Le monde comptait un nombre record de 120 millions de déplacés de force à la fin avril, un nombre qui ne cesse d’augmenter et « un terrible réquisitoire sur l’état du monde », dénonce l’ONU, ce jeudi 13 juin.
Selon les enquêteurs onusiens, les autorités israéliennes et « la branche militaire du Hamas et six autres groupes armés palestiniens » sont « responsables » de « crimes de guerre ».
3000 enfants risquent de « mourir sous les yeux de leurs familles »
Les déplacements, les attaques contre les services de santé et les difficultés d’accès à l’aide humanitaire aggravent la situation nutritionnelle déjà désespérée des enfants de Gaza.
Près de 3 000 enfants sont privés de traitement contre la malnutrition aiguë, modérée et sévère dans le sud de la bande de Gaza, ce qui les expose à un danger de mort, tandis que la violence et les déplacements continuent de nuire à l’accès des familles désespérées aux établissements de soins et aux services de santé.
Malgré les protestations de la communauté internationale, l’armée israélienne poursuit son offensive à Rafah, lundi.
Environ 55% des bâtiments de la bande de Gaza, pour la plupart des logements, ont été endommagés ou détruits depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas, le 7 octobre 2023, a annoncé lundi 3 juin l’ONU. Elle estime, grâce à des images satellite, que 137 297 structures ont ainsi été touchées. « D’après notre analyse, nous avons identifié 36 591 structures détruites, 16 513 structures gravement endommagées, 47 368 modérément endommagées et 36 825 structures potentiellement endommagées »,a estimé le centre satellitaire de l’ONU.
«Nus», «attachés à leur lit»: un médecin alerte sur les conditions de détention de Palestiniens dans une prison israélienne
Depuis le début de la guerre à Gaza, ces images reviennent sans cesse : des Gazaouis arrêtés par l’armée israélienne, dénudés, les yeux bandés, agenouillés et les mains liées dans le dos. Accusés d’appartenance au Hamas, ils sont notamment emprisonnés à Sdé Teiman, une base de l’armée israélienne dans le désert. Un médecin israélien, un lanceur d’alerte qui y a travaillé, dénonce des traitements inhumains infligés aux détenus gazaouis.
Des soldats israéliens mettent en scène leurs exactions à Gaza dans des vidéos-chocs qui prolifèrent sur les réseaux sociaux
Depuis le 7 octobre, des militaires israéliens publient sur Instagram ou TikTok des photos et vidéos de destructions, de provocations ou d’humiliations dans l’enclave palestinienne. L’armée israélienne assure qu’il s’agit d' »incidents exceptionnels » et que « le problème est traité en conséquence ».
Plan de cessez-le-feu à Gaza : des ministres d’extrême-droite menacent de quitter le gouvernement, des milliers d’Israéliens dans la rue
Les médiateurs qataris, américain et égyptien ont appelé samedi Israël et le Hamas palestinien à «finaliser» l’accord de cessez-le-feu présenté par Joe Biden alors que Benyamin Nétanyahou est sous pression dans son pays.
Surtout ne pas laisser échapper un espoir de paix. «En tant que médiateurs dans les discussions pour obtenir un cessez-le-feu à Gaza et la libération des otages et des détenus, le Qatar, les Etats-Unis et l’Egypte appellent conjointement le Hamas et Israël à finaliser l’accord sur la base des principes énoncés par le président Joe Biden», selon un communiqué commun publié au Caire et à Doha. Le Qatar, les Etats-Unis et l’Egypte sont engagés depuis des mois dans des pourparlers visant à obtenir un accord de trêve dans la guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas dans la bande de Gaza. Mais les négociations ont été interrompues début mai lorsque Israël a lancé des opérations terrestres à Rafah, dans le sud du territoire.
Choqués par les images de la guerre à Gaza, ils manifestent pour la première fois à Paris
A Troyes également, la mobilisation ne faiblit pas.
250 personnes vendredi 31 mai devant la préfecture de l’Aube.
La pétition approche les 2600 signatures. Elle sera remise à la préfecture le jeudi 6 juin ; un rassemblement y est prévu à cette occasion. Elle est toujours en ligne.
Un tournoi de foot est organisé au profit de l’association de soutien au peuple gazaoui IFCRsamedi 8 juin au stade Lucien-Pinet à La Chapelle Saint-Luc.
Les tee-shirts sont toujours en vente.
D’autres actions sont prévues dans les semaines à venir.
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Jabaliya, dans le nord de l’enclave, sous le feu de l’armée israélienne
Tous les regards sont braqués sur Rafah. Cette grande ville du sud de la bande de Gaza a été meurtrie par de violentes frappes aériennes israéliennes dimanche 26 mai. L’aviation de l’État hébreu y a ciblé un camp de déplacés où au moins 45 personnes ont été tuées. Un véritable carnage : des corps décapités et calcinés de femmes et d’enfants, ont été sortis des décombres. Le président Emmanuel Macron se dit « indigné ». Israël affirme « avoir ciblé un complexe du Hamas », tout en indiquant ouvrir une enquête. Mais la guerre ne s’arrête pas pour autant. Rafah dans le sud, mais aussi Jabaliya dans le nord de la bande de Gaza, restent sous le feu des tirs israéliens.
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Avec l’annonce de l’Espagne, l’Irlande et la Norvège, 146 des 193 pays membres de l’Organisation des Nations unies reconnaissent officiellement l’Etat de Palestine.
L’Espagne et l’Irlande, membres de l’Union européenne (UE), ainsi que la Norvège ont annoncé, mercredi 22 mai, reconnaître officiellement l’Etat de Palestine.
L’Autorité palestinienne se prévaut maintenant de la reconnaissance de la Palestine comme Etat indépendant par 146 pays, soit près de 75 % des 193 Etats membres de l’Organisation des Nations unies (ONU). Pour le moment, aucun pays occidental du G20 n’a franchi le pas.
Reconnaissances d’un État palestinien en Europe : quelles conséquences ?
Après l’annonce groupée de trois pays européens, Joe Biden se dit opposé à la « reconnaissance unilatérale » d’un Etat palestinien
L’Espagne, la Norvège et l’Irlande ont annoncé mercredi qu’ils allaient officiellement reconnaître l’Etat de Palestine. Une décision qui fait fulminer l’Etat hébreu, alors que la France estime que les conditions ne sont « à ce jour » pas réunies.
Les Etats-Unis bloquent l’adhésion pleine et entière des Palestiniens à l’ONU
Les Américains ont mis leur veto lors d’une réunion du Conseil de Sécurité qui s’est tenu jeudi. Les Palestiniens et les pays arabes demandaient d’accepter qu’un « Etat palestinien » prenne sa place « légitime » au sein des Nations unies.
Tensions Iran-Israël : « Il semblerait que le scénario pessimiste soit en train de se confirmer », affirme un spécialiste
Au moins trois explosions ont été rapportées dans la région d’Ispahan par les autorités iraniennes dans la matinée vendredi.
« Il semblerait que le scénario pessimiste, celui de l’escalade, soit en train de se confirmer« , prévient sur franceinfo le vendredi 19 avril, l’universitaire Bertrand Badie, spécialiste des relations internationales, alors que de fortes explosions ont été rapportées tôt vendredi dans le centre de l’Iran. De hauts responsables américains font état d’une attaque israélienne en représailles aux tirs de drones et de missiles sans précédent contre Israël le week-end dernier.
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Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a récusé ce mercredi 17 avril 2024 toute «allégation» de famine dans la bande de Gaza et a réitéré «le droit» d’Israël «à se protéger», lors de rencontres avec les chefs de la diplomatie britannique et allemande à Jérusalem. «Durant ces rencontres, le Premier ministre a insisté sur le fait qu’Israël se réservait le droit de se protéger», a déclaré le gouvernement israélien dans un communiqué. Benyamin Netanyahu a aussi «récusé les allégations des organisations internationales sur une famine à Gaza et a affirmé qu’Israël fait tout son possible sur la question humanitaire». (Source)
Guerre Israël-Hamas, jour 193 : Israël « obstrue » l’accès aux victimes de l’attaque du 7 octobre, selon des enquêteurs de l’ONU
« Je déplore le fait que les personnes en Israël qui souhaitent nous parler se voient refuser cette possibilité, parce que nous ne pouvons pas entrer en Israël », a déclaré Navi Pillay, la présidente de l’enquête.
Cisjordanie : Israël est responsable de la montée de la violence des colons
Les habitants de communautés palestiniennes entières sont toujours déplacés, des mois après les attaques.
(Jérusalem) – L’armée israélienne a participé ou n’a pas protégé les Palestiniens des violentes attaques des colons en Cisjordanie qui ont déplacé des personnes de 20 communautés et ont entièrement déraciné au moins 7 communautés depuis le 7 octobre 2023, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui.
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La guerre au Soudan a éclaté le 15 avril 2023 entre les forces loyales au chef de l’armée Abdel Fattah al-Burhan et celles de Mohamed Hamdane Dogolo « Hemedti », son ancien adjoint et commandant des forces paramilitaires de soutien rapide. Les Soudanais ont dû apprendre à composer avec cette nouvelle tragédie, après 12 mois de violents combats, des crimes de guerre, des milliers de victimes et des millions de déplacés.
«Je n’aurais jamais cru être encore vivante après un an de guerre»
« Tout le monde est un peu déprimé. Les gens ont le visage blafard, triste. Personne ne pensait que cette guerre allait durer toute une année. Les gens ont perdu leur maison, leurs biens, des proches. Si cette guerre pouvait juste s’arrêter quelques mois, qu’on puisse reprendre nos esprits, recommencer à vivre, retrouver du travail… Une année entière s’est écoulée et rien n’a changé ! C’est un vrai gâchis ! J’ai deux frères. L’un venait de finir ses études et l’autre commençait à peine, quand la guerre a éclaté. Leur vie s’est arrêtée. Aujourd’hui ils ne font rien. Ils regardent dans le vide. » Témoignages
«Une plus grande couverture médiatique occidentale pourrait contribuer à réduire les souffrances humanitaires»
Un an après le début de la guerre, une conférence à Paris pour remobiliser sur le Soudan
Paris accueille ce lundi une conférence internationale pour le Soudan et les pays voisins, un an jour pour jour après le début du conflit. Elle vise à récolter plus d’un milliard d’euros de dons et à coordonner les médiations pour mettre fin à cette guerre qui a fait des milliers de morts et provoqué le déplacement de plus de 8,5 millions de personnes, selon l’ONU.
Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a pris position ce vendredi pour la première fois sur le conflit entre Israël et le Hamas, en exigeant l’arrêt de toute vente d’arme à l’Etat hébreu.
Trente ans après, les efforts pour permettre la justice devraient être accélérés.
(Nairobi) – Human Rights Watch a annoncé aujourd’hui la publication d’une série d’archives témoignant des efforts extraordinaires déployés par des défenseurs des droits humains au Rwanda et à l’étranger pour lancer l’alerte au sujet du génocide planifié de 1994, et tenter d’arrêter les massacres. Les documents illustrent tristement le refus des principaux acteurs étrangers de reconnaître le massacre de plus d’un demi-million de personnes et d’agir pour y mettre fin.
Selon un rapport publié ce 27 mars par le Programme des Nations unies pour l’environnement, en 2022, chaque habitant de la planète a jeté 79 kilos d’aliments. Une gabegie mondiale aux effets catastrophiques pour la sécurité alimentaire, l’environnement et l’économie.
Dans un rapport, élaboré à partir des données provenant d’organisations présentes à Gaza et d’entretiens avec des experts et des civils, la diplomate Francesca Albanese relève trois éléments constitutifs du génocide.
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La Chine avait annoncé son soutien à ce nouveau projet de résolution exigeant un cessez-le-feu immédiat et la libération des otages retenus à Gaza, quelques jours après avoir mis son veto, comme la Russie, à un projet de texte américain.
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Alors que le Conseil de sécurité de l’ONU devait se prononcer sur une résolution des Etats-Unis sur un « cessez-le-feu immédiat » à Gaza, les 27 pays de l’Union européenne ont eux aussi exhorté jeudi Israël à ne pas lancer d’opération sur Rafah et appelé à une « pause humanitaire immédiate ». Explications de la correspondante de France 24, Alix Le Bourdon.
Depuis le 7 octobre, le gouvernement israélien a cessé de délivrer des visas pour le personnel étranger des ONG qui travaillent en Cisjordanie occupée. En presque cinq mois, deux tiers des travailleurs humanitaires étrangers n’ont déjà plus de visas et pour les autres, leurs visas sont sur le point d’expirer. Une situation extrêmement compliquée au moment où le soutien humanitaire est plus que jamais nécessaire dans la région avec la guerre.
Le projet controversé de l’A69 entre Castres et Toulouse prend depuis quelques jours une dimension internationale. Après la déclaration alarmante du rapporteur spécial de l’ONU, Michel Forst, sur les méthodes utilisées par les forces de l’ordre pour déloger les manifestants écologistes à Saïx, les opposants ont décidé de saisir la Cour européenne des droits de l’homme.
Le chef de l’ONU a mis en garde lundi contre la fin des programmes d’aide humanitaire pour la bande de Gaza si Israël lançait une offensive militaire majeure sur Rafah annoncée par le Premier ministre Benjamin Netanyahu.
Au moment où des pourparlers débutent au Caire pour une trêve à Gaza, Israël a lancé dans la nuit de mercredi à jeudi de nouvelles frappes aérienne sur Rafah faisant près de 100 morts, selon le Hamas. « La situation ne fait que s’aggraver », alerte Médecins sans frontières.
Jeudi 15 février, le ministre des Affaires étrangères vénézuélien a annoncé la fin des activités du bureau des Nations unies pour les droits de l’homme au Venezuela, avec un délai de 72 heures donné aux fonctionnaires de l’institution pour quitter le pays. Le Haut-commissariat pour les Droits de l’homme avait installé un bureau dans le pays caribéen en 2019, et a depuis émis plusieurs rapports très critiques sur la situation dans le pays.