L’inflation sur les produits alimentaires est majoritairement nourrie par une hausse des profits des entreprises de l’agroalimentaire, alors que près d’une personne sur trois a du mal en France à se payer trois repas par jour.
L’aide alimentaire d’urgence ne suffit pas. On peut lutter plus largement contre les inégalités d’accès à l’alimentation et promouvoir la nécessaire transition de nos systèmes alimentaires par une « allocation universelle alimentation durable ». Les propositions de la nutritionniste Nicole Darmon et de l’économiste France Caillavet.
60 % des animaux d’élevage de France sont concentrés dans seulement 3 % des exploitations agricoles ! Une mobilisation nationale contre ces fermes-usines est prévue ce 7 octobre. Ce type d’agriculture se heurte à des résistances depuis plus de 30 ans.
«Faute de concurrents, des entreprises répercutent plus que la hausse de leurs coûts afin de s’accorder des marges confortables» écrit le journal Alternatives Économiques. En particulier les grandes surfaces et tout le secteur agro-alimentaire.
Les banques alimentaires sont l’un des grands acteurs de la solidarité en France. 132 000 tonnes de produits sont collectés par an, soit 220 millions de repas. Le président des Restos du Cœur a annoncé que son association était confrontée à de graves difficultés qui allaient conduire à diminuer le nombre de personnes qui reçoivent de l’aide. Entretien avec Laurence Champier, directrice de la Fédération française des banques alimentaires.
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Yves Mérillon, porte-parole des Restos du cœur, s’est exprimé sur franceinfo à propos des aides supplémentaires de 15 millions d’euros promises par le gouvernement.
Alors que s’ouvre à Paris le Salon de l’agriculture, rendez-vous traditionnel de légitimation d’un modèle agricole dévastateur, l’Atelier Paysan rend accessible en ligne son ouvrage Observations sur les technologies agricoles, publié il y a dix-huit mois. La coopérative entend ainsi rappeler le rôle, trop souvent occulté, de l’agro-équipement dans l’industrialisation de notre agriculture et de notre alimentation.
Selon Familles rurales, cette somme est ce qu’il « suffirait » d’ajouter au budget mensuel des familles vivant au niveau du seuil de pauvreté pour respecter le Plan national nutrition santé.
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Les chiffres sont alarmants. Si les jeunes enfants nés aujourd’hui ont de meilleures chances de survivre qu’en 1990, les inégalités persistent et le nombre de décès est encore beaucoup trop important si l’on considère l’état des connaissances disponibles, signale un rapport de l’ONU publié ce 10 janvier 2023.
« Au niveau national, le panier [de 37 produits du quotidien, alimentaires et d’hygiène] coûte en moyenne 100,72€ avec une inflation de 14% sur un an » selon l’étude de France Info de ce jour sur l’inflation.
D’après l’Observatoire des Inégalités, le niveau de vie moyen des 10% les plus pauvres s’élève à 726 € mensuels pendant que celui des 10% les plus riches s’élève à 5014 €, (le niveau de vie médian étant établi à 1837 €, le seuil de pauvreté à 918 €, le seuil de richesse à 3674 €)…
Pendant que les 10% les plus pauvres vivent avec l’équivalent de 7 paniers par mois, les 10% les plus riches peuvent encore s’en offrir 49…
Arithmétiquement et dans l’absolu, une inflation à 14% pour les 10% les plus riches serait ressentie à 98% par les 10% les plus pauvres s’ils pouvaient vivre au même niveau…
C’est d’ailleurs ainsi qu’ils le ressentent lorsqu’ils passent à la caisse et expriment l’impression que tout a doublé de prix (ce qui est d’ailleurs parfaitement exact outre Manche, pour le moment), malgré les « boucliers tarifaires » français. Ceux-ci ne se prolongeront pas éternellement.
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