Qui sera en mesure d’aborder auprès des intéressés trois sujets qui, a priori, n’ont pas nécessairement de rapport direct entre eux mais qui pourraient néanmoins avoir au moins un point commun ?
Le premier serait d’ expliquer à Trump que le monde ne se gère pas à la hussarde, comme une agence immobilière dont la seule vocation est de faire du profit au mépris de la vie humaine.
Le deuxième, de proposer à Netanyahu d’affronter enfin, dans son propre intérêt comme dans celui du peuple israélien, de celui de ses voisins et de la terre entière, la justice de son pays avant de se présenter devant la justice internationale.
Le troisième, d’inviter France Inter à recruter ses programmateurs musicaux ailleurs que parmi des adolescents à peine pubères qui semblent n’avoir apparemment d’autre objectif que de se procurer des plaisirs solitaires, pour le grand bonheur, sans aucun doute, des producteurs en vogue mais également pour l’ennui incommensurable des auditeurs.
Pourquoi Nicolas Sarkozy se rapproche-t-il de Jordan Bardella ?
Vidéo « Il faut qu’il arrive au pouvoir », a osé Nicolas Sarkozy à l’égard de Jordan Bardella alors qu’en 2016, il érigeait « une barrière infranchissable » entre Les Républicains et le Front national. La journaliste du Nouvel Obs, Camille Vigogne Le Coat décrypte les raisons de ce basculement qui permet à l’ex-président de continuer à exister politiquement et de nourrir un récit médiatique construit avec son clan.
Le Nouvel Obs a publié une série d’articles intitulée « Les Sarkozy : la dérive d’un clan »
Le premier épisode intitulé Bolloré, Carla Bruni et… Dieu : comment Nicolas Sarkozy et son clan mènent la guerre médiatique depuis sa sortie de prison, évoque son séjour en prison et ses multiples condamnations pour « financement illégal de campagne électorale », « corruption active » ou « trafic d’influence » auraient dû lui ôter tout crédit médiatique. Mais l’ex-président de la République, entouré de sa famille et de quelques fidèles, a construit un récit alternatif.
Le deuxième, Nicolas Sarkozy, l’ex-président-prisonnier qui rumine sa vengeance contre les juges et les traîtres, rappelle que Nicolas Sarkozy n’a jamais porté la magistrature dans son cœur. Mais depuis sa condamnation et son séjour à la prison de la Santé, il s’estime victime d’une véritable cabale de la part de l’institution judiciaire, au point de se comparer au… comte de Monte-Cristo.
Le troisième, « Il faut qu’il arrive au pouvoir » : comment Nicolas Sarkozy est tombé dans les bras de Jordan Bardella, explique, sans équivoque, qu’animé par un esprit de revanche à l’encontre d’Emmanuel Macron et déterminé à continuer d’exister politiquement, l’ex-président a choisi de servir de marchepied à l’extrême droite.
1er juillet 2025: un tête à tête Sarkozy-Bardella, qui agite le landerneau politique
C’est une rencontre qui agite le milieu politique cette semaine. L’ancien président Nicolas Sarkozy a reçu le chef du Rassemblement National, Jordan Bardella mardi matin dans son bureau parisien. Selon l’entourage de l’ancien chef de l’État, ce rendez-vous d’une heure a été « très cordial ».
Juin 2025: Jordan Bardella se dit « choqué » par le retrait de la Légion d’honneur de l’ex-président
Soutien surprenant•« J’ai le sentiment qu’il y a une volonté d’humilier Nicolas Sarkozy », a regretté le dirigeant du RN sur RTL, ce lundi, après le retrait de la Légion d’honneur à Nicolas Sarkozy en raison de sa condamnation pour corruption dans l’affaire des écoutes.
10 décembre 2025, pour Sarkozy : « Bardella, c’est le Chirac des années RPR ! »
L’ancien détenu de la prison de la Santé compare Jordan Bardella « au RPR au temps de Chirac », estimant que « son discours n’est pas très différent du nôtre à l’époque ». Au contraire de l »‘aile » portée par Marine Le Pen et « son projet économique plus proche de celui de LFI que LR ».
11 décembre 2025: Sarkozy, Bardella : le livre peut payer deux fois
Il s’est beaucoup dit que Jordan Bardella voyait des patrons à la pelle ; dans la promotion de son livre, il rencontre la France profonde de la base RN. Avec quel effet sur les idées ?
14 décembre 2025: Sarkozy, Bardella : le temps des tempêtes pour Les Républicains
Déjà affaiblis par la guerre entre Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez, Les Républicains voient Nicolas Sarkozy les inciter à se tourner vers le RN, alors que croît la tentation de l’union des droites.
Pour mémoire, l’ancien président Nicolas Sarkozy fait l’objet de trois affaires pénales. Deux d’entre elles ont donné lieu à des condamnations définitives : l’affaire dite des écoutes téléphoniques pour laquelle la Chambre criminelle a rendu un arrêt de rejet le 18 décembre 2024, et celle des dépenses excessives de campagnes en 2012 révélées par l’affaire Bygmalion. Dans ce dossier, les investigations avaient permis de révéler l’existence d’un système de fausses factures et conventions liant l’UMP, devenue Les Républicains, et l’agence de communication Bygmalion, chargée d’organiser les nombreux meetings de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012. Cette manœuvre visait à masquer l’explosion des dépenses de campagne, qui ont atteint près de 43 millions d’euros, pour un maximum autorisé de 22,5 millions. Il a été condamné le 14 février 2024 par la cour d’appel de Paris à un an d’emprisonnement dont six mois ferme pour le financement illégal de sa campagne présidentielle perdue de 2012. Cette condamnation est devenue définitive le 26 novembre avec le rejet de son pourvoi par la Cour de cassation le 26 novembre 2025.
La troisième, l’affaire Sarkozy-Kadhafi (ou affaire du financement libyen de la campagne présidentielle de 2007) est toujours en cours. Il est condamné en première instance en septembre 2025 à 5 ans de prison ferme pour association de malfaiteurs. Il est écroué le 21 octobre 2025 à la prison de la Santé, puis libéré sous contrôle judiciaire le 10 novembre 2025, dans l’attente de son procès en appel. Un peu moins de six mois après sa lourde condamnation, l’ancien chef de l’État est rejugé à partir du 16 mars 2026 par la cour d’appel de Paris, avec neuf autres personnes, au cours d’un procès prévu jusqu’au 3 juin. Le jugement est attendu le 30 novembre, a indiqué à l’AFP une source ayant connaissance du calendrier.
« Chaque déni est une gifle, chaque mensonge est une chute » : au procès en appel de Nicolas Sarkozy, la réplique des victimes de l’attentat du DC-10 d’UTA face aux prévenus
Des proches des personnes tuées dans l’avion qui a explosé en vol en septembre 1989 au-dessus du Niger ont témoigné mercredi devant la cour d’appel de Paris.
La Ligue des droits de l’Homme (LDH) a obtenu qu’un juge d’instruction français soit bientôt saisi pour enquêter sur l’eurodéputé d’extrême droite Fabrice Leggeri, ancien directeur de Frontex, l’agence européenne de surveillance des frontières. Il est soupçonné de complicité de crimes contre l’humanité et de torture pour avoir mené une « chasse aux migrants » dans ses anciennes fonctions.
Pourtant, l’Office européen de lutte antifraude s’intéresse à d’autres responsables de Frontex
Pologne, Union européenne Frontex visé par une nouvelle enquête du gendarme européen de l’anticorruption
Le siège de l’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes a été perquisitionné, début mars, dans le cadre d’une enquête de l’Office européen de lutte antifraude. Un cadre italien de Frontex est ciblé.
L’imposant bâtiment moderne de sept étages qui sert de siège à l’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes Frontex, dans le quartier de Mokotów à Varsovie (Pologne), a été visé début mars par des perquisitions dans le cadre d’une enquête de l’Office européen de lutte antifraude (OLAF). Cet organisme qui est chargé d’enquêter sur les cas de corruption et les fautes graves commises au sein des institutions européennes ciblait l’Italien Disma Malgarini, directeur de la division de la gestion opérationnelle au sein de Frontex.
Le gendarme antifraude européen, dirigé par le procureur tchèque Petr Klement, soupçonne ce cadre, dont l’ordinateur et le téléphone ont été saisis, d’avoir recruté préférentiellement au sein de l’agence plusieurs ressortissants italiens. Contacté, Disma Malgarini, qui a été chef du Situation Centre de Frontex de 2019 à 2021 et coordinateur des missions de recherche et de sauvetage des garde-côtes italiens de 2013 à 2016, a répondu qu’il n’était pas « autorisé à [s]’exprimer sur l’existence d’une enquête de l’OLAF ni sur les allégations qui pourraient être formulées dans ce contexte. »
Le cadre de Frontex a par ailleurs ajouté, sans donner davantage de précisions, être victime d’une entreprise de dénigrement : « Je tiens à souligner que, depuis trois ans, je suis la cible d’une campagne de diffamation qui se traduit par l’envoi de dizaines de courriels anonymes contenant de fausses allégations à mon encontre à des centaines de destinataires choisis au hasard. »
Le Français Fabrice Leggeri, ancien patron de Frontex (2015-2022) et actuel eurodéputé du parti d’extrême droite Rassemblement national (RN), avait également été visé par une enquête de l’OLAF l’accusant d’avoir couvert des refoulements illégaux de migrants, ce qui l’avait poussé à la démission. La justice française a aussi annoncé fin mars qu’un juge d’instruction allait enquêter su ces mêmes faits. Il est enfin à noter que la Polonaise Aija Kalnaja, directrice par intérim de Frontex de 2022 à 2023, a aussi fait l’objet d’une enquête du gendarme anticorruption. Sollicités, Frontex et l’OLAF n’ont pas souhaité répondre à nos demandes.
La chaîne TNT, vaisseau amiral des médias Bolloré, a une spécialité : lancer des campagnes de haine contre telle ou telle personnalité. Depuis son élection à la mairie de Saint-Denis, Bally Bagayoko (LFI) subit un déluge d’insanités racistes. Dans « Le Procès Bolloré », le livre du FPL publié le 19 mars, d’autres personnes expliquaient parfaitement cette mécanique infernale.
Payés moins de 6 euros de l’heure, accidents, agressions : une étude alerte sur le sort des livreurs
Un livreur sur deux a des symptômes dépressifs, les accidents du travail sont courants mais ignorés… Une nouvelle étude inédite par son ampleur détaille les dégâts sur la santé du monde ubérisé des plateformes de livraison. Témoignages.
Crise de l’énergie : le retour en grâce de l’E85, le «carburant malin» au bilan environnemental controversé
Carburant l’argent. Face à la flambée des prix à la pompe, le superéthanol E85 attire les automobilistes en quête d’économies. Un mauvais pari, tant pour leur portefeuille que pour l’environnement et notre souveraineté alimentaire. Explications.
Le renforcement des contrôles policiers rend la traversée de la Manche plus mortelle, selon des chercheurs
Dans une étude publiée la semaine dernière, des chercheurs britanniques et l’organisation Border Forensics ont disséqué la politique migratoire menée à la frontière entre le Royaume-Uni et la France ces dernières années. Selon eux, l’augmentation des décès est directement liée au renforcement des contrôles.
Les dangers des réseaux sociaux enfin reconnus par la justice
Les 24 et 25 mars deux décisions de justice (Nouveau Mexique, Californie) marquent un tournant dans la reconnaissance des dangers des réseaux sociaux. Meta et Instagram ont été condamnés pour des contenus addictifs avec des conséquences psychologiques.
L’accusation a porté sur la façon dont les plateformes captent l’attention des jeunes pour augmenter le temps passé afin de générer davantage de profits publicitaires au détriment de leur santé mentale. Même si les montants des condamnations restent symboliques, les décisions pourraient enclencher une dynamique capable de fragiliser la défense des géants de l’Internet, fondée jusqu’ici sur l’irresponsabilité et la neutralité technologique. Uniquement en Californie, plus de 3000 procédures sont en cours d’instruction.
Ces jugements font résonance avec des décisions prises en Australie, bientôt suivies par le Royaume-Uni, la Malaisie. La France prend des initiatives pour encadrer l’usage des smartphones. Partout les alertes sanitaires se multiplient poussant les réseaux sociaux à ne plus ignorer les dommages de leur modèle économique.
Signal utile pour les adultes, médecins, enseignants, parents souvent démunis face aux usages intensifs des réseaux.
Rapport de force inversé, les géants de l’Internet savent désormais qu’ils ne peuvent plus se dispenser d ‘une éthique de la responsabilité.
Tiré du Monde du samedi 28 mars 2026
JC
L’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans débattue ce mardi au Sénat
Le Sénat, qui penche à droite, ne remet pas en cause l’objectif général du texte adopté à l’Assemblée nationale. Mais il subsiste un différend quant à la rédaction de cette loi.
Israël légalise la peine de mort pour les Palestiniens
Les députés israéliens ont adopté une loi instaurant la peine de mort pour les « terroristes » palestiniens. Est visée toute personne reconnue coupable de meurtre commis « dans le but de porter atteinte à un citoyen ou résident israélien, avec l’intention de mettre fin à l’existence de l’État d’Israël ». Car « il n’y a pas de terroriste juif », justifie l’auteure de la proposition de loi.
« Zone tampon et de sécurité », ressource en eau… Que cherche à conquérir Israël au sud du Liban?
Le ministre israélien de la Défense Israel Katz a annoncé ce mardi 31 mars « le contrôle sécuritaire de toute la zone jusqu’au Litani », au Liban. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait ordonné ce dimanche 29 mars l’extension de sa « zone de sécurité » au sud du pays. La région, déjà occupée par Israël entre 1978 et 2000, revêt une importance stratégique et religieuse pour certains.
Dans l’audiovisuel, un tapis rouge pour l’ambassadeur d’Israël
Au lendemain de l’agression israélo-américaine contre l’Iran, le 28 février 2026, l’ambassadeur d’Israël en France, Joshua Zarka, débute une intense tournée médiatique. Propagande à foison, invisibilisation des victimes, contradiction atone : on pensait avoir tout vu, tout entendu. C’était sans compter une séquence inédite, qui se répétera sur trois plateaux différents en dix jours…
Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) d’Iran mène actuellement une campagne visant à recruter des enfants dès l’âge de 12 ans pour qu’ils s’engagent volontairement en tant que « combattants pour la défense de la patrie », a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch. Le recrutement et l’utilisation d’enfants à des fins militaires constituent une violation grave des droits des enfants, et un crime de guerre lorsque les enfants ont moins de 15 ans.
Samedi 7 mars à Sainte-Savine: « Vive les femmes ! »
À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, la Ville de Sainte-Savine propose une journée festive, culturelle et engagée intitulée le samedi 7 mars. Tout au long de la journée, petits et grands sont invités à participer à des animations gratuites, spectacles, ateliers et temps d’échange mettant à l’honneur les femmes, leurs droits, leurs luttes et leurs créations.
La journée débute à 9h30 à la médiathèque avec « Racontines – Girl Power », un temps de lectures et de comptines destiné aux enfants de 6 mois à 3 ans. Gratuit sur inscription.
À partir de 16h, le public est invité à se rendre à l’Art Déco pour profiter d’un large panel d’animations et de jeux accessibles à toutes et tous.
De 16h à 19h, le lieu accueille l’exposition « Une femme, un pays, une époque », en accès libre.
De 16h à 16h45, une initiation à la danse jazz est proposée par Lola Mainardi, danseuse et chorégraphe. Ce cours ouvert à tous(tes) est gratuit et accessible aux débutant(es)
De 17h à 18h, place à un concert participatif animé par la chorale féministe de l’association Aux Adelphes.
À 18h15, le public pourra découvrir le spectacle « Pulsion », une pièce chorégraphique fémi-niste, suivie d’un temps d’échange avec l’artiste
La journée se conclut à 20h30 avec le spectacle « L’harmonie des genres » de Noémie de Lattre, à l’Art Déco.
De 16 h à 19 h la LDH de l’Aube tiendra un stand où seront proposés des documents relatifs à la défense des droits des femmes et aux prises de position de la LDH.
Dimanche 8 mars à Pont-Sainte-Marie : La Maison des Femmes
Avant-première dimanche 8 mars à 10h, séance spéciale pour la journée internationale des luttes des droits des femmes avec l’équipe de la Maison des femmes.
Séance précédée d’un petit-déjeuner offert par le CCAS de Pont-Sainte-Marie. Places en prévente ! Film à partir du 18 mars
LA MAISON DES FEMMES
Réalisé par Mélissa GODET – France 2025 1h50mn – avec Karine Viard, Laetitia Dosch, Eye Haïdara, Oulaya Amamra, Juliette Armanet, Pierre Delalonchamps, Jean-Charles Clichet, Aure Atika, Laurent Stocker, Délia Miloudi… Scénario de Mélissa Godet et Catherine Paillé.
Du 08/03/26 au 07/04/26
À l’heure de la sortie de ce film, presque 33 maisons des femmes auront vu le jour, dans le sillage de cette extraordinaire structure pluridisciplinaire créée en 2016 à Saint-Denis dans l’enceinte de l’hôpital Delafontaine. 33 lieux de soins, d’écoute et autant d’espaces de parole et de reconstruction. 33 lieux refuges pour des femmes en souffrance dans leur corps, dans leur âme, parfois en grande précarité mais pas toujours. 33 havres où venir trouver un peu d’apaisement, d’empathie, de sororité. 33 c’est beaucoup en si peu de temps et c’est si peu pourtant, au regard des violences faites aux femmes et aux enfants et au regard des chiffres : 164 féminicides en 2025, plus qu’en 2024, plus qu’en 2023… « Grande cause nationale » !… on pourrait presque en rire si le sujet n’était pas aussi dramatique.
Le 8 mars 2026, à l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, un large collectif d’organisations syndicales, féministes et d’associations appelle à une grève féministe du travail, des tâches domestiques et de la consommation. Face à la montée de l’extrême droite, aux politiques d’austérité et aux attaques contre les droits sociaux, cette mobilisation est nécessaire.
Le 8 mars est une étape de lutte décisive pour construire une société réellement démocratique, d’égalité et de justice sociale. C’est aussi un temps fort de solidarité internationale où le mouvement social féministe doit imposer un véritable rapport de force pour faire entendre ses exigences.
Une manifestation est organisée par un collectif de syndicats, d’associations et de parti (FSU, CGT, CFDT, Solidaires ; la LDH, le MRAP, OST, Aux Adelphes, Agui ; PCF).
Mercredi 11 mars et jeudi 12 mars à La chapelle Saint-Luc
L’association Agui est au cœur de la cité de La Chapelle Saint Luc et vit le quotidien des personnes engagées dans un parcours administratif de titre de séjour et ou de droit d’asile. Nous profitons de la journée Internationale des droits de la femme pour faire un focus sur la situation des personnes concernées par ce parcours.
Léa N’Guessan est avocate au barreau de Paris ( elle a prit un moment de disponibilité de fait on ne l’appelle pas maître) elle est enseignante et conférencière. Très engagée auprès de la diaspora elle est auteure et présidente de l’association Un livre Une Chance.
Le mercredi 12 mars elle interviendra sur le thème du droit d’asile et de l’autonomie financière de la femme.
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Alors que l’actualité mondiale bat son plein, le marronnier de la surpopulation carcérale revient chaque année. Au 1er février 2026, la France bat un nouveau record en atteignant le seuil inacceptable de 86 645 personnes détenues pour un peu plus de 63 000 places opérationnelles. 137 % de densité carcérale moyenne !
Fondamental, car il s’agit de garantir à chaque personne incarcérée le droit de disposer d’un espace où elle se trouve protégée d’autrui et peut préserver son intimité, le principe de l’encellulement individuel est bafoué depuis sa proclamation en 1875. Consacré à nouveau dans la loi pénitentiaire de 2009, son application est sans cesse reportée.
Le Conseil de l’Europe lui-même s’en émeut, bien que connaissant également de sérieux retards à l’allumage: il n’a rendu public son rapport sur les conditions de détention en France suite aux visites menées fin 2024 que le 22 janvier dernier en exprimant « de fortes préoccupations ». On sait que ces conditions se dégradent de jour en jour..
Darmanin reste droit dans ses bottes: pas question de réguler le nombre de détenus. Il faut construire davantage de prisons. Toutefois, il devrait y réfléchir un peu lorsqu’on constate que moins d’un tiers des 15000 nouvelles places prévues en 2018 ont été ouvertes à ce jour.
La surenchère sécuritaire si chère aux extrêmes-droites a de beaux jours devant elle. La dignité des détenus, les droits humains et leurs chances de réinsertion ne sont pas à l’ordre du jour.
Toute mort due à une agression, et quels qu’en soient les motifs, est un drame humain et une défaite démocratique. Lorsque la violence se déchaîne, lorsqu’elle entend se faire loi, elle humilie l’intelligence collective, piétine le débat, nie la part d’humanité commune sans laquelle la démocratie n’est plus que la caricature mortifère des valeurs qu’elle porte. La mort de Quentin Deranque, quels qu’aient été ses engagements, ne fait pas exception et doit à ce titre être fermement condamnée, moralement, politiquement et juridiquement. Elle doit d’autant plus l’être qu’elle s’inscrit dans un cadre de dégradation démocratique marqué depuis maintenant plusieurs années par un regain des violences. L’appauvrissement du débat public, le recours de plus en plus fréquent, de la part de responsables politiques à des anathèmes, à des rhétoriques vengeresses, un vaste ressentiment social, ont contribué à cette montée en puissance du recours à la violence comme argument ultime. Ils y contribuent hélas, encore et toujours. L’urgence commune devrait être aujourd’hui à la sérénité des débats, à l’apaisement plutôt qu’à la confrontation, à un retour à une norme démocratique privilégiant la confrontation des idées et non la désignation d’ennemis. Au lieu de cela, les calculs politiciens dominent la scène politique, des médias attisent les flammes de futurs drames et les pouvoirs publics, au lieu d’en appeler au respect de la loi, désignent des coupables à tout-va. Pire encore : par une sordide aberration, certains s’acharnent à faire du terme antifasciste le contraire même de ce qu’il a porté dans l’histoire et de ce qu’il porte encore. Oui, le fascisme existe aujourd’hui. Il se revendique parfois et trop souvent comme tel. Il lui arrive aussi d’endosser des habits neufs. Cela fait partie de la réalité politique de notre pays et de bien d’autres. C’est une réalité qui mérite d’être nommée et combattue. Mais jamais avec des moyens qui, insidieusement, alignent ce combat sur les valeurs et les méthodes auxquelles il s’oppose. La lutte antifasciste est née de la défense des libertés publiques et de la démocratie. Elle a, sur ces bases, rassemblé largement, bien au-delà des clivages politiques. La LDH (Ligue des droits de l’Homme), qui s’honore d’avoir pris sa part dans ce combat, quelles que soient les vicissitudes qu’elle a dû affronter, est toujours restée fidèle aux valeurs de cet engagement citoyen, puissant parce que collectif et démocratique. Elle ne laissera pas, pour de basses raisons politiciennes, placer sur un même plan cet engagement humaniste avec ceux qui fédèrent des droites extrêmes racistes, antisémites, xénophobes et haineuses de la diversité de l’humanité. C’est dans ce cadre de défense des droits fondamentaux que la LDH saisit avec ténacité la justice et se porte en soutien des victimes de l’extrême droite, de celles et ceux que visent ses injures, ses menaces, ses passages à l’acte violents, projets terroristes ou meurtres à caractères raciste et antisémite, homophobe… Autant de motifs malheureusement trop souvent ignorés, minimisés, écartés comme mineurs du débat public. La LDH n’aura de cesse de rappeler que c’est la justice, indépendante et impartiale, qui doit déterminer les responsabilités des violences, et en assurer la sanction. Ni le gouvernement et son administration, ni les groupes politiques, ni les médias, ni les appels à la vindicte populaire ne sauraient exercer cette fonction. C’est, il faut le rappeler encore et toujours, ce qu’on appelle l’Etat de droit. La démocratie est aujourd’hui prise à partie par ses ennemis historiques et par d’autres, qui rêvent à sa transformation en régime autoritaire. Il en va de la responsabilité commune de tous les démocrates de faire échec à ce cauchemar. Cela passe par la condamnation ferme et entière des violences commises à Lyon et de l’homicide de Quentin Deranque. Cela passe tout autant par la défense de la primauté de l’Etat de droit, par la mise en échec des instrumentalisations sordides qui visent à affaiblir le débat démocratique dont notre pays a plus que jamais besoin.
Samedi 14 février, un étudiant âgé de 23 ans, Quentin D., est mort des suites de ses blessures infligées deux jours plus tôt à Lyon. Immédiatement, les responsables politiques se sont emparés du sujet, sans considération aucune pour le temps de deuil des proches.
El Hacen Diarra, 35 ans, est mort après une interpellation policière, dans la nuit du 14 au 15 janvier. Son décès, peu relayé par les politiques et les médias, témoigne une nouvelle fois de l’indifférence française au sujet des violences policières racistes.
Morts liées à une intervention policière : le détail des chiffres
Pendant dix mois, le Bondy Blog a recensé les personnes mortes lors d’interventions policières ou à la suite de celles-ci en France métropolitaine et dans les territoires ultra-marins. Notre recensement débute le 27 juin 2023, après la mort de Nahel Merzouk. Décryptage.
Vingt ans après la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré, le constat est implacable : les violences policières concernent toute la population. Et les jeunes hommes racisés restent les premiers ciblés. En avant-première, un extrait de notre émission spéciale à Bobigny qui sera diffusée mardi 28 octobre. Cette vidéo est un extrait de l’émission spéciale de Mediapart « 2005-2025 : les quartiers, oubliés ? », en partenariat avec Le Bondy Blog, présentée par Mathieu Magnaudeix.
La résistance de la démocratie face aux assauts de ses ennemis est faible. L’accession au pouvoir, à nouveau, de Donald Trump en est l’illustration la plus criante. Dans l’ombre, le terrorisme d’extrême-droite se développe, recrute et se coordonne pour parvenir à ses fins.
Tandis que l’extrême-droite parlementaire joue le jeu de la démocratie, sa fraction la plus radicale porte la violence dans la rue et explore le terrorisme comme moyen d’accélérer son ascension vers le pouvoir.
La Bretagne semble particulièrement touchée par ce phénomène, notamment à Brest où, sous couvert de hooliganisme, un groupuscule a particulièrement fait parler de lui, il y a trois mois, puis plus récemment.
« L’intention de taper du gauchiste était là » : neuf gardes à vue, trois mois après l’agression devant un bar de Brest.
Les forces de l’ordre de Brest ont interpellé huit personnes dans les milieux d’extrême-droite, mardi 16 décembre 2025. Une neuvième s’est rendue d’elle-même. Des gardes à vue qui interviennent trois mois après l’agression de clients d’un bar de la place Guérin, à Brest (Finistère).
Cette bande d’extrême-droite ultra-violente, mêlant supporters de l’équipe de foot et militaires, a clairement été identifiée par les journalistes de Splann et de StreetPressdepuis déjà un certain temps.
Les mêmes ont suscité une question écrite du député LFI Arnaud Saint-Martin au ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace au sujet des agressions violentes commises par ces groupuscules d’extrême-droite à l’Université Bretagne Sud de Lorient.
Nous ignorons si une réponse y a été donnée par le ministre Philippe Baptiste, sans douteplus préoccupé par le financement par leurs propres moyens des universités françaises, qu’il a qualifiées de « bande de nuls » « à la ramasse », au prétexte qu’elles ne remportent pas assez d’appels à projets européens pour financer leur recherche.
Plus au sud, les mêmes, ou leurs semblables, qui n’en étaient pas à leur coup d’essai, n’ont pas hésité à mener une véritable« vendetta » en direction d’un militant antifasciste, en avril dernier, dans un bar du centre-ville d’Albi, où plusieurs clients ont été frappés ou « gazés ».
Ils ont été jugés ce jeudi 18 décembre par le tribunal correctionnel d’Albi pour violences aggravées et/ou participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences ou de dégradations.
Le magazine Basta dresse un inventaire exhaustif depuis septembre 2017 de ces violences d’extrême-droite en France et ailleurs. Le moins qu’on puisse dire, c’est que le tableau est plutôt sombre: « Les violences des groupes ou milices néo-fascistes s’intensifient à mesure que les idées xénophobes pénètrent dans la société. Et plus encore lorsque l’extrême-droite parvient au pouvoir.«
On peut s’interroger quant au choix, par la Coordination rurale, de certaines cibles bien particulières, lors de ses actions liées au conflit provoqué par l’abattage des troupeaux touchés par la dermatose nodulaire bovine. Ces pratiques ne semblent pas vraiment étrangères à celles des ces groupes ou milices néo-fascistes, qui n’ont pour tout langage que la violence.Ces dégradations s’inscrivent dans la continuité des déclarations de Bernard Venteau, nouveau président de la Coordination rurale, syndicat proche de l’extrême-droite, qui avait appelé à «faire la peau aux écolos» lors du congrès du syndicat en novembre.
Crèche dans l’Hôtel de ville de Béziers et célébration d’Hanouka : la Ligue des droits de l’Homme saisit la nouvelle préfète de l’Hérault.
Dans un courrier daté du 5 décembre, la présidente nationale de la Ligue des droits de l’Homme, Nathalie Tehio, saisit la nouvelle préfète de l’Hérault, Chantal Mauchet, pour lui demander de faire appliquer la loi de 1905 sur la séparation de l’Église et de l’État à Béziers.
Une crèche de Noël peut-elle être installée dans une mairie ?
Le juge considère que la crèche a notamment un caractère religieux, et que son installation est par conséquent illégale dans un bâtiment public tel qu’une mairie.
Non, Robert Ménard n’a toujours pas le droit d’installer une crèche de Noël au sein de sa mairie.
Le samedi 29 novembre 2025, Robert Ménard, maire de Béziers, a fait inaugurer, comme à son habitude, une crèche de la nativité dans la cour intérieure de la mairie biterroise. Cette installation n’est pourtant pas autorisée par la loi et a déjà été punie à de multiples reprises.
Prix de l’électricité, bonus auto, taxe foncière : Lecornu lâche du lest pour sauver le budget.
Le Premier ministre démine le terrain des sujets polémiques avant la dernière ligne droite sur le budget. Si le PS souhaite trouver un compromis, les LR, par la voix de Bruno Retailleau, haussent le ton.
Taxe foncière : le gouvernement cède à la pression et suspend la fiabilisation des valeurs locatives.
Face au tollé des élus nationaux, locaux et des propriétaires, le gouvernement a décidé de suspendre la fiabilisation des valeurs locatives des logements prévue en 2026. Une reculade qui laisse craindre le pire pour la poursuite de la grande réforme des valeurs locatives, pourtant réclamée par tout le monde local.
Critique contre les grands patrons : Sophie Binet annonce sa mise en examen pour injure publique.
La leader de la CGT, Sophie Binet, a annoncé mardi sur France Inter sa mise en examen pour « injure publique » après avoir qualifié en janvier à la radio les patrons de « rats qui quittent le navire » dont « le seul objectif, est l’appât du gain ».
Qui est Sophie de Menthon, à l’origine de la plainte contre Sophie Binet ?
Sophie Binet vient d’annoncer être mise en examen pour injure publique. La secrétaire générale de la CGT avait qualifié les patrons qui menaçaient de délocaliser leur entreprise en cas de surtaxe du gouvernement « de rats qui quittent le navire » . A l’origine de la plainte, Sophie de Menthon, une présidente du lobby patronal Ethic, qui a l’habitude de tisser des liens entre les patrons et l’extrême droite.
C’est un appel surgi au détour d’une session de scrolling sur Instagram.« Maintenant que tout le monde semble d’accord pour s’indigner pour une poupée, trouvons le courage d’agir pour les «vrais enfants». Merci pour eux. » Le post est publié sur la page du journaliste et auteur Adrien Borne, très engagé sur le sujet des violences faites aux enfants.
L’implantation de Shein, la marque asiatique de mode ultra-éphémère actuellement sous le feu de vives polémiques, à Reims (Marne) et d’autres villes de province est encore décalée et aucune nouvelle date prévue, a annoncé le propriétaire du BHV Marais, le 14 novembre.
« Les consommateurs de Shein ne sont pas prêts à écouter ».
L’union a interrogé les commerçants et consommateurs laonnois du site d’ultra fast fashion Shein. Environnement, exploitation, surconsommation… Quels sont les vrais coûts de la plateforme ?
Plusieurs procédures ont été initiées pour faire face au non-respect des normes par des plateformes d’e-commerces étrangères. Au cours d’un contrôle de 200 000 colis issus d’une commande Shein, le 6 novembre 2025 à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle, huit articles sur dix se sont révélés non conformes.
La plateforme de commerce en ligne est de nouveau convoquée devant l’Assemblée nationale, le 26 novembre, après son premier refus d’être auditionnée mardi 18 novembre. Elle se justifie notamment par des procédures judiciaires en cours.
Le géant chinois de l’ultrafast fashion Shein incarne une forme poussée de capitalisme mondialisé où la maximisation du profit sacrifie les droits humains, la qualité et la justice sociale.
Comment les pouvoirs publics peuvent-ils agir face à la plateforme ? Peut-elle être suspendue ? Comment contrôler et garantir sa conformité aux obligations réglementaires ?
Il y a des justiciables comme tout le monde, et puis il y a Nicolas Sarkozy. Depuis plus d’une décennie, l’ancien président de la République incarne presque à lui seul une justice à deux vitesses : celle qui oppose le citoyen ordinaire à ceux qui ont jadis tutoyé les sommets de l’État. Tribune.
Ce qui s’apparente à une « prise illégale d’intérêts » et entraîne un risque « d’atteinte à l’indépendance des magistrats ».
Un collectif d’une trentaine d’avocats a porté plainte jeudi contre le ministre de la Justice, dénonçant le soutien implicite qu’il porte à l’ex-chef de l’Etat incarcéré depuis le 21 octobre.
Pourtant, ça tombe bien, Darmanin veut remplir les prisons…
De Zyed et Bouna à Nahel, si peu de choses ont changé. Vingt ans après les révoltes de banlieue de 2005, les habitants des quartiers populaires sont toujours perçus par le personnel politique comme une population à discipliner. En témoigne le futur projet de loi de réforme pénale du ministre de la Justice, Gérald Darmanin, déjà l’auteur de l’abjecte loi immigration qui, sans la censure du Conseil constitutionnel, aurait instauré la préférence nationale chère à l’extrême droite.
Par David Caviglioli dans Le Nouvel Obs du 23/10/2025
« “Ils ont voulu me faire disparaître et ça me fait renaître” : comment Nicolas Sarkozy se prépare à “l’épreuve” de la prison »
Le Figaro, 20/10
« “Je n’ai pas peur de la prison” : les derniers jours de liberté de Nicolas Sarkozy »
La Tribune, 18/10
Son sac est prêt. A l’intérieur : les trois livres et les dix photos de famille autorisées par l’administration pénitentiaire. Mardi matin, à 9h30, Karim Belghoumi fera ses premiers pas au centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis, entouré des siens. « Ma vie est un roman », déclare-t-il en nous recevant à son domicile, où il profite de ses derniers jours de liberté et se prépare au nouveau chapitre d’une existence décidément hors du commun. Autour de lui : son épouse
Sonia, qui le soutient plus que jamais, et ses enfants, fiers de leur père malgré sa condamnation pour association de malfaiteurs.
« Je n’ai pas peur de la prison, assure l’ancien videur du Twister Club. J’y entrerai la tête haute. » Le 25 septembre dernier, Karim Belghoumia été condamné à cinq ans d’emprisonnement, peine assortie d’une mesure d’exécution provisoire extrêmement sévère qui a profondément choqué l’opinion. « Je reçois énormément de messages de Français qui sont dans l’incompréhension, et même dans la colère », nous dit-il, avant de nous montrer quelques-uns de ces nombreux témoignages de soutien. « Ce n’est pas de la justice, c’est de la persécution ! » lui a ainsi écrit Zlatan Jankovic, alias « le Tatoué », son ami de vingt ans, garagiste à Aubervilliers, lui aussi victime d’un long acharnement judiciaire dans l’affaire dite des « Mercedes volées ».
« Ils ont voulu me faire disparaître et ça me fait renaître », assure Karim Belghoumi, qui affirme n’avoir qu’une seule revendication : « Être un justiciable comme les autres » – ce qu’il est d’ailleurs littéralement. En attendant sa mise sous écrou, il lit et relit « le Comte de Monte-Cristo », continue à aller à la rencontre des Français (« ils me disent leur désarroi ») et « garde, intacte au cœur, la passion de la France ». Il prend aussi le temps de recevoir ses amis et anciens collaborateurs – Titi le Borgne, Rico le Niçois, Jo le Kabyle. Ils sont unanimes : il reste l’homme combatif qu’il a toujours été. « Il est impressionnant de résilience, affirme Marco le Chacal. Il a la passion de la vie. »
En attendant sa mise sous écrou, Karim Belghoumi lit et relit “le Comte de Monte Cristo” et “garde, intacte au cœur, la passion de la France”.
« Je n’ai aucune amertume, confie ce multirécidiviste qui relit inlassablement les lettres envoyées depuis le bagne par le capitaine Dreyfus. Le combat que je mène, c’est un combat pour mon innocence et mon honneur bien sûr. Mais, au-delà de ma personne, c’est aussi et peut-être surtout un combat pour l’Etat de droit. » En prison, ce « bourreau de travail » ne compte rien changer à sa routine : sport, lecture névrotique de livres consacrés à des victimes d’erreurs judiciaires, et préparation des dix-huit procès en correctionnelle qui l’attendent encore pour trafics en tous genres.
Ces derniers jours, ses proches l’ont préparé à ce que sera sa vie à Fleury-Mérogis, la plupart ayant par chance déjà effectué de longues peines de prison. « Je ne demande aucun privilège », confie Karim Belghoumi. Il n’en aura d’ailleurs aucun. Selon l’administration pénitentiaire, la question de sa sécurité en détention n’est absolument pas une priorité. Gérald Darmanin, le ministre de la Justice, ne compte pas lui rendre la moindre visite.
Comme l’exige son rôle, Gérald Darmanin ira chaque soir lire une histoire à Nicolas Sarkozy. (Le Gorafi)
Le garde des sceaux a tenu à préciser que cela faisait pleinement partie des obligations liées au poste de ministre de la justice.
Sarkozy en prison : « un naufrage médiatique » pour Eva Joly.
L’ancienne juge d’instruction Eva Joly s’inquiète du « contre-récit » que veut imposer la presse au sujet de Nicolas Sarkozy. « Quasiment personne n’a parlé des faits », à savoir la « délinquance établie d’une façon éclatante ».
Nicolas Sarkozy en prison, ses soutiens en roue libre : l’Huma était au rassemblement des fans du président incarcéré.
« J’ai honte de vivre en France » : Nicolas Sarkozy, condamné dans l’affaire du financement libyen de la campagne présidentielle de 2007, est entré en prison ce 21 octobre. La veille, ses soutiens se sont rassemblés à Paris : florilège.
La sécession des riches et des puissant : Sarkozy repeint en martyr.
Cellule de luxe, réception chez Macron, visite de Darmanin, gardes du corps personnels au sein de la prison, manifestation de vieux riches et soutien médiatique. La République des privilèges : comment les puissants se déclarent au-dessus des lois.
Les 1001 stratégies judiciaires de Marine Le Pen pour échapper à sa peine d’inéligibilité.
Condamnée à de l’inéligibilité avec exécution provisoire pour « détournement de fonds publics » dans le cadre de l’affaire dite des assistants parlementaires de l’Union européenne, Marine Le Pen se démène pour contourner cette peine qui l’empêche de se présenter à l’élection présidentielle en ponçant le système judiciaire jusqu’à ses limites.
Inéligibilité de Marine Le Pen : « On ne va pas laisser quelques juges faire la démocratie à notre place », affirme Jean-Philippe Tanguy .
Invité de la matinale de Public Sénat, le député RN de la Somme, Jean-Philippe Tanguy, a exclu la possibilité de faire de Jordan Bardella le candidat du RN pour la présidentielle de 2027. Le député assure que le RN s’opposera au « gouvernement des juges ».
Nous sommes consternés de voir révélée aujourd’hui par la presse locale puis nationale la sinistre cérémonie organisée par un groupe de 9 décérébrés, costumés pour cinq d’entre eux d’une longue tunique blanche et coiffés d’un capirote (chapeau pointu en forme de cône), grimés en blackface » (ou « grimage en noir ») pour trois autres, et filmés par le dernier de ces membres de l’équipe de parachutisme de Brienne-le Château. D’autres avaient opté pour Batman ou Superman. Pas eux.
Pour clore la saison du club local, dans la nuit de samedi 18 octobre 2025, ceux-ci n’ont rien trouvé de mieux que de s’affubler des pires symboles suprémacistes et racistes qui font encore saliver une certaine frange de l’Amérique profonde, celle qui pleurait récemment la mort de l’un de ses héros, assassiné lors d’un meeting à la gloire du trumpisme. Non contents de cela, ils ont poussé la « plaisanterie » jusqu’à mimer l’étranglement des personnes en noir.
Leur racisme associé à leur connerie sans borne ne les ont pas fait hésiter un instant à publier leurs sinistres exploits sur les réseaux sociaux, où ils ont essaimé à la vitesse de l’internet, soit 200 000 km/seconde.
Il ne s’agit de toute évidence pas d’une bêtise de gamins désœuvrés car, comme nous l’a fait remarquer un enseignant très choqué de ce qui vient de se passer dans sa petite ville natale, il faut déjà un certain statut social pour se permettre de sauter en parachute.
Dans un communiqué, la Fédération Française de Parachutisme (FFP) affirme qu’il ne s’agit pas d’un débordement alcoolisé, mais bien d’une intention préméditée. Elle « dénonce avec force et vigueur ce qui constitue une infraction pénale (article R.625-7 du Code pénal) mais surtout une infâme et ignoble infraction morale. ». Les auteurs de cette ignominie sont frappés d’interdiction de sauts dès maintenant à titre conservatoire et se verront poursuivis par la justice. Une plainte va être déposée par l’avocat de la FFP, avec constitution de partie civile
Nous nous associons pleinement au président et aux instances de la FFP pour condamner le plus fermement possible ce nouvel exemple de l’impunité dont pensent disposer les nervis fascisants des nombreux groupuscules qui se sentent pousser des ailes à la faveur des sondages favorisant les extrêmes-droites en France et de leur progression dans le monde.
Nous ne laisserons pas se diffuser davantage de tels immondices et nous continuerons de combattre sans faillir la montée des extrêmes-droites et leurs larbins provocateurs et violents qui doivent rester cantonnés aux latrines d’une histoire qui ne doit plus jamais se reproduire.
Gaza: avec son plan «tout ou rien», Trump pousse l’avantage d’Israël
La Maison Blanche a rendu public lundi un plan en 20 points visant à mettre fin à l’offensive menée par Israël depuis près de deux ans dans la bande de Gaza, à obtenir la libération des otages.
Selon Aaron David Miller, ancien conseiller spécialiste du Moyen-Orient, ce plan comporte des éléments susceptibles de mener au succès, mais il reste peu détaillé.
Eva Joly sur la condamnation de Sarkozy : « Ne cherchons pas à sauver l’illusion française de l’infaillibilité du pouvoir »
Après la condamnation de Nicolas Sarkozy dans l’affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, l’ancienne magistrate Eva Joly dénonce des responsables politiques et médiatiques incapables de prendre la mesure d’actes profondément contraires à la loi et défend une justice qui doit s’appliquer à tous.
Face à la montée des extrêmes droites, la LDH lance une grande campagne pour défendre les droits pour toutes et tous
Trump aux Etats-Unis, Poutine en Russie, Netanyahou en Israël… Partout dans le monde, la montée des extrêmes droites au pouvoir s’accompagne d’une propagation de la loi du plus fort, au détriment de la démocratie. La France n’est pas épargnée : l’extrême droite prend appui sur nos fractures sociales, économiques et politiques, pour remettre en cause les droits, les libertés et l’égalité de toutes et tous devant la loi.
Face à cette situation, la LDH (Ligue des droits de l’Homme) lance, en ce mois de septembre 2025, une campagne nationale inédite pour alerter, mobiliser et agir contre la progression des idées d’extrême droite et leurs conséquences autoritaires.
L’ancien chef de l’Etat, condamné à cinq ans de prison pour association de malfaiteurs, dénonce un « complot » et s’en prend aux magistrats, sans apporter la moindre preuve.
Si l’on en croit les amis de l’ancien président, trois fois condamné, celui-ci a été victime par trois fois d’un complot judiciaire impliquant des dizaines de juges. Peut-être y a-t-il une autre hypothèse…
« Ce n’est pas l’ancien Président qui a été condamné, mais le citoyen Sarkozy »
Condamné à 5 ans de prison avec mandat de dépôt à effet différé et exécution provisoire dans l’affaire du financement libyen de sa campagne de 2007, Nicolas Sarkozy a aussitôt dénoncé une décision « d’une gravité extrême pour l’État de droit ». De quoi relancer le débat qui, notamment depuis la condamnation de Marine Le Pen en mars dernier, oppose certains responsables politiques et la Justice. Décryptage.
La sphère de droite et d’extrême-droite a mobilisé tous ses moyens, jusqu’aux journaux « people » qui relatent les conséquences bouleversantes de ce jugement « inique » sur la vie d’une famille entière…