Après la prise de Constantinople par les Ottomans (1453), la ville peut se croire la « troisième Rome ». Après Ivan le Terrible (1530-1584), les princes de Moscovie prennent le titre de tsar, c’est-à-dire de nouveau César. Ils n’ont plus pour objectif que de réunir sous leur sceptre « toutes les Russies », autrement dit les anciennes principautés des Rus’.
Inauguration d’une statue de Vladimir le Grand, à Moscou, par le président russe Vladimir Poutine, le 4 novembre 2016. (Natalia KOLESNIKOVA/AFP)
Hier centrales, les terres qui forment aujourd’hui l’Ukraine sont devenues des marches (une des étymologies proposées du mot Ukraine renvoie à l’idée de frontière). Désormais, leur histoire diverge de celle de Moscou. Elles sont en grande partie sous la coupe de la nouvelle puissance locale, la Pologne. La noblesse polonaise, catholique, réduit à la misère les paysans ukrainiens, orthodoxes. Ceux-ci se mettent sous la protection des Cosaques, communautés de paysans soldats, installés dans la région de Zaporoguie. Comme ceux qui sont installés ailleurs dans l’univers russe, les Cosaques zaporogues sont réputés libres et égalitaires. Ils combattent au nom d’un chef, « l’hetman », qu’ils élisent dans une assemblée, la Rada. Entre 1649 et 1764, ils réussissent à former un Etat, l’« hetmanat cosaque », considéré comme l’ancêtre de l’Ukraine d’aujourd’hui.
Complétons par un aspect sombre de la période. Pour exploiter la paysannerie ukrainienne, la noblesse polonaise recourt aux juifs qu’elle charge de collecter taxes et impôts. Cela permet aux popes, appuyés par les Cosaques, d’attiser un antijudaïsme fanatique. Il conduit à des massacres. Ils ne sont hélas pas les derniers de cette histoire.
« Mazeppa aux loups », huile sur toile du peintre français Horace Vernet (1789-1863), Musée Calvet (Avignon). (Leemage via AFP)
Portrait d’Ivan Mazepa (1639-1709), hetman des Cosaques d’Ukraine. (MARY EVANS/SIPA)
A la fin du XVIIIe siècle, la Pologne disparaît, avalée par ses puissants voisins. Une part de l’Ukraine devient autrichienne, l’autre russe. Les tsars font tout pour russifier cette province qu’ils n’appellent plus que la « Petite Russie », vieille appellation qui remonte à Constantinople. Comme en Pologne, en Hongrie, dans les Balkans, la domination de l’Empire se heurte à la nouvelle force du XIXe siècle, le sentiment national. Il s’appuie sur la redécouverte du folklore ou du parler local. Considéré alors comme un patois, l’ukrainien est étudié, codifié, magnifié par de grands écrivains. Le plus célèbre est Taras Chevtchenko (1814-1861), le « poète national » ukrainien, cent fois emprisonné et exilé par les tsars.
A la fin du siècle, le pays renoue avec d’autres démons. Après l’assassinat d’Alexandre II, en 1881, les autorités déchaînent les masses sur les éternels boucs émissaires : les juifs. Un nouveau mot fait son apparition dans les langues du monde : les pogroms (du russe, détruire). Ceux de Kiev ou d’Odessa deviennent sinistrement célèbres.
Portrait du poète ukrainien Taras Chevtchenko, brodé par Kostyrkina. (SPUTNIK via AFP)
Partagée entre Russes et Austro-Hongrois, l’Ukraine est en première ligne lors de la Grande Guerre. Les deux révolutions de Petrograd en 1917, l’abandon de la guerre par les Russes en janvier 1918, puis la défaite des empires centraux en novembre créent le chaos. Une première indépendance est décrétée par une « République populaire ukrainienne ». Elle est mise à mal par les autres protagonistes qui ravagent le pays : une sécession anarchiste, les armées russes blanches, les Polonais (qui ont reformé un Etat en 1918) vite engagés dans une guerre avec les armées russes rouges (1919-1921). Accusés de soutenir ces derniers – c’est dans ces années qu’apparaît le mythe du « judéo-bolchévique » –, les juifs sont une fois de plus victimes de carnages. Les chefs nationalistes (comme le célèbre Petlioura) les ont-ils encouragés ? Ont-ils été commis contre leur volonté ?
Le point continue à être sujet de controverse. Il entre néanmoins sans nuance dans la propagande communiste : pour Moscou, tout nationaliste est antisémite (même ceux qui ont essayé d’arrêter les exactions). L’argument n’a pas fini d’être utilisé.
Symon Petlioura, président de la République populaire ukrainienne (1919-1920). (Wikimedias Commons/ЦДАВО України. Ф. 1871. Оп. 1. Спр. 7)
En 1921, à la fin de la guerre soviéto-polonaise, une partie de l’Ukraine revient à Varsovie, le reste passe à Moscou. Lénine en fait une des républiques de la nouvelle Union proclamée fin 1922 : l’URSS. C’est le moment auquel fait allusion Vladimir Poutine quand il dit que le pays a été « créé » par le chef bolchevique. En thuriféraire de la « grandeur russe », il omet de préciser ce qui a suivi : des décennies d’horreur. Pour comprendre la façon dont elles pèsent sur la mémoire aujourd’hui, on doit les considérer dans leur continuum. Il y a d’abord les crimes communistes. Ils culminent en 1932-33. Staline ordonne une collectivisation de toutes les terres paysannes d’Ukraine. Conduite à la baïonnette, elle débouche sur une famine qui fait entre 3 et 4 millions de morts. Pour de nombreux historiens, il s’agit d’un crime de masse du même ordre que ceux que Staline a commis ailleurs. Pour les Ukrainiens, qui le nomment « Holodomor », il s’agit d’un génocide destiné à éliminer spécifiquement leur peuple.
En 1939, grâce à l’alliance germano-soviétique, la partie polonaise de l’Ukraine devient russe. Le NKVD, ancêtre du KGB – puis du FSB – qui forma Poutine, peut y faire régner la terreur. En 1941, après la rupture d’alliance, Hitler part à l’assaut de l’URSS. En première ligne, l’Ukraine subit l’horreur à un niveau de violence dont l’Europe de l’Ouest a rarement conscience. Le pays est le terrain de la « Shoah par balles », le massacre de sang froid de centaines de milliers de juifs, comme à Babi Yar (en septembre 1941), un ravin situé à côté de Kiev, devenu le lieu symbole de ce martyre. Les autres Ukrainiens, des Slaves appelés, selon la hiérarchie établie par les nazis, à devenir esclaves, subissent une occupation d’une brutalité inouïe. Après avoir subi vingt ans de terreur rouge, une partie de la population avait accueilli les premiers soldats allemands en libérateurs. Certains nationalistes (le plus connu est Stepan Bandera) ont accepté de collaborer, par idéologie, ou dans le seul objectif d’obtenir l’indépendance espérée. D’autres ont lutté avec les Russes. Après la victoire soviétique, l’histoire est réécrite de façon univoque. Les crimes soviétiques sont niés. Les seuls héros sont les glorieux soldats de l’Armée rouge. Les autres sont des nazis.
Affiche du film « l’Ombre de Staline », d’Agnieszka Holland, 2019. (FILM PRODUKCJA-CRAB APPLE FILM/Collection ChristopheL via AFP)
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky dépose une bougie au pied du mémorial de Babi Yar, à l’occasion du 80e anniversaire du massacre, le 29 septembre 2021 à Kiev. (HANDOUT/AFP)
Dès l’indépendance, acquise en 1991 lors de l’effondrement de l’URSS, le pays se partage en deux camps : les proeuropéens et les prorusses. Ils se sont opposés lors des deux révolutions (« orange » en 2004, puis celle de Maïdan, en 2014), gagnées par les proeuropéens. Ils s’opposent constamment aussi dans une interminable guerre de mémoires. Les prorusses n’ont de cesse d’utiliser l’accusation relayée aujourd’hui par le maître du Kremlin : les autres sont des nazis. Il est indéniable que la plupart des dirigeants ukrainiens d’après les deux révolutions, au nom de la haine de l’occupation soviétique, ont rendu hommage à des chefs nationalistes qui ont pu collaborer avec les Allemands. Il est indéniable aussi que la révolution de Maïdan a été appuyée par des groupuscules néonazis. Il est tout aussi exact que, dans les élections libres qui ont suivi, ces groupuscules d’extrême droite ont été marginalisés au profit de majorités démocratiques et (depuis 2019) d’un président d’origine juive. Il est tout aussi exact qu’en lançant ses armées sur un pays libre, c’est bien l’homme du Kremlin qui, aujourd’hui, se comporte en nouvel Hitler.
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(Berlin, le 9 mars 2022) – Les autorités russes ont arrêté de façon arbitraire des milliers de manifestants pacifiques lors de rassemblements anti-guerre à travers toute la Russie, dans la lignée de leur répression de plus en plus brutale à l’encontre de personnes qui s’opposent à l’offensive militaire de Moscou en Ukraine, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch.
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Au huitième jour d’offensive, la Russie est un pays fracturé et apeuré par une guerre que même ses élites n’ont pas vu venir. Il y a le soutien au pouvoir, le déni, et ceux qui avec leurs moyens tentent de protester avec les pires difficultés. Des enfants de 10 ans en Sibérie ont terminé au commissariat avec leurs pancartes : « Non à la guerre ». Malgré l’espace qui se restreint, quelques-uns tentent encore de faire entendre.
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Depuis 15 ans, les autorités russes utilisent des lois de plus en plus restrictives et des stratégies policières brutales pour réduire au silence toute dissidence. La stratégie : saper le droit de manifester.
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