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Rentrée parlementaire : L’ADMD interpelle les Parlementaires et la Défenseure des droits au sujet de la fin de vie

Alors que les Parlementaires français font leur rentrée, le constat du mal-mourir en France ne cesse de revenir au premier plan des débats avec l’apparition chaque jour de nouveaux drames de la fin de vie. Dans un tel contexte, il apparaît évident qu’en France, l’accompagnement actuel de la fin de vie trahit les valeurs fondamentales de notre République : la liberté, l’égalité et la fraternité.
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Reportage : à Lesbos, l’urgence humanitaire a éclipsé l’épidémie de coronavirus

Sur l’île grecque de Lesbos, l’épidémie de coronavirus inquiète les autorités. Les 35 personnes migrantes qui avaient été détectées positives au virus ont fui avec les autres migrants lors de l’incendie qui a détruit le camp de Moria, dans la nuit du 8 au 9 septembre. Mais pour les exilés qui vivent à la rue depuis une semaine, la Covid-19 n’est plus qu’une angoisse lointaine, largement dominée par celle de ne pas trouver à manger chaque jour.
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Les brèves de Jean
L’actu à travers la loupe de Jean Camus
Barbara Pompili ministre de la Transition écologique du gouvernement Macron, 2ème vague, 3ème personnage dans l’ordre protocolaire, signe une pétition des « Coquelicots », (elle est la dernière pétitionnaire), appelant l’interdiction de tous les pesticides.
Il y a quelque peu, 2 ou 3 mois, elle déclarait autoriser le recours aux néonicotinoïdes pour venir au secours des betteraviers du nord.
Le « en même temps » n’arrête pas d’interroger.
Le macronisme est-il une pensée ?
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Appel pour l’évacuation immédiate de Moria
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Algérie: lourde peine pour le journaliste Khaled Drareni, maintenu en prison

AFP, publié le mardi 15 septembre 2020 à 15h36
Incarcéré depuis près de six mois, le journaliste Khaled Drareni, devenu le symbole du combat pour la liberté de la presse en Algérie, a été condamné mardi en appel à deux ans de prison ferme, ce qui signifie qu’il reste en détention.
« Deux ans de prison ferme pour Drareni. Nous allons faire un pourvoi en cassation », a déclaré à l’AFP l’un de ses avocats, Me Mustapha Bouchachi.
Dans un tweet, le frère du journaliste, Chekib Drareni, s’est dit « écœuré, choqué et déçu de la décision de la Cour qui renforce encore une fois l’injustice en Algérie ».
Avocats, collègues et proches de Khaled Drareni espéraient un jugement clément, sinon une relaxe.
La sévérité de la sentence a déclenché l’indignation et la colère des journalistes venus le soutenir au tribunal.
M. Drareni, 40 ans, avait été condamné le 10 août dernier à trois ans d’emprisonnement pour « incitation à attroupement non armé » et « atteinte à l’unité nationale ».
Lors du début du procès en appel, il y a une semaine, le procureur avait requis quatre années de prison ferme contre le fondateur du site d’information en ligne Casbah Tribune, qui est également le correspondant en Algérie pour la chaîne de télévision française TV5 Monde et pour Reporters sans Frontières (RSF).
« Son maintien en détention est la preuve d’un enfermement du régime dans une logique de répression absurde, injuste et violente », a réagi Christophe Deloire, le secrétaire général de RSF, dans un communiqué.
Détenu depuis le 29 mars, le journaliste a été arrêté après avoir couvert le 7 mars à Alger une manifestation d’étudiants, dans le cadre du « Hirak », le mouvement de contestation pacifique né en février 2019 d’un immense ras-le-bol des Algériens qui réclament un profond changement du « système » en place depuis l’indépendance en 1962.
Il est aussi accusé d’avoir critiqué sur Facebook « la corruption et l’argent » du système politique, selon RSF.
– « Entêtement aveugle » –
Le ministre de la Communication Ammar Belhimer, porte-parole du gouvernement, reproche en outre au journaliste d’avoir travaillé sans jamais avoir eu de carte de presse professionnelle, sur fond d’allégations d’être au service « d’ambassades étrangères ».
« Nous sommes scandalisés par l’entêtement aveugle des juges algériens qui viennent de condamner @khaleddrareni à 2 ans de prison (en appel) », a protesté M. Deloire en dénonçant « une justice algérienne aux ordres ».
Khaled Drareni était jugé en compagnie de Samir Benlarbi et Slimane Hamitouche, deux figures du « Hirak », le soulèvement qui a poussé au départ le président Abdelaziz Bouteflika en avril 2019 et a été suspendu mi-mars 2020 en raison de la crise sanitaire.
Sous le coup des mêmes chefs d’accusation, MM. Benlarbi et Hamitouche ont été condamnés à quatre mois de prison. Les ayant déjà purgés, ils sont ressortis libres de la cour d’Alger.
Pendant le procès en appel, au cours duquel il est apparu amaigri, Khaled Drareni a catégoriquement rejeté les accusations portées contre lui.
« Je suis un journaliste et non un criminel. Je n’ai fait que mon métier », a-t-il plaidé.
– « Ne pas lâcher » –
Le journaliste est soutenu par une campagne de solidarité tous azimuts, à Alger et à l’étranger.
Ses comités de soutien exigent sa libération « immédiate et « inconditionnelle » en raison de son état de santé « particulièrement préoccupant », selon RSF.
Le procès de Khaled Drareni s’inscrit dans un contexte de répression accrue à l’encontre des militants du « Hirak », des opposants politiques, des journalistes et de blogueurs.
Certains journalistes ont été accusés par le régime de semer la discorde, de menacer l’intérêt national et surtout d’être à la solde de « parties étrangères ». Plusieurs sont en prison et des procès sont en cours.
L’Algérie figure à la 146e place (sur 180) du classement mondial de la liberté de la presse 2020 établi par RSF.
Selon le Comité national de libération des détenus (CNLD), quelque 45 personnes sont actuellement derrière les barreaux pour des faits liés à la contestation.
Pour Hakim Addad, un militant du « Hirak », « il est important de continuer la mobilisation, y compris la pression médiatique mais aussi politique pour que (les autorités) comprennent que nous ne lâcherons pas ».
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Notre part de sisu*

Nous avons récemment été informés par le siège national de la LDH d’une nouvelle adhésion à notre section depuis la Finlande. En effet, Julien D. y vit actuellement, mais Troyen d’origine (ses parents vivent encore ici), il a choisi de soutenir notre section par son adhésion. Il nous écrit : « Je me suis inscrit principalement en tant que donneur afin de soutenir l’association car ce que vous faites est important. »
C’est une situation originale et, avec les adhésions récentes ou à venir, voilà qui nous encourage dans nos actions !
Au nom de tous les membres de la section Troyes et Aube, bienvenue Julien et merci pour le sisu* que tu nous apportes de là-haut.
* Le sisu (prononcer [si-zou ]) est en Finlande « la détermination inflexible, la résistance à l’épreuve, le courage, l’intrépidité, la ferme volonté, la ténacité et l’énergie endurante. » « C’est un état d’esprit qui tend à l’action. » Par ailleurs, on ne se vante pas d’avoir du sisu : on se contente de « laisser parler ses actes. »
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« Plutôt mourir ici que d’aller dans un nouveau camp » : à Lesbos, les migrants ne veulent pas d’un autre Moria

Par Julia Dumont (InfoMigrants) Publié le : 14/09/2020
Une nouvelle manifestation a eu lieu dimanche dans le camp informel qui s’est constitué sur la route de Mytilène, sur l’île grecque de Lesbos. La veille, la police avait fait usage de gaz lacrymogène contre des migrants qui demandaient leur évacuation de l’île. Le gouvernement grec a assuré que tous les demandeurs d’asile seraient envoyés dans un nouveau camp fermé en construction.
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Un arrêté préfectoral indigne contre les actions de solidarité à Calais
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ACTUALITES de la section

Vous trouverez désormais dans la page ACTUALITÉS DE LA SECTION un compte rendu sommaire en chiffre de notre activité de l’année, remis à jour chaque mois.
Il témoigne que notre vigilance reste permanente quelles que soient les circonstances.
______________________________________________________________________________
Janvier 2020 (à partir du 06/01) : 57 RV, 24 nouveaux demandeurs, 1 réunion de la section, participation au Collectif « Toutes et tous ensemble pour les droits des femmes », 22/01 : Collectif Veille.
Février 2020 : 56 RV, 28 nouveaux demandeurs, 1 réunion de section.
Mars 2020 (en raison de la pandémie de covid 19, local fermé par la municipalité, du 17 mars au 2 juin) : 26 RV, 9 nouveaux demandeurs. 02/03 Formation : rédiger un recours ; 6 & 7/03 EXPO FEMMES ; 11/03 Collectif Veille.
Avril/ Mai 2020 : 3 RV en extérieur, 3 nouveaux demandeurs, permanence téléphonique, 1 réunion de section par Zoom.
Juin 2020 : (réouverture de la permanence) 35 RV, 22 nouveaux demandeurs, 15/06 réunion comité en restreint, 12/06 : participation à la manifestation contre le racisme.
Juillet 2020 (accueil fermé du 10 au 14/07) : 40 RV, 16 nouveaux demandeurs.
Août 2020 (accueil fermé du 6 au 17/07 ; permanence téléphonique maintenue) : 32 RV, 15 nouveaux demandeurs.
Conclusions provisoires : malgré les restrictions liées à la situation sanitaire, 249 RV en 8 mois, 117 nouvelles demandeuses ou nouveaux demandeurs, 4 réunions de section, 6 participations à des actions extérieures.
Maryvonne Blum,
présidente de la section Ligue des Droits de l’Homme Troyes & Aube
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Moria, à l’abandon du monde
Sur l’île de Lesbos (Grèce), le camp de Moria a été totalement détruit par le feu qui s’y est déclenché mercredi. Il accueillait plus de 12 000 réfugiés. L’écrivaine Marie Cosnay, qui s’y était rendue, livre pour AOC sa réaction, nourrie des informations reçues via Whatsapp de la part de celles et ceux avec lesquels elle a gardé contact.
sa réaction, nourrie des informations reçues via Whatsapp de la part de celles et ceux avec lesquels elle a gardé contact.

Kostas Grigoriadis
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Infamie wallonne

10 Septembre 2020
Des parents retirent leurs enfants de l’école pour cause de promiscuité avec des enfants de réfugiés. Cette manifestation de haine instrumentalisant les enfants se passe au XXIe siècle, en Europe, en Wallonie…
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19 septembre – 17 octobre : Marche nationale des Sans-papiers
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Le blog de LDH Troyes et Aube, données statistiques
par Rémy Dufaut

Du 27 mars 2020 (réanimation du blog) au 9 septembre :
- 5534 visites (5024 de France, 279 des Etats-Unis, 44 de Belgique, 30 de Suisse, 18 d’Irlande, 16 du Canada, 10 d’Allemagne, 10 de Guadeloupe, 10 de La Réunion, 9 de Colombie, 6 du Maroc, 5 d’Espagne, 5 du Portugal, 4 des Pays-Bas et de 33 autres régions du monde (entre 1 et 4 visites pour chacune)…
- 2169 visiteurs différents
Le tout réparti ainsi :
- Mars : 12 articles publiés, 505 visites par 58 visiteurs
- Avril : 10 articles, 860 visites, 194 visiteurs
- Mai : 42 articles, 673 visites, 222 visiteurs
- Juin : 36 articles : 891 visites, 266 visiteurs
- Juillet : 42 articles, 521 visites, 281 visiteurs
- Août : 39 articles, 1607 visites, 912 visiteurs, dont 580 le 29/08 (record de visites ce jour-là à 637) pour l’article sur Alain Cocq (droit de mourir dans la dignité) qui a reçu 1127 visites en tout.
- Septembre (du 1 au 9) : 22 articles, 477 visites, 336 visiteurs
Le site propose 11 pages, celle d’accueil et des articles étant logiquement la plus visitée, suivie de celle de la présentation de la section Troyes et Aube (119) puis, dans l’ordre, des INFORMATIONS, des Suggestions de lectures, des Actualités de la section, etc…
Sur 35 adhérents, on ne compte que 21 abonnés (15 par mail, 6 par compte WordPress).
La mention J’AIME n’est accessible qu’aux abonnés WordPress, le retour n’étant pas opérationnel, par limitation de nombreuses possibilités habituelles du blog, dépendant du site national de la LDH (gratuitement).
Toutes les publications peuvent être partagés par différents canaux.
Les origines principales des visites : Facebook (1642) ; moteurs de recherche (692).

La nouvelle page Facebook (@LDHTroyes et Aube) créée le 23 juillet est bien visible malgré seulement 53 abonnés, avec jusqu’à 518 visites (pour la publication de l’article sur la mort de l’avocate Ebru Timtik.)
NB : les statistiques de Facebook ne sont visibles en remontant que jusqu’au 31 juillet.
La « clientèle » de la page Facebook est sensiblement différente de celle du site et ne montre pas les mêmes centres d’inérêt.
Le record de couverture organique par jour (nombre de personnes ayant vu au moins une fois l’une des publications de la page) s’élève à 406 (le 28/08).
Le nombre de mentions J’AIME la page est en progression (53 le 07/09).
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Etats Généraux des Migrations – Jeunes mineurs non accompagnés
Suite à la diffusion d’un questionnaire au début de l’année 2020 concernant les pratiques administratives des autorités des différents départements vis-à-vis des mineur·es isolé·es, le groupe chantier « Mineur·es » des États Généraux des Migrations souhaite partager la synthèse de ce travail. Celle-ci viendra nourrir une journée de réflexion sur la question des mineur·es non accompagné·es, organisée
le samedi 10 octobre 2020.

La situation des mineur·es exilé·es non accompagné·es sur le territoire français est indigne, révoltante, et mobilise chaque jour de nombreux·ses militant·es et citoyen·nes.. La dernière session nationale des États Généraux des Migrations, en octobre 2019, avait clairement montré l’importance de cette question pour notre dynamique. Le groupe chantier mobilisé sur ce sujet a proposé, en début d’année, un questionnaire permettant d’identifier les pratiques en la matière et les réponses que vos structures y apportent.
Ainsi, l’objectif de cette démarche était double : faire le point sur les pratiques administratives à l’égard des personnes mineures (qu’elles soient néfastes, illégales, ou exemplaires) dans les différents départements, et partager les méthodes d’action des militant·es et leurs projets de lutte. Pour le groupe chantier, les résultats de ces questionnaires permettent également de nourrir l’organisation d’une journée thématique de travail, interne aux EGM, prévue le 10 octobre 2020.
15 réponses ont été collectées : elles couvrent les 14 départements suivants : Doubs, Gironde, Drôme, Hauts de Seine, Isère, Charente-Maritime, Sarthe, Loire, Bouches du Rhône, Hérault, Meurthe et Moselle, Gard, Haute-Garonne, Yonne. La dernière, centrée autour du cas particulier d’un jeune à Paris, n’a malheureusement pas pu être réellement prise en compte dans l’analyse. Cet échantillon est loin d’être représentatif de la situation sur l’ensemble du territoire français. De fait, la synthèse ci-dessous ne vise pas à établir des conclusions sur les pratiques observées dans notre pays, mais simplement de dégager les grandes tendances observables lorsque nous comparons la situation dans les 14 départements pour lesquels des informations ont été fournies.
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Déclaration commune de 31 ONG concernant l’incendie du camp de réfugiés de Moria

Grèce : Transférer les réfugiés et les demandeurs d’asile en sécurité sur le continent
Le respect des droits de l’homme doit prévaloir sur le recours à la force
Suite à l’incendie qui s’est déclaré hier à Moria, sur Lesvos, et qui a détruit le centre d’accueil et d’identification, 31 organisations de la société civile demandent au gouvernement grec de fournir immédiatement une assistance aux personnes qui ont perdu leur abri. Les personnes touchées, parmi lesquelles de nombreux enfants et groupes à risque, doivent être soigneusement transférées en lieu sûr sur le continent.
Le transfert des groupes à risque, y compris les enfants non accompagnés, les femmes enceintes, les personnes handicapées, les personnes souffrant de problèmes médicaux et de santé mentale et les personnes âgées doit être prioritaire. Les personnes dont le test de dépistage du Covid-19 s’est révélé positif doivent bénéficier d’un logement sûr pendant la période de quarantaine, de soins de santé et d’une hospitalisation si nécessaire.
Le déménagement des personnes de Lesvos vers la Grèce continentale nécessite de trouver des solutions urgentes pour remédier au fait que de nombreuses installations de logement actuelles pour les réfugiés et les demandeurs d’asile sont à pleine capacité. Nous demandons instamment aux autorités grecques de travailler sur un plan cohérent qui maximise toutes les ressources disponibles, y compris celles de l’UE, et nous renouvelons notre appel aux dirigeants européens pour qu’ils partagent la responsabilité de l’accueil et du soutien des demandeurs d’asile, aujourd’hui plus que jamais.
En ces temps difficiles, il est de la plus haute importance que le respect des droits de l’homme soit au centre de la réponse à l’incendie de la Moria, et que les autorités ne recourent pas à la force ou à des propos incendiaires, mais prennent les mesures appropriées pour désamorcer tout risque de violence.
ActionAid Hellas
Amnesty International
Fondation pour les réfugiés par bateau
CRWI Diotima
ECHO100PLUS
ELIX
Égalité des droits au-delà des frontières
Fenix – Aide juridique humanitaire
Conseil grec pour les réfugiés (GCR)
Ligue hellénique des droits de l’homme
Plate-forme hellénique pour le développement (Ελληνική Πλατφόρμα για την Ανάπτυξη)
Aider les réfugiés
Hias Grèce
Droits de l’homme360
Aide juridique humanitaire
Human Rights Watch
Comité international de secours (IRC)
INTERSOS Hellas
Centre juridique de Lesvos
Médecins Sans Frontières
Melissa
Réseau pour les droits de l’enfant
Omnes
Aide juridique aux réfugiés (RLS)
Droits des réfugiés en Europe (RRE)
Soutien aux réfugiés de la mer Égée (RSA)
Initiative sur les traumatismes des réfugiés
La solidarité maintenant
Symbiose – École d’études politiques en Grèce
Terre des hommes Hellas
Le projet HOME
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Lettre au Conseil national de la République slovaque sur le droit à l’avortement
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Tous avec Pierre-Alain !
Poursuivi pour avoir secouru des réfugiés en montagne, son procès se tiendra le 23 novembre 2016 à 13h30 au Palais de Justice de Nice
Signez ICI la pétition
Brigitte MANNONI, mère d’Alain, a lancé cette pétition adressée à Nicole Belloubet (Garde des Sceaux, ministre de la Justice) et à 2 autres
Voici les nouvelles des procédures judiciaires de mon fils Pierre-Alain
L’aide aux migrants – Ma folle épopée judiciaire
En 2016, dans le froid de la montagne des Alpes-Maritimes, en pleine nuit, j’ai rencontré 3 jeunes femmes qui étaient gravement blessées. Elles avaient fui la dictature d’Érythrée, elles étaient passées par les marchés aux esclaves de la Lybie et s’étaient perdues sur une route près de chez moi. Je les ai emmenées dans ma voiture pour les mettre à l’abri et qu’elles reçoivent des soins. On nous arrêté au péage et mis des menottes parce qu’elles n’avaient pas les bons papiers.
Depuis des années ces dérives graves de l’Etat sont portées devant les juridictions par des associations ou des citoyens isolés. D’ailleurs cette année :
Le conseil d’État et le Conseil Constitutionnel a confirmé que la France ne respecte pas sa devise Fraternité et son obligation d’accueillir les plus vulnérables comme les femmes ou les enfants fuyant les guerres.
En référence à l’article 3 sur la torture la Cour Européenne des Droits de l’Homme vient de condamner la France sur la façon dont elle a traité des personnes qui devaient être mises à l’abris.
Et même des policiers à Briançon ont été condamnés à de la prison pour avoir répété violences, humiliations et vols sur des personnes qui avaient besoins d’aide.
Malgré cela pour la 5e fois je me retrouve devant un tribunal. Un épopée judiciaire digne des plus grandes affaires : 1ere Instance à Nice, Cour d’Appel d’Aix en Provence, Cour de Cassation à Paris, Conseil Constitutionnel et maintenant une nouvelle cour d’appel à Lyon. Car en fait l’enjeux de cette affaire qui peut paraitre ubuesque fait froid dans le dos :
Est ce qu’il faut éduquer nos enfants en disant qu’il y a certaines personnes différentes qu’il ne faut pas secourir ? Comme les juifs à une autre époque…
Est ce qu’il faut réduire la définition de la Fraternité ? Comme on l’a fait sous l’occupation…
Alors voilà j’y retourne pour que plus personne ne soit poursuivi pour avoir été humain, pour avoir accueilli comme cela s’est toujours fait partout et à toutes les époques. C’est aussi pour ça qu’un rassemblement est prévu le jour du procès, devant la cour d’appel de Lyon le 23 septembre 2020 à 13h.
Mais il y a de l’espoir car nous sommes très nombreux à être humain. En ce moment par exemple des bénévoles comme ceux de Roya-Citoyenne apportent de la chaleur humaine et de la nourriture à des gens laissés à l’abandon grâce à vos dons et votre aide.
Merci de m’avoir soutenu et d’être encore à mes côtés.
—————————- IL Y A UN AN ——————–
Il y a plus de 3 ans mon fils Pïerre-Alain a été arrêté pour « aide aux migrants ». Il avait secouru dans la montagne de la Roya 3 Erythréenne blessées. Il vient de recevoir la notification pour une nouvelle audience au tribunal. Ce sera la 5e…
Il y a eu un premier procès à Nice où il a été relaxé, puis le parquet a fait appel et l’a condamné à Aix en Provence à 2 mois avec sursis. Il a ensuite saisi le Conseil Constitutionnel qui lui a donné raison et a censuré une loi injuste.
L’Assemblée Nationale a rédigé un nouvel article et la Cour de Cassation a cassé sa condamnation contraire au principe de Fraternité désormais présent dans la loi. Mais la Cour de Cassation a demandé un nouveau procès à la lumière de la nouvelle loi.
C’est là où il en est maintenant : 3 ans et demi pour savoir s’il est légal de secourir des gens en détresse !!!!…. Bref il retourne au charbon à la Cour d’Appel de Lyon le 15 janvier 2020 à 13h30 et voici son message :
« Les États ne respectent pas le droit et sont responsables de l’horreur aux frontières, dans les centres de rétention et en méditerranée mais j’en suis arrivé à comprendre que les derniers remparts à cette horreur ce sont les actions citoyennes et la Justice. Mon affaire de Délit de Solidarité étant la première à aller aussi loin, il est important d’aller au bout de la procédure judiciaire pour que cette question soit définitivement tranchée et qu’il y ait une jurisprudence de manière que ceux qui suivent ne puissent pas être attaqués avec les mêmes arguments.
Bien sûr les autorités en chercheront d’autres, mais c’est comme cela que le droit avance et tant que nous sommes dans une société de droit, il faut s’en servir ! Et puis un jour j’en suis convaincu, ces politiques seront condamnées.
Mais avec la Justice viennent les frais, le nerf de la guerre. Les avocats ont fait un super boulot et les 4 audiences précédentes ont consommé l’intégralité de la cagnotte. J’en relance donc une nouvelle pour le procès à venir. Si je gagne ça s’arrête, sinon on continue jusqu’à la Cour Européenne s’il le faut…
https://www.gofundme.com/f/avecpierrealain
Nous sommes nombreux à croire en la dignité, nous sommes beaucoup plus que ce que l’on imagine ; c’est juste que la solidarité ne se crie pas sur les toits mais aujourd’hui je le sais et sachez le, elle est présente partout. Dans les villes et les villages, sur les plages et dans le camps, des petites et des grosses fourmis sauvent des vies et offre de l’humanité. Merci à eux »
Merci pour votre soutien
————————IL Y A 4 ANS ———————-
Mon fils Pierre-Alain Mannoni, 45 ans, vivant à Nice, père de 2 enfants a été arrêté, détenu pendant 36h, sa voiture a été confisquée et il sera jugé pour avoir « aidé à la circulation de personnes en situation irrégulière ». Son procès se tiendra le 23 novembre 2016 à 13h30 au Palais de Justice de Nice.
Il a rencontré dans la vallée de la Roya, frontalière de l’Italie, 3 jeunes érythréennes blessées, échappées de la dictature et survivantes d’un voyage long et terrible. Il a choisi de les secourir sans contre-partie, de les transporter dans sa voiture avec l’intention de les nourrir, de les héberger et de leur payer un billet de train pour se faire soigner à Marseille sans risque d’être renvoyées à la frontière. Il s’est malheureusement fait arrêter au péage de la Turbie. Depuis, il est sans nouvelles des jeunes filles.
Moi sa mère, son frère, sa sœur et tous les membres de sa famille avons été émus d’avoir reçu tant de messages de soutien et de félicitations des quatre coins de la France et de la Corse également. Nous sommes effrayés par l’attitude des pouvoirs publics vis à vis de son action. Ceux-ci poursuivent les citoyens qui tendent la main aux personnes en détresse alors que l’on attend que la Fraternité soit mise en avant et valorisée. Elle fait partie de la devise de la France : « ‘Liberté Egalité Fraternité » mais malheureusement il semble qu’elle soit oubliée.
Son geste est un geste d’humanité et d’amour. Il est le reflet de l’éducation qu’il a reçue et cela nous honore tous. Depuis l’enfance, Pierre-Alain s’est fait défenseur de « la veuve et l’orphelin » et là il s’est trouvé en situation où il a mis en pratique les valeurs que ses ancêtres ont défendues au prix de leur vie. On cultive le souvenir de l’histoire pour ne pas refaire les erreurs du passé. Soyons vigilants…
Nous sommes fiers de lui, de son action et de l’exemple qu’il nous inspire. Et là où il est, son père aussi est fier de lui. De tout notre cœur, nous osons espérer un verdict d’innocence pour lui et ceux qui sont poursuivis pour avoir tendue la main.
Son récit : https://blogs.mediapart.fr/pierre-alain-mannoni/blog/111116/pourquoi-j-ai-secouru-des-refugies
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En marche pour la paix et contre le dérèglement climatique, pour la justice sociale et les droits humains, pour le désarmement nucléaire
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Après l’incendie de Moria, appel à la solidarité européenne pour accueillir les migrants
Le ministre allemand des Affaires étrangères réclame des pays de l’UE qu’ils prennent en charge des migrants, évoquant une nécessaire « répartition ».
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Troyes: près de 450 personnes rassemblées ce matin devant le lycée Marie-de-Champagne pour soutenir les lycéens

Ils étaient 100 hier. Ce matin, 400 à 450 personnes ont répondu à l’appel des lycéens, parents d’élèves, étudiants, syndicats, associations et organisations pour soutenir les mobilisations des lycéen-ne-s et étudiant-e-s ce mardi 6 octobre 2026 devant le Lycée Marie-de Champagne à Troyes, seul établissement secondaire demeuré ouvert dans l’agglomération.

Il s’agissait de dénoncer la politique de la matraque initiée par le ministre de l’Intérieur assumant la répression violente « sans retenue » et de lui montrer que le mouvement de la jeunesse n’est nullement aiguillonné par d’obscurs « proxys de l’ultragauche » ni manipulé par un parti politique. Cette stratégie d’attaque infantilisante ne marche plus.
Ce n’est pas en multipliant les Nathanaël Combary, trop proche du pouvoir pour être honnête et trop largement célébré sur les médias, qu’on fera taire la Gen Z, qui a encore bien des choses à dire.

RD
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Contrôles des lycéens par la police: le préfet de l’Aube frise le génie

Face aux « débordements » qui secouent plusieurs établissements du département, le préfet de l’Aube prend un arrêté qui interdit le port de cagoules, foulards et équipements de protection aux abords des lycées jusqu’au mardi 6 octobre au soir. Une mesure de crise, qui vient durcir un arsenal juridique pourtant déjà bien fourni par la loi nationale.
Ce matin devant le lycée Marie-de-Champagne à Troyes, seul lycée public ouvert dans l’agglomération, nous avons constaté que la police fouillait les sacs des élèves à l’extérieur du lycée, y compris dans les rues avoisinantes.
Lors d’un contrôle d’identité, la police ne peut pas procéder librement à une fouille des poches ou du sac.
La loi distingue notamment la palpation de sécurité, destinée à vérifier l’absence d’arme, et la fouille, qui nécessite un cadre juridique précis : consentement de la personne, enquête en cours, garde à vue ou réquisitions du procureur.
Une fouille réalisée en dehors de ces conditions peut être considérée comme irrégulière et entraîner la remise en cause de la procédure qui en découle.
- Code de procédure pénale : articles 53 à 74-2Fouille corporelle durant l’enquête (articles 63-6 à 64)
- Code de la sécurité intérieure : articles L613-1 à L613-3Palpation de sécurité et fouille de bagages
- Code de la sécurité intérieure : articles R434-14 à R434-22Palpation de sécurité (article 434-16)
- Code de la sécurité intérieure : article L511-1Palpation de sécurité et contrôle des effets personnels par un agent municipal
- Loi n°2026-798 du 18 août 2026 visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens : article 35Palpation, contrôle des effets personnels, fouille de véhicule lors d’un contrôle lié à la lutte contre la criminalité organisée
- Code des douanes : articles 60 à 63 bisFouille des marchandises, véhicules et personnes par les agents des douanes
- Circulaire n°2014-059 du 27 mai 2014 relative à l’application de la règle, mesures de prévention et sanctions dans les établissements scolaires (PDF – 99.8 KB)Contrôle des effets personnels dans les établissements scolaires
La LDH, en partenariat avec de nombreuses organisations, appelle à participer aux mobilisations en soutien aux mouvements de la jeunesse le mardi 6 octobre 2026, partout en France.
A Troyes, le rassemblement aura lieu dès 8 h au Stade de Songis, 2 Avenue Marie de Champagne .
Pour rappel:
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Petit retour sur l’actualité à Troyes et ailleurs

La préfecture justifie la violence policière
Vidéo de la voiture de police à Troyes : la préfecture évoque une manœuvre de dégagement d’un policier blessé.
La préfecture de l’Aube a réagi à la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant une voiture de police rouler à vive allure en direction des manifestants à Troyes jeudi matin. Elle évoque « une manœuvre de dégagement après la blessure d’un policier victime de projectiles ».
En somme, le « dégagement » d’un policier blessé justifie pour la préfecture de l’Aube, de mettre en danger les vies de dizaines d’enfants. Dans « Cette séquence isolée de son contexte » au cours de laquelle sont exfiltrés deux policiers blessés « dont l’un s’est vu prescrire huit jours d’ITT (incapacité totale de travail) à la suite de ses blessures« , il ne faut pas voir une voiture foncer sur une foule de jeunes lycéennes et lycéens en les gratifiant au surplus de jets de gaz lacrymogène. La vie des deux policiers ne semble pourtant pas présenter un tel caractère d’urgence, à la lecture de l’article, pour qu’elle puisse être préférable à celles de dizaines de gamines et gamins…
MANIFESTATIONS DANS LES LYCÉES DE L’AUBE : LA JUSTICE SÉVIT APRÈS DES VIOLENCES À TROYES ET ROMILLY-SUR-SEINE
il y a 20 heures20 h ·
MANIFESTATIONS DANS LES LYCÉES DE L’AUBE : LA JUSTICE SÉVIT APRÈS DES VIOLENCES À TROYES ET ROMILLY-SUR-SEINE
Face à l’escalade des tensions et aux débordements constatés dans plusieurs établissements scolaires du département, le parquet de Troyes passe à l’offensive. Bilan : 27 gardes à vue et 20 déferrements.
Les manifestations lycéennes engagées depuis le début de la semaine ont pris une tournure particulièrement violente dans l’Aube. Dans un communiqué de presse, envoyé aux rédactions ce vendredi 2 octobre 2026, la procureure de la République près le tribunal judiciaire de Troyes a fait le point sur les événements survenus à Troyes ainsi qu’à Romilly-sur-Seine.
Depuis le lundi 28 septembre, la situation s’est détériorée aux abords de plusieurs lycées. Feux de poubelles, jets de projectiles et tirs de mortiers d’artifice ont rythmé les rassemblements. Face à ces violences, les forces de sécurité intérieure ont dû intervenir dans des conditions particulièrement délicates, les contraignant parfois à faire usage de gaz lacrymogènes de dispersion pour s’extraire d’attroupements hostiles.
Soulignant la gravité de ces agissements qui mettent en danger les élèves, la communauté éducative et les forces de l’ordre, le parquet a engagé des poursuites systématiques dès lors que les auteurs ont pu être identifiés.
Au total, 27 personnes ont été placées en garde à vue depuis le début de la semaine : 26 mineurs et un seul individu majeur.
Les chefs d’accusation retenus illustrent la sévérité des faits reprochés : outrages et violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique, dégradations par moyen dangereux de biens d’utilité publique, transport et détention de produits incendiaires, participation à un attroupement en vue de commettre un délit, ou encore provocation à la rébellion.
Marquant sa volonté de fermeté, le parquet a ordonné le déferrement de 20 personnes devant la justice :
Pour le seul majeur impliqué : Une poursuite devant le tribunal correctionnel en comparution immédiate a été engagée dès ce vendredi.� Pour 8 mineurs : Une convocation devant le tribunal pour enfants ou le juge des enfants est prévue dans les prochaines semaines. Dans l’attente de leur jugement, des mesures éducatives ou de contrôle judiciaire ont été ordonnées, comprenant des interdictions de manifester, des interdictions de paraître et des couvre-feux.� Pour 11 autres mineurs : Les jeunes ont été orientés vers le délégué du procureur pour une procédure de composition pénale en présence de leurs parents. Diverses sanctions ont été arrêtées, dont des stages de citoyenneté, des travaux non rémunérés, l’obligation de réparer les préjudices, ainsi que des interdictions de manifester et un couvre-feu nocturne (interdiction de paraître sur la voie publique entre 21h et 6h sans représentants légaux).�
Par ces mesures administratives et judiciaires strictes, l’institution judiciaire entend envoyer un signal clair afin de ramener le calme aux abords des établissements scolaires aubois.
Nous vous épargnerons les commentaires suscités par cette publication chez les décérébrés de tout poil et préférons leur apporter cette réponse bien sentie et parfaitement appropriée trouvée sur les réseaux sociaux (Merci à Isa Morvan, son autrice).
AUX VIEUX CONS QUI JUBILENT QUAND LES LYCÉENS PRENNENT CHER
Aux vieux cons qui regardent des lycéens s’en prendre plein la gueule face aux CRS et qui lâchent tranquillement : « Bien fait pour eux. Ils n’avaient qu’à rester en cours. »
ALLEZ VOUS FAIRE FOUTRE.
Voilà, c’est dit. Pas d’éléments de langage d’attaché de presse.
Avec votre morale de napperon, votre nostalgie sous cellophane et votre mémoire de poisson rouge sous Lexomil. Je vous vois. Planqués derrière vos écrans, transformés en généraux de canapé dès qu’un môme de seize ans renverse une poubelle.
« De mon temps, on respectait l’autorité. »
MON CUL.
De votre temps, vous étiez jeunes. Vous fumiez en cachette derrière le lycée. Vous racontiez des conneries. Vous faisiez chier vos parents. Vous vouliez baiser, vivre, gueuler, vous barrer et refaire le monde avec trois francs en poche et des hormones qui vous sortaient par les oreilles. Puis le temps vous a roulé dessus comme un camion-benne. Et maintenant, vous êtes devenus exactement les vieux cons que vous trouviez insupportables à vingt ans. Félicitations. Votre médaille est disponible à l’accueil de l’EHPAD idéologique.
Parce que le vieux con adore la jeunesse. Aux Jeux olympiques. Au bac. Sur LinkedIn, avec une chemise blanche et un projet entrepreneurial biodégradable. Mais qu’un lycéen descende dans la rue, bloque son bahut et gueule que quelque chose déconne, soudain Gérard bande pour l’ordre républicain.
CRS ! BOUCLIERS ! MATRAQUES ! RANGEZ-MOI CES PUBÈRES !
Putain, on dirait qu’une poubelle brûlée menace directement son Livret A.
Et puis il y a cette phrase. Cette putain de phrase : « Ils l’ont cherché. »
Non.
On peut condamner un pavé lancé sur un flic. On peut condamner un abribus explosé. On peut condamner les violences, d’où qu’elles viennent. ET regarder un gamin tomber sans applaudir mécaniquement parce que celui qui tient la matraque porte un uniforme. Ces idées tiennent parfaitement ensemble dans un cerveau adulte. Normalement.
Parce que derrière les vidéos, les slogans et les barricades bricolées, il y a des gamins. Des gamins qui parlent de leur lycée, de leur avenir et du monde qu’on leur refile avec la délicatesse d’un locataire qui rend les clés après avoir chié dans le salon. Dette. Précarité. Logement hors de prix. École qui craque. Services publics essorés.
Et vous voudriez quoi ? « Madame, s’il vous plaît, puis-je être révolté sans perturber la circulation ? »
BORDEL DE MERDE.
Une révolte qui ne dérange personne, ça s’appelle une publication Instagram avec un carré noir. La jeunesse est chiante. HEUREUSEMENT. Elle déborde. Elle exagère. Elle gueule parfois avant d’avoir lu toute la notice.
Mais le vieux con veut des jeunes parfaitement domestiqués : engagés mais polis, en colère mais silencieux, révoltés mais surtout pas devant chez lui. Il veut Che Guevara avec Parcoursup. Rimbaud avec une convention de stage. Mai 68 à condition que ça finisse avant 18 heures parce qu’il faut rentrer la Dacia.
Et quand ça cogne ? « Fallait pas être là. »
Cette phrase me fout la gerbe. Parce qu’elle dit : reste chez toi. Ferme ta gueule. Obéis. Ne dérange pas. Et si tu déranges, ce qui t’arrive devient automatiquement ta faute. Belle conception de la démocratie. Propre. Pratique. Lavable en machine.
Tu peux penser qu’un blocage est une connerie. Qu’une manif part en vrille. Qu’un lycéen raconte n’importe quoi. Mais voir un jeune prendre un coup et lâcher : « Bien fait. » Là, on n’est plus dans le désaccord. On est dans la jouissance moisie du petit chef qui sommeillait derrière le rideau.
Alors aux vieux cons qui jubilent quand des lycéens prennent cher parce qu’ils auraient dû « rester à leur place » : ALLEZ VOUS FAIRE FOUTRE.
Gardez vos « de mon temps ». Gardez vos leçons. Gardez votre fantasme d’une jeunesse à genoux devant l’autorité avec le carnet de correspondance entre les dents. Et essayez de vous souvenir du petit con que vous étiez avant de devenir le vieux con que vous êtes.
Parce que le problème n’est pas d’avoir vieilli. On vieillit tous. Le problème, c’est d’avoir tellement oublié sa propre jeunesse qu’on finit par applaudir lorsque celle des autres se fait cogner.
Et ça, bordel, ce ne sont pas les rides.
C’EST DE LA MOISISSURE.
Et je le répète pour que vous l’intégriez une fois pour toutes :
ALLEZ. VOUS. FAIRE. FOUTRE.
#Lycée
La LDH appelle à soutenir les mobilisations lycéennes ce mardi 6 octobre et sera présente à leurs côtés avec les parents d’élèves, syndicats et autres organisations, à Troyes comme ailleurs.

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Mouvement lycéen : des mineurs face à la répression des forces de l’ordre
Depuis le 21 septembre, le mouvement des blocus de lycées ne cesse de prendre de l’ampleur en France. Les lycéeen·nes mobilisé·es revendiquent simplement leur droit à l’éducation : ils demandent des professeurs, des classes moins chargées, des bâtiments décents. Face à eux : gaz lacrymogènes, tirs de grenades et gardes à vue. Nous dénonçons l’usage disproportionné de la force contre les manifestations lycéennes. Point sur la situation pour comprendre ce mouvement de rentrée, porté par la jeunesse.
La répression et la violence sont-elles la seule réponse du gouvernement face aux lycéens qui se mobilisent ? On dénombre 119 blessés et plus de 1000 arrestations. Pour évoquer cette réponse répressive et les violences policières, Cyprien Caddeo reçoit Me Elsa Marcel.
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Halte à la brutalisation de la jeunesse

« Trop jeunes pour se faire écouter, assez grands pour se faire violenter » : les lycéens face à la répression policière
En moins d’une semaine, plus de 1 000 lycéens ont été interpellés et 84 blessés. Malgré des revendications légitimes, ils sont à la fois infantilisés et perçus comme des « sujets dont il faut se protéger », donc réprimés violemment.

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Le visage inchangé du RN : antisémitisme et menaces contre la presse. La LDH saisit les instances de l’ONU

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On a quand même tendance à croire l’un… mais pas l’autre…

Le maire (La France insoumise) de Saint-Denis, Bally Bagayoko, a démenti avoir allumé un feu de poubelle devant un lycée de son département, dénonçant mardi 29 septembre des « mensonges » après la diffusion de vidéos donnant lieu à des interprétations contradictoires sur son attitude lors du mouvement lycéen.
« Mediapart » a publié, lundi, des messages antisémites datant de 2013 attribués à Jordan Bardella, alors jeune militant du Front national. Le président du Rassemblement national, qui nie en bloc, a annoncé une plainte en diffamation.
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Défendre les services publics, pour la démocratie et l’Etat de droit
Mardi 29 septembre
Bar-sur-Aube : 11h — Place Carnot.
Brienne-le-Château : 10h30 — Hôtel de Ville.
Romilly-sur-Seine : 10h30 — Bourse du Travail.
Troyes : 13h30 — Place Jean-Jaurès.
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Marche nationale pour le climat, la paix et les solidarités: 400 personnes à Troyes, 120000 en France




































Prise de parole de la LDH
Marche pour le climat, la paix et les solidarités du 26 septembre 2026
La planète brûle en raison des guerres et sous l’effet des bouleversements climatiques.
La situation internationale est d’une extrême gravité, les guerres s’étendent et le droit du plus fort s’impose partout dans le monde au mépris du droit international qui est trop souvent bafoué. Les dépenses militaires augmentent de façon massive au détriment des budgets sociaux, des services publics et des investissements environnementaux. Les guerres détruisent les vies, jettent les populations civiles sur les routes de l’exil, aggravent les inégalités, nourrissent les violations des droits humains, les crimes contre l’humanité et les actes génocidaires, sans que soient inquiétés leurs auteurs, menaçant et remettant en cause les magistrats de la cour pénale internationale qui sont condamnés à l’impuissance.
Les habitants des quartiers populaires, les familles vivant dans la précarité et dans des logements non isolés, les personnes âgées et les personnes handicapées vivant dans la solitude, celles et ceux qui travaillent dehors, les paysannes et les paysans qui ont perdu une partie de leurs récoltes et les personnes qui dorment dans la rue sont les premières victimes des canicules successives et des changements climatiques. Des millions d’animaux qu’ils soient d’élevage ou sauvages ont péri sous le coup de la chaleur et des incendies. Personne ne pouvait ignorer ce que les scientifiques avaient depuis longtemps annoncé au fil de leurs recherches et ce que les citoyennes et citoyens avaient relayé. Leurs travaux et leurs communications sont restés vaines, les gouvernements étant sourds malgré leurs alertes.
Partout en France, dans les villes, les quartiers et les bourgs, nous sommes dans la rue pour marcher et pour demander une autre politique que celles qui conduisent aux catastrophes et qui reposent sur la recherche systématique du profit pour quelques uns au mépris de l’intérêt général et des personnes.
Nous allons marcher pour le climat, pour le vivant, pour la paix, pour la justice sociale et écologique, pour le respect des droits fondamentaux, pour la défense des libertés et pour les solidarités.
Nous allons marcher jusqu’au parc des Moulins en partant depuis ce lieu symbolique des pires heures de notre histoire.
Nous avons fait ce choix de nous retrouver à proximité de l’ancien siège de la gestapo durant l’occupation pour nous souvenir qu’en 1940, Pétain et l’extrême droite de l’époque avaient trahi le pays au nom d’un nationalisme de soumission à la force du nazisme et du rejet de la démocratie, dénonçant les conquêtes du front populaire.
Nous pensons à celles et ceux qui ont combattu le nazisme et le régime de Vichy et qui s’étaient engagés au risque physique qu’ils prenaient jusqu’au martyr et jusqu’à la mort, en affirmant que le pire n’est pas forcément derrière nous.
Nous avons fait ce choix parce que nous disons stop à la montée en puissance des régimes autoritaires et des dictatures et que nous appelons à nous mobiliser et à agir contre les extrêmes-droites.
En France, l’Etat de droit, qui était déjà fragile, recule par étapes. Depuis plusieurs années, les garanties dont toutes personnes bénéficient diminuent, les contre-pouvoirs sont écartés, la rue n’est plus écoutée, les contrôles judiciaires sont affaiblis laissant le champ libre aux pratiques autoritaires.
Avec le projet de loi « permis de tuer » instituant la présomption de légitime défense et une sorte de présomption d’usage légitime de leurs armes pour les policiers et les gendarmes ne constitue pas une simple mesure sécuritaire de plus, mais marque une rupture en légalisant une volonté de gouverner par la force et de ne plus préserver les citoyennes et citoyens des abus, de l’arbitraire et des ingérences.
Depuis les dernières élections municipales, la liste des décisions des communes dirigées par le RN et ses alliés, portant atteinte aux droits et aux libertés, s’allonge au fil des semaines. Dans ces communes, les extrêmes-droites remettent en cause les libertés d’association, d’expression, de création et syndicales, s’en prennent à la laïcité, mettent sous surveillance les personnes et tiennent des positions à caractère discriminatoire et raciste ainsi que des discours de haine contraires aux droits fondamentaux.
La droite n’hésite pas à prendre le pas et à rejoindre les thèses des extrêmes-droites pour s’affranchir des principes issus de la déclaration des droits de l’homme et des conventions européennes et ouvrir la voie pour changer la nature même de la démocratie afin d’aller vers un régime autoritaire, sécuritaire, raciste et antisocial.
Le maire de Troyes s’inscrit dans cette logique pour amener les françaises et les français à s’habituer à ce que leurs libertés soient progressivement détricotées par touches successives pour que la purge soit indolore.
Ainsi, François Baroin, au motif de protéger les mineurs a pris le 17 juin un arrêté municipal pour interdire aux mineurs le centre-ville de Troyes à partir de 22h30.
Parce qu’on ne protège pas les jeunes en rognant sur leurs libertés et en portant atteinte à leurs droits et à leur vie privée, la LDH, avec le soutien des élus de gauche, a saisi le tribunal administratif en référé liberté et a obtenu la suspension de cet arrêté couvre-feu qui ne disait pas son nom ainsi que la prise en charge de ses frais d’avocat, reconnaissant l’illégalité de la position de François Baroin. Cet arrêté était avant tout une opération de communication et, à la publication de la décision du juge, François Baroin n’a pas hésité à travestir la vérité pour ne pas perdre, du haut de sa superbe, la face et reconnaître publiquement que son arrêté avait été taclé alors que son adjoint à la sécurité avait déclaré qu’il était juridiquement parfait.
Une posture qui a démontré une nouvelle fois que le maire de Troyes fait prévaloir une politique répressive et punitive au détriment d’actions de prévention et d’éducation.
Une posture consistant à banaliser les agissements des extrêmes-droites comme l’ont montré en avril l’accueil complice qu’il avait réservé au canon français et sa visite amicale qu’il avait accordée aux convives des agapes idenditaires.
Rien n’est joué. Rien n’est perdu.
Cuire ou agir: nous avons choisi d’agir et nous restons mobilisés.

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« On veut faire taire, on veut intimider », dénonce Raphaël Kempf, avocat poursuivi pour un mail

Poursuivi pour « outrage à personne dépositaire de l’autorité publique », Maître Raphaël Kempf doit comparaître devant le tribunal correctionnel de Nancy. Son « crime » ? Avoir dénoncé dans un courriel adressé à la direction d’un établissement pénitentiaire les conditions d’isolement de son client, qualifiées de « torture blanche ».
Soutenu par le barreau, le Conseil de l’Ordre et le Syndicat des Avocats de France, Raphaël Kempf devait comparaître ce vendredi au tribunal.
L’audience a été renvoyée au 31 mai 2027, devant une «formation collégiale», signe sans doute de l’embarras de la justice…
Avocat au barreau de Paris, Raphaël Kempf défend depuis plusieurs années des manifestants interpellés ou emprisonnés et autres activistes victimes de la répression d’État. Au-delà du combat quotidien dans les tribunaux, les commissariats et les prisons, il a publié L’organisation du commerce face au changement climatique (Pedone, 2009), Ennemis d’État (La Fabrique, 2019), Violences judiciaires (La Découverte, 2022), Violences judiciaires 2e édition revue et augmentée (La Découverte, 2026) et de nombreux articles dans Le Monde diplomatique, Jef Klak ou Délibérée.
Articles
https://reporterre.net/spip.php?page=memeauteur&auteur=Rapha%C3%ABl+Kempf
https://droit.cairn.info/publications-de-raphael-kempf–73849?lang=fr
https://www.monde-diplomatique.fr/auteurs/raphael-kempf
etc.
RD
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Observatoire des expulsions des lieux de vie informels
Rapport 2025 de l’Observatoire des expulsions de lieux de vie informels : retour sur 7 ans de politique d’expulsion systématique.
L’Observatoire des expulsions de lieux de vie informels publie son 7ème rapport annuel. En 2025, il a recensé 1 240 expulsions sur le territoire national : 632 sur le littoral nord et 608 sur les autres départements. Derrière ces chiffres, ce sont 77 099 personnes qui ont été concernées par ces expulsions aux conséquences désastreuses sur les personnes : violations de droits, violences, détérioration des conditions de vie, dégradation de l’état de santé, rupture de scolarité.
Constat alarmant des pratiques publiques relatives aux expulsions de lieux de vie informels. La situation, déjà délétère, continue de se dégrader:
- La part d’expulsions sans fondement légal n’a jamais été aussi élevée et a presque triplé en sept ans, passant de 19 % en 2019 à 53 % en 2025 ;
- 93 % des expulsions ne sont précédées d’aucun diagnostic social ;
- Dans 88 % des cas, les biens des habitantes et habitants sont saisis et/ou détruits ;
- Les remises à la rue restent écrasantes après une expulsion : dans 92 % des expulsions, une partie ou l’ensemble des personnes ne se voient proposer aucune solution d’hébergement ou de logement ;
- Un tiers des expulsions a eu lieu pendant la période de trêve hivernale.

Enfin, ce rapport met également l’accent sur des bonnes pratiques et alternatives qui existent sur le territoire national ainsi que sur les leviers actionnables par les pouvoirs publics afin d’œuvrer en faveur des droits et de la dignité des habitants de lieux de vie informels, comme l’ouverture de lieux d’hébergement provisoires ou la mobilisation du foncier vacant.
NF
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Troyes : marche nationale pour le climat, la paix et les solidarités

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Augmentation de la mortalité sur les routes migratoires

En juin 2026, le collectif Caminando Fronteras a présenté les chiffres des tragédies des cinq premiers mois de l’année dans le cadre des travaux de l’Observatoire des Droits Humains.
Du 1er janvier au 31 mai 2026, 1 317 personnes sont décédées, dont 142 femmes et 129 enfants mineurs. Au cours de ces mois, 27 embarcations ont disparu avec toutes les personnes à bord.
La route atlantique vers les Canaries reste la route la plus meurtrière de la frontière, avec 635 victimes. Malgré une baisse de 72 % des arrivées, la route est devenue plus létale. Pour 100 personnes qui arrivaient en 2025, environ 14 mouraient. En 2026, ce chiffre s’élève à 21.
La route algérienne de la Méditerranée occidentale concentre le plus grand nombre de tragédies de la période analysée et dépasse pour la première fois les 507 victimes, soit 54 % de plus que pendant la même période de l’année précédente.
La route du Détroit — traversée à la nage vers Ceuta, principalement — et la route terrestre de la clôture de Ceuta ont considérablement augmenté leur nombre de victimes par rapport à la même période de 2025. La route du Détroit a doublé son nombre de victimes, passant de 52 à 99 en 2026. À la clôture de Ceuta, 48 personnes sont mortes au cours de ces cinq premiers mois de 2026.
Sur la route d’Alboran. 28 décès ont été enregistrés, lors de traversées à la nage vers Melilla et de naufrages d’embarcations pneumatiques vers les côtes andalouses.
Les principaux facteurs identifiés comme ayant contribué à cette augmentation de la mortalité sur les routes migratoires sont :
- Absence de mobilisation des ressources de recherche et de sauvetage.
- Critères discrétionnaires pour déterminer quand et comment déployer les moyens de secours.
- Application inégale des protocoles de protection selon le territoire.
- Faible mobilisation des moyens aériens et maritimes.
- Coordination insuffisante entre les pays.
- Délais considérables dans le déclenchement des opérations de sauvetage.
- Emploi de violences aux points de contrôle de départ et à bord des embarcations.
- Conditions physiques extrêmes et vétusté des embarcations utilisées.

Le collectif « Ca-minando (…en che-minant) » défend les droits des personnes et des communautés en mouvement.
Né en 2002. Il est le fruit de la rencontre et de la synergie de plusieurs défenseurs des Droits Humains sur différents territoires de la frontière occidentale Euroafricaine.
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Partout en Europe, les personnes à la rue sont plus nombreuses et plus âgées
La Fondation pour le logement et la Fédération européenne des associations nationales travaillant avec les sans-abri (Feantsa) ont publié le 15 septembre leur 11e Regard sur le mal-logement en Europe.
Malgré une prise en compte croissante du sans-abrisme par l’UE, le nombre de personnes sans domicile augmente quasiment partout.

Au total, le rapport estime à 1,4 million le nombre de personnes à la rue, hébergées en urgence et prises en charge dans les foyers d’accueil en Europe, une hausse sur un an (1,3 million en 2024). «Listes d’attente qui explosent, personnes ballottées d’un hébergement à l’autre sans solution pérenne, séjours qui s’allongent faute de porte de sortie»: les dispositifs sont sous pression, amenant les acteurs à «trier les publics» et à «durcir» les conditions pour y avoir accès. Une politique «aux effets mortifères», alertent les associations. Elles appellent chaque État à adopter et mettre en œuvre des «stratégies nationales» de lutte contre le sans-abrisme, «actualisées et ambitieuses».
Les personnes âgées ne sont pas épargnées: près de 170.000 personnes âgées seraient sans domicile fixe au niveau européen, selon le rapport.
Les hébergements d’urgence peinent à accueillir les plus de 65 ans, alertent deux associations. Leur rapport, qui couvre l’Union européenne et le Royaume-Uni, appelle à renforcer la lutte contre le sans-abrisme.
On a tendance à se représenter les seniors comme un groupe d’âge épargné par les difficultés «mais au sein de chaque génération il existe de fortes inégalités», a souligné lors d’une conférence de presse Ruth Owen, directrice adjointe de la Fédération européenne.
Des hébergements inadaptés à la perte d’autonomie
Les structures d’hébergement sont pensées pour accueillir un public autonome. Les bâtiments, souvent sans ascenseur ou dotés de lits superposés, ne sont pas adaptés aux personnes en perte d’autonomie. Ces dernières ont davantage de besoins de soins, que le secteur social n’est pas en mesure d’assurer, faute de ressources et de compétences.

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« Les papiers des sans-papiers »
Un livre de Philippe Artières
Dans les archives du Gisti

Philippe Artières s’est plongé dans les archives de la permanence juridique du Gisti, aujourd’hui conservées à la Contemporaine (Nanterre), qui rassemblent les courriers des demandes d’aide adressés au Gisti entre 1993 et 2011.
S’emparer de cette archive du Gisti renvoie à un pan de l’histoire des politiques migratoires en France. Elle est une manifestation flagrante de l’injuste condition des personnes étrangères sollicitant un conseil juridique, se trouvant de fait en situation de précarité devant un appareil législatif qui accumule sans cesse de nouvelles dispositions. Face aux règles bureaucratiques et à la complexité des lois successives, les auteurs et autrices des lettres sont ainsi autant de sujets de droits et incarnent une situation ordinaire des étrangères et des étrangers. Qu’elles et ils fuient la persécution dans leurs pays d’origine ou résident en France depuis bien longtemps, parfois y ayant forgé leurs vies de travailleurs ou d’étudiants, de parents et grands-parents, d’amoureux… toutes et tous se trouvent soudainement « irréguliers » ou risquent de le devenir.
Philippe Artières met ainsi en évidence la puissance de l’écrit et des « papiers » face au cours de la vie et aux subjectivités. « Sans papiers », ces personnes étrangères ou immigrées écrivent et accumulent les preuves écrites de leurs existences : une occurrence de ce que l’auteur nomme la « machine graphomaniaque ».
Le texte de Philippe Artières est suivi d’une sélection de lettres reproduites en fac-similés, d’un entretien avec des membres du Gisti et d’une chronologie qui fait écho à l’empilement de dispositions législatives en parallèle des drames contemporains du Congo, d’Haïti, de la guerre civile en Algérie… On lit aussi en creux la longue histoire coloniale et les nombreuses familles qui en sont issues.
À la demande de Philippe Artières, les droits d’auteur de ce livre seront entièrement reversés au Gisti.
Septembre 2026, éd. Anamosa, 144 pages, 19 € + frais d’envoi
Philippe Artières est historien du contemporain. Directeur de recherches au CNRS, membre de l’Iris de l’EHESS à Paris-Condorcet, il est l’auteur de nombreux ouvrages. Il a en particulier co-dirigé avec Michelle Zancarini-Fournel, 68, une histoire collective (La Découverte, 2008 /2018), coordonné La Révolte de la prison de Nancy # 15 janvier 1972 (Le Point du Jour, 2013), Attica USA 1971 (Le Point du Jour, 2017) et écrit Le Peuple du Larzac . Une histoire de crânes, sorcières, croisés, paysans, prisonniers, soldats, ouvrières, militants, touristes et brebis (La Découverte, 2019), La Mine en procès. Fouquières-lès-Lens 1970 (Anamosa, 2023), et À bout portant. Versailles 1972 (Verticales, 2024).

NF
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Conférence à Romilly-sur-Seine

Une conférence organisée par le Collectif aubois de lutte conre les extrêmes droites.
(et non pas , comme annoncé dans la presse de ce jour, par la LDH, qui n’est que membre du Collectif).
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A ne pas manquer cette semaine

Fanny Gallot
Née en 1981, est historienne, maîtresse de conférences en histoire contemporaine et chercheuse française. Elle s’intéresse aux inégalités de genre dans les conditions de travail et la participation des femmes dans les conflits ouvriers.
Fanny Gallot étudie l’histoire à l’université de Rouen-Normandie. En 2012, elle soutient sa thèse à l’Université Lumière-Lyon-II, qu’elle a menée sous la direction de Michelle Zancarini-Fournel. Elle s’intitule Les ouvrières, des années 1968 au très contemporain : pratiques et représentations. Elle étudie deux entreprises Chantelle à Saint-Herblain et Moulinex à Alençon où les ouvrières sont majoritaires.
Sa thèse est publiée en 2015, sous le titre En découdre : comment les ouvrières ont révolutionné le travail et la société.
En 2015, Fanny Gallot est nommée maîtresse de conférences à l’Université Paris-Est-Créteil. Elle est également militante syndicale au SNESUP-FSU.
Engagement politique
Fanny Gallot est co-responsable du département d’Histoire de l’Institut la Boétie[4]. Elle fait partie des auteurs « issus de nombreux horizons, mais tous plus ou moins proches des idées de LFI » qui participent à la rédaction de l’ouvrage Extrême droite : la résistible ascension publié en septembre 2024 par cet institut coprésidé par Jean-Luc Mélenchon et Clémence Guetté.
Publications
- Fanny Gallot, En découdre : comment les ouvrières ont révolutionné le travail et la société, Paris, La Découverte, 2015, 282 p. (ISBN 978-2-7071-8241-8).
- Ludivine Bantigny (dir), Fanny Bugnon (dir) et Fanny Gallot (dir.), Prolétaires de tous les pays, qui lave vos chaussettes ? : le genre de l’engagement dans les années 1968, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2017, 259 p. (ISBN 978-2-7535-5231-9).
- Pauline Delage et Fanny Gallot, Féminismes dans le monde, 23 récits d’une révolution planétaire, Éditions Textuel, 2020, 208 p. (ISBN 978-2-84597-807-2).
- Fanny Gallot, Mobilisées : une histoire féministe des contestations populaires, Paris, Éditions du Seuil, 2024, 283 p. (ISBN 978-2-02-145296-9).
- Éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité. Sortir des polémiques, ouvrir des possibles. Fanny Gallot (coord.). Ed. Syllepse. Collection : « Comprendre et agir », déc. 2025, 136 p. (ISBN 979-10-399-0342-4).

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Esclavage moderne
Alizée Delpierre : « La dégradation des conditions d’existence des immigrés favorise les situations d’esclavage »

Souvent immigrées et sans papiers, les victimes d’esclavage moderne sont reléguées dans des marges dont il est difficile de s’extraire. Entretien avec la sociologue Alizée Delpierre, qui a enquêté sur le phénomène.
Naïri Nahapétian, le 19 septembre 2026
Après Servir les riches (La Découverte, 2022), sur les domestiques des très grandes fortunes, la sociologue Alizée Delpierre propose dans Comme des esclaves (La Découverte, 2026) une enquête de terrain sur l’esclavage moderne.
Pour cela, elle a compulsé les dossiers constitués depuis plus de trente ans par le Comité contre l’esclavage moderne, qui accompagne les victimes et donne la parole à celles-ci, mais aussi à un certain nombre d’exploiteurs afin d’analyser leurs discours.
Les victimes de la traite par le travail sont le plus souvent immigrées, étrangères, et en situation irrégulière, rappelle-t-elle, tout en pointant la responsabilité de l’Etat dans leur précarisation. Son livre, comme cet entretien, se termine sur une note optimiste consacrée au rôle libérateur des sciences sociales.
» En France, il existe un esclavage qui se caractérise par des rapports que je qualifie de surexploitation, consistant tout d’abord en la mise au travail quasi-illimitée des corps, jusqu’à 18 ou 20 heures par jour. Cela s’accompagne souvent d’une absence de rémunération ou d’une rémunération très faible, sans rapport avec le nombre d’heures de travail effectuées. Par ailleurs, l’accès à l’eau, à l’hébergement, à l’hygiène et à la nourriture est contrôlé par « l’employeur » et souvent très restreint. »
NF
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Troyes: non au « permis de tuer »
De notre envoyée spéciale, ce matin à Troyes.


















Et encore…











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Mobilisation nationale contre le « permis de tuer »



« La prochaine victime, ça pourrait être moi » : la loi sur le « permis de tuer » inquiète les militants écologistes.

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