La LDH soutient le Planning familial

Gérald Darmanin veut un encadrement militaire pour les mineurs délinquants dans les territoires d’outre-mer


Gérald Darmanin, lors d’une visite de la caserne de gendarmerie de Pamandzi, à Mayotte, le 22 août 2022. JEAN-CLAUDE COUTAUSSE POUR « LE MONDE »


Alors que le ministre de la justice, Eric Dupond-Moretti, a annoncé lundi la création d’un centre éducatif fermé à Mayotte, celui de l’Intérieur va faire des propositions à Emmanuel Macron pour ouvrir « des lieux de rééducation et de redressement ».

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Jets privés : « Si les super pollueurs disposent de super dérogations, ça va être compliqué de demander des efforts aux Français », observe un économiste


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Le HCR plaide pour un soutien accru et des solutions en faveur des réfugiés rohingyas

Ce que l’on sait du « Koh-Lanta » organisé à la prison de Fresnes, sur lequel Eric Dupond-Moretti a ouvert une enquête

A la prison de Fresnes, en 2018. Photo d’illustration (STEPHANE DE SAKUTIN/AFP)


L’événement, baptisé « Kohlantess », librement inspiré du célèbre jeu télévisé, laissait trois équipes de détenus, surveillants et habitants de Fresnes, s’affronter dans des épreuves variées au profit d’associations.

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Unanimité entre extrême-droite et droite extrême. Qui a réagi sans tarder à la diffusion des images de deux jeunes prisonniers faisant du karting dans le cadre de l’émission ? Le R.N. et E. Ciotti (encore lui), sur lesquels a renchéri le syndicat des policiers le plus ouvertement à droite (Alliance). Dupont-Moretti ne trouve quant à lui rien de mieux à faire que de surenchérir en diligentant une enquête. Que n’oserait-on pas pour faire le buzz ? C’est de toute évidence tendre le bâton pour se faire battre. N’y a-t-il pas d’autres sujets de préoccupations à propos des prisons ?

RD


Karting en prison : un « événement exceptionnel » qui « n’a pas coûté un sou à nos impôts », rappelle la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté

Immigration clandestine : Gérald Darmanin veut remettre en cause le droit du sol à Mayotte

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin à l’Assemblée nationale à Paris, le 26 juillet 2022.  (XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / AFP)


Le ministre de l’Intérieur veut pouvoir inscrire dans un prochain projet de loi l’obligation pour « l’un des deux parents [d’être] régulièrement depuis plus d’un an [contre trois mois actuellement] sur le territoire [de Mayotte] afin que leur enfant soit reconnu comme Français ». 

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Les subventions accordées à la Fédération nationale des chasseurs sont passées de 27 000 à 6,3 millions d’euros en moins de cinq ans


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Israël ferme sept ONG palestiniennes

Les ONG visées par cette fermeture ont affirmé leur volonté de continuer leur action, jeudi 18 août au lendemain des perquisitions dans leurs locaux à Ramallah en Cisjordanie. | AFP


L’armée israélienne a perquisitionné et fermé, dans la nuit du 17 août, les bureaux de sept ONG de défense des droits de l’homme à Ramallah, en Cisjordanie. Ces organisations dénoncent une volonté de museler la société civile palestinienne.

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« J’ai l’impression que tout le monde est de la police » : l’infernal quotidien des migrants à la rue au nord de Paris

Des migrants dorment dans un tunnel du nord de Paris, en mars 2022. Crédit : Utopia 56


Selon des associations, environ 80 hommes afghans vivent à la rue dans le nord de Paris, malgré une récente mise à l’abri, et subissent des pressions policières quasi-quotidiennes. Parmi eux, Asrar Rahimi, 25 ans, confie être dans un état proche de la paranoïa.

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Le Planning familial, qui s’estime victime d’une attaque « extrêmement violente » de l’extrême-droite, envisage de déposer plainte

Affiches sur l’accès à l’IVG dans les locaux du planning familial de la Sarthe au Mans, 9 octobre 2020 (Alexandre Chassignon/RADIO FRANCE)


L’association est sous le feu de nombreuses critiques, notamment de la part de l’extrême-droite, après la diffusion mercredi 17 août sur Twitter d’une affiche présentant deux hommes assis sur un canapé, dont l’un a le ventre arrondi.

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L’esclavage contemporain, un fléau tenace pour les minorités dans le monde entier

Des hommes rohingyas travaillent au milieu d’un canal d’eaux usées dans le camp de réfugiés de Kutupalong à Ukhia (Bangladesh), en mars dernier. (Munir uz zaman/AFP)


Esclavage traditionnel ou sexuel, travail forcé, mariage d’enfants… Des Ouïghours aux Rohingyas, du Mali à la Serbie, nombre de minorités subissent des formes d’exploitation, souligne Tomoya Obokata, rapporteur de l’ONU sur l’esclavage contemporain.

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Afghanistan, un an après

Un homme transporte un sac de céréales reçu dans une permanence du Programme alimentaire mondial (PAM) à Kandahar (Afghanistan), le 21 avril 2022. (JAVED TANVEER / AFP)


Dans un rapport publié lundi, l’ONG International Rescue Committee (IRC) estime que la crise actuelle pourrait tuer « beaucoup plus d’Afghans que les vingt dernières années de guerre ».

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Afghanistan : « On ne lapide plus » les femmes « dans les stades de football », mais la « même attitude anti-féministe persiste » chez les talibans, selon un expert


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Aux États-Unis, Facebook a transmis à la police les messages d’une adolescente poursuivie pour avortement

Après la décision de la Cour Suprême, le patron de Facebook (Meta) avait assuré que des efforts seraient faits pour protéger ces données sensibles © AFP – JOAN CROS / NURPHOTO


Ces messages ont révélé des échanges avec sa mère, où celle-ci lui donne des pilules abortives et lui explique comment les prendre, passés les délais légaux. Facebook s’est défendu dans un communiqué, arguant que le mandat judiciaire portait sur une enquête pour « fausse-couche » et non « avortement ».

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À La Réunion, les cinq migrants sri-lankais autorisés à demander l’asile

Les six personnes arrivées dimanche 31 juillet 2022 dans le port de Pointe-des-Galets, à La Réunion, étaient originaires du Sri Lanka. Ce pays en crise est situé à plus de 4 000 km de là. Crédit : capture d’écran d’un reportage de La 1ère.


Le tribunal administratif de La Réunion vient d’annuler, mercredi, le refus de l’Ofpra de laisser entrer cinq Sri-Lankais sur le territoire français. Sur les six exilés débarqués à bord d’un navire de pêche le 31 juillet, un seul avait été autorisé à déposer une demande d’asile. Les autres étaient, jusqu’ici, retenus dans la zone d’attente de l’aéroport principal de l’île.

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RSA sous condition: le gouvernement compte lancer une expérimentation à l’automne

«La solidarité nationale, c’est ceux qui bossent qui la paient» avait déclaré Emmanuel Macron lors d’une interview le 14 juillet. (Ludovic Mar/AFP)


La réforme visant à conditionner le versement de la prestation à 15 à 20 heures d’activité par semaine doit être expérimentée dans une dizaine de territoires à l’automne, avant d’être généralisée en 2024, selon «les Echos».

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Au Royaume-Uni, les migrants trop peu protégés face aux risques d’esclavage moderne

Un homme secouru dans la Manche arrive à Douvres, en Angleterre, le 3 novembre 2021. Crédit : Gareth Fuller, empics, picture-alliance


Agents du Home Office peu formés, hébergements inadéquats, manque de suivi et de soutien financier sur le long terme… Dans un rapport paru début août, les branches britanniques de la Croix-Rouge et du Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) épinglent le manque de protection des migrants face aux risques d’exploitation, étroitement liés aux lacunes du système d’asile.

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La nuit du 4 août

©Bianchetti/Leemage



Target, Noailles et Aiguillon (nuit du 4 août 1789)


« Aujourd’hui, ils sont transmis de famille en famille »

« On vivait cachés comme des rats » : 40 ans après la dépénalisation de l’homosexualité, un ancien condamné raconte


Bernard Bousset chez lui, à Paris. Âgé de 81 ans, il a dirigé jusqu’en juin 2022 l’Open Café, un bar mythique fréquenté par la communauté homosexuelle dans le Marais. (AGATHE MAHUET / RADIO FRANCE)


Il y a 40 ans, le 4 août 1982, la France achevait de dépénaliser l’homosexualité, en abrogeant le « délit d’homosexualité » institué par Vichy. La fin d’un calvaire pour plusieurs générations d’homosexuels.

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« Passé Manif pour tous » : une cinquantaine de députés demande le départ de ministres « homophobes » dans une pétition

Le « gâchis » des obligations de quitter le territoire prises contre des jeunes apprentis


Patrons, professeurs et associations dénoncent une recrudescence des mesures d’expulsion « ubuesques » contre des jeunes pourtant formés sur des métiers en tension.
Par Julia Pascual Le Monde
Publié le 30 juillet 2022 à 14h00, mis à jour hier à 06h42 • Lecture 3 min.
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Ils sont des futurs pâtissier, boulanger ou boucher, menuisier ou logisticien. Ils sont maliens, guinéens ou ivoiriens. Et sont menacés d’expulsion. Ces jeunes majeurs, élèves de la filière professionnelle et soutenus par leurs professeurs, leurs patrons ou des associations, estiment pourtant être pleinement engagés dans des démarches d’insertion. Au moment où de nombreux secteurs économiques font état de difficultés de recrutement, tels que l’hôtellerie-restauration et le bâtiment, ces situations interpellent.

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Moussa (il n’a pas souhaité donner son nom de famille) est titulaire d’un CAP de peintre et d’un CAP de couvreur, obtenus au lycée Jean-Monnet de Montrouge (Hauts-de-Seine). Ce Malien de 21 ans, en France depuis cinq ans et logé par une tante française, a demandé un titre de séjour, mais s’est vu délivrer une obligation de quitter le territoire français (OQTF) en janvier par la préfecture du département. « Je ne comprends pas, confie-t-il au Monde. J’ai fourni tous mes bulletins, avec à chaque fois les encouragements ou les félicitations. Un patron voulait m’embaucher mais [à cause de l’OQTF], il n’a pas pu. » Moussa a formé un recours et, dans l’attente, il s’est inscrit en CAP plâtrier pour la rentrée de septembre. Toujours dans les Hauts-de-Seine, un autre Malien, également prénommé Moussa et titulaire d’un bac professionnel en électricité, est lui aussi sous le coup d’une obligation de quitter le territoire depuis mars. Pris en charge par l’aide sociale à l’enfance entre 2017 et 2021, Moussa, aujourd’hui âgé de 21 ans, est accompagné par un patron chez lequel il a déjà réalisé plusieurs contrats à durée déterminée. « Je ne comprends pas pourquoi j’ai une OQTF, j’en souffre énormément », dit-il. « Situations ubuesques » Dans ce département francilien, ces situations se multiplient, selon Armelle Gardien, du Réseau éducation sans frontières (RESF). « Cette problématique absorbe la quasi-totalité de nos efforts, témoigne-t-elle. Depuis 2021, on accompagne quatre-vingts jeunes qui ont des OQTF. Mais la problématique est générale. » Ainsi, dans la Marne, Marie-Pierre Barrière, professeure de français et membre de RESF, dénombre près de trente jeunes menacés d’expulsion et accompagnés par l’association. Elle évoque le cas de Maurice Tolno, un Guinéen de 20 ans titulaire d’un CAP de cuisinier et expulsé le 3 juillet vers Conakry. « Il travaillait dans un restaurant à Amiens, le patron le trouvait excellent et voulait l’embaucher en CDI», souligne la militante, qui précise qu’une OQTF avait été prise à son encontre par la préfecture de l’Aisne, « sous prétexte d’incohérences dans son récit de vie lors de son évaluation de minorité auprès de l’aide sociale à l’enfance ».
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Armelle Gardien voit dans ces situations « un gâchis ». « Ces jeunes sont dans des parcours de formation que des élèves français considèrent comme des pis-aller. Il est intéressant de voir que beaucoup de pétitions de soutien à leur égard émanent de patrons. » « Depuis cet été, j’ai l’impression qu’il y a une recrudescence de situations ubuesques, de cas de patrons dans des métiers en tension qui sont contents d’avoir enfin un jeune fiable, ponctuel, investi, mais qui doit arrêter de travailler », rapporte à son tour Margot Wolf, membre bénévole de Patron.ne.s solidaires. Cette association a été fondée notamment par le boulanger Stéphane Ravacley, candidat de la Nouvelle Union écologique et sociale (Nupes) du Doubs, pour lutter contre l’expulsion des jeunes apprentis. Absence d’attaches en France Sollicitée sur le sujet, la direction générale des étrangers en France n’a pas donné suite. Au moment où le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, annonce un projet de loi à la rentrée pour améliorer les éloignements et le taux d’exécution des OQTF, il est intéressant de se pencher sur les motifs qui président à celles qui visent ces jeunes. Les préfectures leur reprochent notamment l’absence d’attaches en France ou l’existence de liens familiaux dans le pays d’origine, des documents d’état civil considérés comme faux, des résultats insuffisants ou encore des absences scolaires. Armelle Gardien considère ces arguments plus ou moins fallacieux selon les situations. De fait, une partie de ces OQTF sont abrogées.

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Cela a par exemple été le cas à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) pour deux élèves du lycée Marcel- Cachin, qui forme aux métiers industriels du BTP. Martial, un Camerounais de 19 ans, et Gédéon, un Ivoirien du même âge, ont obtenu le réexamen de leur situation après des recours gracieux. Déjà titulaires d’un bac pro, ils pourront suivre à la rentrée un BTS en génie climatique. Moussa, un autre élève de l’établissement, lui aussi visé par une OQTF, est en attente du réexamen de sa situation. « La préfecture lui reproche un manque d’attaches familiales en France alors que son père est ici, un manque de justificatifs de présence en 2019 alors qu’il était déjà scolarisé et l’absence d’une insertion professionnelle alors qu’il doit poursuivre son bac pro électrotechnique en alternance l’an prochain chez Bouygues Energies », souligne Claire Moissonnier, professeure de français et d’histoire au lycée Marcel-Cachin, qui accompagne ces jeunes.

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Mme Moissonnier estime qu’il y a dans l’établissement « plus d’une vingtaine de dossiers d’élèves qui ont des demandes de titre de séjour en cours ». « Ils sont sérieux et intéressés. Ils tirent les classes vers le haut », assure-t-elle. Elle s’apprête à devoir se battre pour chacun d’entre eux.
Julia Pascual

Intelligence artificielle : l’UE investit dans des technologies « à haut risque » pour contrôler les flux migratoires

L’intelligence artificielle est de plus en plus utilisée pour contrôler les droits humains (image d’illustration). Crédit : Getty Images


Au nom du contrôle de ses frontières, l’Union européenne investit dans l’intelligence artificielle. Dernier exemple en date : Itflows, un logiciel d’anticipation des mouvements migratoires. Le site d’investigation Disclose révèle des alertes internes concernant de potentielles dérives dans son application. Des expertes du sujet, interrogées par Infomigrants, s’inquiètent de la place grandissante donnée à ces technologies à « haut risque » pour les droits humains.

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LA DOUBLE PEINE NE S’ASSUME PAS, ELLE SE SUPPRIME.