Emmanuel Macron détient le record de dissolutions d’associations depuis le début de la Ve République mais il est le deuxième chef de l’Etat à avoir eu le plus recours à ce pouvoir depuis sa création en 1936, derrière le Général De Gaulle.
FIDH : Attaquer la LDH, organisation membre de la FIDH, est une attaque contre les droits humains en France. La FIDH rappelle que la liberté d’association est essentielle à la démocratie. Les défenseur·es des droits humains doivent être défendu·es partout dans le monde.
Anticor: Le combat de la LDH pour les droits de l’Homme est fondamental. Nous avons besoin de ce contre-pouvoir citoyen pour documenter, informer et porter les potentielles dérives devant les juridictions. C’est ainsi qu’une démocratie saine fonctionne. Anticor lui apporte son soutien.
Greenpeace France : Tout notre soutien à la LDH qui fait un travail précieux depuis plus d’un siècle pour défendre les droits et libertés de toutes et tous. Les insinuations de Gérald Darmanin sont inacceptables.
SAF : Nous apportons notre entier soutien à la Ligue, qui est à nos côtés dans tous les combats que nous menons. Le ministre instaure depuis de longues semaines un climat détestable et nauséabond. Dans quel but ? Quand cela cessera-t-il ?
Mrap : Il devrait être inconcevable que puisse être mise en cause la légitimité de la LDH à défendre les droits humains fondamentaux, notamment les droits d’expression, d’association et de manifestation. Le Mrap n’oublie pas que le premier combat de la LDH lors de sa création en 1898 fut la défense d’Alfred Dreyfus, victime d’une ignoble campagne antisémite.
Attac France : Darmanin s’attaque aux financements de la LDH. La dernière fois que l’exécutif a proféré de telles menaces à la LDH, c’était sous le régime de Vichy. Face aux menaces répétées de Darmanin, nous apportons tout notre soutien à la LDH.
Oxfam France : Oxfam France apporte son soutien le plus ferme à la LDH. Les propos et les menaces voilées du Ministre de l’intérieur sont gravissimes. Tous les démocrates doivent se tenir aux côtés de la LDH et le ministre retirer ses propos.
Médecins du Monde : Que s’est-il passé Gérald Darmanin pour que vous en veniez à intimider une association de défense des droits humains et à instaurer ce climat délétère ? Chère LDH, vos combats sont justes. Nous les partageons et nous vous soutenons.
ACAT-France : En interrogeant le rôle de la LDH devant le Sénat, Gérald Darmanin a menacé la liberté d’association. Agir librement est indispensable à la démocratie et aux droits humains. L’ACAT-France assure tout son soutien à la Ligue des droits de l’Homme.
Mais aussi : Amnesty, Citoyens et Justice, l’institut Mehdi Ben Barka, SOS racisme, Alternatiba, l’union étudiante, ADM, Memorial 98, Collectif des associations citoyennes, Forum civique européen, Anafé, CGT Educ action, l’Acort, les Soulèvements de la terre,, la Fédération des acteurs de la solidarité, Vox public, CGT, AFPS, Mémorial 98…
REVUE DE PRESSE
Subventions à la LDH : « Inédit et consternant de la part d’un ministre d’un pays qui est encore qualifié de démocratie », selon le président de l’association France Info, le 5 avril 2023 « Jamais la LDH n’a été remise en cause de cette manière« , a indiqué Patrick Baudouin, mercredi sur franceinfo. Le président de la LDH dénonce « les contre-vérités » de Gérald Darmanin, qui menace de remettre en cause les subventions publiques accordées à la LDH. Lire l’article
LDH : « Le ministre de l’Intérieur est englouti par ses excès », estime Henri Leclerc Public Sénat, le 6 avril 2023 Mercredi devant le Sénat, Gérald Darmanin a créé la polémique en s’en prenant à la LDH, notamment pour avoir documenté le dispositif de maintien de l’ordre lors de la manifestation de Sainte-Soline. « La question est de savoir si c’est la position de l’Etat ou un dérapage de plus du ministre« , veut savoir Henri Leclerc, avocat pénaliste et ancien président de la LDH (1995-2000). Entretien. Lire l’article
Ce qu’attaquer la LDH veut dire Mediapart, le 6 avril 2023 La menace à peine voilée de Gérald Darmanin à l’encontre de la LDH s’inscrit dans une lignée d’attaques qui, à chaque fois depuis 1898, signalent la déraison politique de pouvoirs à bout de principes ou en bout de course. Concentré d’intelligence collective, l’association n’a cessé de défier les aventures antidémocratiques. (…) Le baromètre politique français ne se trompe jamais : quand l’exécutif s’en prend à la LDH, l’avis de tempête politique est là. Lire l’article
Propos de Darmanin sur la LDH : « Le soutien à la liberté de manifester est l’un des combats d’origine de l’association« Public Sénat, le 6 avril 2023 Entretien avec l’historien, Emmanuel Naquet, auteur de Pour l’humanité : la LDH, de l’affaire Dreyfus à la défaite de 1940 et de Etre dreyfusard, hier et aujourd’hui. Lire l’article
Attaquer la LDH, c’est basculer dans une dynamique illibérale
Dans une lettre ouverte, plusieurs centaines de personnalités du monde intellectuel demandent à Emmanuel Macron de condamner publiquement les propos de Gérald Darmanin. Lire l’article
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Sommes-nous toujours en démocratie ? L’escalade de la violence policière lors des dernières manifestations et l’utilisation abusive du 49.3 par le gouvernement, le onzième en neuf mois, oblige aujourd’hui à se poser la question. Alors que la légitimité parlementaire et la légitimité de la rue se confrontent à la légitimité de l’exécutif depuis le début des débats sur la réforme des retraites, notre régime démocratique semble être aujourd’hui à bout de souffle.
“L’émeute ne l’emporte pas sur les représentants du peuple, et la foule, quelle qu’elle soit, n’a pas de légitimité face au peuple qui s’exprime par ses élus.” a déclaré Emmanuel Macron.
Elle met en garde sur une pratique qui « peut induire un risque de recourir à des mesures privatives de liberté de manière disproportionnée et de favoriser les tensions ».
Aux parlementaires de la majorité réunis mardi soir, Emmanuel Macron déclarait reconnaître que « s’ouvre une période […] où il faut apaiser, calmer, retourner sur le terrain et écouter les colères ».
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Un énième dérapage cette semaine dans l’émission TPMP de Cyril Hanouna sur C8 interroge une nouvelle fois sur l’efficacité des sanctions déjà infligées par l’Arcom à la chaîne du groupe Bolloré. Au-delà ces incidents et l’agenda réactionnaire du milliardaire posent la question de la concentration des médias, un enjeu vital pour notre démocratie.
Un tribunal de Hong Kong a déclaré coupable, samedi 4 mars, trois anciens organisateurs d’une veillée en mémoire de Tiananmen d’avoir refusé de transmettre des informations à la police nationale.
Ce vendredi 3 mars, un tribunal de Minsk a condamné à dix ans de prison le militant Ales Bialiatski, colauréat du prix Nobel de la paix 2022 et figure incontournable du mouvement démocratique dans ce pays, a indiqué son ONG, Viasna.
Voilà un mois que l’exécutif tente de convaincre de la pertinence de la réforme phare du deuxième quinquennat Macron. Une réforme si longtemps repoussée par le chef de l’État, qu’il avait lui-même appelée de ses vœux dans son programme de campagne de 2017, mise en marche deux ans plus tard, puis interrompue par des grèves massives fin 2019, et finalement enterrée avec l’épidémie de Covid-19. La voilà qui revient en ce début 2023, non pas par la grande porte d’un débat parlementaire classique sur un projet de loi unique mais par la voie d’un projet de loi de finance rectificative de la sécurité sociale… Une première en France !
Photo d’archive, mercredi 21 décembre 2016 AP Photo/John Bompengo
En République démocratique du Congo, l’Église catholique est un médiateur. Elle n’hésite pas à troquer ce rôle contre celui d’acteur politique voir d' »activiste », lorsque la démocratie n’est pas respectée par la classe dirigeante. Cette implication politique fait de l’épiscopat une figure puissante dans le Congo d’aujourd’hui, où vivent 45 millions de catholiques.
Un bureau de vote à Tunis (Tunisie), le 29 janvier 2023. (FETHI BELAID / AFP)
Avec près de 89% d’abstention dimanche 29 janvier au second tour des élections législatives en Tunisie, difficile de faire plus clair : les électeurs refusent de cautionner la dérive autocratique du chef de l’État.
Inculpé pour corruption dans plusieurs affaires, chassé du pouvoir en juin 2021 par une coalition hétéroclite, vainqueur des législatives du 1er novembre 2022, Benyamin Netanyahou, 73 ans, a retrouvé son poste de Premier ministre et dirige, depuis le 29 décembre 2022, le gouvernement le plus à droite de l’histoire d’Israël… Il aura fallu au chef du Likoud presque 2 mois de négociations pour former une coalition pour le moins radicale avec partis ultra-orthodoxes et formations d’extrême-droite.
Au Brésil, la recherche des organisateurs des assauts contre plusieurs lieux de pouvoir se poursuit. Le pays est toujours sous le choc trois jours après les attaques menées par des militants de l’ancien président Jair Bolsonaro, et qui ont touché le palais présidentiel du Planalto, le Congrès et la Cour suprême. Le parallèle avec l’assaut du Capitole par des partisans pro-Donald Trump en janvier 2021 aux États-Unis est édifiant.