

Partager la publication "Contre la loi »permis de tuer », défendons le droit et la justice"


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La proposition de loi (PPL) « présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre » amendée par Laurent Nunez, ministre de l’Intérieur, crée une présomption de légalité des tirs et inverse la charge de la preuve : l’usage de leur arme à feu par les forces de l’ordre sera considéré, a priori, comme étant légal, c’est-à-dire c’est-à-dire absolument nécessaire et strictement proportionné.
Cette PPL, qui donne le signal d’un quasi-permis de tuer aux forces de l’ordre, doit être fermement rejetée !
La proposition de loi doit être votée prochainement au Sénat. Les parlementaires sont extrêmement attentifs aux messages qui proviennent directement de leurs électrices et électeurs. Ils ont le pouvoir de stopper ce texte. Interpellez-les maintenant pour exiger le rejet ferme de cette proposition de loi.
« La présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre est une vraie rupture dans l’Etat de droit. Ca leur donne un permis de tuer, puisqu’ils savent par avance qu’ils seront en totale impunité.Nathalie Tehio, présidente de la LDH. »
La LDH n’a de cesse de rappeler que, dans tous les cas, l’emploi des armes par les policiers doit être conditionné à une situation d’immédiateté, d’absolue nécessité et de stricte proportionnalité, c’est-à-dire en cas de risque grave et imminent pour leur vie, leur intégrité physique ou celle d’autrui.
Partager la publication "Appel à rassemblements le 20 septembre 2026 partout en France"

Celui qui s’est de tout temps prétendu l’héritier du chiraquisme est en train de virer très très à droite. Ses 5 conseillers RN sont-ils contagieux ?
Rappelons que Chirac fut Premier ministre de 1974 à 1976, sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, d’un gouvernement fort peu conservateur non seulement sur les questions « sociétales » (IVG, majorité à 18 ans, divorce par consentement mutuel) mais aussi dans sa politique sociale (relèvement des retraites, indemnisation généreuse des chômeurs, etc…)
En septembre 2019, Les Echos faisaient du chiraquisme une vertu.
Inutile de revenir trop longuement sur le virage à 90 degrés pris depuis peu par François Baroin. Il viserait la présidentielle qu’il ne s’y prendrait pas autrement. La campagne électorale s’annonce déjà particulièrement droitière, voire extrême droitière.
Il n’est pas difficile de s’en convaincre en se rappelant ses arrêtés municipaux récents qui s’en prenaient aux libertés publiques comme individuelles (interdiction du drapeau palestinien sur la voie publique, dans un premier temps, puis sur les seuls bâtiments du domaine public suite à la bronca des syndicats et organisations des forces progressistes troyennes – un référé liberté déposé par la LDH et le MRAP est toujours en cours d’examen), puis le fameux arrêté « couvre-feu » pour les mineurs, cet été, auquel a mis fin le tribunal administratif en réponse au référé liberté déposé par la LDH.
La démocratie en apnée, la droite radicalisée.
La droite traditionnelle, dite « classique », s’est dangereusement rapprochée de l’extrême droite à l’occasion des élections municipales de mars 2026.
Porosité entre les électorats de droite et d’extrême droite.
Au lendemain des élections municipales, l’état-major du parti Les Républicains (LR) ne s’abaissera certainement pas à remercier le Rassemblement national (RN) ; mais il peut au moins remercier son électorat. C’est sans doute grâce à lui qu’il a obtenu ses plus belles victoires, à Clermont-Ferrand et à Limoges. Dans ces deux grandes villes, comme à Brest (Finistère), le maintien du candidat d’extrême droite au second tour n’a pas empêché la droite de s’imposer face à la gauche dans une triangulaire, en raison d’une désertion des voix du RN entre les deux tours.
Quand l’extrême droite s’invitait sur les listes de droite… et inversement.
La porosité entre LR et le RN s’expose de plus en plus au grand jour. Dans des dizaines de communes, on a constaté de troubles jeux d’appareil…
La droite en quête d’un nouveau souffle.
Dans la capitale, où la gauche plurielle esp[érait] bien reconquérir la mairie, la droite classique [était] en pleine déroute stratégique. Le candidat LR, un ancien ministre controversé, a dû faire face à une fronde interne après avoir laissé entendre qu’une collaboration avec l’extrême droite pourrait être envisagée en cas de score insuffisant. Mais sous la pression de la base militante et des élus locaux, il a finalement jeté l’éponge : « Nous ne pactiserons pas avec les ennemis de la République », a-t-il déclaré lors d’une réunion houleuse en présence de figures du parti.
Cette fermeté, bien que tardive, s’inscri[vai]t dans un contexte où l’électorat parisien se montr[ait] de plus en plus réticent aux compromis. Les sondages récents indiqu[ai]ent un glissement des intentions de vote vers les écologistes et la NUPES, tandis que le RN stagn[ait] autour de 15 %. Une configuration qui pouss[ait] les stratèges de LR à reconsidérer leur doctrine, au risque de perdre une partie de leur base historique.
Les municipales 2026 à peine finies, la droite se projette déjà sur la présidentielle.
Que ce soit dans les discours qui ont suivi les résultats du second tour des municipales ou dans les interviews matinales, la droite tente de tirer les leçons de ces élections pour se projeter sur l’ère post-Macron.
Le patron des LR ne manque pas de rivaux, de Laurent Wauquiez à David Lisnard en passant par Michel Barnier. Xavier Bertrand, aux rêves d’Élysée brisés par la primaire des Républicains en 2021, se verrait bien porter l’étendard de la droite.
Et pourtant, il est loin d’être exclu de voir sortir du chapeau de Retaillau un sixième ou septième lapin… De Cazeneuve à Ciotti, en passant par Dupond-Moretti : tout le monde se lève pour François Baroin.
RD
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SOS Méditerranée alerte sur la hausse des violences en mer contre les migrants et les navires de sauvetage.
Secourus en haute mer par l’ONG française, des rescapés témoignent d’un cycle de violences sans fin depuis leurs pays d’origine jusqu’à la Méditerranée.
« Des bateaux ont été observés procédant à des interceptions violentes, notamment en percutant délibérément des embarcations transportant des personnes en détresse et en effectuant des manœuvres mettant leur vie en danger ».
En août, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) annonçait que le nombre de décès de migrants en Méditerranée centrale avait fortement augmenté, alors que le nombre de migrants est en baisse en raison de politiques européennes plus strictes.

NF
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Une cinquantaine d’organisations vont manifester ce jour devant le ministère des Finances, à Paris, avant une journée de rassemblements partout en France le 26 septembre.
Un front social écologiste qui réclame une loi d’urgence climatique, après un été de braises.
Un cri du cœur après l’été face à l’inaction climatique.
Le Haut conseil pour le climat (HCC) dans son 8ème rapport annuel, alerte sur l’urgence de changer d’échelle dans les politiques climatiques pour protéger la population française face au changement climatique et à la dépendance vis-à-vis des énergies fossiles. Afin que la France puisse atteindre ses objectifs de neutralité carbone et puisse protéger sa population, le rapport formule des recommandations et des orientations pour engager une nouvelle génération de politiques publiques favorables à l’action climatique à l’horizon 2030/2035.
Cet été qui se termine ne fait que rappeler une chose que nous savons déjà: les conséquences du changement climatique bouleversent déjà notre quotidien et notre pays n’est pas préparé pour y faire face.
Nous ne pouvons plus attendre et continuer de dresser des bilans mortifères et alarmants. Il est encore possible de changer les choses, des solutions existent.
L’inaction politique n’est plus une option.

NF
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De « préférence » à « priorité nationale », le RN n’a rien changé à sa proposition xénophobe (et anticonstitutionnelle)
Lors de son discours de rentrée à Hénin-Beaumont, dimanche 13 septembre, Marine Le Pen a fait de la « priorité nationale » la pierre angulaire de son projet politique.
Après avoir souhaité un bon anniversaire au président du parti, chansonnette à l’appui, elle a présenté les enjeux de l’élection à venir: un programme avec pour principal objectif la priorité nationale, idéologie façonnée par l’extrême droite depuis des décennies.
Elle a en outre remis sur le tapis la suppression de la loi SRU (qu’elle qualifiait de « stupidité » en 2022) pour libérer les communes de l’obligation de logements sociaux.
Elle critique les normes écologiques actuelles, promettant de supprimer le dispositif ZAN et les diagnostics de performance énergétique.
Elle affirme vouloir maintenir le logement social, mais avec une approche de « préférence nationale »
NF
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par Agnès

« Après le massacre commis par le Hamas près de Gaza le 7 octobre 2023, ayant causé la mort de 1 140 personnes, la guerre menée par Israël a fait plusieurs dizaines de milliers de victimes chez les Palestiniens et déplacé par la force 80 % d’entre eux, suscitant des plaintes internationales pour crimes « de génocide » et « contre l’humanité ». Ce livre explique en quoi les agissements de l’armée israélienne sont l’aboutissement d’une longue maturation.
Imagine-t-on en France une loi qui établirait deux catégories de citoyens : par exemple, les « Français de souche » et les autres, qui ne bénéficieraient pas de droits égaux ? Une telle loi a été votée par le Parlement israélien en 2018, au bénéfice des seuls citoyens juifs. De par le monde, les dirigeants « illibéraux » plébiscitent désormais Israël, fascinés par sa capacité à imposer une idéologie « identitaire », où xénophobie et islamophobie bénéficient d’un large soutien populaire. Avec quelles conséquences, pour les Palestiniens comme pour les Israéliens ?
En France, le CRIF, représentant du judaïsme et lobby pro-israélien, promeut un soutien sans faille aux actions des gouvernants d’Israël. Mais, aux Etats-Unis, des responsables juifs et plus encore la jeunesse juive dénoncent l’occupation indigne des Territoires palestiniens. Va-t-on vers un divorce irrémédiable entre Juifs israéliens, engoncés dans le tribalisme, et Juifs américains, qui redécouvrent les attraits de la diaspora ? »
Sylvain CYPEL a été directeur de la rédaction du Courrier international et rédacteur en chef au Monde. Il a couvert la seconde intifada en 2001-2003 et a été correspondant du Monde aux Etats-Unis de 2007 à 2013.
L’État d’Israël contre les Juifs – Après Gaza – Nouvelle édition augmentée (Ed. La découverte – mars 2024 – 334 pages – 13€)

Bouleversé par le 7 octobre et la tragédie endurée depuis par les Gazaouis, les Libanais mais aussi les Israéliens gouvernés par l’hubris guerrière, Gérard Haddad, traducteur des livres de Yeshayahou Leibowitz (1903-1994), adresse douze lettres enflammées à son mentor disparu. Elles disent toute la tristesse d’un sioniste repenti face aux massacres en cours et sa colère devant les discours de clercs et intellectuels juifs médiatisés, alignés sur les positions d’un gouvernement fascisant.
Pour seule réponse à son désarroi, l’auteur se souvient d’un enseignement de son maître : » Je veux qu’on me considère comme traître à toutes les valeurs qui dominent en ce pays. » Autour de cette éthique, il développe un chant funèbre sur l’avenir d’Israël et de l’Occident complice, et atteste : vive la trahison quand elle est l’ultime bouffée d’oxygène d’une cité devenue folle et meurtrière !
Gérard HADDAD – Eloge de la trahison – Lettres enflammées sur le devenir d’Israël (Ed. Le Passeur – Janv. 2025)
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Le traitement subi par des militants de Greenpeace pour une action à la centrale de Gravelines jugé « profondément préoccupant » par l’ONU.
Dans son courrier, Michel Forst, rapporteur spécial des Nations unies sur les défenseurs de l’environnement, alerte sur l’arrestation, le traitement abusif présumé en garde à vue et la condamnation pénale de l’ONG et des militants, ainsi que des « demandes d’importants dommages-intérêts ».
« On relève un certain nombre de nullités » : condamnés dans l’affaire Lafarge, ces Normands se pourvoient en cassation.
Lundi 24 août 2026, la cour d’appel de Rouen a condamné quatre militants à des peines de prison avec sursis pour des faits commis en décembre 2023 sur un site du cimentier Lafarge. Trois Ornais comptent parmi les prévenus. Tous ont décidé de se pourvoir en cassation.
« Faire la peau aux écolos » : le patron de la Coordination rurale devant la justice.
« Débat d’idées » ou « discours de haine » ? Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale, un syndicat agricole, avait appelé lors d’un congrès à « faire la peau aux écolos ». Jeudi 3 septembre 2026, il a dû se défendre devant un tribunal.
Œufs, insultes, pétards contre les écolos : le procès du président de la Coordination rurale vire à l’intimidation.
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Mercredi 16 septembre
LA FRANCE ETERNELLE, une enquête archéologique par l’UPOP Aube

https://upopaube.over-blog.com/2026/09/la-france-eternelle-une-enquete-acheologique.html
Dimanche 20 septembre

Rassemblement populaire avec le collectif aubois de lutte contre les extrêmes droites contre le « Permis de tuer ».

“Joyeuses Luttes !” – Repas partagé et journée festive aux Adelphes
🎉 Une journée pour se retrouver, partager… et célébrer nos luttes !
📅 Dimanche 20 septembre, les Adelphes vous donnent rendez-vous pour une journée placée sous le signe de la joie, de la convivialité et du collectif !
🍽️ 11h30 — Accueil
Venez rencontrer les bénévoles, (re)découvrir notre local et faire connaissance !
🥗 12h — Repas partagé
Ramenez ce qui vous fait plaisir et mettons tout en commun ! Parce qu’un bon moment, ça se partage aussi autour d’une table 💛
🎤 13h — Micro ouvert
Un texte à lire ? Une chanson ? Une envie de crier, rire ou partager ? Le micro est à vous !
💃 14h15 — Atelier danse
Venez danser avec Lola, vous amuser et lâcher prise ensemble !
🎨 15h — Atelier cyanotype
Découvrez cette technique d’impression avec Inès et repartez avec votre création !
🎶 16h — Chorale féministe
On écoute, on chante, on fait raisonner nos voix avec la chorale des Adelphes !
🎤 17h — Micro ouvert
Deuxième chance de prendre le micro et de faire entendre votre voix !
🎬 18h — Séance cinéma
On termine la journée avec la projection de Freaks de Tod Browning.
✨ Et tout au long de l’après-midi : expo participative de pancartes de lutte, coin fanzines & surprises ! N’hésite pas à ramener tes pancartes préférées pour les exposer
📍 Parvis de l’Art Déco à Sainte-Savine
🕦 11h30-20h
🎟️ Entrée libre
Jeudi 24 septembre

Samedi 26 septembre : marche pour le climat, le vivant, pour la Paix, et la justice sociale à Troyes

Jeudi 8 octobre :


Samedi 10 octobre : mobilisation nationale pour la Palestine, contre le génocide à Gaza.
Dimanche 18 octobre : village associatif de la Chapelle Saint-Luc.
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Vidéo. Le RN dans la tourmente après les propos racistes d’un policier municipal de Carcassonne, membre de son service d’ordre.
Après la révélation par « Midi libre » des images de la caméra-piéton d’un policier municipal de Carcassonne, membre du Rassemblement national et de son service d’ordre, le parti a annoncé son exclusion et le maire sa suspension. Une enquête judiciaire avait été ouverte en début d’année.

UNE IMAGE QUI DIT TOUT
A gauche, César R, le chef de la police municipale RN et chef de la sécurité RN qui n’aime pas les « bougnoules », « bicots », « nègres », « singes », comme il le dit dans un enregistrement.
A droite, le maire (RN) de Carcassonne, son patron, Christophe Barthès (déjà condamné pour harcèlement), celui qui arrose au jet les syndicalistes qui défendent la Bourse du travail.
Au centre, le chef : Jordan Bardella (poursuivi dans plusieurs enquêtes judiciaires).
Dans le fameux enregistrement, on les entend défendre Marcel Bigeard contre les accusations de torture dont ils menacent l’auteur de l’accusation et de rendre visite à leurs copains paras du 3e RPIma, ancien régiment de Bigeard, basé à Carcassonne.
Et puis sur le Linkedin du policier raciste en question, ses idoles : assassins et tortionnaires en Algérie, barbouzes en Afrique, Paul Aussaresses (condamné pour apologie de la torture), Bob Denard (condamné pour coups d’Etats), Pierre Chateau Jobert (condamné à mort par contumace pour avoir été un responsable de l’organisation terroriste OAS), Jean Sassi (condamné à deux ans de prison et rayé des cadres de l’armée), Bob Maloubier (agent secret)….
Le terreau du FN/RN !
En 2019, Louis Alliot, alors député RN des Pyrénées-Orientales déposait à l’Assemblée nationale une proposition de loi visant à étendre les pouvoirs de la police municipale…
En 2022, Marine Le Pen Marine souhaitait rendre obligatoire la création de polices municipales dans les villes de plus de 10 000 habitants.
En mars 2026, 62% des policiers municipaux étaient équipés d’une arme à feu.
Cela ne facilite pas pour autant la réforme promise par l’Etat.
Né du feuilleton à rebondissements du « Beauvau des polices municipales », le projet de loi sur l’extension des prérogatives, des moyens, de l’organisation et du contrôle des polices municipales et des gardes champêtres connaît un parcours parlementaire tumultueux. Présenté en conseil des ministres le 29 octobre 2025, il a été adopté au Sénat le 10 février 2026. Mais les chances d’un examen à l’Assemblée avant les élections présidentielles s’amoindrissent après le refus du chef du gouvernement de convoquer une session extraordinaire en septembre.
Il y a pourtant urgence. Les municipalités RN nouvellement élues, suivies par d’autres de la droite traditionnelle, embauchent à tout va des policiers municipaux.
Bien qu’elles peinent à recruter, alors que ce fut l’un des chevaux de bataille du RN lors de la campagne des municipales de 2026. Et les offres d’emploi sont encore pléthoriques.
Pour devenir gardien-brigadier de la police municipale (catégorie C), il faut au minimum le brevet des collèges, un CAP, un BEP ou un diplôme équivalent (niveau 3 ou niveau V).
Allant jusqu’à utiliser l’argument de l’armement pour attirer les amateurs de sensations fortes.
Alors que d’autres cherchent à les désarmer.
Les plus grandes polices municipales
Dans ces grandes villes, on observe de fortes disparités.
Exemple local dans des communes périphériques du Grand Troyes
La Police Municipale mutualisée de Rosières, Saint-Julien-les-Villas, Saint-Parres-aux-Tertres, Pont-Sainte-Marie et Bréviandes est composée de 10 agents dont un chef de service, 8 policiers municipaux et une secrétaire.
Le bureau de la police municipale est situé dans les locaux de la mairie de Saint-Julien-les-Villas.
Rosières-Près-Troyes : nombre d’habitants de la commune : 4414 – Superficie : 6 km2
Nombre d’agents de police municipale : 1
Saint-Julien-Les-Villas : nombre d’habitants de la commune : 6801 – Superficie : 5 km 2
Nombre d’agents de police municipale : 3
Saint-Parres-Aux-Tertres : nombre d’habitants de la commune : 3136 – Superficie : 12 km2
Nombre d’agents de police municipale : 1 + 1 ASVP
Pont-Sainte-Marie : nombre d’habitants de la commune : 5161 – Superficie : 4 km2
Nombre d’agents de police municipale : 2
Bréviandes : nombre d’habitants de la commune : 3 219 – superficie : 6 km2
Nombre d’agents de police municipale : 1
Si on se livre à quelques calculs, on s’aperçoit que la zone couverte par cette police mutualisée concerne 22731 habitants sur 33 km2. Soit 1 policier pour 2841 habitants (on ne compte que 8 policiers, le chef de service et la secrétaire n’étant pas a priori sur le terrain).
La moyenne en France est de 4 à 5 policiers municipaux pour 10000 habitants soit 1 pour 2000 à 2500.
Contrairement à ce qui est annoncé, les effectifs y sont donc un peu plus réduits dans ce secteur de la périphérie troyenne que dans la moyenne des villes françaises.
La police utlise de plus en plus les technologies et tout particulièrement les caméras de surveillance, qui se multiplient à une telle vitesse qu’il est impossible d’en faire le décompte. Estimation 1.5 à 2 millions (publiques et privées dont 850000 professionnelles) pour la France entière.
On note là encore de grosses disparités, Nice battant, là également, des records avec 5000 caméras publiques (soit 1/71 habitants) alors que Paris n’en compte que 4000 à 5000 (1/410 à 512 habitants).
Les policiers et gendarmes français ont accès à un logiciel de reconnaissance faciale sur leur téléphone professionnel depuis 2022. Relié au TAJ, le fichier d’antécédents judiciaires, l’outil permet d’obtenir des informations personnelles sur 9 millions de personnes grâce à une photo prise sur le vif. Des fonctionnaires ont recours à cette pratique hors de tout cadre légal, en particulier lors de contrôles d’identité, révèle Disclose, témoignages et documents à l’appui. Jusqu’à présent, le ministère de l’Intérieur laisse faire.
Les agents de police municipale ne disposent pas des habilitations judiciaires ni des accès aux fichiers nationaux d’antécédents de la même manière que les forces de la police nationale. Les polices municipales n’ont donc aucun cadre légal pour pratiquer la reconnaissance faciale sur le terrain. Ce qui n’empêche pas l’utilisation parfois excessive par ceux-ci de leurs téléphones professionnels lors des contrôles d’identité.
Au constat du niveau des conversations des policiers municipaux s’étant eux-mêmes piégés par cette vidéo décomplexée mais très compromettante, on imagine que toute cette technologie renforcée par l’intelligence artificielle pourra sans mal relever le degré d’analyse de certains d’entre eux.
Toutefois, celle-ci n’ ayant jusqu’alors pas toujours fait ses preuves en la matière, on peut aussi redouter le pire…
Mais, ce qu’il nous faut craindre le plus, dans l’immédiat, c’est ce racisme qui devient systémique dans la police.

RD
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Pourquoi la victoire de l’AfD lors des élections en Saxe-Anhalt est un séisme politique en Allemagne.
Le parti d’extrême droite, qui s’est radicalisé ces dernières années, a récolté près de 44% des voix dans le petit Land de l’est de l’Allemagne. De quoi inquiéter les autres formations politiques.
En Saxe-Anhalt, le piège de l’alternative.
44 % des voix pour l’AfD en Saxe-Anhalt, dans l’est de l’Allemagne. Ce séisme électoral raconte plus que la progression de l’extrême droite : immigration, séquelles de la réunification et désir de changement se mêlent dans un Land vieillissant qui doit se transformer à nouveau. Mais vouloir une alternative ne signifie pas qu’on en ait une.
Victoire de l’AFD : quand BFMTV fait mine de s’étonner.
Après des années de dédiabolisation de l’extrême droite en France, les médias s’emparent du « séisme » de la victoire allemande, semblant oublier le principe des conséquences de tout acte.
En France, la Justice républicaine parviendra-t-elle à résister longtemps à la vague ?
Meurtre de Federico Aramburú : deux militants d’ultradroite jugés, quatre ans après la mort de l’ex-rugbyman.
Loïk Le Priol et Romain Bouvier, deux anciens militants du GUD, sont jugés à partir de lundi. Le premier est poursuivi pour avoir assassiné l’ancien rugbyman Federico Aramburú, le deuxième est jugé pour tentative d’assassinat.
Extrême droite : une violence de plus en plus décomplexée.
Les agressions de la part de groupuscules identitaires et néofascistes augmentent en France. Touchant des militants ou des citoyens ordinaires, elles sont le reflet d’une idéologie radicale et mortifère qui gagne en visibilité. Inquiétant.
A Londres, les déçus du Brexit se tournent vers l’extrême droite.
L’extrême-droite anglaise n’est pas en reste en matière de violence. Les anti-immigration se lâchent sans vergogne et s’en prennent même à la police.
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Interdiction du voile : les femmes musulmanes, oubliées du débat.
À l’aune de l’élection présidentielle, le Rassemblement national n’a, une nouvelle fois, pas manqué de reprendre en main le débat public en relançant son obsession : le voile.

On se demande bien où Pierre Brochet a vu que « les meurtres sur fond (soupçonné) de trafic de drogue font désormais régulièrement « la une » à Troyes ».
Cette hypothèse a pu être émise un certain nombre de fois ces dernières années dans la presse que lit Pierre Brochet (on épargnera au lecteur le palmarès de la honte de la presse française) mais pas plus d’une ou deux dans la presse locale. Pierre Brochet prend d’ailleurs la précaution de préciser la mention « (soupçonné) ».
De là à pondre un peu plus de 400 mots pour faire une affaire d’État d’un sordide fait divers, il n’y a qu’un pas pour Pierre Brochet.
Ces quelque 400 mots ne sont hélas pas anodins, car tout y est : des poncifs discriminatoires, xénophobes, racistes, islamophobes, au mépris et à l’accusation gratuite et totalement infondée des petits commerçants étrangers qui sont parfaitement en règle avec l’administration, paient leurs loyers, leurs charges, leurs impôts, sont particulièrement attentifs aux règles commerciales, d’hygiène, aux normes sanitaires, de sécurité, d’accessibilité, de traçabilité, de l’affichage des mentions obligatoires, des horaires d’ouverture, de diffusion musicale et de l’absence de toute nuisance pour le voisinage, du fait des contrôles répétés et poussés dont ils sont régulièrement l’objet, sur dénonciation calomnieuse, la plupart du temps, et des risques de fermeture immédiate au moindre manquement.
Iraient-ils dans ces conditions fourguer de la drogue, sachant parfaitement que le client potentiel est susceptible d’appartenir aux forces de police ou des douanes grimées en civil ?
Pierre Brochet prend-il un minimum de temps pour réfléchir avant d’énoncer de telles énormités ?
Ce n’est pas ce que dit soupçonner Pierre Brochet qui « détruit aussi le commerce, fausse la concurrence et contribue à l’infiltration des réseaux criminels au cœur de notre ville.» C’est l’extrême-droite qui est déjà infiltrée dans la ville, celle dont la délinquante favorite, plus seulement soupçonnée mais condamnée deux fois pour détournement de fonds publics, compte faire campagne avec un bracelet électronique à la cheville.
Comment un organe se réclamant de la presse municipale d’information et son directeur de la publication, le maire de Troyes, peuvent-ils accepter de laisser paraître, sous couvert d’expression libre, de telles contrevérités, qui vont conduire les Troyens et les touristes à déserter les rues de la cité pour en faire ce que prisent tout particulièrement les membres des partis d’extrême droite : une ville gentrifiée, sans commerce, sans badaud, sans chaland, sans vie : une ville morte ?
Organisons la peur pour dresser les uns contre les autres. On aura beau jeu, alors, d’instaurer des couvre-feux.
RD
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« Le préfet est un haut fonctionnaire nommé en conseil des ministres, par décret du président de la République, sur proposition du Premier ministre et du ministre de l’intérieur.Il est dépositaire de l’autorité de l’État qu’il représente dans les territoires. Il a la charge des intérêts nationaux et du respect des lois.
Il assure le contrôle administratif du département, des communes et des établissements publics implantés dans le département. Il a le pouvoir de déroger à certaines normes en les adaptant aux spécificités locales. »
Ce « pouvoir de déroger à certaines normes en les adaptant aux spécificités locales » autorise-t-il un préfet à se mettre hors la loi ?
L’association Avocats pour la défense des droits des étrangers (ADDE) a initié en juillet dernier, devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise), une procédure juridique inédite contre le préfet des Hauts-de-Seine, Alexandre Brugère (à ne pas confondre avec le juge Jean-Louis Bruguière).
Il s’agit d’une action de groupe « en cessation de manquement ».*
L’ADDE dénonce l’obstruction et les manquements généralisés des services de la préfecture de Nanterre concernant la délivrance des titres de séjour :
Des délais excessifs : Il faut compter environ 8 mois dans les meilleurs cas (et jusqu’à un an) pour obtenir le renouvellement d’un titre « vie privée et familiale ».
Une rupture de droits : Le renouvellement d’un simple récépissé de 3 mois, qui ne présente aucune particularité ni complexité dans la procédure peut prendre jusqu’à 2 mois, maintenant indûment les usagers dans la plus grande des précarités alrs qu’ils avaient un emploi qu’ils sont amenés à perdre .
Des statistiques révélatrices : Les requérants s’appuient sur un taux de contentieux anormalement élevé par rapport à d’autres départements. Nanterre (Seine-Saint-Denis) génère beaucoup plus de contentieux de plus que Bobigny (au delà de 50% en plus), et le taux de décisions favorables aux étrangers y est nettement supérieur.
Pour forcer l’administration à corriger ces défaillances et réduire l’attente, l’ADDE et les avocats réclament une astreinte financière de 300 000 euros par mois de retard. L’audience pour examiner cette affaire devant la justice administrative devrait se tenir courant 2027.
« La préfecture renvoie [comme toujours] la responsabilité sur les usagers, évoquant des dossiers incomplets ou des « vérifications sécuritaires » qui justifieraient les délais. Un argument que les statistiques de la préfecture elle-même viennent contredire. Entre mai 2025 et mai 2026, la justice administrative a tranché plus de deux mille fois contre les services du préfet Brugère par la voie des référés « mesures utiles », ce mécanisme qui permet de forcer l’administration à agir quand elle refuse de répondre. Cela représente près d’un quart de l’ensemble de ces référés rendus dans tout le pays, et plus de 60 % concernent précisément des demandes de renouvellement. En mars 2026 seul, 280 décisions ont été rendues contre la préfecture, qui ne semble bouger que sous la contrainte du juge. »
« Ancien bras droit de Gérald Darmanin place Beauvau, il [le préfet Brugère] a présenté dès son arrivée un plan d’action fondé sur la fermeté, promettant une « guerre totale » contre le trafic de stupéfiants et affichant sans détour sa volonté de durcir le sort des étrangers, y compris ceux en situation régulière. Il a lui-même déclaré que les personnes étrangères auteures de troubles n’avaient, selon ses mots, pas leur place dans le département. Une petite musique qui, mise en regard des chiffres de l’ADDE, prend un tout autre sens : quand un haut fonctionnaire théorise publiquement le tri et la fermeté envers les personnes étrangères, faut-il vraiment s’étonner que les guichets de sa préfecture se grippent précisément pour elles ? » ( L’Encre Libre)
Les services de l’Etat indiquent que pour une première demande, il faut compter entre 4 et 6 mois d’instruction. Un récépissé de 4 à 6 mois est en principe remis pour patienter.
Pour un renouvellement, compter entre 2 et 3 mois. Il est recommandé de déposer la demande entre 4 et 2 mois avant l’expiration du titre actuel sur le portail de l’Administration Numérique des Étrangers en France (ANEF).
Une fois la décision accordée, il faut ajouter une moyenne de 21 jours pour la fabrication matérielle de la carte par le ministère de l’Intérieur.
Force est de constater que le préfet Brugère est loin d’être le seul à pratiquer ce genre de blocage intentionnel des procédures. Dans notre département de l’Aube, nous avons accompagné des demandeurs de titre de séjour qui ont dû attendre 18 mois, voire 2 ans avant d’obtenir le sésame qui les sortait enfin de la précarité et leur donnait un statut d’être humain libre. Nous constatons que depuis la publication des circulaires Retaillau, la durée d’attente a été considérablement augmentée.
Si l’ADDE a gain de cause, les associations ne manqueront pas de faire valoir cette jurisprudence pour que les procédures ne soient plus arbitrairement bloquées, comme on peut le constater aujourd’hui, malgré le plan global lancé en avril 2026 par le ministre de l’Intérieur afin d’accélérer le traitement des titres de séjour en préfecture et qui n’a eu strictemment aucun effet à ce jour.
Pour l’ADDE, ces retards ne sont pas un hasard malheureux : c’est l’administration elle-même qui fabrique la rupture de droits qu’elle prétend prévenir.
* Une action de groupe peut être exercée lorsque plusieurs personnes, placées dans une situation similaire, subissent un dommage causé par une même personne, ayant pour cause commune un manquement de même nature à ses obligations légales ou contractuelles (L. n° 2016-1547, art. 62). Seules les associations agréées et les associations régulièrement déclarées depuis cinq ans au moins dont l’objet statutaire comporte la défense d’intérêts auxquels il a été porté atteinte peuvent exercer cette action (L. n° 2016-1547, art. 63). Au stade de l’introduction de l’action, seule l’association a la qualité de demandeur, car le groupe dont celle-ci défend les intérêts n’est pas encore constitué. Il s’agit d’une exception au principe selon lequel « nul ne plaide par procureur ».
RD
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Ce matin, plus de 2300 enfants se sont réveillés dans la rue avant de faire, pour ceux qui en ont l’âge (plus de 500 d’entre eux ont moins de trois ans), leur rentrée scolaire. La nuit prochaine, ils dormiront à la rue. Il en sera ainsi pour toutes les nuits à venir.
« Plus un enfant à la rue » : la promesse d’Emmanuel Macron pour 2027 est loin d’être tenue. La rentrée 2026 est marquée par un nombre record d’enfants sans abri. Depuis cinq ans, le sans-abrisme des enfants ne cesse de progresser témoignant d’une pauvreté qui s’aggrave. Près de 3 millions d’entre eux vivent désormais sous le seuil de pauvreté.
Comble de cynisme de la part des autorités, des familles ont été expulsées de leur hébergement d’urgence la veille de la rentrée.
Les circulaires Retaillau de janvier 2025 font pleinement leur effet. Avec le durcissement des procédures, les conditions d’accueil se sont considérablement dégradées. Les expulsions se multiplient chaque année à la « belle saison » mais il semble que l’été 2026 n’ait pas vu la tendance s’infléchir malgré les conditions climatiques extrêmes.
Le nombre de demandes d’hébergement non pourvues bondit de 42 % depuis 2022.
En juin dernier, le Samu social de Paris, et notamment les écoutants du 115, initiaient un mouvement de grève pour s’opposer à une décision de la Préfecture et de sa direction : la suppression de 850 places en hôtels sociaux. Autant de familles, d’enfants ou de personnes vulnérables rejetés à la rue, qui ont campé sur le parvis du Samu social – avec les grévistes – avant d’en être évacués le 13 août par la police.
Les associations déplorent un « échec collectif ». Ce chiffre de 2355 enfants à avoir dormi la nuit du 18 au 19 août 2026, est en hausse de 9% par rapport à l’année dernière. « Derrière ce chiffre, conséquence d’un échec collectif, il y a des enfants dont le quotidien est rythmé par l’insécurité et l’instabilité », déplore Adeline Hazan, présidente de l’Unicef France.
Il est rappelé, comme les années précédentes, que ce nombre est sous-estimé puisqu’il correspond aux enfants restés sans solution d’hébergement à la suite d’un appel de leurs parents au 115 – certains appels ont pu ne pas être décrochés, des parents n’appellent pas le numéro d’urgence et ces données « ne disent rien de la situation des mineurs non accompagnés (MNA) ».
« En juin 2025, la Coordination nationale jeunes exilé·e·s en danger recensait au moins 1.087 MNA en attente de reconnaissance de leur minorité par un juge, contraints de vivre dans la rue, dans des squats ou des campements », indiquent l’Unicef France et la FAS.
Les mesures de couvre-feu pour les mineurs mises en place par des mairies de droite et d’extrême droite dans leur commune ont, pour certaines, été annulées ou suspendues par la Justice. On se demande bien comment elles ont pu être appliquées dans les villes où elles ont été maintenues pour ces mineurs non accompagnés condamnés à dormir dans la rue… Ont-ils tous été conduits dans les Centres Départementaux de l’Enfance ?
La promesse du 31 décembre 2017 non tenue d’Emmanuel Macron a peu de chances de l’être avant 2027. Le sera-t-elle enfin un jour par l’un ou l’une de ses successeurs ? Il est vrai que les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent…

RD
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Après le triomphe de la Révolution cubaine en 1959, trois guérilleros ont suivi Che Guevara dans sa tentative d’étendre le soulèvement au-delà de l’île. En 1967, après leur dernière bataille en Bolivie et l’exécution du Che, ces guerriers de l’ombre se lancent dans un périple extraordinaire de 2 400 km à travers la Bolivie, poursuivis par 4 000 soldats en territoire ennemi dans l’espoir de rejoindre Cuba.
Soixante ans plus tard, les derniers camarades survivants du Che racontent cette histoire inédite, faite d’endurance et de loyauté, dans laquelle les destins individuels ont été façonnés par les grands courants géopolitiques de la Guerre froide. Mêlant des images d’archives rares, des animations et des interviews exclusives, le film fait revivre un chapitre oublié de l’Histoire.
Réalisé par : Christophe Dimitri RÉVEILLE
Année de production : 2026
Pays : France
Durée : 98 minutes
Date de sortie : 09.09.2026

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Alors que Marine Le Pen recule, selon Frédéric Dabi, directeur général de l’institut de sondage IFOP (« Du jamais vu depuis 10 ans ! » – TFI – 24h Pujadas, l’info en questions du 28/08/2026) la radio en ligne d’extrême droite Sud Radio, relayée par BFM, proclame le contraire, continuant sa désinformation à coups d’estimations hasardeuses et d’interprétations pour le moins mythomaniaques et schizophrènes du même IFOP.
Est-il utile de rappeler que les principaux instituts de sondage sont détenus par Pierre-Edouard Stérin (qui détient Hexagone, commanditaire d’Opinion Way et de l’IFOP – tiens donc), Bernard Arnault (qui détient Opinion Way) et Vincent Bolloré (qui détient Havas et l’institut CSA ainsi que des parts dans le groupe américain Harris Interactive) ?
Quant à IPSOS, il est détenu par une myriade de fonds institutionnels (tel BLackRock, récemment soupçonné de vouloir imposer la retraite par capitalisation en France) et de fonds communs consacrés aux énergies fossiles ou à la gestion d’importants portefeuilles de dettes d’États et d’entreprises).
Le propriétaire d’Elabe est l’ancien PDG de CSA.
Cluster17, partenaire de l’hebdomadaire Le Point, se définit comme un « laboratoire d’étude de l’opinion », selon les termes de son site internet. Il a été épinglé en 2022 par la Commission des sondages pour sa fiabilité plutôt contestée et des doutes sur la représentativité des panels utilisés. Il classe les Français en groupes idéologiques (ses fameux clusters).
On a vu les fiascos qu’ont connu lesdits instituts de sondages à l’occasion des élections municipales de mars 2026. Leurs publications au caractère artificiel, frauduleux et nuisible s’apparentaient plutôt à des fake news qu’à des enquêtes sérieuses.
Ils ont beau jeu de surfer sur la perte de confiance des Françaises et des Français envers les partis et l’exécutif, sur leurs jugements très négatifs du personnel politique, leur sentiment d’improvisation permanent autant que sur leur besoin de services publics, de protection, de soin, leur envie de démocratie directe et participative.
Au lieu de proposer une photographie de l’opinion, ils la produisent en façonnant l’essentiel des enquêtes qui rythment le débat public en France.
« Au regard de la place occupée par les sondages dans notre système politique, il est crucial de renoncer à cette course à la baisse des coûts et d’inventer collectivement un système qui permette aux journalistes et aux sondeur·ses de jouer pleinement le rôle qu’ils et elles entendent défendre dans le fonctionnement des démocraties : la production de données rigoureuses, au service de la formation de citoyen·nes éclairé·es. »
A ce stade, il ne s’agit plus d’incompétence. Le jeu est truqué d’avance.
Sur les 5000 à 10000 sondages réalisés chaque année en France, 50% d’entre eux sont faux. Heureusement, seuls 20% d’entre eux sont rendus publics. Toutefois les 80% non publiés sont utilisés à leur convenance par les différentes institutions.
Pourquoi alors s’étonner que tous les partis ne soient pas proposés aux choix des sondés dans les enquêtes d’opinion à visée politique ? Ce qui a le don d’énerver un peu ceux qui sont évincés.

N’oublions pas que ces sondages désignent avant tout les favoris… qui ne sont pas nécessairement les vainqueurs.
En vue de l’élection présidentielle de 2027, nous allons être matraqués de sondages. Quelle confiance accorder à ces chiffres ?
Continuer à présenter ces projections comme des résultats scientifiques et fiables, c’est entretenir une « confiance collective dans une erreur collective ».
Un chiffre n’est pas un destin, c’est une mesure ; et en démocratie, le destin n’appartient qu’au vote, une fois les hypothèses, les méthodes, les estimations et les projections remises à leur juste place.
Le CNRS conclut une étude sur la qualité des études politiques ainsi : « Enfin il n’y a pas de fatalité à voir les enquêtes politiques, même quand elles sont bien faites, démenties par la réalité. »
On sait fort bien que publier des sondages trop longtemps avant un scrutin a une valeur prédictive très faible et, ce qui est plus grave, influence artificiellement le débat public.
Quoi qu’il en soit, le sondage n’est décidément pas un bon outil pour comprendre la société.
En 2018, Frédéric Micheau publiait La prophétie électorale. Les sondages et le vote.
Il nous amenait à la conclusion que « les sondages ont toujours raison, sauf dans les cas où ils se trompent…«

Une consultation de Mme Irma revient finalement moins cher pour le même résultat.
Les sondages sont avant tout des outils de propagande. Ils n’ont de valeur que pour les banquiers qui se basent dessus comme garanties pour accorder des prêts aux partis. Il se trompent et ils nous trompent.
Le vote demeure au final la seule façon de s’approcher au plus près de l’état de l’opinion.

RD
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En novembre 2025, Gérald Darmanin, garde des Sceaux, ministre de la Justice, annonçait le remplacement des centres éducatifs fermés (CEF, gérés par l’Etat) et ses unités éducatives d’hébergement collectif (UEHC) par des unités judiciaires à priorités éducatives (UJPE) sans toutefois abandonner les CEF du secteur habilité (confiés au privé). Il confirmait la concrétisation de cette transformation en février 2026.
Sa seule ambition était de « renforcer l’intervention en milieu ouvert », c’est à dire privilégier le répressif au détriment de l’éducatif. Les CEF avaient encore une vocation éducative, du moins dans leur appellation. Mais il s’est agi bien évidemment de faire également des économies. (Voir plus bas le communiqué du syndicat de la magistrature.)
Au début de cette année, les habitants de Sainte-Maure se mobilisaient pour rejeter l’implantation d’une telle UJPE dans leur commune.
Nous en rendions compte dans ces colonnes.
Aujourd’hui, l’abandon du projet est officiellement confirmé.

Il n’est pas inutile de rappeler le soutien ouvert du RN à ce rejet .

Adrien Mora, porte-parole du collectif d’opposition à l’UJPE, auteur d’une pétition ayant recueilli 1 200 signatures contre le projet, s’en expliquait au micro de Sud Radio.
« Ce site est à 200 mètres d’une crèche, 500 mètres d’une école maternelle et primaire »
La pétition d’un collectif a recueilli 1200 signatures contre le projet. Pourquoi s’y opposer ? « Ce projet n’a pas du tout été réfléchi, explique Adrien Mora, porte-parole du collectif. L’État veut juste faire des économies en nous imposant cet établissement à côté de chez nous. Personne n’est venu voir sur site l’emplacement, à 200 mètres d’une crèche, 500 mètres d’une école maternelle et primaire. Il n’a absolument rien à faire dans la commune. Il serait à 150 mètres d’un nouveau lotissement, ce n’est absolument pas indiqué. »
« Ce sont des jeunes, certains sous bracelets électroniques, pas forcément des enfants de chœur… »
« Ce n’est pas un centre fermé ! Les anciens centres, les CEF, l’étaient. Par contre, les UJPE (Unités Judiciaires à Priorité Educative) que Monsieur Darmanin veut créer sont ouverts. Ce sont des jeunes, certains sous bracelets électroniques, pas forcément des enfants de chœur. Ils seraient en semi-liberté à côté de nos enfants, prendraient les mêmes bus, seraient dans notre quartier. Ce n’est pas du tout acceptable. Deux sites de ce genre existent, des CEF. Mais ils ont été réfléchis en amont, l’un d’entre eux se trouve à 4 km de toute habitation. »
Soit Adrien Mora n’a pas bien réfléchi avant d’énoncer de telles contre-vérités, soit il l’a fait en toute conscience et c’est encore plus grave.
En effet, les UJPE se caractérisent par une forte dimension coercitive, une restriction des ouvertures sur l’extérieur, au détriment de l’action éducative.
Bien plus, le Garde des Sceaux enjoint aux Procureurs de la République de privilégier dans leurs réquisitions, s’ils envisagent un placement contraignant dans le cadre d’un contrôle judiciaire, que celui-ci s’exerce prioritairement dans le cadre d’un CEF du secteur habilité et non en UJPE qui ne permet pas, en cas de non-respect, une incarcération immédiate.
Ainsi, au lieu d’aller au terme de la démarche annoncée, de se donner les moyens d’une action éducative effective et efficiente, il est anticipé que tout jeune puisse ne pas respecter son placement, et donc qu’il faudrait le placer en CEF du secteur habilité, pour pouvoir – si nécessaire – révoquer et permettre l’incarcération en cas de non-respect du placement.
Aujourd’hui, les locaux actuels de Troyes étant inadaptés pour l’implantation nouvelle d’une UJPE, ceux-ci l’étant déjà depuis longtemps en réalité pour la seule UEHC actuelle, l’Etat est toujours à la recherche d’un lieu où la PJJ pourrait exercer sa mission dans des conditions correctes et où la population ne s’opposerait pas à son installation dans sa commune.

La tristement célèbre Ile du Diable est aujourd’hui totalement déserte. Interdite au public en raison de sa dangerosité du fait du climat et des espèces qui y pullulent (moustiques, fourmis, araignées-crabes…) et des courants marins qui l’environnent. La réhabilitation du bagne pour y caser ces jeunes qui ne sont « pas forcément des enfants de chœur », permettrait aux Mauraciennes et Mauraciens de continuer à dormir sur leurs deux oreilles et à leurs filles de grandir en toute sécurité…
RD
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Acrimed décrypte inlassablement le traitement de l’actualité par les médias. Celle-ci fut bien évidemment largement consacrée cet été aux conditions climatiques extrêmes que nous avons connues et à leurs conséquences. Après la fin de cette cinquième vague, la température redevenue normale permet à nos neurones de tenter, sans risque de surchauffe, un bilan (hélas peut-être pas encore définitif) sur cet été de tous les dangers…
Canicule, sécheresse, incendies : dans les médias, le climat sans la politique.
Du climatoscepticisme au climato-présentisme.
Comme en 2022, l’été 2026 condense les manifestations les plus tangibles et les plus extrêmes du réchauffement climatique, avec des températures record et des phénomènes traumatiques, comme les canicules à répétition, la sécheresse qui dure et les incendies qui se propagent. Devant une telle crise, les rédactions n’ont pas pu faire l’impasse sur la question écologique. Avec leurs biais habituels : couverture événementielle et racoleuse, informations silotées d’une rubrique et d’un sujet à l’autre, dissonance discursive entre le traitement des catastrophes et la promotion du business as usual.
L’économie mondiale est effectivement directement impactée par cette actualité. Bien sûr il s’agit de s’interroger sur les causes et les conséquences directes de ces événements.
Il est donc maintenant fortement question de s’adapter en adaptant l’économie.
L’éternelle opposition croissance/décroissance revient en force sur le tapis.
D’aucuns n’en démordent pas.
« Étrangler la prospérité, comme en rêvent les décroissants, reviendrait à débrancher la machine qui fabrique nos solutions. » disent-ils.
En 2021, Oxfam prévenait que, pour les pays à faible revenu, le changement climatique pourrait avoir des conséquences beaucoup plus graves encore. Selon une étude récente de la Banque mondiale, entre 32 millions et 132 millions de personnes vont basculer dans l’extrême pauvreté d’ici à 2030 en raison du changement climatique.
La chaleur provoquée par le dérèglement climatique devrait provoquer dix fois plus de morts dans les pays pauvres que dans les pays riches en 2050.
Près de 90 % de cette mortalité supplémentaire surviendront dans les pays à revenu faible ou intermédiaire inférieur. Des résultats qui éclairent d’un jour nouveau les inégalités massives liées au changement climatique.
En France, pourtant pas encore un pays « à revenu faible ou intermédiaire inférieur », le rapport d’Oxfam a révélé que la chaleur tue chaque année plus de 5 000 personnes en France. A l’été 2025, la mortalité liée à la chaleur a été 31 % plus élevée dans les 10 départements les plus pauvres que dans les 10 départements les plus riches.
Le 8e rapport du Haut Conseil pour le Climat a été publié en juillet dernier ! Intitulé “Dangers climatiques : la France face à ses responsabilités”, un titre sans appel sur l’impréparation de la France face au changement climatique, tant sur la baisse des émissions (atténuation) que sur l’adaptation. En 2025, le HCC alertait sur la politique du gouvernement Macron qui mettait les Français en danger.
Pour la LDH, combattre les changements climatiques passe par la justice sociale ! Les décisions qui s’imposent en matière de préservation de l’environnement, dans des conditions assurant la santé et la vie humaines, ne peuvent être prises au détriment des droits socio-économiques, notamment des plus fragiles. Inversement, la protection des écosystèmes est la condition de l’exercice des droits de toutes et tous. C’est avec ces exigences écologiques que la LDH œuvre pour la justice sociale et l’accès à la justice climatique.
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Rebondissement dans un feuilleton fleuve: la justice française a ordonné mercredi la remise à l’Allemagne du militant antifasciste albanais surnommé « Gino », que la France avait refusé précédemment de remettre à la Hongrie par crainte pour ses droits fondamentaux.
La LDH s’est toujours opposée à l’extradition du militant « Gino » vers l’Allemagne. Elle craint qu’il soit remis aux autorités hongroises où les conditions de détention sont incompatibles avec toute notion de dignité humaine. La France doit continuer à protéger les droits fondamentaux de toutes les personnes se trouvant sur son territoire.
Les risques d’atteintes aux droits qui avaient conduit la justice française à s’opposer l’année dernière à ce que soit remis à la Hongrie le militant antifasciste albanais Rexhino Abazaj, alias « Gino » sont toujours d’actualité. Et la France n’a pas à se soumettre, en utilisant l’intermédiaire allemand, aux exigences d’un pays qui a réhabilité le fascisme en Europe.
« Il y a d’autres antifascistes recherchés par la Hongrie, d’autres en prison, mais la France a montré aujourd’hui qu’elle ne doit pas être soumise à la demande d’un pays comme la Hongrie, autoritaire et néofasciste », a-t-il estimé, ajoutant que les autres pays européens « peuvent décider de suivre l’exemple des juges français ». 09/04/2025
L’extradition consiste, pour un État, à remettre une personne recherchée à un autre État afin qu’elle y soit jugée ou qu’elle y purge une peine. En France, les règles applicables varient selon l’État demandeur : qu’il s’agisse d’un pays membre de l’Union européenne, d’un État lié à la France par une convention d’extradition bilatérale ou multilatérale, ou d’un autre État.
La France n’en est pas à son coup d’essai mais la justice et l’Etat de droit demeurent incontournables et inébranlables.
L’extradition de dix militants italiens d’extrême gauche rejetée par la Cour de cassation.
L’Etat italien avait relancé en 2019 des demandes d’extradition visant dix de leurs ressortissants condamnés pour des faits de terrorisme et réfugiés en France. Malgré le soutien du gouvernement français, la justice a définitivement rejeté ces demandes. 28/03/2023
Libéré en décembre 2024 après cinq mois de détention au Groenland, le militant écologiste Paul Watson vit en France. Il a bénéficié d’un titre de séjour et d’une protection politique accordés par les autorités françaises, mais le mandat d’arrêt émis par le Japon reste actif, ce qui limite ses déplacements internationaux.
Ça se complique parfois un peu quand les personnes mises en cause ne sont pas perçues comme « toutes blanches » aux yeux d’autres militant.e.s. ou organisations.
Et la justice peut être appelée parfois à connaître de bien cruels dilemmes pour trancher sans tomber dans le « deux poids deux mesures »…
RD
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La société française est une société riche, au sein de laquelle la population est très soucieuse du sort des plus démunis (lire notre article). La pauvreté préoccupe huit Français sur dix, selon le baromètre annuel du ministère des Solidarités (données 2025). Seuls 3 % ne s’en soucient « pas du tout » et 15 % « peu ».
En France, le taux de pauvreté s’établit à 15,4 % de la population en métropole, selon les chiffres de référence de l’Insee. Ce sont les chômeurs et les familles monoparentales qui sont les plus touchés.
Cela représente environ 9,8 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté monétaire (fixé à 60 % du niveau de vie médian). Il s’agit du niveau le plus élevé enregistré depuis 1996.
La fabrique des travailleurs pauvres.
La France compte, en 2026, 2,3 millions de travailleurs vivant sous le seuil de pauvreté.
De nombreuses personnes en emploi, dont une majorité de femmes, même employées en CDI, n’arrivent plus à faire face aux dépenses du quotidien et font appel à l’aide des organisations caritatives qui se retrouvent submergées par la demande.
Le nombre de travailleurs pauvres augmente en France depuis 2020.
La pauvreté au travail augmente en France depuis le début des années 2020. En 2023, le taux de travailleurs pauvres a atteint 4,4 % au seuil de 50 % du niveau de vie médian et 8,3 % à celui de 60 %. Entre 2020 et 2023, on a enregistré une hausse comprise entre + 200 000 et + 400 000 travailleurs pauvres supplémentaires, selon les deux définitions.
Travailleurs pauvres : quand le travail n’est plus un rempart contre la précarité hygiénique.
Depuis toujours, le travail est présenté comme le meilleur rempart contre la précarité. Comme la meilleure façon de s’en sortir, d’être protégé. Mais cette réalité est en train d’être remise en question. Pour une part croissante de la population active, avoir un emploi ne suffit plus à couvrir ses besoins essentiels. Et les conséquences de cette réalité sont multiples.
54 % des travailleurs pauvres ne mangent pas à leur faim.
Face à la hausse persistante du coût de la vie, l’alimentation s’impose comme la première variable d’ajustement budgétaire des ménages modestes. La deuxième édition du baromètre national réalisé par Ipsos bva pour l’Association Nationale des Épiceries Solidaires (Andès) révèle une intensification de la précarité alimentaire des travailleurs pauvres en 2026. Entre sacrifices parentaux, sentiment d’abandon institutionnel et freins au recours aux aides, découvrez les résultats factuels de cette enquête sur la pauvreté en France.
Retraités: voici la pension minimum à toucher en 2026 pour les Français nés avant 1964 afin d’éviter la pauvreté.
Entre le logement, les courses, l’énergie ou encore les dépenses de santé, le budget des retraités peut rapidement devenir serré. Une fois la vie professionnelle terminée, la pension devient pour beaucoup la principale source de revenus. Et quelques centaines d’euros de différence chaque mois peuvent complètement changer le quotidien.
Taxer les retraités ?
Le ministre de l’Économie Roland Lescure a rouvert jeudi dernier l’hypothèse d’un gel partiel des pensions de retraite pour générer des économies dans le budget 2027. À huit mois de la présidentielle, dans la classe politique, tous bords confondus, la défense des retraités s’organise.
Avoir 20 ans en 2026 : une précarité étudiante marquée par des vulnérabilités extrêmes et cumulées.
Quels sont les chiffres réels de la précarité étudiante en France ? Linkee Entraide Etudiante dévoile les résultats d’une enquête exclusive menée auprès de plus de 25 000 étudiants précaires en partenariat avec la Fédération des Acteurs de la Solidarité, et dont les données ont été traitées par Ipsos bva pour dresser un état des lieux de la situation économique de cette population. Du reste à vivre mensuel moyen aux taux de renoncement aux soins, ce dossier examine les mécanismes de fragilité financière et les freins administratifs rencontrés par les étudiants précaires dans l’accès aux dispositifs d’aide.
Le coût de la vie étudiante atteint 1 300 euros mensuels dans toutes les villes. Il a augmenté de 1,66 % sur un an, et de 37 % depuis l’élection d’Emmanuel Macron en 2017 (enquête Unef)
En France, 21,9 % des enfants vivent sous le seuil de pauvreté, soit près de trois millions de mineurs. Il s’agit du taux le plus élevé depuis 1996. En dix ans, la pauvreté infantile a progressé de 2,6 points. Ces données, déjà préoccupantes, le sont d’autant plus dans un contexte socio-économique instable qui laisse entrevoir une possible aggravation de la situation.
Selon le recensement annuel du collectif les Morts de la Rue, 38 enfants sans domicile sont décédés en 2024. Le plus jeune avait moins d’une semaine.
Partager la publication "La pauvreté, préoccupation majeure des Français, mais ça ne résout pas le problème"

Ils étaient 100 hier. Ce matin, 400 à 450 personnes ont répondu à l’appel des lycéens, parents d’élèves, étudiants, syndicats, associations et organisations pour soutenir les mobilisations des lycéen-ne-s et étudiant-e-s ce mardi 6 octobre 2026 devant le Lycée Marie-de Champagne à Troyes, seul établissement secondaire demeuré ouvert dans l’agglomération.

Il s’agissait de dénoncer la politique de la matraque initiée par le ministre de l’Intérieur assumant la répression violente « sans retenue » et de lui montrer que le mouvement de la jeunesse n’est nullement aiguillonné par d’obscurs « proxys de l’ultragauche » ni manipulé par un parti politique. Cette stratégie d’attaque infantilisante ne marche plus.
Ce n’est pas en multipliant les Nathanaël Combary, trop proche du pouvoir pour être honnête et trop largement célébré sur les médias, qu’on fera taire la Gen Z, qui a encore bien des choses à dire.

RD
Partager la publication "Troyes: près de 450 personnes rassemblées ce matin devant le lycée Marie-de-Champagne pour soutenir les lycéens"

Face aux « débordements » qui secouent plusieurs établissements du département, le préfet de l’Aube prend un arrêté qui interdit le port de cagoules, foulards et équipements de protection aux abords des lycées jusqu’au mardi 6 octobre au soir. Une mesure de crise, qui vient durcir un arsenal juridique pourtant déjà bien fourni par la loi nationale.
Ce matin devant le lycée Marie-de-Champagne à Troyes, seul lycée public ouvert dans l’agglomération, nous avons constaté que la police fouillait les sacs des élèves à l’extérieur du lycée, y compris dans les rues avoisinantes.
Lors d’un contrôle d’identité, la police ne peut pas procéder librement à une fouille des poches ou du sac.
La loi distingue notamment la palpation de sécurité, destinée à vérifier l’absence d’arme, et la fouille, qui nécessite un cadre juridique précis : consentement de la personne, enquête en cours, garde à vue ou réquisitions du procureur.
Une fouille réalisée en dehors de ces conditions peut être considérée comme irrégulière et entraîner la remise en cause de la procédure qui en découle.
La LDH, en partenariat avec de nombreuses organisations, appelle à participer aux mobilisations en soutien aux mouvements de la jeunesse le mardi 6 octobre 2026, partout en France.
A Troyes, le rassemblement aura lieu dès 8 h au Stade de Songis, 2 Avenue Marie de Champagne .
Pour rappel:
Partager la publication "Contrôles des lycéens par la police: le préfet de l’Aube frise le génie"

La préfecture justifie la violence policière
Vidéo de la voiture de police à Troyes : la préfecture évoque une manœuvre de dégagement d’un policier blessé.
La préfecture de l’Aube a réagi à la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant une voiture de police rouler à vive allure en direction des manifestants à Troyes jeudi matin. Elle évoque « une manœuvre de dégagement après la blessure d’un policier victime de projectiles ».
En somme, le « dégagement » d’un policier blessé justifie pour la préfecture de l’Aube, de mettre en danger les vies de dizaines d’enfants. Dans « Cette séquence isolée de son contexte » au cours de laquelle sont exfiltrés deux policiers blessés « dont l’un s’est vu prescrire huit jours d’ITT (incapacité totale de travail) à la suite de ses blessures« , il ne faut pas voir une voiture foncer sur une foule de jeunes lycéennes et lycéens en les gratifiant au surplus de jets de gaz lacrymogène. La vie des deux policiers ne semble pourtant pas présenter un tel caractère d’urgence, à la lecture de l’article, pour qu’elle puisse être préférable à celles de dizaines de gamines et gamins…
il y a 20 heures20 h ·
MANIFESTATIONS DANS LES LYCÉES DE L’AUBE : LA JUSTICE SÉVIT APRÈS DES VIOLENCES À TROYES ET ROMILLY-SUR-SEINE
Face à l’escalade des tensions et aux débordements constatés dans plusieurs établissements scolaires du département, le parquet de Troyes passe à l’offensive. Bilan : 27 gardes à vue et 20 déferrements.
Les manifestations lycéennes engagées depuis le début de la semaine ont pris une tournure particulièrement violente dans l’Aube. Dans un communiqué de presse, envoyé aux rédactions ce vendredi 2 octobre 2026, la procureure de la République près le tribunal judiciaire de Troyes a fait le point sur les événements survenus à Troyes ainsi qu’à Romilly-sur-Seine.
Depuis le lundi 28 septembre, la situation s’est détériorée aux abords de plusieurs lycées. Feux de poubelles, jets de projectiles et tirs de mortiers d’artifice ont rythmé les rassemblements. Face à ces violences, les forces de sécurité intérieure ont dû intervenir dans des conditions particulièrement délicates, les contraignant parfois à faire usage de gaz lacrymogènes de dispersion pour s’extraire d’attroupements hostiles.
Soulignant la gravité de ces agissements qui mettent en danger les élèves, la communauté éducative et les forces de l’ordre, le parquet a engagé des poursuites systématiques dès lors que les auteurs ont pu être identifiés.
Au total, 27 personnes ont été placées en garde à vue depuis le début de la semaine : 26 mineurs et un seul individu majeur.
Les chefs d’accusation retenus illustrent la sévérité des faits reprochés : outrages et violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique, dégradations par moyen dangereux de biens d’utilité publique, transport et détention de produits incendiaires, participation à un attroupement en vue de commettre un délit, ou encore provocation à la rébellion.
Marquant sa volonté de fermeté, le parquet a ordonné le déferrement de 20 personnes devant la justice :
Pour le seul majeur impliqué : Une poursuite devant le tribunal correctionnel en comparution immédiate a été engagée dès ce vendredi.� Pour 8 mineurs : Une convocation devant le tribunal pour enfants ou le juge des enfants est prévue dans les prochaines semaines. Dans l’attente de leur jugement, des mesures éducatives ou de contrôle judiciaire ont été ordonnées, comprenant des interdictions de manifester, des interdictions de paraître et des couvre-feux.� Pour 11 autres mineurs : Les jeunes ont été orientés vers le délégué du procureur pour une procédure de composition pénale en présence de leurs parents. Diverses sanctions ont été arrêtées, dont des stages de citoyenneté, des travaux non rémunérés, l’obligation de réparer les préjudices, ainsi que des interdictions de manifester et un couvre-feu nocturne (interdiction de paraître sur la voie publique entre 21h et 6h sans représentants légaux).�
Par ces mesures administratives et judiciaires strictes, l’institution judiciaire entend envoyer un signal clair afin de ramener le calme aux abords des établissements scolaires aubois.
Nous vous épargnerons les commentaires suscités par cette publication chez les décérébrés de tout poil et préférons leur apporter cette réponse bien sentie et parfaitement appropriée trouvée sur les réseaux sociaux (Merci à Isa Morvan, son autrice).
AUX VIEUX CONS QUI JUBILENT QUAND LES LYCÉENS PRENNENT CHER
Aux vieux cons qui regardent des lycéens s’en prendre plein la gueule face aux CRS et qui lâchent tranquillement : « Bien fait pour eux. Ils n’avaient qu’à rester en cours. »
ALLEZ VOUS FAIRE FOUTRE.
Voilà, c’est dit. Pas d’éléments de langage d’attaché de presse.
Avec votre morale de napperon, votre nostalgie sous cellophane et votre mémoire de poisson rouge sous Lexomil. Je vous vois. Planqués derrière vos écrans, transformés en généraux de canapé dès qu’un môme de seize ans renverse une poubelle.
« De mon temps, on respectait l’autorité. »
MON CUL.
De votre temps, vous étiez jeunes. Vous fumiez en cachette derrière le lycée. Vous racontiez des conneries. Vous faisiez chier vos parents. Vous vouliez baiser, vivre, gueuler, vous barrer et refaire le monde avec trois francs en poche et des hormones qui vous sortaient par les oreilles. Puis le temps vous a roulé dessus comme un camion-benne. Et maintenant, vous êtes devenus exactement les vieux cons que vous trouviez insupportables à vingt ans. Félicitations. Votre médaille est disponible à l’accueil de l’EHPAD idéologique.
Parce que le vieux con adore la jeunesse. Aux Jeux olympiques. Au bac. Sur LinkedIn, avec une chemise blanche et un projet entrepreneurial biodégradable. Mais qu’un lycéen descende dans la rue, bloque son bahut et gueule que quelque chose déconne, soudain Gérard bande pour l’ordre républicain.
CRS ! BOUCLIERS ! MATRAQUES ! RANGEZ-MOI CES PUBÈRES !
Putain, on dirait qu’une poubelle brûlée menace directement son Livret A.
Et puis il y a cette phrase. Cette putain de phrase : « Ils l’ont cherché. »
Non.
On peut condamner un pavé lancé sur un flic. On peut condamner un abribus explosé. On peut condamner les violences, d’où qu’elles viennent. ET regarder un gamin tomber sans applaudir mécaniquement parce que celui qui tient la matraque porte un uniforme. Ces idées tiennent parfaitement ensemble dans un cerveau adulte. Normalement.
Parce que derrière les vidéos, les slogans et les barricades bricolées, il y a des gamins. Des gamins qui parlent de leur lycée, de leur avenir et du monde qu’on leur refile avec la délicatesse d’un locataire qui rend les clés après avoir chié dans le salon. Dette. Précarité. Logement hors de prix. École qui craque. Services publics essorés.
Et vous voudriez quoi ? « Madame, s’il vous plaît, puis-je être révolté sans perturber la circulation ? »
BORDEL DE MERDE.
Une révolte qui ne dérange personne, ça s’appelle une publication Instagram avec un carré noir. La jeunesse est chiante. HEUREUSEMENT. Elle déborde. Elle exagère. Elle gueule parfois avant d’avoir lu toute la notice.
Mais le vieux con veut des jeunes parfaitement domestiqués : engagés mais polis, en colère mais silencieux, révoltés mais surtout pas devant chez lui. Il veut Che Guevara avec Parcoursup. Rimbaud avec une convention de stage. Mai 68 à condition que ça finisse avant 18 heures parce qu’il faut rentrer la Dacia.
Et quand ça cogne ? « Fallait pas être là. »
Cette phrase me fout la gerbe. Parce qu’elle dit : reste chez toi. Ferme ta gueule. Obéis. Ne dérange pas. Et si tu déranges, ce qui t’arrive devient automatiquement ta faute. Belle conception de la démocratie. Propre. Pratique. Lavable en machine.
Tu peux penser qu’un blocage est une connerie. Qu’une manif part en vrille. Qu’un lycéen raconte n’importe quoi. Mais voir un jeune prendre un coup et lâcher : « Bien fait. » Là, on n’est plus dans le désaccord. On est dans la jouissance moisie du petit chef qui sommeillait derrière le rideau.
Alors aux vieux cons qui jubilent quand des lycéens prennent cher parce qu’ils auraient dû « rester à leur place » : ALLEZ VOUS FAIRE FOUTRE.
Gardez vos « de mon temps ». Gardez vos leçons. Gardez votre fantasme d’une jeunesse à genoux devant l’autorité avec le carnet de correspondance entre les dents. Et essayez de vous souvenir du petit con que vous étiez avant de devenir le vieux con que vous êtes.
Parce que le problème n’est pas d’avoir vieilli. On vieillit tous. Le problème, c’est d’avoir tellement oublié sa propre jeunesse qu’on finit par applaudir lorsque celle des autres se fait cogner.
Et ça, bordel, ce ne sont pas les rides.
C’EST DE LA MOISISSURE.
Et je le répète pour que vous l’intégriez une fois pour toutes :
ALLEZ. VOUS. FAIRE. FOUTRE.
#Lycée
La LDH appelle à soutenir les mobilisations lycéennes ce mardi 6 octobre et sera présente à leurs côtés avec les parents d’élèves, syndicats et autres organisations, à Troyes comme ailleurs.

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Depuis le 21 septembre, le mouvement des blocus de lycées ne cesse de prendre de l’ampleur en France. Les lycéeen·nes mobilisé·es revendiquent simplement leur droit à l’éducation : ils demandent des professeurs, des classes moins chargées, des bâtiments décents. Face à eux : gaz lacrymogènes, tirs de grenades et gardes à vue. Nous dénonçons l’usage disproportionné de la force contre les manifestations lycéennes. Point sur la situation pour comprendre ce mouvement de rentrée, porté par la jeunesse.
La répression et la violence sont-elles la seule réponse du gouvernement face aux lycéens qui se mobilisent ? On dénombre 119 blessés et plus de 1000 arrestations. Pour évoquer cette réponse répressive et les violences policières, Cyprien Caddeo reçoit Me Elsa Marcel.
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En moins d’une semaine, plus de 1 000 lycéens ont été interpellés et 84 blessés. Malgré des revendications légitimes, ils sont à la fois infantilisés et perçus comme des « sujets dont il faut se protéger », donc réprimés violemment.

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Partager la publication "Le visage inchangé du RN : antisémitisme et menaces contre la presse. La LDH saisit les instances de l’ONU"

Le maire (La France insoumise) de Saint-Denis, Bally Bagayoko, a démenti avoir allumé un feu de poubelle devant un lycée de son département, dénonçant mardi 29 septembre des « mensonges » après la diffusion de vidéos donnant lieu à des interprétations contradictoires sur son attitude lors du mouvement lycéen.
« Mediapart » a publié, lundi, des messages antisémites datant de 2013 attribués à Jordan Bardella, alors jeune militant du Front national. Le président du Rassemblement national, qui nie en bloc, a annoncé une plainte en diffamation.
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Partager la publication "Défendre les services publics, pour la démocratie et l’Etat de droit"




































Prise de parole de la LDH
Marche pour le climat, la paix et les solidarités du 26 septembre 2026
La planète brûle en raison des guerres et sous l’effet des bouleversements climatiques.
La situation internationale est d’une extrême gravité, les guerres s’étendent et le droit du plus fort s’impose partout dans le monde au mépris du droit international qui est trop souvent bafoué. Les dépenses militaires augmentent de façon massive au détriment des budgets sociaux, des services publics et des investissements environnementaux. Les guerres détruisent les vies, jettent les populations civiles sur les routes de l’exil, aggravent les inégalités, nourrissent les violations des droits humains, les crimes contre l’humanité et les actes génocidaires, sans que soient inquiétés leurs auteurs, menaçant et remettant en cause les magistrats de la cour pénale internationale qui sont condamnés à l’impuissance.
Les habitants des quartiers populaires, les familles vivant dans la précarité et dans des logements non isolés, les personnes âgées et les personnes handicapées vivant dans la solitude, celles et ceux qui travaillent dehors, les paysannes et les paysans qui ont perdu une partie de leurs récoltes et les personnes qui dorment dans la rue sont les premières victimes des canicules successives et des changements climatiques. Des millions d’animaux qu’ils soient d’élevage ou sauvages ont péri sous le coup de la chaleur et des incendies. Personne ne pouvait ignorer ce que les scientifiques avaient depuis longtemps annoncé au fil de leurs recherches et ce que les citoyennes et citoyens avaient relayé. Leurs travaux et leurs communications sont restés vaines, les gouvernements étant sourds malgré leurs alertes.
Partout en France, dans les villes, les quartiers et les bourgs, nous sommes dans la rue pour marcher et pour demander une autre politique que celles qui conduisent aux catastrophes et qui reposent sur la recherche systématique du profit pour quelques uns au mépris de l’intérêt général et des personnes.
Nous allons marcher pour le climat, pour le vivant, pour la paix, pour la justice sociale et écologique, pour le respect des droits fondamentaux, pour la défense des libertés et pour les solidarités.
Nous allons marcher jusqu’au parc des Moulins en partant depuis ce lieu symbolique des pires heures de notre histoire.
Nous avons fait ce choix de nous retrouver à proximité de l’ancien siège de la gestapo durant l’occupation pour nous souvenir qu’en 1940, Pétain et l’extrême droite de l’époque avaient trahi le pays au nom d’un nationalisme de soumission à la force du nazisme et du rejet de la démocratie, dénonçant les conquêtes du front populaire.
Nous pensons à celles et ceux qui ont combattu le nazisme et le régime de Vichy et qui s’étaient engagés au risque physique qu’ils prenaient jusqu’au martyr et jusqu’à la mort, en affirmant que le pire n’est pas forcément derrière nous.
Nous avons fait ce choix parce que nous disons stop à la montée en puissance des régimes autoritaires et des dictatures et que nous appelons à nous mobiliser et à agir contre les extrêmes-droites.
En France, l’Etat de droit, qui était déjà fragile, recule par étapes. Depuis plusieurs années, les garanties dont toutes personnes bénéficient diminuent, les contre-pouvoirs sont écartés, la rue n’est plus écoutée, les contrôles judiciaires sont affaiblis laissant le champ libre aux pratiques autoritaires.
Avec le projet de loi « permis de tuer » instituant la présomption de légitime défense et une sorte de présomption d’usage légitime de leurs armes pour les policiers et les gendarmes ne constitue pas une simple mesure sécuritaire de plus, mais marque une rupture en légalisant une volonté de gouverner par la force et de ne plus préserver les citoyennes et citoyens des abus, de l’arbitraire et des ingérences.
Depuis les dernières élections municipales, la liste des décisions des communes dirigées par le RN et ses alliés, portant atteinte aux droits et aux libertés, s’allonge au fil des semaines. Dans ces communes, les extrêmes-droites remettent en cause les libertés d’association, d’expression, de création et syndicales, s’en prennent à la laïcité, mettent sous surveillance les personnes et tiennent des positions à caractère discriminatoire et raciste ainsi que des discours de haine contraires aux droits fondamentaux.
La droite n’hésite pas à prendre le pas et à rejoindre les thèses des extrêmes-droites pour s’affranchir des principes issus de la déclaration des droits de l’homme et des conventions européennes et ouvrir la voie pour changer la nature même de la démocratie afin d’aller vers un régime autoritaire, sécuritaire, raciste et antisocial.
Le maire de Troyes s’inscrit dans cette logique pour amener les françaises et les français à s’habituer à ce que leurs libertés soient progressivement détricotées par touches successives pour que la purge soit indolore.
Ainsi, François Baroin, au motif de protéger les mineurs a pris le 17 juin un arrêté municipal pour interdire aux mineurs le centre-ville de Troyes à partir de 22h30.
Parce qu’on ne protège pas les jeunes en rognant sur leurs libertés et en portant atteinte à leurs droits et à leur vie privée, la LDH, avec le soutien des élus de gauche, a saisi le tribunal administratif en référé liberté et a obtenu la suspension de cet arrêté couvre-feu qui ne disait pas son nom ainsi que la prise en charge de ses frais d’avocat, reconnaissant l’illégalité de la position de François Baroin. Cet arrêté était avant tout une opération de communication et, à la publication de la décision du juge, François Baroin n’a pas hésité à travestir la vérité pour ne pas perdre, du haut de sa superbe, la face et reconnaître publiquement que son arrêté avait été taclé alors que son adjoint à la sécurité avait déclaré qu’il était juridiquement parfait.
Une posture qui a démontré une nouvelle fois que le maire de Troyes fait prévaloir une politique répressive et punitive au détriment d’actions de prévention et d’éducation.
Une posture consistant à banaliser les agissements des extrêmes-droites comme l’ont montré en avril l’accueil complice qu’il avait réservé au canon français et sa visite amicale qu’il avait accordée aux convives des agapes idenditaires.
Rien n’est joué. Rien n’est perdu.
Cuire ou agir: nous avons choisi d’agir et nous restons mobilisés.

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Poursuivi pour « outrage à personne dépositaire de l’autorité publique », Maître Raphaël Kempf doit comparaître devant le tribunal correctionnel de Nancy. Son « crime » ? Avoir dénoncé dans un courriel adressé à la direction d’un établissement pénitentiaire les conditions d’isolement de son client, qualifiées de « torture blanche ».
Soutenu par le barreau, le Conseil de l’Ordre et le Syndicat des Avocats de France, Raphaël Kempf devait comparaître ce vendredi au tribunal.
L’audience a été renvoyée au 31 mai 2027, devant une «formation collégiale», signe sans doute de l’embarras de la justice…
Avocat au barreau de Paris, Raphaël Kempf défend depuis plusieurs années des manifestants interpellés ou emprisonnés et autres activistes victimes de la répression d’État. Au-delà du combat quotidien dans les tribunaux, les commissariats et les prisons, il a publié L’organisation du commerce face au changement climatique (Pedone, 2009), Ennemis d’État (La Fabrique, 2019), Violences judiciaires (La Découverte, 2022), Violences judiciaires 2e édition revue et augmentée (La Découverte, 2026) et de nombreux articles dans Le Monde diplomatique, Jef Klak ou Délibérée.
Articles
https://reporterre.net/spip.php?page=memeauteur&auteur=Rapha%C3%ABl+Kempf
https://droit.cairn.info/publications-de-raphael-kempf–73849?lang=fr
https://www.monde-diplomatique.fr/auteurs/raphael-kempf
etc.
RD
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Rapport 2025 de l’Observatoire des expulsions de lieux de vie informels : retour sur 7 ans de politique d’expulsion systématique.
L’Observatoire des expulsions de lieux de vie informels publie son 7ème rapport annuel. En 2025, il a recensé 1 240 expulsions sur le territoire national : 632 sur le littoral nord et 608 sur les autres départements. Derrière ces chiffres, ce sont 77 099 personnes qui ont été concernées par ces expulsions aux conséquences désastreuses sur les personnes : violations de droits, violences, détérioration des conditions de vie, dégradation de l’état de santé, rupture de scolarité.
Constat alarmant des pratiques publiques relatives aux expulsions de lieux de vie informels. La situation, déjà délétère, continue de se dégrader:

Enfin, ce rapport met également l’accent sur des bonnes pratiques et alternatives qui existent sur le territoire national ainsi que sur les leviers actionnables par les pouvoirs publics afin d’œuvrer en faveur des droits et de la dignité des habitants de lieux de vie informels, comme l’ouverture de lieux d’hébergement provisoires ou la mobilisation du foncier vacant.
NF
Partager la publication "Observatoire des expulsions des lieux de vie informels"

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En juin 2026, le collectif Caminando Fronteras a présenté les chiffres des tragédies des cinq premiers mois de l’année dans le cadre des travaux de l’Observatoire des Droits Humains.
Du 1er janvier au 31 mai 2026, 1 317 personnes sont décédées, dont 142 femmes et 129 enfants mineurs. Au cours de ces mois, 27 embarcations ont disparu avec toutes les personnes à bord.
La route atlantique vers les Canaries reste la route la plus meurtrière de la frontière, avec 635 victimes. Malgré une baisse de 72 % des arrivées, la route est devenue plus létale. Pour 100 personnes qui arrivaient en 2025, environ 14 mouraient. En 2026, ce chiffre s’élève à 21.
La route algérienne de la Méditerranée occidentale concentre le plus grand nombre de tragédies de la période analysée et dépasse pour la première fois les 507 victimes, soit 54 % de plus que pendant la même période de l’année précédente.
La route du Détroit — traversée à la nage vers Ceuta, principalement — et la route terrestre de la clôture de Ceuta ont considérablement augmenté leur nombre de victimes par rapport à la même période de 2025. La route du Détroit a doublé son nombre de victimes, passant de 52 à 99 en 2026. À la clôture de Ceuta, 48 personnes sont mortes au cours de ces cinq premiers mois de 2026.
Sur la route d’Alboran. 28 décès ont été enregistrés, lors de traversées à la nage vers Melilla et de naufrages d’embarcations pneumatiques vers les côtes andalouses.
Les principaux facteurs identifiés comme ayant contribué à cette augmentation de la mortalité sur les routes migratoires sont :

Le collectif « Ca-minando (…en che-minant) » défend les droits des personnes et des communautés en mouvement.
Né en 2002. Il est le fruit de la rencontre et de la synergie de plusieurs défenseurs des Droits Humains sur différents territoires de la frontière occidentale Euroafricaine.
Partager la publication "Augmentation de la mortalité sur les routes migratoires"
Malgré une prise en compte croissante du sans-abrisme par l’UE, le nombre de personnes sans domicile augmente quasiment partout.

Au total, le rapport estime à 1,4 million le nombre de personnes à la rue, hébergées en urgence et prises en charge dans les foyers d’accueil en Europe, une hausse sur un an (1,3 million en 2024). «Listes d’attente qui explosent, personnes ballottées d’un hébergement à l’autre sans solution pérenne, séjours qui s’allongent faute de porte de sortie»: les dispositifs sont sous pression, amenant les acteurs à «trier les publics» et à «durcir» les conditions pour y avoir accès. Une politique «aux effets mortifères», alertent les associations. Elles appellent chaque État à adopter et mettre en œuvre des «stratégies nationales» de lutte contre le sans-abrisme, «actualisées et ambitieuses».
Les personnes âgées ne sont pas épargnées: près de 170.000 personnes âgées seraient sans domicile fixe au niveau européen, selon le rapport.
Les hébergements d’urgence peinent à accueillir les plus de 65 ans, alertent deux associations. Leur rapport, qui couvre l’Union européenne et le Royaume-Uni, appelle à renforcer la lutte contre le sans-abrisme.
On a tendance à se représenter les seniors comme un groupe d’âge épargné par les difficultés «mais au sein de chaque génération il existe de fortes inégalités», a souligné lors d’une conférence de presse Ruth Owen, directrice adjointe de la Fédération européenne.
Les structures d’hébergement sont pensées pour accueillir un public autonome. Les bâtiments, souvent sans ascenseur ou dotés de lits superposés, ne sont pas adaptés aux personnes en perte d’autonomie. Ces dernières ont davantage de besoins de soins, que le secteur social n’est pas en mesure d’assurer, faute de ressources et de compétences.

Partager la publication "Partout en Europe, les personnes à la rue sont plus nombreuses et plus âgées"

Philippe Artières s’est plongé dans les archives de la permanence juridique du Gisti, aujourd’hui conservées à la Contemporaine (Nanterre), qui rassemblent les courriers des demandes d’aide adressés au Gisti entre 1993 et 2011.
S’emparer de cette archive du Gisti renvoie à un pan de l’histoire des politiques migratoires en France. Elle est une manifestation flagrante de l’injuste condition des personnes étrangères sollicitant un conseil juridique, se trouvant de fait en situation de précarité devant un appareil législatif qui accumule sans cesse de nouvelles dispositions. Face aux règles bureaucratiques et à la complexité des lois successives, les auteurs et autrices des lettres sont ainsi autant de sujets de droits et incarnent une situation ordinaire des étrangères et des étrangers. Qu’elles et ils fuient la persécution dans leurs pays d’origine ou résident en France depuis bien longtemps, parfois y ayant forgé leurs vies de travailleurs ou d’étudiants, de parents et grands-parents, d’amoureux… toutes et tous se trouvent soudainement « irréguliers » ou risquent de le devenir.
Philippe Artières met ainsi en évidence la puissance de l’écrit et des « papiers » face au cours de la vie et aux subjectivités. « Sans papiers », ces personnes étrangères ou immigrées écrivent et accumulent les preuves écrites de leurs existences : une occurrence de ce que l’auteur nomme la « machine graphomaniaque ».
Le texte de Philippe Artières est suivi d’une sélection de lettres reproduites en fac-similés, d’un entretien avec des membres du Gisti et d’une chronologie qui fait écho à l’empilement de dispositions législatives en parallèle des drames contemporains du Congo, d’Haïti, de la guerre civile en Algérie… On lit aussi en creux la longue histoire coloniale et les nombreuses familles qui en sont issues.
À la demande de Philippe Artières, les droits d’auteur de ce livre seront entièrement reversés au Gisti.
Septembre 2026, éd. Anamosa, 144 pages, 19 € + frais d’envoi
Philippe Artières est historien du contemporain. Directeur de recherches au CNRS, membre de l’Iris de l’EHESS à Paris-Condorcet, il est l’auteur de nombreux ouvrages. Il a en particulier co-dirigé avec Michelle Zancarini-Fournel, 68, une histoire collective (La Découverte, 2008 /2018), coordonné La Révolte de la prison de Nancy # 15 janvier 1972 (Le Point du Jour, 2013), Attica USA 1971 (Le Point du Jour, 2017) et écrit Le Peuple du Larzac . Une histoire de crânes, sorcières, croisés, paysans, prisonniers, soldats, ouvrières, militants, touristes et brebis (La Découverte, 2019), La Mine en procès. Fouquières-lès-Lens 1970 (Anamosa, 2023), et À bout portant. Versailles 1972 (Verticales, 2024).

NF
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Une conférence organisée par le Collectif aubois de lutte conre les extrêmes droites.
(et non pas , comme annoncé dans la presse de ce jour, par la LDH, qui n’est que membre du Collectif).
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Fanny Gallot
Née en 1981, est historienne, maîtresse de conférences en histoire contemporaine et chercheuse française. Elle s’intéresse aux inégalités de genre dans les conditions de travail et la participation des femmes dans les conflits ouvriers.
Fanny Gallot étudie l’histoire à l’université de Rouen-Normandie. En 2012, elle soutient sa thèse à l’Université Lumière-Lyon-II, qu’elle a menée sous la direction de Michelle Zancarini-Fournel. Elle s’intitule Les ouvrières, des années 1968 au très contemporain : pratiques et représentations. Elle étudie deux entreprises Chantelle à Saint-Herblain et Moulinex à Alençon où les ouvrières sont majoritaires.
Sa thèse est publiée en 2015, sous le titre En découdre : comment les ouvrières ont révolutionné le travail et la société.
En 2015, Fanny Gallot est nommée maîtresse de conférences à l’Université Paris-Est-Créteil. Elle est également militante syndicale au SNESUP-FSU.
Engagement politique
Fanny Gallot est co-responsable du département d’Histoire de l’Institut la Boétie[4]. Elle fait partie des auteurs « issus de nombreux horizons, mais tous plus ou moins proches des idées de LFI » qui participent à la rédaction de l’ouvrage Extrême droite : la résistible ascension publié en septembre 2024 par cet institut coprésidé par Jean-Luc Mélenchon et Clémence Guetté.
Publications

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Souvent immigrées et sans papiers, les victimes d’esclavage moderne sont reléguées dans des marges dont il est difficile de s’extraire. Entretien avec la sociologue Alizée Delpierre, qui a enquêté sur le phénomène.
Naïri Nahapétian, le 19 septembre 2026
Après Servir les riches (La Découverte, 2022), sur les domestiques des très grandes fortunes, la sociologue Alizée Delpierre propose dans Comme des esclaves (La Découverte, 2026) une enquête de terrain sur l’esclavage moderne.
Pour cela, elle a compulsé les dossiers constitués depuis plus de trente ans par le Comité contre l’esclavage moderne, qui accompagne les victimes et donne la parole à celles-ci, mais aussi à un certain nombre d’exploiteurs afin d’analyser leurs discours.
Les victimes de la traite par le travail sont le plus souvent immigrées, étrangères, et en situation irrégulière, rappelle-t-elle, tout en pointant la responsabilité de l’Etat dans leur précarisation. Son livre, comme cet entretien, se termine sur une note optimiste consacrée au rôle libérateur des sciences sociales.
» En France, il existe un esclavage qui se caractérise par des rapports que je qualifie de surexploitation, consistant tout d’abord en la mise au travail quasi-illimitée des corps, jusqu’à 18 ou 20 heures par jour. Cela s’accompagne souvent d’une absence de rémunération ou d’une rémunération très faible, sans rapport avec le nombre d’heures de travail effectuées. Par ailleurs, l’accès à l’eau, à l’hébergement, à l’hygiène et à la nourriture est contrôlé par « l’employeur » et souvent très restreint. »
NF
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De notre envoyée spéciale, ce matin à Troyes.


















Et encore…











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« La prochaine victime, ça pourrait être moi » : la loi sur le « permis de tuer » inquiète les militants écologistes.

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