La prison de Carcassonne était bloquée, ce mercredi matin, par des agents pénitentiaires. Les grévistes protestent contre le manque de personnel et dénoncent aussi la surpopulation carcérale constante.
Née en France en 1945, dans l’après-guerre, la Protection Maternelle et Infantile (PMI) est aujourd’hui menacée. Les centres de PMI sont des lieux qui accueillent gratuitement les parents et leurs enfants de moins de 6 ans. Consultations prénatales, suivi du bébé et du jeune enfant… Ces structures voient se croiser des parents de différents horizons, venus chercher des conseils auprès de professionnels : puéricultrices, psychologues, assistants sociaux.
Après les propos du président Kaïs Saïed, les autorités ont averti : toute personne qui hébergerait des personnes étrangères sans carte de résidence ou déclaration au commissariat violerait la loi. L’avertissement vaut aussi pour les employeurs qui font appel à des travailleurs étrangers non déclarés. Ainsi, de nombreux migrants subsahariens en situation irrégulière se retrouvent expulsés et sans travail du jour au lendemain. Des Tunisiens tentent de les aider en organisant des collectes.
Chaos total à Huwara, petite ville de Cisjordanie occupée, située au sud de Naplouse. Une centaine de colons israéliens y ont mené une expédition punitive la nuit dernière. « Un véritable pogrom », affirment des militants israéliens anti-occupation. Les colons ont incendié plusieurs maisons palestiniennes et mis le feu à des dizaines de voitures. Un Palestinien a été tué par balles et une centaine d’autres ont été blessés. Ces attaques sont survenues à la suite de la mort de deux colons juifs, abattus dimanche par un Palestinien à Huwara. Il est toujours en fuite.
Le président de SOS Méditerranée François Thomas alerte sur la mortalité élevée en Méditerranée et dénonce la criminalisation des opérations de sauvetage.
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Pierre Tevanian et Jean-Charles Stevens s’attaquent à la rhétorique aussi répandue que creuse qui se cache derrière le classique « On ne peut pas accueillir toute la misère du monde ».
Les victimes, d’origine pakistanaise, afghane et turque, étaient à bord d’une embarcation qui a coulé proche des côtes de Calabre. Le bilan pourrait encore augmenter.
S’agit-il d’une nouvelle méthode pour mater la contestation ? En Iran, les autorités viennent de reconnaître que plusieurs centaines de jeunes filles ont été intentionnellement intoxiquées ces derniers mois dans leur établissement scolaire.
ENQUÊTE Issue d’un travail inédit d’agrégation de données, cette carte permet de visualiser pour la première fois l’ampleur de la contamination de l’Europe par ces substances toxiques et persistantes.
Gérald Darmanin a ordonné l’interdiction d’un concert de black metal néo nazi qui doit se tenir ce samedi 25 février dans les Vosges. Mais cela sera-t-il possible ? Ni le lieu ni les organisateurs ne sont connus. Ce genre de célébrations nazies, interdites, ont régulièrement lieu dans le Grand Est, avec la participation de voisins frontaliers allemands. Et la scène black metal comporte en son sein des groupes ouvertement nazis. Certains métalleux le dénoncent. L’un d’eux a été menacé et son adresse divulguée sur internet.
C’est un remake de 2020. Lors de l’examen du précédent projet de réforme des retraites à l’Assemblée nationale, les chefferies éditoriales amplifiaient le « tonnerre » de l’hémicycle en imputant « l’obstruction » des débats à la seule gauche parlementaire. Déjà, l’information se résumait, pour l’essentiel, à placarder le nombre d’amendements déposés par les députés LFI. À monter bout à bout leurs « pires coups de gueule ». À les sommer de ne pas « entraver » le cours de la « bonne » démocratie.
Alors que s’ouvre à Paris le Salon de l’agriculture, rendez-vous traditionnel de légitimation d’un modèle agricole dévastateur, l’Atelier Paysan rend accessible en ligne son ouvrage Observations sur les technologies agricoles, publié il y a dix-huit mois. La coopérative entend ainsi rappeler le rôle, trop souvent occulté, de l’agro-équipement dans l’industrialisation de notre agriculture et de notre alimentation.
Dans un avis publié jeudi, la Défenseure des droits critique le projet de loi immigration qui rendrait bien trop difficile l’accès à la régularisation pour les sans-papiers aux situations les plus fragiles.
Le projet de loi visant à « contrôler l’immigration » et « améliorer l’intégration », qui doit être examiné au Sénat à partir du 28 mars, « fragilise considérablement les droits et libertés fondamentaux des étrangers », s’est inquiétée la Défenseure des droits, dans un avis très critique rendu public jeudi. Le projet, porté par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, « intensifie la logique » qui prévoit de conditionner le droit au séjour à une intégration déjà réussie, ce qui « expose […] les étrangers à un pouvoir discrétionnaire croissant de l’administration », a commenté Claire Hédon.
Les plus fragiles exclus de la régularisation
La Défenseure des droits s’inquiète en particulier d’une mesure prévoyant de conditionner l’octroi d’un titre de séjour pluriannuel à un niveau minimal de connaissance du français, « et non pas seulement d’une assiduité à la formation ». Sur ce point, le gouvernement n’a prévu « aucune exception liée à l’âge, à l’état de santé, ou à la particulière vulnérabilité économique », qui pourraient empêcher les étrangers de « suivre les formations requises ou d’acquérir un niveau de français suffisant » : de ce fait, « les personnes les plus fragiles ne pourraient plus accéder à aucun titre de séjour pérenne », redoute Claire Hédon.
Le projet de loi prévoit par ailleurs de faciliter de manière « inquiétante », selon elle, l’expulsion des étrangers ayant fait l’objet d’une condamnation, en considérant non plus la peine qui leur a été réellement infligée, mais la peine théorique encourue. Or, observe la Défenseure : « dans les faits, les peines encourues sont très supérieures aux peines prononcées, si bien que la levée des protections contre l’expulsion concernera un champ très large de personnes pour lesquelles la gravité de la menace » à l’ordre public « sera loin d’être établie ».
Risque sur « l’impartialité de la justice »
Claire Hédon se dit également préoccupée par une mesure visant à « faire du juge unique le principe et non plus l’exception à la Cour nationale du droit d’asile » (CNDA), une disposition qui fait peser selon elle un « risque majeur » sur l’« impartialité de la justice ». Eu égard à la « trentaine de réformes législatives » sur l’immigration depuis les années 1970, qui ont été « fréquemment contre-productives », Claire Hédon dit par ailleurs douter que le projet soit efficace pour atteindre ses objectifs.
« Légiférer à brefs intervalles entraîne une complexification constante du droit applicable aux étrangers et alimente les difficultés des administrations » pour l’appliquer, observe la Défenseure, dont les services sont massivement saisis de réclamations relatives aux droits des étrangers – leur nombre a augmenté de 233 % entre 2019 et 2022.
En Iran, malgré la censure et les restrictions drastiques imposées sur internet, des dizaines de millions de personnes utilisent toujours les réseaux sociaux et notamment Instagram. C’est ce qu’affirmait jeudi le groupe américain Meta, la maison mère du réseau social.
Dans un rapport sorti jeudi 23 février, l’International Crisis Group pointe du doigt le danger que représenterait un désengagement des ONG et de l’aide internationale dont les femmes afghanes seraient les premières victimes.
Depuis un an et l’assaut lancé par Vladimir Poutine, les Ukrainiens sont en guerre. Comment vit la jeunesse de Kiev, restée en Ukraine, avec ses peurs, ses peines, mais aussi ses joies, ses rêves et ses histoires d’amour ? Voici Viktoria, Svitaslas, Vika, Christina, Liana, Kirillo, Olena, Pavlov, Stecha, Anissya… Un récit de Franck Ballanger et Thomas Sellin, à lire et à écouter, avec un podcast en cinq épisodes.