La justice française rouvre l’enquête sur le drame du «bateau cercueil» au large de la Libye

Le drame du «bateau cercueil» a précédé l’afflux de réfugiés depuis 2015. Ici, un bateau pneumatique avec des migrants attend d’être secouru près de la Libye, le 15 septembre 2022. © Petros Karadjias / AP


La justice française a rouvert jeudi 22 septembre l’enquête sur les soupçons d’inaction des marines occidentales face au « bateau cercueil ». En mars 2011, un bateau avait dérivé deux semaines au large de la Libye, avec à son bord 72 migrants africains, dont 63 sont morts. La relance de la procédure intervient après dix ans d’impasse et d’insistance de deux survivants, qui estiment que plusieurs armées présentes dans la région n’avaient pas réagi malgré la connaissance de leur détresse.

Si seulement la réouverture de l’enquête pouvait contribuer à mettre fin à une situation qui dure depuis si longtemps…

Lire ICI


Les brèves de Jean

L’actualité sous la loupe de Jean Camus


Migrants refoulés : une enquête accable Frontex.

Un rapport rédigé par l’Office européen de lutte antifraude (OLAF), dévoile comment l’agence européenne a couvert les violations des droits humains.

Frontex a délibérément négligé les agissements de gardes-côtes grecs, une pratique interdite. L’enquête détaille le dérapage de 3 dirigeants de l’agence qui considéraient que la Commission était trop centrée sur la question des droits humains

A Paris, honneurs et tractation, E. Macron de retour précipité d’Afrique reçoit le prince héritier d’Arabie Saoudite Mohamed Ben Salman (MBS).

MBS qui a la haute main sur les services de sécurité du royaume, est lié à l’affaire Khashoggi, journaliste exilé qui chroniquait sur la dérive autocratique de Mohamed Ben, fait l‘objet de 2 plaintes déposées par 2 ONG étrangères, au tribunal de Paris au titre de la compétence universelle.  

Immigration, toujours

Une nouvelle loi présentée au Sénat à l’automne. Le texte veut « favoriser les éloignements et simplifier le contentieux ». Une façon de s’assurer un vote plus serein au parlement

Une inflation législative non démentie depuis 1945, une loi sur l’immigration tous les deux ans en moyenne.

« On a le sentiment qu’on se permet à nouveau une stigmatisation forte de l’immigré » la présidente du Gisti.

Un responsable du centre migrations et citoyennetés de l’Institut français des relations internationales rappelle « on parle de quelques milliers de personnes dans un pays de 67 millions d’habitants ». « On sent un glissement du discours frontiste sur la droite, ça se dilue dans les textes, dans les pratiques de l’administration, dans l’esprit des gens qui considèreront au bout d’un moment, que tous les étrangers sont des délinquants » ajoute un autre.

L’Autre est acceptable, accepté s’il est riche, s’il a du pétrole.

Manque d’efficacité, lacunes dans son organisation… Frontex, l’agence européenne de surveillance des frontières, est dans la tourmente


Depuis la crise des migrants de 2015, l’Europe a décidé de se claquemurer. Et pour défendre ses frontières extérieures, elle mise sur Frontex. Avec un budget en hausse exponentielle, un nouvel uniforme pour ses gardes-côtes et gardes-frontières, l’ouverture d’une école (où « Complément d’enquête » a pu filmer quelques cours)… l’agence est pourtant en pleine tempête : son efficacité et certaines de ses pratiques font polémique.

Voir ICI

« Frontex a collaboré avec des services qui commettaient des violations massives des droits fondamentaux »


Le directeur exécutif de l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes a démissionné, suite à des accusations de refoulements illégaux de migrants. Éclairage de Philippe Hensmans, directeur belge francophone d’Amnesty International, de Richard Werly, correspondant en France du journal suisse Blick et Malin Björk, députée européenne (le groupe de la gauche). 

Quelles conséquences après la démission du patron de Frontex ?


L’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes est pointée du doigt depuis de nombreux mois, enchaînant les scandales. Son avenir peut-il être remis en question ?

Voir ICI

Les brèves de Jean

L’actu sous la loupe de Jean Camus

 

Aux frontières de l’Europe, en mer Égée : Frontex et son fichier trompeur.

Une enquête menée par des médias indépendants démontre que Frontex a enregistré dans sa base de données « JORA » plusieurs refoulements illégaux, tous présentés comme des « préventions au retour », des bateaux de migrants interceptés ou déroutés avant qu’ils aient atteint les côtes grecques. Des canots de survie orange correspondraient à ceux achetés par les autorités grecques, via un financement de l’Europe, les migrants avaient accosté et ont été refoulés.

L’enquête montre que la base de données de Frontex est à tout le moins erronée, voire mensongère. Un agent de Frontex reconnaît que ce fichier comporte des « descriptions douteuses » et parfois « fantaisistes ». Pour un policier grec, l’agence « ne fera rien pour mettre l’État dans l’embarras », « nous n’avons aucun pouvoir pour enquêter sur les agissements des autorités nationales ».

Pour une eurodéputée écologiste « l’agence doit être plus indépendante sous peine de se rendre complice de violations de droits fondamentaux ».

L’agence européenne est accusée de fermer les yeux.

 

 

La dégradation de terres, un péril majeur  

Selon un rapport de l’ONU, publié le 17 avril, 40% des sols sont épuisés, une menace pour le PIB mondial, qui affecte directement la moitié de l’humanité. La précédente édition en 2017 évaluait à 25% la part des sols dégradés. Des causes multiples mais la principale responsable est explicitement désignée: l’agriculture moderne. Les modèles de monoculture intensive dopée aux intrants chimiques dévorent les espaces naturels.

« restaurer les terres n’est pas un problème, c’est la solution à de multiples crises, sociales, et environnementales. C’est même la réponse la moins chère pour l’atténuation et l’adaptation au changement climatique »;

Les auteurs présentent plusieurs scénarios d’évolution, citant des dizaines d’expériences de réhabilitation.

 

Source Le Monde 29 avril  2022

 

Frontex arme de plus en plus ses agents pour les années à venir

Le Danemark a fourni un avion pour l’opération de surveillance de la mer du Nord et de la côte anglaise de la Manche menée par Frontex. Crédit : ministère de l’Intérieur


Frontex devrait augmenter ses effectifs permanents à 10 000 garde-frontières et garde-côtes à l’horizon 2027. Dans cette perspective, l’agence européenne de surveillance des frontières commence à répondre à ses futurs besoins en matière d’équipement. Dès 2023, elle envisage des commandes d’armes « létales et non-létales », révèle l’ONG StateWatch.

Lire ICI

« On fait ça et en échange la police nous donnera des papiers » : dans l’Evros, la police grecque se sert des exilés pour refouler d’autres migrants

Des policiers grecs patrouillent le long d’une clôture en acier construite le long du fleuve Evros, à la frontière avec la Turquie, le 22 août 2021. Crédit : EPA


Dans un rapport publié jeudi, Human Rights Watch révèle que des migrants sont utilisés par la police grecque, à la frontière gréco-turque, pour renvoyer en Turquie d’autres migrants. L’ONG a collecté plusieurs témoignages. Les exilés chargés des refoulements ont affirmé devoir collaborer plusieurs mois avec la police grecque en échange d’une éventuelle autorisation de séjour dans le pays.

Lire ICI

Après le naufrage à Calais, une annonce et rien d’autre


Gérald Darmanin entouré des autres participants à la réunion de dimanche à Calais. (POOL/REUTERS)

A l’issue de la réunion européenne d’urgence organisée ce dimanche dans la ville portuaire, quatre jours après le drame survenu dans la Manche, le ministère de l’Intérieur a annoncé le déploiement d’un avion Frontex, une réponse principalement axée sur la répression, notamment des filières de passeurs.

Lire ICI, ICI, ICI et ICI

UE : Frontex omet de protéger les migrants aux frontières




Lire ICI

Fabrice Leggeri de Frontex : « Certains ne veulent toujours pas d’une agence de l’UE dotée de gardes-frontières »



Nous recevons cette semaine Fabrice Leggeri, le directeur exécutif de l’agence Frontex, qui surveille les frontières extérieures de l’Union européenne. L’agence est née en 2005, mais c’est à partir de la crise des réfugiés de 2015 qu’elle devient une pièce maîtresse du dispositif européen de surveillance des frontières externes. Alors qu’elle commence à disposer de moyens conséquents, ses actions sont aujourd’hui sur la sellette. Des enquêtes de presse, des ONG ou des instances européennes pointent des manquements, sur lesquels elle doit s’expliquer depuis plusieurs mois.

Lire ICI

Frontex, l’agence de surveillance des frontières de l’UE, dans la tourmente



JANEK SKARZYNSKI AFP | Le siège de Frontex à Varsovie.

Les ennuis s’accumulent pour Frontex, l’agence de surveillance des frontières de l’UE.  Après avoir été accusée de refoulements illégaux de migrants, l’agence est aussi soupçonnée de fraudes et de harcèlement ainsi que de relations trop étroites avec l’industrie de l’armement. 

Lire ICI