Des garde-côtes amènent des migrants dans le port de Douvres, le 7 septembre 2020. Crédit : Reuters
Selon deux rapports rendus publics ce vendredi, de nombreux demandeurs d’asile mineurs sont en danger au Royaume-Uni, car traités à tort comme des adultes.
Manifestation de Sénégalais à Agadez, au Niger, pour dénoncer les conditions d’attente des retours volontaires, organisés par l’OIM. Septembre 2022. Crédits : Infomigrants
Excédés d’attendre, au Niger, la mise en œuvre de leurs retours volontaires par l’Organisation internationale des migrations (OIM), une centaine de Sénégalais ont lancé une marche de protestation le 19 septembre. Dans la foulée, l’OIM a pu organiser un rapatriement de la majorité d’entre eux. Mais d’autres restent toujours coincés dans ce pays de transit. Et ce, parfois, sans possibilité d’accéder aux centres pourtant prévus à cet effet, comme en témoigne l’un d’eux interrogé par Infomigrants.
Lancement du concours des « Écrits pour la fraternité » à destination des enfants et des jeunes
C’est sur le thème de la paix que nous proposons aux jeunes de s’exprimer pour cette 31e édition, à partir d’une citation de René Cassin : « Il n’y aura pas de paix sur cette planète tant que les droits de l’Homme seront violés en quelque partie du monde que ce soit. »
Contactez la section de la LDH la plus proche de chez vous pour participer, dans le cadre d’un établissement scolaire ou en individuel ou contactez directement le siège de la LDH : communication@ldh-france.org
La leader de Fratelli d’Italia, Giorgia Meloni, s’exprime au siège de son parti, pendant la soirée électorale des législatives, à Rome, en Italie, le 26 septembre 2022. Crédit : Reuters
Giorgia Meloni, leader du parti post-fasciste Fratelli d’Italia, vainqueur aux législatives du 25 septembre, a fait de son discours anti-immigration l’un des piliers de sa campagne. Mais selon plusieurs experts, les mesures qu’elle défend seraient difficilement applicables.
Au cours des derniers mois, le ministre de l’intérieur comme le président de la République ont dévoilé quelques mesures phares qui pourraient constituer le projet de loi sur l’asile et l’immigration, annoncé pour 2023.
Le président par intérim du RN Jordan Bardella, au Cap d’Agde le 18 septembre. (Pascal Guyot/AFP)
Après une déclaration d’Emmanuel Macron évoquant la «répartition» sur le territoire français des exilés en situation régulière, lepénistes et zemmouriens sont partis en boucle sur la théorie complotiste et raciste. Une course à l’échalotte qui relativise les efforts de notabilisation du Rassemblement national.
L’association Utopia 56 a installé, samedi 28 mai 2022, un campement de mineurs place de la Bastille, à Paris, pour alerter sur le manque de prise en charge de ces jeunes en recours. Crédit : Utopia56
Après 119 jours de mobilisation, les 80 exilés de la place de la Bastille ont été expulsés. Si l’opération conduite par Utopia56 a permis à ces jeunes, pour la plupart des mineurs en recours, de trouver, pour un temps un peu de réconfort, l’association déplore le silence des autorités quant au sort de ces jeunes, « condamnés à l’errance ».
La justice française a rouvert jeudi 22 septembre l’enquête sur les soupçons d’inaction des marines occidentales face au « bateau cercueil ». En mars 2011, un bateau avait dérivé deux semaines au large de la Libye, avec à son bord 72 migrants africains, dont 63 sont morts. La relance de la procédure intervient après dix ans d’impasse et d’insistance de deux survivants, qui estiment que plusieurs armées présentes dans la région n’avaient pas réagi malgré la connaissance de leur détresse.
Si seulement la réouverture de l’enquête pouvait contribuer à mettre fin à une situation qui dure depuis si longtemps…
Dans la cour du Centre administratif de rétention de Sain-Jacques-de-la-Lande, près de Rennes, 14 décembre 2020. (Jérémie Lusseau/Hans Lucas. AFP)
Le texte porté par Gérald Darmanin veut réformer la juridiction qui examine les recours des demandeurs d’asile. Le principe du juge unique pourrait être entériné, alors que la collégialité est l’ultime gage d’une justice équitable, estime Raphaël Maurel, chercheur et secrétaire général de l’Observatoire de l’éthique publique.
Depuis deux ans, les associations non mandatées par l’État ne peuvent distribuer des repas dans le centre-ville de Calais (image d’archives). Crédit : Mehdi Chebil pour InfoMigrants
Lors d’une audience au tribunal administratif de Lille mardi, le rapporteur public a estimé que l’arrêté préfectoral qui interdit depuis deux ans aux associations de distribuer des repas dans le centre-ville de Calais était « disproportionné ». Paul Groutsch a demandé son annulation, affirmant que les arguments portés par les autorités étaient infondés. Le texte a, selon lui, « pour effet de compliquer l’accès pour ces populations précaires à des biens de première nécessité ».
« IL Y A TOUJOURS LA POSSIBILITÉ DE DIRE “NON”, DE NE PAS APPLIQUER LES ORDRES » STREET PRESS
Dans la Roya, vallée des Alpes-Maritimes voisine de l’Italie, la police tente, souvent au mépris du droit ou brutalement, d’arrêter les exilés qui ont passé la frontière. Mais certains fonctionnaires refusent d’endosser le mauvais rôle. Récits.
Des jeunes réfugiés dans le centre de Gashora, au Rwanda. Crédit : DW
Choisi par le Royaume-Uni pour y transférer ses demandeurs d’asile en attendant le traitement de leur dossier, le Rwanda s’impose, depuis quelques années, comme le pays d’accueil de prédilection des réfugiés du monde entier. Mais derrière les effets d’annonce et les articles élogieux d’une presse locale cadenassée, la réalité est bien différente pour les exilés.
Face à l’absence de réponses de la préfecture de l’Aube à nos courriers, hormis l’envoi de notifications de nouvelles obligations de quitter le territoire français (OQTF) et la mise en application de celles-ci (l’expulsion d’un jeune migrant est en cours actuellement et nous n’avons plus aucune nouvelle de celui-ci depuis vendredi 16 septembre), nous consacrons désormais une nouvelle page de notre blog à ce problème qui fait l’objet de nos préoccupations depuis le début de cette année. Notre mobilisation continue et se renforce face au durcissement des mesures prises à l’encontre de ces jeunes gens qui ne demandent qu’à s’intégrer en France en faisant preuve d’un courage exemplaire.
Mercredi 14 septembre, de gros rochers ont commencé à être installés quai de la Meuse, à Calais. Crédit : Twitter @AubergeMigrants
De gros rochers ont été installés mercredi sur un terrain en bord de route, dans le centre-ville de Calais. Sur ces lieux vivaient auparavant une centaine de migrants, principalement syriens, explique l’association Human Rights Observers qui dénonce une logique de harcèlement absurde.
Pendant des années, ils ont été embauchés sans contrat ou sous de faux CDI par une société de ramassage de volailles de Landivisiau. 27 anciens travailleurs sans-papiers ont saisi la justice pour « traite d’êtres humains ». Ils ont été entendus, ce 15 septembre, par le conseil des prud’hommes de Morlaix.