Photo d’illustration d’un policier, prise lors d’un reportage de StreetPress en mars 2022 à Lucé (28).
En novembre 2020, Yacine M. est contrôlé par des agents de la Bac à Clichy-sous-Bois. Après l’avoir violenté, ils ont ensuite fait un PV antidaté et l’ont mis en garde à vue pendant 40 heures pour rébellion. Une vidéo remet en cause leur version.
Depuis septembre, la rue iranienne reste mobilisée pour mettre un terme au fondamentalisme religieux dans l’encadrement de la vie quotidienne.
Des médecins se mobilisent, pour relever les victimes de la brutalité policière.
Au péril de leur vie.
Comme dans tout conflit, les médecins sont les premiers à vouloir porter assistance aux blessés. En Iran, ils se comptent par milliers, victimes des balles tirées par les forces de l’ordre iraniennes et de leur brutalité. Or, la prise en charge des blessés dans les hôpitaux iraniens a été rapidement entravée. « Des gens du régime sont venus chercher des blessés dans les hôpitaux pour les emmener dans les prisons . »
Le régime iranien cible des médecins qui tentent de soigner des manifestants blessés
Le régime iranien n’hésite pas à menacer les médecins de la peine capitale pour intimider ceux qui seraient tentés de secourir leurs concitoyens.
En septembre 2016, Laurent Theron est éborgné par une grenade de désencerclement lors d’une manifestation contre la loi Travail. Le 12 décembre 2022, il sera devant la cour d’assises pour assister au procès du policier. Un cas « extrêmement rare ».
La procureure de San Francisco, Brooke Jenkins, lors d’une conférence de presse, le 31 octobre 2022, suite à l’agression de l’époux de Nancy Pelosi par un homme qui s’était introduit chez eux (image d’illustration). AP – Carlos Avila Gonzalez
Cette« option », qui doit encore être validée définitivement, ne serait utilisée que dans des situations bien particulières, comme les attaques terroristes et les tueries de masse, indique la ville californienne. Mais la polémique est lancée.
Le secrétaire général du syndicat Alliance Police nationale, Fabien Vanhemelryck, le 19 mai 2021 lors d’une manifestation de policiers devant l’Assemblée nationale, à Paris. (MAXPPP)
Fabien Vanhemelryck a défendu en personne deux policiers de Pau qui avaient roué de coups pendant treize minutes un adolescent menotté. Radiés et jugés indésirables par leurs chefs, ils ont finalement été réintégrés.
Selon l’article 12 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, « la garantie des droits de l’homme et du citoyen nécessite une force publique pour l’avantage de tous et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée« .
La police fonctionne-t-elle vraiment pour l’avantage de tous ? Les manifestations des gilets jaunes ont mis en lumière les problèmes de fonctionnement démocratique et d’ utilisation politique de la police.
Manifestation à Téhéran, capitale de l’Iran, le 1er octobre. AP
Ce mercredi 26 octobre marque le quarantième jour suivant le décès de la jeune Iranienne Mahsa Amini, morte alors qu’elle était détenue par la police des mœurs. Une date hautement symbolique qui marque traditionnellement la fin du deuil dans ce pays, et qui pourrait donner un nouvel élan à la mobilisation.
La police a tiré sur une conductrice dans la nuit de jeudi à vendredi à Bondy (Seine-Saint-Denis). Cette femme est grièvement blessée. Selon le parquet de Bobigny, lors d’un contrôle routier, elle aurait percuté un policier en redémarrant, avant d’être interceptée.
Il y a Ahmed et ses frères dont les tentes ont été détruites et gazées, Mustapha, réveillé à coup de pompes au visage ou Anila, victime de harcèlement sexuel. Ces sans domicile fixe et sans-papiers racontent des violences policières répétées.
« JE NE SUIS PAS L’AGRESSEUR, JE SUIS LA VICTIME ! »
En août 2021, la police a tiré sept balles dans le corps de Nordine pour un refus d’obtempérer, pour lequel il a été condamné à deux ans de prison. Son audience en appel se déroulait ce mardi 11 octobre.
Les manifestants iraniens dans les rues du centre de Téhéran, le mercredi 21 septembre.AP
Depuis la mort troublante le vendredi 16 septembre de Mahsa Amini, jeune Iranienne de 22 ans arrêtée par la police des mœurs, le peuple d’Iran bat le pavé pour se soulever contre son système islamique. Des manifestations d’une grande ampleur ont éclaté dans tout le pays pour lutter contre la répression que subit toute la société. Un élan de colère grandissant qui se heurte pourtant à de nombreux obstacles pour espérer déstabiliser le pouvoir en place.
Les trois policiers ont été condamnés à quinze mois avec sursis pour la mort d’Amadou Koumé lors de son interpellation en mars 2015. AFP – STEPHANE DE SAKUTIN
Les trois policiers poursuivis pour la mort d’Amadou Koumé, lors de son interpellation en mars 2015, ont été condamnés à quinze mois de prison avec sursis, ce mardi 20 septembre 2022, par le tribunal correctionnel de Paris.