Bande de Gaza : un 11e membre du personnel de MSF tué dans une frappe israélienne
Un 11e membre du personnel de Médecins Sans Frontières (MSF) a été tué mardi, ainsi que sa femme et sa fille, dans une frappe aérienne israélienne sur la bande de Gaza, a annoncé vendredi cette organisation humanitaire.
Dans le nord de la Cisjordanie, la guerre coloniale a changé de dimension
Juste après le cessez-le-feu à Gaza, à la mi-janvier 2025, Israël a annoncé inclure l’intensification de ses opérations en Cisjordanie dans ses « buts de guerre ». Depuis, le nombre de déplacés y a dépassé les 40 000. Plus de 900 Palestiniens y ont été tués par l’armée ou par des colons israéliens depuis le 7 octobre 2023. Reportage.
« Conflit d’intérêts » de Netanyahu dans le renvoi du chef du Shin Bet
Le député RN Jordan Guitton organise ce samedi matin à 10h sur le marché de Troyes une « opération de tractage en soutien à Marine le Pen et à la démocratie« .
Etant très attachés à la démocratie, la vraie, pas la copie innacceptable que veulent en faire les escrocs en s’en prenant à la Justice et aux magistrats, nous accompagnerons nos amis du PCF qui ont également prévu un tractage ce samedi matin sur le marché, pour rappeler que, dans un état de droit, la loi s’applique pareillement à toutes et tous.
Le collectif aubois de lutte contre les extrêmes-droites vous y attend donc dans le calme et la dignité, plus nombreux que les partisans de la haine.
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MOBILISATION FACE À LA PROPOSITION DE LOI ALBERTINI VOTÉE EN COMMISSION ET PRÉSENTÉE EN SÉANCE PUBLIQUE LE 3 AVRIL 2025
MOBILISATION FACE À LA PROPOSITION DE LOI ALBERTINI VOTÉE EN COMMISSION ET PRÉSENTÉE EN SÉANCE PUBLIQUE LE 3 AVRIL 2025
Nous, associations représentatives des Français itinérants, Voyageurs, forains, circassiens, alertons solennellement sur le danger que constitue la proposition de loi pour réformer l’accueil des gens du voyage, portée par le député Xavier Albertini, qui sera soumise au vote de l’Assemblée nationale le 3 avril prochain.
Sous couvert de « réforme de l’accueil », ce texte, soutenu par la majorité gouvernementale et une large partie de la droite et de l’extrême droite, constitue en réalité une offensive sécuritaire sans précédent contre les droits des Voyageurs. Le projet de loi aggrave les sanctions à l’encontre des personnes vivant en habitat mobile, tout en ignorant volontairement la réalité criante du grave déficit de lieux autorisés à l’habitat mobile et le manque de réponses adéquates répondant aux besoins réels de stationnement et d’habitat des Voyageurs.
UNE LOI RÉPRESSIVE ET DÉSÉQUILIBRÉE
Malgré les alertes des associations, du Défenseur des droits et des institutions européennes, cette loi :
Double le montant des amendes forfaitaires délictuelles liées à l’installation dite « illicite » (jusqu’à 1500€), sans justification ni étude d’impact ; Autorise la confiscation de véhicules transformés en habitation, portant atteinte au droit au logement et à la vie privée ; Allonge les délais d’exécution des mises en demeure préfectorales, tout en rendant leur application automatique, sans appréciation humaine ; instituant, en dehors de toute décision de justice, une interdiction de séjour prolongé sur l’ensemble du territoire intercommunale ; Introduit un nouveau motif d’expulsion fondé sur le « préjudice écologique », juridiquement flou et hautement discriminatoire dans son application probable, qui pourra entraîner l’expulsion des familles de leur propriété privée.
La Défenseure des droits a été claire dans son avis du 21 mars 2025 : cette loi viole des principes constitutionnels essentiels – accès au juge, proportionnalité des peines, droit de propriété, égalité devant la justice – et risque de renforcer des pratiques discriminatoires déjà documentées à l’encontre des Voyageurs.
La France a déjà été condamnée à plusieurs reprises par la Cour européenne des droits de l’homme pour ses carences en matière de logement, d’expulsions abusives, et de discriminations systémiques. Cette loi ne ferait qu’aggraver l’isolement, la stigmatisation et la précarisation des personnes vivant en résidence mobile.
AUCUN PROGRÈS, AUCUNE RÉPONSE AUX BESOINS
Depuis 2000, la loi Besson gère et règlemente « l’accueil et l’habitat des gens du voyage ». Or, depuis vingt-cinq ans, les schémas départementaux prévus par la loi Besson ne sont toujours pas respectés dans la majorité des départements. Moins de 4 % des communes disposent d’un équipement conforme, seuls 12 départements remplissent les obligations édictées selon la loi Besson qui, par ailleurs, ne peut fondamentalement pas répondre de manière adéquate aux besoins diversifiés des Voyageurs, ni en matière de stationnement en période d’itinérance, ni au droit de résider sur un terrain en propriété.
La totalité du territoire national est interdite à l’habitat caravane, hormis les lieux d’assignation que sont les « aires d’accueil », limités en nombre et le plus souvent impropre à l’habitat. Les situations d’errance forcée et d’installations non choisies ne relèvent pas de la délinquance, mais d’un défaut structurel de politique publique.
Ce défaut engendre des conséquences sociales majeures : les ruptures de scolarité sont nombreuses, en particulier en raison de l’absence de stationnement stable ou de coupures d’eau et d’électricité dans les lieux de vie. L’égalité d’accès aux droits fondamentaux, comme l’éducation et la santé, est durablement compromise.
Ce texte ne propose aucune solution nouvelle, ni en matière d’accueil, ni de logement, ni de progrès social. Il punit sans corriger. Il stigmatise sans comprendre. Il prétend agir « au nom de la République » tout en reniant ses principes les plus fondamentaux.
NOUS APPELONS SOLENNELLEMENT LES DÉPUTÉS À REJETER CE TEXTE
Nous refusons catégoriquement de redevenir des citoyens de seconde zone, comme au temps des carnets anthropométriques et des livrets de circulation, des assignations à résidence et des internements administratifs. Ce temps-là est révolu, et nous ne laisserons personne le ressusciter.
Nous appelons les députés attachés aux valeurs et droits fondamentaux de la République à rejeter ce texte.
Si la loi devait être adoptée à l’Assemblée ce jeudi 3 avril, nous appelons l’ensemble des Voyageurs, citoyens itinérants, familles, alliés, juristes, militants, à se mobiliser sans attendre. Nous entrerons dans une nouvelle phase de lutte pour défendre notre dignité, nos droits, notre mode de vie.
Le 3 avril, la République sera à l’épreuve
SIGNATAIRES :
ACTION GRAND PASSAGE
ASSOCIATION CULTURE ET TRADITION DES GITANS DU GRAND SUD
ASSOCIATION DAS SO VAS
ASSOCIATION DÉPARTEMENTALE DES GENS DU VOYAGE CITOYENS 44
ASSOCIATION NATIONALE DES GENS DU VOYAGE CITOYENS
ASSOCIATION FAMILIALE DES GENS DU VOYAGE D’ILE-DE-FRANCE
ASSOCIATION SOCIALE NATIONALE INTERNATIONALE TZIGANE
ASSOCIATION REPRESENTATIVE DES GENS DITS DU VOYAGE
ASSOCIATION RECONNAISSANCE DES LOCATAIRES GENS DU VOYAGE
Condamnation de Marine Le Pen : une nouvelle enquête ouverte après des menaces contre les juges
Une nouvelle enquête a été ouverte après des menaces à l’encontre des magistrats ayant condamné la chef de file de l’extrême droite, Marine Le Pen, à une peine de cinq ans d’inéligibilité avec application immédiate, a appris mardi l’AFP de source proche du dossier.
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322 enfants tués depuis la reprise des bombardements israéliens, déplore l’Unicef
L’Unicef appelle à nouveau à cesser les hostilités et à rétablir le cessez-le-feu à Gaza. L’agence de l’ONU qui vient en aide aux enfants déplore la reprise des bombardements et la campagne terrestre de l’armée israélienne depuis le 18 mars dernier. Elles ont causé plus de 300 morts parmi les mineurs, le plus souvent des déplacés.
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Nétanyahou bénit le soutien à Israël des « fascistes européens »
Stade ultime de l’instrumentalisation de la lutte contre l’antisémitisme, la conférence de Jérusalem, réunie le 27 mars 2025, a scellé le pacte entre Israël et l’extrême droite européenne et américaine. Elle a également offert au président du Rassemblement national, Jordan Bardella, l’occasion de s’affirmer sur la scène internationale. Reportage.
PRCS (Croissant rouge Palestinien): Le meurtre de huit de nos médecins est une tragédie contre le travail humanitaire
HALTE AU GÉNOCIDE À GAZA ! HALTE À TOUTE EXTENSION DE LA GUERRE ! NON, AU PLAN TRUMP/NETANYAHOU DE DÉPORTATION DES GAZAOUIS ! RESPECT DU DROIT DES PALESTINIENS DE VIVRE SUR LEURS TERRES !
Exigeons de l’État français, des mesures concrètes pour le cessez-le-feu PERMANENT et pour l’arrêt IMMÉDIAT des livraisons d’armes à Israël
À l’appel du Collecif aubois pour la Paix : CGT, Solidaires, FSU, MRAP, LDH, Greenpeace,
AGUI, Libre Pensée, Collectif Louise Michel, LFI, POI, PCF, Génération.s.
4000 citoyens aubois se sont déjà prononcés pour que le gouvernement français interdise la livraison d’armes à Israël et prenne toute sanction pour imposer que l’aide humanitaire parvienne aux gazaouis affamés.
Le Collectif exige :
Cessez-le-feu total et permanent !
Arrêt de la guerre contre le peuple palestinien !
Levée durable du blocus de Gaza !
Protection du peuple palestinien à Gaza et en Cisjordanie !
Arrêt des livraisons d’armes à Israël !
Arrêt de toute coopération militaire et sécuritaire !
Sanctions contre Israël !
Reconnaissance d’un État Palestinien !
Arrêt de l’occupation/colonisation expansives par Israël des territoires palestiniens et voisins.
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Venez découvrir le premier événement de l’Association C qu’Ailes du trauma a l’envol
Des échanges, des rencontres, des exposants et thérapeute bien être dans un cadre bienveillant et chaleureux.
Nous avons hâte de partager ce moment avec vous !
L’équipe C qu’Ailes .
De 10h à 17 h Salle Ninet à Rosières-près-Troyes
Mardi 1er avril
Climat : le franc-parler de François Gemenne
Quels sont les impacts humains du réchauffement climatique ? Le chercheur François Gemenne apportera des réponses claires lors de conférences-débats MAIF. Avec un sens de la pédagogie et un franc-parler qui raviront son auditoire.
Le service Politique de la Ville organise un petit-déjeuner solidaire ce mercredi 2 avril, de 8h00 à 10h00, à la Maison de l’Animation et de la Culture. Cet événement rencontré en lumière l’expression artistique des enfants en situation de handicap et l’importance de leur inclusion sociale, en partenariat avec l’association Vice vers’ Amour.
Un engagement artistique et inclusif
Les associations « Vice vers’ Love », « Les Arts Confondus » et « Autisme SolidaruitéEt Cetera », sous la direction de l’artiste Yves Romao, ont uni leurs compétences pour créer « La Maison Gentilléenne » dans le Val-de- Marne, un centre dédié aux enfants autistes. Ce centre combine suivi thérapeutique, activités sportives et pratiques artistiques pour favoriser leur épanouissement. Depuis juillet 2022, une antenne de ce centre a été installée à la Maison de l’Animation et de la Culture de Pont-Sainte-Marie, grâce au soutien financier de l’ANCT et de la Ville. Cette antenne propose des ateliers artistiques permettant aux enfants en situation de handicap de s’exprimer, de développer leur créativité et de s’intégrer socialement.
DES ATELIERS POUR DÉVELOPPER TALENTS ET CONFIANCE EN SOI
Chaque semaine, un petit groupe d’enfants participent à des activités variées (musique, graff, danse, magie…), encadrés par des membres des associations et des professionnels. Ces ateliers les aident à affirmer leur personnalité, renforcer leur estime de soi et découvrir de nouveaux horizons en travaillant la concentration, l’écoute et l’imagination.
UN PETIT-DÉJEUNER ANIMÉ ET SOLIDAIRE
Lors de ce petit-déjeuner, préparé par les apprentis en cuisine du CFA Alméa, plusieurs animations seront proposées : Le magicien Marco Niccolini effectuera des tours de close-up au sein du public. Une démonstration de graff sera réalisée par Rise up Paint
LA P’TITE BOÎTE BLEUE : UN GESTE SOLIDAIRE
La P’tite Boîte Bleue sera présente lors du petit-déjeuner et restera accessible tout au long du mois d’avril à la Maison de l’Animation et de la Culture, à la Mairie et chez plusieurs commerçants partenaires dans l’Aube. Les dons collectés permettront de financer des ateliers artistiques, culturels et sportifs pour les enfants en situation de handicap. Chacun peut y contribuer du 2 au 30 avril 2025 ! En 2024, l’association a organisé plus de 250 ateliers, initiations et prestations artistiques et culturelles, bénéficiant à plus de 550 personnes, incluant enfants en situation de handicap, aidants, jeunes issus de quartiers prioritaires et personnes vulnérables. Les initiatives Généros’idées et La P’tite Boîte Bleue contribuent à co-financer ces activités essentielles.
De 8h à 10h à la MAC de Pont-Sainte-Marie
Jeudi 3 avril
64 ANS, C’EST TOUJOURS NON !
Notre mobilisation empêche le gouvernement et le patronat d’enterrer la question des retraites ! À peine appliquée, la réforme des retraites fait déjà des ravages : chômage des seniors en hausse, départs retardés pour les femmes, absence de prise en compte de la pénibilité… Le premier ministre a trahi ses engagements en affirmant que les « concertations » ne pourraient pas revenir sur les 64 ans ! La majorité de la population et des parlementaires exigent l’abrogation de la réforme des retraites : la démocratie doit parler ! La CGT appelle tous les salarié·es à rejoindre les fonctionnaires et les agent·es publics y compris par la grève, dans les rassemblements et les manifestations pour exiger l’abrogation de la réforme des retraites et l’augmentation des salaires. Sous prétexte d’économie de guerre, ils veulent nous faire travailler toujours plus et envisagent de nouvelles régressions dans les écoles, les hôpitaux, les universités, la culture, les collectivités locales, les tribunaux. Au contraire, défendons la paix et la coopération entre les peuples, la justice sociale et environnementale : plus que jamais ces combats sont liés ! Pour se soigner, pour répondre aux besoins en matière de transports, de logement, d’éducation et de formation, de recherche, de culture, d’information, de sport pour toutes et tous, d’environnement, et pour lutter contre l’obscurantisme, le 3 avril mobilisons-nous aussi pour renforcer et développer les services publics !
Ce procès a été donc reporté au jeudi 19 juin à 9 heures, à la demande d’un des avocats de la défense, parce que le compte-rendu de la perquisition effectuée par les gendarmes n’a pas été versé au dossier, mais également à la demande des avocats des victimes et parties civiles, au vu du nombre important de victimes qui ont le droit de témoigner (même si tous ne s’exprimeront pas). La journée complète est réservée à cette affaire, alors qu’une demi-journée d’audience seulement était prévue initialement. Michel Miné avocat spécialiste du droit du travail et responsable de ce groupe à la LDH, qui s’est portée partie civile, la représentera sur le sujet de la traite d’êtres humains.
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L’argent n’a pas d’odeur, mais les poubelles de Veolia, si !
Voici que Veolia, géant des déchets et de l’eau, a lancé une école de « la transition écologique », Terra Academia. Trois campus et un président ex-ministre recyclé, Jean-Michel Blanquer. Lequel est cordialement invité à venir apprécier le souci environnemental de Veolia, ici, dans la Manche et plus précisément au Ham, Cotentin.
La pointe nord-ouest du Cotentin où La Hague, déja saturée de déchets nucléaires, est en passe de devenir une nouvelle poubelle nucléaire géante ( 130 000 tonnes de déchets radioactifs, issus des centrales EDF seront stockés sur la petite commune de Jobourg sur le site d’Orano La Hague, en lisière du centre de stockage de la Manche de l’ANDRA), sera-t-elle également appelée à devenir un nouveau Ghazipur, la montagne d’ordures qui dépasse le Taj Mahal ?
Image générée par l’IA
On se demande si Jacques Prévert, qui repose au cimetière d’Omonville-la Petite, à 3 km de là, se contenterait d’écrire aujourd’hui: « Quand les éboueursfont grève, les orduriers sont indignés.«
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Nous pouvons encore éviter la trumpisation de la France
Faire barrage à l’extrême-droite, c’est éviter que les Lumières s’éteignent. Il est l’heure de rassembler ceux qui défendent un projet commun qui combat à la fois injustices et privilèges. L’opinion de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités. Extrait du quotidien Libération.
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Manifestations en Turquie : un mouvement réprimé dans la violence
En Turquie, l’arrestation du maire d’Istanbul et principal leader de l’opposition a provoqué une vague de contestation dans tout le pays, suivie d’une violente répression. Arrestations massives, restrictions de l’accès aux réseaux sociaux, usage disproportionné de la force… les autorités cherchent à étouffer les voix dissidentes par tous les moyens.
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Le Nouvel Obs sort cette semaine un numéro consacré à la mise sous pression croissante des juges, assortie de menaces physiques, de contestations de décisions, de mises en cause répétées de leur légitimité par les politiques, en particulier ceux auxquels la Justice s’intéresse…
Il faut dire que les attaques se font de plus en plus pressantes et que la Justice, déjà en mauvais état en France (et pour cause, comme on pourra le voir plus bas), n’a pas besoin de cette charge massive des politiques, pas plus que de celle d’une certaine presse. On pourra « en juger« à la lecture des articles (entretien et édito) accusateurs qu’il nous faut bien citer ici à contrecoeur (j’espère qu’on nous le pardonnera) autant que de ceux à décharge qui méritent beaucoup plus notre attention. (On nous pardonnera également de citer des articles incomplets, car réservés aux abonnés, mais dont les extraits nous semblent suffisamment significatifs pour figurer ici).
Jean-Marie Rouart: «Personne ne juge les juges, d’où leur sentiment de toute-puissance»
Menaces physiques, contestations de décisions, légitimité remise en question… Quand la justice est sous pression
Menaces physiques, contestations de décisions, mises en cause répétées de leur légitimité par les politiques… Alors que les magistrats sont de plus en plus la cible d’attaques dans les pays illibéraux, Etats-Unis en tête, un vent mauvais de populisme anti-juges souffle aussi en France. Enquête et éclairages sur un dangereux mouvement qui fragilise l’Etat de droit.
François Molins : « Les hommes politiques proclament leur attachement à la justice, sauf quand ça les touche de trop près »
Rapport CEPEJ : La France toujours en dessous de la moyenne européenne
La Commission européenne pour l’efficacité de la justice (CEPEJ) publie ce mercredi la dixième édition de son rapport biannuel sur l’efficacité et la qualité de la justice en Europe. La France est toujours en queue de peloton.
Nous terminerons sur une note plus positive, démontrant que la Justice française, malgré les attaques dont elle est l’objet et les moyens insuffisants dont elle dispose, fait néanmoins son travail.
Mort de Thomas à Crépol : Eric Zemmour condamné pour injure raciale
Lors d’un passage sur BFMTV en décembre 2023, le président de Reconquête avait tenu des propos polémiques au sujet du drame qui avait touché la commune de Crépol. Des propos qui avaient été signalés par des associations antiracistes et des élus LFI.
Procès des soupçons de financement libyen : le parquet requiert sept ans de prison contre Nicolas Sarkozy, ainsi que 300 000 euros d’amende et une peine d’inéligibilité
L’ex-président est jugé, aux côtés de onze coprévenus, dans l’affaire des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007.
Troyes (Aube ) : quand des médias locaux enfoncent le clou
« Le Petit Aubois®, 1ère page indépendante d’actualités dans le département de l’Aube (10) » , sévissant sur les réseaux sociaux, censée donc rendre compte en toute indépendance de l’actualité auboise, semble être devenue l’organe de communication du maire de Troyes et du préfet de l’Aube réunis, qui comme on le constate actuellement, multiplient dans une dérive très inquiétante, les arrêtés liberticides et fort contestables au regard du droit.
Ce qui nous donne matière à faire fonctionner à plein régime l’appareil judiciaire, en multipliant nous aussi les dépôts de référés et de recours contre ces mesures illégales ou à la limite de la légalité.
Déroulant un tapis rouge au Rassemblement National, pourtant pas exempt lui-même de tracas judiciaires, ils se prennent souvent les pieds dans ledit tapis, risquant de voir retoquées par le tribunal administratif leurs mesures dignes du régime de Vichy d’il y a 86 ans.
Force est de remarquer qu’une certaine soi-disant « presse » se délecte d’exalter les décisions judiciaires prises à l’encontre des fauteurs de « violences urbaines » et autres feux de poubelles ayant entraîné des gardes à vue, plutôt que d’évoquer les graves blessures provoquées par les violences policières perpétrées sur des gamines et des gamins qui ne demandent rien d’autre que de pouvoir poursuivre leurs études dans des conditions décentes.
Le (tout petit) aubois n’a pas même eu conscience de la nécessité qu’ont ressentie les parents de venir protéger leurs enfants, voire même de manifester à leur place.
Car il n’est pas très glorieux, de la part d’un robocop de 100 kg ultra équipé de s’en prendre à des ados qui pèsent à peine la moitié, en les étranglant, les traînant par les cheveux ou les tripotant sans vergogne si ce sont des filles, en leur crevant un oeil, leur défonçant la mâchoire ou en leur maintenant la tête au fond du ruisseau quand ce sont des garçons, voire vice-versa le cas échéant car l’important, c’est de se « faire plaisir ».
RD
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Troyes: près de 450 personnes rassemblées ce matin devant le lycée Marie-de-Champagne pour soutenir les lycéens
HB
Ils étaient 100 hier. Ce matin, 400 à 450 personnes ont répondu à l’appel des lycéens, parents d’élèves, étudiants, syndicats, associations et organisations pour soutenir les mobilisations des lycéen-ne-s et étudiant-e-s ce mardi 6 octobre 2026 devant le Lycée Marie-de Champagne à Troyes, seul établissement secondaire demeuré ouvert dans l’agglomération.
HB
Il s’agissait de dénoncer la politique de la matraque initiée par le ministre de l’Intérieur assumant la répression violente « sans retenue » et de lui montrer que le mouvement de la jeunesse n’est nullement aiguillonné par d’obscurs « proxys de l’ultragauche » ni manipulé par un parti politique. Cette stratégie d’attaque infantilisante ne marche plus.
Ce n’est pas en multipliant les Nathanaël Combary, trop proche du pouvoir pour être honnête et trop largement célébré sur les médias, qu’on fera taire la Gen Z, qui a encore bien des choses à dire.
HB
RD
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Contrôles des lycéens par la police: le préfet de l’Aube frise le génie
Face aux « débordements » qui secouent plusieurs établissements du département, le préfet de l’Aube prend un arrêté qui interdit le port de cagoules, foulards et équipements de protection aux abords des lycées jusqu’au mardi 6 octobre au soir. Une mesure de crise, qui vient durcir un arsenal juridique pourtant déjà bien fourni par la loi nationale.
Ce matin devant le lycée Marie-de-Champagne à Troyes, seul lycée public ouvert dans l’agglomération, nous avons constaté que la police fouillait les sacs des élèves à l’extérieur du lycée, y compris dans les rues avoisinantes.
Lors d’un contrôle d’identité, la police ne peut pas procéder librement à une fouille des poches ou du sac.
La loi distingue notamment la palpation de sécurité, destinée à vérifier l’absence d’arme, et la fouille, qui nécessite un cadre juridique précis : consentement de la personne, enquête en cours, garde à vue ou réquisitions du procureur.
Une fouille réalisée en dehors de ces conditions peut être considérée comme irrégulière et entraîner la remise en cause de la procédure qui en découle.
La LDH, en partenariat avec de nombreuses organisations,appelle à participer aux mobilisations en soutien aux mouvements de la jeunesse le mardi 6 octobre 2026, partout en France.
Vidéo de la voiture de police à Troyes : la préfecture évoque une manœuvre de dégagement d’un policier blessé.
La préfecture de l’Aube a réagi à la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant une voiture de police rouler à vive allure en direction des manifestants à Troyes jeudi matin. Elle évoque « une manœuvre de dégagement après la blessure d’un policier victime de projectiles ».
En somme, le « dégagement » d’un policier blessé justifie pour la préfecture de l’Aube, de mettre en danger les vies de dizaines d’enfants. Dans « Cette séquence isolée de son contexte » au cours de laquelle sont exfiltrés deux policiers blessés « dont l’un s’est vu prescrire huit jours d’ITT (incapacité totale de travail) à la suite de ses blessures« , il ne faut pas voir une voiture foncer sur une foule de jeunes lycéennes et lycéens en les gratifiant au surplus de jets de gaz lacrymogène. La vie des deux policiers ne semble pourtant pas présenter un tel caractère d’urgence, à la lecture de l’article, pour qu’elle puisse être préférable à celles de dizaines de gamines et gamins…
MANIFESTATIONS DANS LES LYCÉES DE L’AUBE : LA JUSTICE SÉVIT APRÈS DES VIOLENCES À TROYES ET ROMILLY-SUR-SEINE
MANIFESTATIONS DANS LES LYCÉES DE L’AUBE : LA JUSTICE SÉVIT APRÈS DES VIOLENCES À TROYES ET ROMILLY-SUR-SEINE
Face à l’escalade des tensions et aux débordements constatés dans plusieurs établissements scolaires du département, le parquet de Troyes passe à l’offensive. Bilan : 27 gardes à vue et 20 déferrements.
Les manifestations lycéennes engagées depuis le début de la semaine ont pris une tournure particulièrement violente dans l’Aube. Dans un communiqué de presse, envoyé aux rédactions ce vendredi 2 octobre 2026, la procureure de la République près le tribunal judiciaire de Troyes a fait le point sur les événements survenus à Troyes ainsi qu’à Romilly-sur-Seine.
Depuis le lundi 28 septembre, la situation s’est détériorée aux abords de plusieurs lycées. Feux de poubelles, jets de projectiles et tirs de mortiers d’artifice ont rythmé les rassemblements. Face à ces violences, les forces de sécurité intérieure ont dû intervenir dans des conditions particulièrement délicates, les contraignant parfois à faire usage de gaz lacrymogènes de dispersion pour s’extraire d’attroupements hostiles.
Soulignant la gravité de ces agissements qui mettent en danger les élèves, la communauté éducative et les forces de l’ordre, le parquet a engagé des poursuites systématiques dès lors que les auteurs ont pu être identifiés.
Au total, 27 personnes ont été placées en garde à vue depuis le début de la semaine : 26 mineurs et un seul individu majeur.
Les chefs d’accusation retenus illustrent la sévérité des faits reprochés : outrages et violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique, dégradations par moyen dangereux de biens d’utilité publique, transport et détention de produits incendiaires, participation à un attroupement en vue de commettre un délit, ou encore provocation à la rébellion.
Marquant sa volonté de fermeté, le parquet a ordonné le déferrement de 20 personnes devant la justice :
Pour le seul majeur impliqué : Une poursuite devant le tribunal correctionnel en comparution immédiate a été engagée dès ce vendredi.� Pour 8 mineurs : Une convocation devant le tribunal pour enfants ou le juge des enfants est prévue dans les prochaines semaines. Dans l’attente de leur jugement, des mesures éducatives ou de contrôle judiciaire ont été ordonnées, comprenant des interdictions de manifester, des interdictions de paraître et des couvre-feux.� Pour 11 autres mineurs : Les jeunes ont été orientés vers le délégué du procureur pour une procédure de composition pénale en présence de leurs parents. Diverses sanctions ont été arrêtées, dont des stages de citoyenneté, des travaux non rémunérés, l’obligation de réparer les préjudices, ainsi que des interdictions de manifester et un couvre-feu nocturne (interdiction de paraître sur la voie publique entre 21h et 6h sans représentants légaux).�
Par ces mesures administratives et judiciaires strictes, l’institution judiciaire entend envoyer un signal clair afin de ramener le calme aux abords des établissements scolaires aubois.
Nous vous épargnerons les commentaires suscités par cette publication chez les décérébrés de tout poil et préférons leur apporter cette réponse bien sentie et parfaitement appropriée trouvée sur les réseaux sociaux (Merci à Isa Morvan, son autrice).
AUX VIEUX CONS QUI JUBILENT QUAND LES LYCÉENS PRENNENT CHER
Aux vieux cons qui regardent des lycéens s’en prendre plein la gueule face aux CRS et qui lâchent tranquillement : « Bien fait pour eux. Ils n’avaient qu’à rester en cours. »
ALLEZ VOUS FAIRE FOUTRE.
Voilà, c’est dit. Pas d’éléments de langage d’attaché de presse.
Avec votre morale de napperon, votre nostalgie sous cellophane et votre mémoire de poisson rouge sous Lexomil. Je vous vois. Planqués derrière vos écrans, transformés en généraux de canapé dès qu’un môme de seize ans renverse une poubelle.
« De mon temps, on respectait l’autorité. »
MON CUL.
De votre temps, vous étiez jeunes. Vous fumiez en cachette derrière le lycée. Vous racontiez des conneries. Vous faisiez chier vos parents. Vous vouliez baiser, vivre, gueuler, vous barrer et refaire le monde avec trois francs en poche et des hormones qui vous sortaient par les oreilles. Puis le temps vous a roulé dessus comme un camion-benne. Et maintenant, vous êtes devenus exactement les vieux cons que vous trouviez insupportables à vingt ans. Félicitations. Votre médaille est disponible à l’accueil de l’EHPAD idéologique.
Parce que le vieux con adore la jeunesse. Aux Jeux olympiques. Au bac. Sur LinkedIn, avec une chemise blanche et un projet entrepreneurial biodégradable. Mais qu’un lycéen descende dans la rue, bloque son bahut et gueule que quelque chose déconne, soudain Gérard bande pour l’ordre républicain.
CRS ! BOUCLIERS ! MATRAQUES ! RANGEZ-MOI CES PUBÈRES !
Putain, on dirait qu’une poubelle brûlée menace directement son Livret A.
Et puis il y a cette phrase. Cette putain de phrase : « Ils l’ont cherché. »
Non.
On peut condamner un pavé lancé sur un flic. On peut condamner un abribus explosé. On peut condamner les violences, d’où qu’elles viennent. ET regarder un gamin tomber sans applaudir mécaniquement parce que celui qui tient la matraque porte un uniforme. Ces idées tiennent parfaitement ensemble dans un cerveau adulte. Normalement.
Parce que derrière les vidéos, les slogans et les barricades bricolées, il y a des gamins. Des gamins qui parlent de leur lycée, de leur avenir et du monde qu’on leur refile avec la délicatesse d’un locataire qui rend les clés après avoir chié dans le salon. Dette. Précarité. Logement hors de prix. École qui craque. Services publics essorés.
Et vous voudriez quoi ? « Madame, s’il vous plaît, puis-je être révolté sans perturber la circulation ? »
BORDEL DE MERDE.
Une révolte qui ne dérange personne, ça s’appelle une publication Instagram avec un carré noir. La jeunesse est chiante. HEUREUSEMENT. Elle déborde. Elle exagère. Elle gueule parfois avant d’avoir lu toute la notice.
Mais le vieux con veut des jeunes parfaitement domestiqués : engagés mais polis, en colère mais silencieux, révoltés mais surtout pas devant chez lui. Il veut Che Guevara avec Parcoursup. Rimbaud avec une convention de stage. Mai 68 à condition que ça finisse avant 18 heures parce qu’il faut rentrer la Dacia.
Et quand ça cogne ? « Fallait pas être là. »
Cette phrase me fout la gerbe. Parce qu’elle dit : reste chez toi. Ferme ta gueule. Obéis. Ne dérange pas. Et si tu déranges, ce qui t’arrive devient automatiquement ta faute. Belle conception de la démocratie. Propre. Pratique. Lavable en machine.
Tu peux penser qu’un blocage est une connerie. Qu’une manif part en vrille. Qu’un lycéen raconte n’importe quoi. Mais voir un jeune prendre un coup et lâcher : « Bien fait. » Là, on n’est plus dans le désaccord. On est dans la jouissance moisie du petit chef qui sommeillait derrière le rideau.
Alors aux vieux cons qui jubilent quand des lycéens prennent cher parce qu’ils auraient dû « rester à leur place » : ALLEZ VOUS FAIRE FOUTRE.
Gardez vos « de mon temps ». Gardez vos leçons. Gardez votre fantasme d’une jeunesse à genoux devant l’autorité avec le carnet de correspondance entre les dents. Et essayez de vous souvenir du petit con que vous étiez avant de devenir le vieux con que vous êtes.
Parce que le problème n’est pas d’avoir vieilli. On vieillit tous. Le problème, c’est d’avoir tellement oublié sa propre jeunesse qu’on finit par applaudir lorsque celle des autres se fait cogner.
Et ça, bordel, ce ne sont pas les rides.
C’EST DE LA MOISISSURE.
Et je le répète pour que vous l’intégriez une fois pour toutes :
ALLEZ. VOUS. FAIRE. FOUTRE.
#Lycée
La LDH appelle à soutenir les mobilisations lycéennes ce mardi 6 octobre et sera présente à leurs côtés avec les parents d’élèves, syndicats et autres organisations, à Troyes comme ailleurs.
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Mouvement lycéen : des mineurs face à la répression des forces de l’ordre
Depuis le 21 septembre, le mouvement des blocus de lycées ne cesse de prendre de l’ampleur en France. Les lycéeen·nes mobilisé·es revendiquent simplement leur droit à l’éducation : ils demandent des professeurs, des classes moins chargées, des bâtiments décents. Face à eux : gaz lacrymogènes, tirs de grenades et gardes à vue. Nous dénonçons l’usage disproportionné de la force contre les manifestations lycéennes. Point sur la situation pour comprendre ce mouvement de rentrée, porté par la jeunesse.
La répression et la violence sont-elles la seule réponse du gouvernement face aux lycéens qui se mobilisent ? On dénombre 119 blessés et plus de 1000 arrestations. Pour évoquer cette réponse répressive et les violences policières, Cyprien Caddeo reçoit Me Elsa Marcel.
« Trop jeunes pour se faire écouter, assez grands pour se faire violenter » : les lycéens face à la répression policière
En moins d’une semaine, plus de 1 000 lycéens ont été interpellés et 84 blessés. Malgré des revendications légitimes, ils sont à la fois infantilisés et perçus comme des « sujets dont il faut se protéger », donc réprimés violemment.
On a quand même tendance à croire l’un… mais pas l’autre…
Le maire (La France insoumise) de Saint-Denis, Bally Bagayoko, a démenti avoir allumé un feu de poubelle devant un lycée de son département, dénonçant mardi 29 septembre des « mensonges » après la diffusion de vidéos donnant lieu à des interprétations contradictoires sur son attitude lors du mouvement lycéen.
« Mediapart » a publié, lundi, des messages antisémites datant de 2013 attribués à Jordan Bardella, alors jeune militant du Front national. Le président du Rassemblement national, qui nie en bloc, a annoncé une plainte en diffamation.
Marche nationale pour le climat, la paix et les solidarités: 400 personnes à Troyes, 120000 en France
Prise de parole de la LDH
Marche pour le climat, la paix et les solidarités du 26 septembre 2026
La planète brûle en raison des guerres et sous l’effet des bouleversements climatiques.
La situation internationale est d’une extrême gravité, les guerres s’étendent et le droit du plus fort s’impose partout dans le monde au mépris du droit international qui est trop souvent bafoué. Les dépenses militaires augmentent de façon massive au détriment des budgets sociaux, des services publics et des investissements environnementaux. Les guerres détruisent les vies, jettent les populations civiles sur les routes de l’exil, aggravent les inégalités, nourrissent les violations des droits humains, les crimes contre l’humanité et les actes génocidaires, sans que soient inquiétés leurs auteurs, menaçant et remettant en cause les magistrats de la cour pénale internationale qui sont condamnés à l’impuissance.
Les habitants des quartiers populaires, les familles vivant dans la précarité et dans des logements non isolés, les personnes âgées et les personnes handicapées vivant dans la solitude, celles et ceux qui travaillent dehors, les paysannes et les paysans qui ont perdu une partie de leurs récoltes et les personnes qui dorment dans la rue sont les premières victimes des canicules successives et des changements climatiques. Des millions d’animaux qu’ils soient d’élevage ou sauvages ont péri sous le coup de la chaleur et des incendies. Personne ne pouvait ignorer ce que les scientifiques avaient depuis longtemps annoncé au fil de leurs recherches et ce que les citoyennes et citoyens avaient relayé. Leurs travaux et leurs communications sont restés vaines, les gouvernements étant sourds malgré leurs alertes.
Partout en France, dans les villes, les quartiers et les bourgs, nous sommes dans la rue pour marcher et pour demander une autre politique que celles qui conduisent aux catastrophes et qui reposent sur la recherche systématique du profit pour quelques uns au mépris de l’intérêt général et des personnes.
Nous allons marcher pour le climat, pour le vivant, pour la paix, pour la justice sociale et écologique, pour le respect des droits fondamentaux, pour la défense des libertés et pour les solidarités.
Nous allons marcher jusqu’au parc des Moulins en partant depuis ce lieu symbolique des pires heures de notre histoire.
Nous avons fait ce choix de nous retrouver à proximité de l’ancien siège de la gestapo durant l’occupation pour nous souvenir qu’en 1940, Pétain et l’extrême droite de l’époque avaient trahi le pays au nom d’un nationalisme de soumission à la force du nazisme et du rejet de la démocratie, dénonçant les conquêtes du front populaire.
Nous pensons à celles et ceux qui ont combattu le nazisme et le régime de Vichy et qui s’étaient engagés au risque physique qu’ils prenaient jusqu’au martyr et jusqu’à la mort, en affirmant que le pire n’est pas forcément derrière nous.
Nous avons fait ce choix parce que nous disons stop à la montée en puissance des régimes autoritaires et des dictatures et que nous appelons à nous mobiliser et à agir contre les extrêmes-droites.
En France, l’Etat de droit, qui était déjà fragile, recule par étapes. Depuis plusieurs années, les garanties dont toutes personnes bénéficient diminuent, les contre-pouvoirs sont écartés, la rue n’est plus écoutée, les contrôles judiciaires sont affaiblis laissant le champ libre aux pratiques autoritaires.
Avec le projet de loi « permis de tuer » instituant la présomption de légitime défense et une sorte de présomption d’usage légitime de leurs armes pour les policiers et les gendarmes ne constitue pas une simple mesure sécuritaire de plus, mais marque une rupture en légalisant une volonté de gouverner par la force et de ne plus préserver les citoyennes et citoyens des abus, de l’arbitraire et des ingérences.
Depuis les dernières élections municipales, la liste des décisions des communes dirigées par le RN et ses alliés, portant atteinte aux droits et aux libertés, s’allonge au fil des semaines. Dans ces communes, les extrêmes-droites remettent en cause les libertés d’association, d’expression, de création et syndicales, s’en prennent à la laïcité, mettent sous surveillance les personnes et tiennent des positions à caractère discriminatoire et raciste ainsi que des discours de haine contraires aux droits fondamentaux.
La droite n’hésite pas à prendre le pas et à rejoindre les thèses des extrêmes-droites pour s’affranchir des principes issus de la déclaration des droits de l’homme et des conventions européennes et ouvrir la voie pour changer la nature même de la démocratie afin d’aller vers un régime autoritaire, sécuritaire, raciste et antisocial.
Le maire de Troyes s’inscrit dans cette logique pour amener les françaises et les français à s’habituer à ce que leurs libertés soient progressivement détricotées par touches successives pour que la purge soit indolore.
Ainsi, François Baroin, au motif de protéger les mineurs a pris le 17 juin un arrêté municipal pour interdire aux mineurs le centre-ville de Troyes à partir de 22h30.
Parce qu’on ne protège pas les jeunes en rognant sur leurs libertés et en portant atteinte à leurs droits et à leur vie privée, la LDH, avec le soutien des élus de gauche, a saisi le tribunal administratif en référé liberté et a obtenu la suspension de cet arrêté couvre-feu qui ne disait pas son nom ainsi que la prise en charge de ses frais d’avocat, reconnaissant l’illégalité de la position de François Baroin. Cet arrêté était avant tout une opération de communication et, à la publication de la décision du juge, François Baroin n’a pas hésité à travestir la vérité pour ne pas perdre, du haut de sa superbe, la face et reconnaître publiquement que son arrêté avait été taclé alors que son adjoint à la sécurité avait déclaré qu’il était juridiquement parfait.
Une posture qui a démontré une nouvelle fois que le maire de Troyes fait prévaloir une politique répressive et punitive au détriment d’actions de prévention et d’éducation.
Une posture consistant à banaliser les agissements des extrêmes-droites comme l’ont montré en avril l’accueil complice qu’il avait réservé au canon français et sa visite amicale qu’il avait accordée aux convives des agapes idenditaires.
Rien n’est joué. Rien n’est perdu.
Cuire ou agir: nous avons choisi d’agir et nous restons mobilisés.
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« On veut faire taire, on veut intimider », dénonce Raphaël Kempf, avocat poursuivi pour un mail
Poursuivi pour « outrage à personne dépositaire de l’autorité publique », Maître Raphaël Kempf doit comparaître devant le tribunal correctionnel de Nancy. Son « crime » ? Avoir dénoncé dans un courriel adressé à la direction d’un établissement pénitentiaire les conditions d’isolement de son client, qualifiées de « torture blanche ».
Avocat au barreau de Paris, Raphaël Kempf défend depuis plusieurs années des manifestants interpellés ou emprisonnés et autres activistes victimes de la répression d’État. Au-delà du combat quotidien dans les tribunaux, les commissariats et les prisons, il a publié L’organisation du commerce face au changement climatique (Pedone, 2009), Ennemis d’État (La Fabrique, 2019), Violences judiciaires (La Découverte, 2022), Violences judiciaires2e édition revue et augmentée (La Découverte, 2026) et de nombreux articles dans Le Monde diplomatique, Jef Klak ou Délibérée.
Observatoire des expulsions des lieux de vie informels
Rapport 2025 de l’Observatoire des expulsions de lieux de vie informels : retour sur 7 ans de politique d’expulsion systématique.
L’Observatoire des expulsions de lieux de vie informels publie son 7ème rapport annuel. En 2025, il a recensé 1 240 expulsions sur le territoire national : 632 sur le littoral nord et 608 sur les autres départements. Derrière ces chiffres, ce sont 77 099 personnes qui ont été concernées par ces expulsions aux conséquences désastreuses sur les personnes : violations de droits, violences, détérioration des conditions de vie, dégradation de l’état de santé, rupture de scolarité.
Constat alarmant des pratiques publiques relatives aux expulsions de lieux de vie informels. La situation, déjà délétère, continue de se dégrader:
La part d’expulsions sans fondement légal n’a jamais été aussi élevée et a presque triplé en sept ans, passant de 19 % en 2019 à 53 % en 2025 ;
93 % des expulsions ne sont précédées d’aucun diagnostic social ;
Dans 88 % des cas, les biens des habitantes et habitants sont saisis et/ou détruits ;
Les remises à la rue restent écrasantes après une expulsion : dans 92 % des expulsions, une partie ou l’ensemble des personnes ne se voient proposer aucune solution d’hébergement ou de logement ;
Un tiers des expulsions a eu lieu pendant la période de trêve hivernale.
Enfin, ce rapport met également l’accent sur des bonnes pratiques et alternatives qui existent sur le territoire national ainsi que sur les leviers actionnables par les pouvoirs publics afin d’œuvrer en faveur des droits et de la dignité des habitants de lieux de vie informels, comme l’ouverture de lieux d’hébergement provisoires ou la mobilisation du foncier vacant.
Augmentation de la mortalité sur les routes migratoires
En juin 2026, le collectif Caminando Fronteras a présenté les chiffres des tragédies des cinq premiers mois de l’année dans le cadre des travaux de l’Observatoire des Droits Humains.
Du 1er janvier au 31 mai 2026, 1 317 personnes sont décédées, dont 142 femmes et 129 enfants mineurs. Au cours de ces mois, 27 embarcations ont disparu avec toutes les personnes à bord.
La route atlantique vers les Canaries reste la route la plus meurtrière de la frontière, avec 635 victimes. Malgré une baisse de 72 % des arrivées, la route est devenue plus létale. Pour 100 personnes qui arrivaient en 2025, environ 14 mouraient. En 2026, ce chiffre s’élève à 21.
La route algérienne de la Méditerranée occidentale concentre le plus grand nombre de tragédies de la période analysée et dépasse pour la première fois les 507 victimes, soit 54 % de plus que pendant la même période de l’année précédente.
La route du Détroit — traversée à la nage vers Ceuta, principalement — et la route terrestre de la clôture de Ceuta ont considérablement augmenté leur nombre de victimes par rapport à la même période de 2025. La route du Détroit a doublé son nombre de victimes, passant de 52 à 99 en 2026. À la clôture de Ceuta, 48 personnes sont mortes au cours de ces cinq premiers mois de 2026.
Sur la route d’Alboran. 28 décès ont été enregistrés, lors de traversées à la nage vers Melilla et de naufrages d’embarcations pneumatiques vers les côtes andalouses.
Les principaux facteurs identifiés comme ayant contribué à cette augmentation de la mortalité sur les routes migratoires sont :
Absence de mobilisation des ressources de recherche et de sauvetage.
Critères discrétionnaires pour déterminer quand et comment déployer les moyens de secours.
Application inégale des protocoles de protection selon le territoire.
Faible mobilisation des moyens aériens et maritimes.
Coordination insuffisante entre les pays.
Délais considérables dans le déclenchement des opérations de sauvetage.
Emploi de violences aux points de contrôle de départ et à bord des embarcations.
Conditions physiques extrêmes et vétusté des embarcations utilisées.
Le collectif « Ca-minando (…en che-minant) » défend les droits des personnes et des communautés en mouvement.
Né en 2002. Il est le fruit de la rencontre et de la synergie de plusieurs défenseurs des Droits Humains sur différents territoires de la frontière occidentale Euroafricaine.
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Partout en Europe, les personnes à la rue sont plus nombreuses et plus âgées
La Fondation pour le logement et la Fédération européenne des associations nationales travaillant avec les sans-abri (Feantsa) ont publié le 15 septembre leur 11e Regard sur le mal-logement en Europe.
Malgré une prise en compte croissante du sans-abrisme par l’UE, le nombre de personnes sans domicile augmente quasiment partout.
Au total, le rapport estime à 1,4 million le nombre de personnes à la rue, hébergées en urgence et prises en charge dans les foyers d’accueil en Europe, une hausse sur un an (1,3 million en 2024). «Listes d’attente qui explosent, personnes ballottées d’un hébergement à l’autre sans solution pérenne, séjours qui s’allongent faute de porte de sortie»: les dispositifs sont sous pression, amenant les acteurs à «trier les publics» et à «durcir» les conditions pour y avoir accès. Une politique «aux effets mortifères», alertent les associations. Elles appellent chaque État à adopter et mettre en œuvre des «stratégies nationales» de lutte contre le sans-abrisme, «actualisées et ambitieuses».
Les personnes âgées ne sont pas épargnées: près de 170.000 personnes âgées seraient sans domicile fixe au niveau européen, selon le rapport.
Les hébergements d’urgence peinent à accueillir les plus de 65 ans, alertent deux associations. Leur rapport, qui couvre l’Union européenne et le Royaume-Uni, appelle à renforcer la lutte contre le sans-abrisme.
On a tendance à se représenter les seniors comme un groupe d’âge épargné par les difficultés «mais au sein de chaque génération il existe de fortes inégalités», a souligné lors d’une conférence de presse Ruth Owen, directrice adjointe de la Fédération européenne.
Des hébergements inadaptés à la perte d’autonomie
Les structures d’hébergement sont pensées pour accueillir un public autonome. Les bâtiments, souvent sans ascenseur ou dotés de lits superposés, ne sont pas adaptés aux personnes en perte d’autonomie. Ces dernières ont davantage de besoins de soins, que le secteur social n’est pas en mesure d’assurer, faute de ressources et de compétences.
Un livre de Philippe Artières Dans les archives du Gisti
Philippe Artières s’est plongé dans les archives de la permanence juridique du Gisti, aujourd’hui conservées à la Contemporaine (Nanterre), qui rassemblent les courriers des demandes d’aide adressés au Gisti entre 1993 et 2011.
S’emparer de cette archive du Gisti renvoie à un pan de l’histoire des politiques migratoires en France. Elle est une manifestation flagrante de l’injuste condition des personnes étrangères sollicitant un conseil juridique, se trouvant de fait en situation de précarité devant un appareil législatif qui accumule sans cesse de nouvelles dispositions. Face aux règles bureaucratiques et à la complexité des lois successives, les auteurs et autrices des lettres sont ainsi autant de sujets de droits et incarnent une situation ordinaire des étrangères et des étrangers. Qu’elles et ils fuient la persécution dans leurs pays d’origine ou résident en France depuis bien longtemps, parfois y ayant forgé leurs vies de travailleurs ou d’étudiants, de parents et grands-parents, d’amoureux… toutes et tous se trouvent soudainement « irréguliers » ou risquent de le devenir.
Philippe Artières met ainsi en évidence la puissance de l’écrit et des « papiers » face au cours de la vie et aux subjectivités. « Sans papiers », ces personnes étrangères ou immigrées écrivent et accumulent les preuves écrites de leurs existences : une occurrence de ce que l’auteur nomme la « machine graphomaniaque ».
Le texte de Philippe Artières est suivi d’une sélection de lettres reproduites en fac-similés, d’un entretien avec des membres du Gisti et d’une chronologie qui fait écho à l’empilement de dispositions législatives en parallèle des drames contemporains du Congo, d’Haïti, de la guerre civile en Algérie… On lit aussi en creux la longue histoire coloniale et les nombreuses familles qui en sont issues.
À la demande de Philippe Artières, les droits d’auteur de ce livre seront entièrement reversés au Gisti.
Philippe Artières est historien du contemporain. Directeur de recherches au CNRS, membre de l’Iris de l’EHESS à Paris-Condorcet, il est l’auteur de nombreux ouvrages. Il a en particulier co-dirigé avec Michelle Zancarini-Fournel, 68, une histoire collective (La Découverte, 2008 /2018), coordonné La Révolte de la prison de Nancy # 15 janvier 1972 (Le Point du Jour, 2013), Attica USA 1971 (Le Point du Jour, 2017) et écrit Le Peuple du Larzac . Une histoire de crânes, sorcières, croisés, paysans, prisonniers, soldats, ouvrières, militants, touristes et brebis (La Découverte, 2019), La Mine en procès. Fouquières-lès-Lens 1970 (Anamosa, 2023), et À bout portant. Versailles 1972 (Verticales, 2024).
Née en 1981, est historienne, maîtresse de conférences en histoire contemporaine et chercheuse française. Elle s’intéresse aux inégalités de genre dans les conditions de travail et la participation des femmes dans les conflits ouvriers.
Fanny Gallot étudie l’histoire à l’université de Rouen-Normandie. En 2012, elle soutient sa thèse à l’Université Lumière-Lyon-II, qu’elle a menée sous la direction de Michelle Zancarini-Fournel. Elle s’intitule Les ouvrières, des années 1968 au très contemporain : pratiques et représentations. Elle étudie deux entreprises Chantelle à Saint-Herblain et Moulinex à Alençon où les ouvrières sont majoritaires.
Sa thèse est publiée en 2015, sous le titre En découdre : comment les ouvrières ont révolutionné le travail et la société.
En 2015, Fanny Gallot est nommée maîtresse de conférences à l’Université Paris-Est-Créteil. Elle est également militante syndicale au SNESUP-FSU.
Engagement politique
Fanny Gallot est co-responsable du département d’Histoire de l’Institut la Boétie[4]. Elle fait partie des auteurs « issus de nombreux horizons, mais tous plus ou moins proches des idées de LFI » qui participent à la rédaction de l’ouvrage Extrême droite : la résistible ascension publié en septembre 2024 par cet institut coprésidé par Jean-Luc Mélenchon et Clémence Guetté.
Publications
Fanny Gallot, En découdre : comment les ouvrières ont révolutionné le travail et la société, Paris, La Découverte, 2015, 282 p. (ISBN 978-2-7071-8241-8).
Ludivine Bantigny (dir), Fanny Bugnon (dir) et Fanny Gallot (dir.), Prolétaires de tous les pays, qui lave vos chaussettes ? : le genre de l’engagement dans les années 1968, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2017, 259 p. (ISBN 978-2-7535-5231-9).
Pauline Delage et Fanny Gallot, Féminismes dans le monde, 23 récits d’une révolution planétaire, Éditions Textuel, 2020, 208 p. (ISBN 978-2-84597-807-2).
Fanny Gallot, Mobilisées : une histoire féministe des contestations populaires, Paris, Éditions du Seuil, 2024, 283 p. (ISBN 978-2-02-145296-9).
Éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité. Sortir des polémiques, ouvrir des possibles. Fanny Gallot (coord.). Ed. Syllepse. Collection : « Comprendre et agir », déc. 2025, 136 p. (ISBN 979-10-399-0342-4).
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Alizée Delpierre : « La dégradation des conditions d’existence des immigrés favorise les situations d’esclavage »
Souvent immigrées et sans papiers, les victimes d’esclavage moderne sont reléguées dans des marges dont il est difficile de s’extraire. Entretien avec la sociologue Alizée Delpierre, qui a enquêté sur le phénomène.
Après Servir les riches (La Découverte, 2022), sur les domestiques des très grandes fortunes, la sociologue Alizée Delpierre propose dans Comme des esclaves (La Découverte, 2026) une enquête de terrain sur l’esclavage moderne.
Pour cela, elle a compulsé les dossiers constitués depuis plus de trente ans par le Comité contre l’esclavage moderne, qui accompagne les victimes et donne la parole à celles-ci, mais aussi à un certain nombre d’exploiteurs afin d’analyser leurs discours.
Les victimes de la traite par le travail sont le plus souvent immigrées, étrangères, et en situation irrégulière, rappelle-t-elle, tout en pointant la responsabilité de l’Etat dans leur précarisation. Son livre, comme cet entretien, se termine sur une note optimiste consacrée au rôle libérateur des sciences sociales.
» En France, il existe un esclavage qui se caractérise par des rapports que je qualifie de surexploitation, consistant tout d’abord en la mise au travail quasi-illimitée des corps, jusqu’à 18 ou 20 heures par jour. Cela s’accompagne souvent d’une absence de rémunération ou d’une rémunération très faible, sans rapport avec le nombre d’heures de travail effectuées. Par ailleurs, l’accès à l’eau, à l’hébergement, à l’hygiène et à la nourriture est contrôlé par « l’employeur » et souvent très restreint. »