« On ne nous donne ni eau, ni nourriture ! » : à Mayotte, dans le bidonville de Majikavu, des sinistrés laissés à l’abandon depuis le cyclone



Ni eau, ni nourriture, des conditions d’hygiène déplorables… C’est désormais le quotidien des habitants des bidonvilles à Mayotte depuis que le cyclone Chido a ravagé l’archipel. franceinfo s’est rendu dans le bidonville de Majikavu, à la rencontre de sinistrés qui oscillent entre colère et désespoir.



À Mayotte, les bidonvilles et habitations précaires déjà en reconstruction : « On n’a rien »

Emmanuel Macron a promis de mettre fin aux bidonvilles de Mayotte, après que l’île a été dévastée par le cyclone Chido. Mais beaucoup d’habitants ont déjà commencé à reconstruire leurs habitations de fortune.



« On a toujours vu personne » : à Mayotte, les habitants des bidonvilles attendent toujours de l’eau et de la nourriture


Les bidonvilles, qui représentent près d’un tiers des habitations de Mayotte et abritent une grande partie de personnes en situation irrégulière, ont été les endroits les plus dévastés par Chido. Cinq jours après le passage du cyclone, les habitants attendent toujours les premières distributions de nourriture qui tardent à se mettre en place. Ils sont livrés à eux-mêmes et leurs stocks de vivres s’amenuisent.



Mayotte : « Dans les ‘bangas’, les gens ont peur mais ils ne vont pas rester cachés, ils vont mourir de faim sinon »


Six jours après le passage du cyclone Chido, Desire (prénom d’emprunt), une mère de famille burundaise de 42 ans sans-papiers, raconte que la soif et la faim l’ont poussée à sortir de son appartement du quartier de Cavani, à Mamouzou, dévasté, pour aller chercher de l’eau. La peur d’être arrêtée et expulsée, l’avait conduite, les premiers jours, à rester cachée. Témoignage.



« C’est pas moi, le cyclone ! » : à Mayotte, Emmanuel Macron confronté à la colère des Mahorais


Emmanuel Macron a quitté vendredi midi Mayotte, archipel français de l’océan Indien dévasté le week-end dernier par le cyclone Chido. Il a été confronté, comme la veille, à la profonde détresse d’habitants à la fois exaspérés et accablés par les dégâts.



« Vous êtes contents d’être en France » : les oppositions s’indignent de propos d’Emmanuel Macron à Mayotte, après le cyclone Chido


Le chef de l’Etat, visé par des appels à la démission, s’est lancé, jeudi, dans un appel à l’unité en affirmant que les sinistrés seraient « 10 000 fois plus dans la merde » si Mayotte n’était pas un département français.

C’est un face-à-face qui n’est pas passé inaperçu. Des propos tenus par Emmanuel Macron à Mayotte devant des habitants ont été vivement dénoncés par l’opposition, vendredi 20 décembre, six jours après le passage du cyclone Chido dans l’archipel.



«Si c’était pas la France, vous seriez 10 000 fois plus dans la merde !» : les propos de Macron à Mayotte ne passent pas


Les déclarations présidentielles à Mayotte, jeudi 19 décembre, face à la colère des habitants démunis après le passage du cyclone Chido, ont été vivement dénoncées de toutes parts.

François Bayrou avait déjà été sous le feu des critiques, lundi 16 décembre, pour s’être rendu à Pau afin d’assister au conseil municipal de la ville dont il est maire plutôt que de rester à Paris pour assister physiquement à la réunion interministérielle de crise consacrée à Mayotte. C’est maintenant à Emmanuel Macron de susciter la polémique pour son attitude vis-à-vis du département français. Le chef de l’Etat y est en visite depuis jeudi et jusqu’à ce vendredi, une petite semaine après le passage de Chido. Sur place, Emmanuel Macron a fait face à la défiance des habitants en colère. Pris à partie et hué jeudi soir par une foule de personnes criant «Macron démission !» au terme de sa première journée dans l’archipel français dévasté, le président de la République s’est emporté.



Mayotte : un deuxième cyclone appelé Macron


Le passage du cyclone Chido a laissé Mayotte en ruines, ravageant les maisons, les familles, et les espoirs d’une population déjà éprouvée par les crises incessantes. Dans ces moments où tout semble s’effondrer, on aurait pu espérer que le président de la République vienne avec des paroles de réconfort, d’amour et de compassion. Mais à la place, c’est un tout autre spectacle qui s’est joué. Une scène digne du temps des colonies. Par Haidari Nassurdine et Soilihi Chahidati.



À Mayotte, le mépris colonial ordinaire d’Emmanuel Macron


Pour Rokhaya Diallo, c’est parce que son histoire s’inscrit dans celle de la domination coloniale qu’Emmanuel Macron croit que les Mahorais.es devraient se satisfaire de leur situation et exprimer une gratitude éternelle envers la France.

Dérapage d’un badaud éméché nostalgique de la colonisation ? Non, ces propos sont ceux prononcés en conscience par Emmanuel Macron. Le président de la République en déplacement après la catastrophe naturelle n’a pu s’empêcher d’afficher le mépris colonial propre au rapport de la France à ses anciennes colonies désormais départementalisées.



À Lyon, l’État refuse d’héberger des femmes exilées enceintes ou avec des bébés, en toute illégalité



Malades, enceintes ou avec des enfants en bas âge… À Lyon, plus de 460 femmes en demande d’asile ont été laissées à la rue par l’État depuis 2023. Au mépris de la loi, l’administration ignore les signalements des travailleurs sociaux et les appels à l’aide répétés de ces femmes vulnérables, révèle Disclose, documents confidentiels à l’appui.




Violences contre les travailleuses du sexe: les migrantes en première ligne




Une trentaine de personnes se sont rassemblées mardi 17 décembre près de l’Assemblée nationale pour rendre hommage aux travailleuses du sexe victimes de violences et réclamer une meilleure protection. Les agressions envers ces femmes ont explosé en 2024, avec une augmentation alarmante de 6% par rapport à 2023. Parmi les victimes, la majorité sont des migrantes en situation irrégulière et qui n’osent pas porter plainte.


Depuis les ruines du Sud-Liban, les embarrassantes provocations diffusées par des soldats israéliens sur les réseaux sociaux



Plusieurs militaires se sont mis en scène dans les villages détruits et les domiciles de Libanais ayant fui les combats. Franceinfo a vérifié et localisé ces images, qui gênent jusqu’au sommet de l’armée israélienne. 

Les soldats s’en vont, mais les vidéos restent.



A ne pas manquer



Samedi 14 décembre





Dimanche 15 décembre


« Il fallait bien les aider – Quand les justes sauvaient des juifs en France »


« Il fallait bien les aider – Quand les justes sauvaient des juifs en France » Conférence débat avec l’auteur : FRANCOIS-GUILLAUME LORRAIN


Ecrivain et rédacteur en chef Histoire du journal LE POINT, François-Guillaume Lorrain publie un ouvrage sur les Justes. Finaliste du prix Renaudot, l’Agence Aube en Champagne Attractivité et la Maison Rachi ont invité l’auteur à présenter son ouvrage et débattre avec le public le dimanche 15 décembre prochain à 15h à La Maison Rachi à Troyes.


Les Justes sont entrés collectivement en 2007 au Panthéon, mais ce n’est pas une raison pour refermer sur eux et leurs tombeaux les lourdes portes de l’oubli. Qui sont-ils, pour quelles raisons ont-ils sauvé des Juifs en France, dans quelles circonstances, par quels moyens, pour venir en aide à ces dizaines de milliers de Juifs persécutés par le régime de Pétain et les Allemands? Ils ont été un peu plus de 4300 à avoir été reconnus, documents écrits à l’appui, par l’Institut Yad Vashem à Jérusalem, ils continuent à l’être, lors de cérémonies officielles, une vingtaine, organisées chaque année en France. C’est une histoire qui s’écrit encore, au jour le jour, ponctuées de gestes bouleversants, de rencontres poignantes. Impossible d’embrasser ces 4300 histoires singulières, mais grâce au Comité Français pour Yad Vashem, nous en avons raconté une quinzaine, en allant voir les derniers Justes vivants, leurs descendants, nés parfois du mariage entre le sauveur et la sauvée (ou réciproquement), tels les parents de Jean-Pierre Foucault, en retournant aussi sur les lieux de sauvetage. C’est un voyage en France pour ne pas désespérer des Français ni de l’humanité, capable du pire comme du meilleur, leçon que nous réserve toujours l’Histoire.


Un héros, aujourd’hui, a encore une force d’intimidation. Les Justes ne se sont pas vus comme des héros, ils n’ont jamais demandé cette récompense, certains l’ont parfois refusée, estimant que cette bonté spontanée, sans idéologie, mais non sans conviction, n’était qu’un geste ordinaire, normal, obligé, qui répondait par l’inclusion, le lien, l’aide, à la politique d’exclusion.


L’Histoire, qui n’est jamais écrite par avance, est parfois la réponse des faibles aux forts, des grains de sable qui opposent leur liberté individuelle à une machine collective, qui enrayent une machine administrative d’oppression et de mort. Blanchisseuse, étudiante, ancien combattant, notable, professeur, bergers, diplomate, fermière, patron de petite entreprise…. ils ont été ces grains de sable qui ont contrecarré le plan. Ils ont formé une chaîne d’entraide, – tous les maillons n’ont pas été reconnus – à laquelle répond aujourd’hui en écho une chaîne de mémoire, les bénévoles qui rassemblent les documents afin de constituer les dossiers pour Yad Vashem. Ce sont tous ces maillons que nous avons essayés, par de multiples rencontres, de reconstituer, ces petits riens, ces hasards de salut, ces regards, ces paroles, qui ont décidé souvent de plusieurs vies.


Ces Justes ont été aussi reconnus dans l’Aube. C’est pourquoi nous vous invitons à rencontrer l’auteur et son ouvrage le dimanche 15 décembre à 15h à la Maison Rachi. Entrée gratuite. Réservation obligatoire






Mardi 17 décembre



La Syrie de demain: grands espoirs, profondes incertitudes



La chute du régime syrien, dimanche 8 décembre, après 53 ans de règne de la famille Assad, a suscité de grands espoirs, mais aussi de profondes inquiétudes. Pour un certain nombre de personnalités de l’opposition politique, l’avenir de la Syrie est teinté d’incertitudes.



Menaces de rapatriement, suspension des demandes d’asile : l’avenir incertain des réfugiés syriens


À peine Bachar al-Assad était-il tombé que plusieurs pays européens, dont la France, ont suspendu les demandes d’asile de Syriens. Des politiciens de droite appellent même à leur rapatriement. 6,6 millions de Syriens ont fui le pays depuis 2011.

Troyes: retour sur les manifestations de cette semaine

Près de 400 manifestants au rassemblement de la fonction publique ce jeudi 5 décembre à Troyes



Les syndicats de la fonction publique ont manifesté, ce jeudi 5 décembre 2024, contre le plan de lutte contre l’« absentéisme » présenté par le gouvernement.

Publié:5 décembre 2024 à 14h33Temps de lecture:2 minPartage :

De nombreux syndicats de la fonction publique ont appelé à manifester, ce jeudi 5 décembre 2024, contre le plan de lutte contre l’« absentéisme » présenté par le gouvernement. Ils se sont retrouvés ce jeudi devant la Maison des syndicats à 13h30 avant de défiler dans les rues troyennes.



CESSEZ-LE-FEU IMMEDIAT ET PERMANENT A GAZA ET DANS TOUTE LA REGION!

Ce samedi 7 décembre à Troyes

MJ


CESSEZ-LE-FEU IMMEDIAT ET PERMANENT A GAZA ET DANS TOUTE LA REGION!

HALTE AU GENOCIDE EN PALESTINE!

POUR UNE PAIX JUSTE ET DURABLE !

Cela fait maintenant près de 14 mois que les Palestiniens et Palestiniennes de Gaza subissent l’horreur d’une guerre atroce menée contre leur existence même et qui se déroule sous nos yeux. Et cela fait plus de 10 mois que la Cour Internationale du Justice a ordonné des mesures pour stopper un génocide qu’elle considérait déjà comme plausible.

Depuis octobre, les massacres et la famine organisée se sont encore intensifiés dans le nord de la Bande de Gaza. Le nombre des personnes tuées et blessées, des destructions, des déplacements forcés de population, donne le vertige. L’anéantissement par l’armée israélienne de toutes les infrastructures vitales se poursuit sans relâche. Les rares témoins, intervenant pour des organisations humanitaires, décrivent une situation apocalyptique, une horreur à un degré qu’ils et
elles n’ont jamais vu.

Les Palestiniens et Palestiniennes de Cisjordanie, y compris de Jérusalem-Est, subissent aussi sans arrêt les attaques de l’armée et des colons, les expropriations, les démolitions de maisons, les opérations de « nettoyage ethnique » par déplacement forcé des populations, les meurtres, les arrestations arbitraires.

Le Collectif Aubois pour une Paix Juste et Durable dénonce cette guerre contre tout un peuple qui prolonge une politique de dépossession du peuple palestinien à l’œuvre depuis des dizaines d’années.

Le cessez-le-feu qui est entré en vigueur au Liban ne peut faire oublier les bombardements israéliens d’une violence inouïe jusqu’au centre de Beyrouth, le déplacement d’un million de personnes, les destructions considérables et les milliers de morts. Le gouvernement israélien d’extrême-droite n’a pas abandonné l’option d’une guerre régionale, qui nous entraînerait vers l’abîme…

Nous condamnons l’abandon d’une partie de l’humanité par le pouvoir politique en France,  en acquiesçant  la dévastation de Gaza, le massacre de sa population et la persécution des Palestiniens et Palestiniennes de Cisjordanie et de Jérusalem-Est par le gouvernement d’extrême droite Israélien.

 Nous n’acceptons pas la complicité de fait de nos autorités avec l’État d’Israël et la politique qu’il mène. Nous n’acceptons pas l’impuissance organisée. Nous n’acceptons pas que les principes du droit international, du droit humanitaire s’écroulent sous nos yeux et que nos institutions internationales soient ainsi mises à mal. L’État d’Israël viole systématiquement toutes les résolutions de l’ONU, il n’est pas acceptable de le laisser faire.

Nous avons toujours dénoncé sans ambiguïté l’ensemble des crimes de guerre commis depuis le 7 octobre.

Les mandats d’arrêt émis par la Cour Pénale Internationale, notamment contre le Premier ministre israélien, contre l’ancien ministre de la Défense et un dirigeant du Hamas, constituent un événement considérable et sont révélateurs de la gravité de ce qui se joue aujourd’hui. Les déclarations de la France, qui a invoqué une immunité pour tenter de protéger les dirigeants israéliens, sont d’une totale indignité.

L’Assemblée Générale des Nations-Unies a réclamé le 18 septembre la fin de l’occupation israélienne du territoire palestinien occupé dans un délai de douze mois et appelé à des sanctions contre Israël. Mais que fait la France pour aller dans ce sens, alors qu’elle a voté pour cette résolution ?

Le Collectif Aubois pour une paix juste et durable exige :

  • Un cessez-le-feu immédiat et pérenne à Gaza, le retrait de l’armée israélienne et l’ouverture de tous les points de passage à l’aide humanitaire,
  • La fin de l’occupation, de la colonisation et de la politique d’apartheid, conformément à la résolution de l’ONU du 18 septembre 2024.
  • Le droit au retour des réfugié·es palestinien·nes comme le stipule la résolution 194 de l’ONU.
  • Le retrait immédiat de l’armée israélienne du Liban, et la pérennisation du cessez-le feu,
  • La libération de toutes les personnes détenues, qu’il s’agisse des otages détenu·es par le Hamas depuis plus d’un an, des plus de 10.000 prisonnier·es politiques palestinien·nes détenu·es au mépris du droit international, depuis des dizaines d’années pour beaucoup d’entre eux, et des milliers de Palestinien·nes de Gaza transféré·es dans des centres de détention et de torture.
  • Un soutien matériel et politique à l’UNWRA, l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens, honteusement attaquée par Israël,
  • Un soutien sans ambiguïté à la Cour Pénale Internationale, et l’engagement d’appliquer ses décisions sans restriction ni réserve : nous n’acceptons aucune immunité pour les criminels de guerre.
  • La protection des journalistes palestiniens et l’ouverture de Gaza à la presse internationale,
  • La fin de l’impunité de l’État d’Israël, et des sanctions tant qu’il ne respecte pas le droit international :
  • – un embargo sur toutes les livraisons d’armes, de munitions et de composants militaires à destination d’Israël,
  • – des sanctions diplomatiques,
  • – la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël,
  • La reconnaissance par la France de l’État de Palestine dans le cadre du droit du peuple palestinien à l’autodétermination,
  • La construction d’un avenir de paix entre les peuples palestinien et israélien fondé sur l’égalité des droits,
  • Le respect de la liberté d’expression, de manifestation, de réunion.
  • La lutte contre le racisme sous toutes ses formes dont l’antisémitisme, le refus de toute instrumentalisation de cette lutte et de tout amalgame.

Partout en France nous crions notre indignation et exigeons que nos demandes soient satisfaites. C’est notre humanité qui est insultée, nous ne laisserons pas faire. Il en va de notre responsabilité devant notre conscience et devant les générations futures.

À l’appel dans l’Aube du Collectif :

MRAP, LDH, GREENPEACE, AGUI, LIBRE PENSEE, COLLECTIF LOUISE MICHEL, LFI, POI, PCF, GENERATION.S, CGT, SOLIDAIRES, FSU

Secret des sources : la journaliste de Disclose Ariane Lavrilleux convoquée par la justice



La journaliste Ariane Lavrilleux est convoquée au tribunal de Paris, le 17 janvier 2025, en vue d’une possible mise en examen. Un nouveau cap est franchi dans les pressions exercées contre Disclose.

L’enquête judiciaire visant à identifier les sources de Disclose se poursuit. Quinze mois après sa garde à vue de 39 heures et la perquisition de son domicile par des policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), notre journaliste Ariane Lavrilleux est convoquée, vendredi 17 janvier 2025, en vue d’une possible mise en examen pour « appropriation et divulgation d’un secret de la défense nationale ».



Filature, cyberespionnage… La surveillance hors norme subie par Ariane Lavrilleux

Géolocalisation, filatures, analyse des relevés bancaires… L’enquête judiciaire ouverte en 2022 pour compromission du secret de la défense nationale dévoile l’utilisation de moyens d’investigation hors norme contre la journaliste de Disclose Ariane Lavrilleux. Au mépris de sa vie privée, comme de la protection de ses sources.

Autoroute A69 : l’intérêt public majeur, c’est d’arrêter immédiatement ce chantier



Alors que le tribunal administratif de Toulouse doit rendre dans les prochains jours une décision très attendue sur la construction de l’A69, les membres de l’Atécopol, un collectif de scientifiques de la région, expliquent dans cette tribune pourquoi rien ne justifie la poursuite de ce projet.



Pour sauver l’A69, le « chantage à l’emploi » du groupe Pierre Fabre


Le groupe pharmaceutique basé à Castres a annoncé qu’il pourrait « remettre en cause » son développement local si la construction de l’autoroute A69 était annulée.

Les laboratoires Pierre Fabre continuent de peser de tout leur poids dans le dossier de l’autoroute A69. Le 29 novembre, Pierre-Yves Revol, président de la Fondation Pierre Fabre, actionnaire majoritaire du groupe pharmaceutique basé à Castres (Tarn), a déclaré dans une interview au journal La Dépêche que « si l’autoroute n’est pas finalisée, le premier employeur du Tarn remettra en cause sa politique d’implantation locale ».

« Les enfants n’ont pas de voix, alors on n’en parle pas » : les infanticides, « angle mort » de la lutte contre les violences faites aux mineurs



En France, un enfant est tué tous les cinq jours dans le cadre familial. Mais l’absence de chiffres officiels ne permet pas d’appréhender totalement ces violences.

En France, un enfant est tué tous les cinq jours dans le cadre familial, selon un rapport remis au gouvernement en 2019. Un bilan sous-évalué car « il ne tient pas compte du ‘chiffre noir’ que constituent les meurtres non révélés de nouveau-nés tués à la naissance et les meurtres d’enfants non repérés, principalement ceux victimes du syndrome du bébé secoué », pointe le document.

Nous n’avons pas peur des ruines




Grèce, 2019 à 2023. Mitsotakis remplace Tsipras au pouvoir en Grèce et promet d’en finir avec Exarcheia, un quartier rebelle et solidaire d’Athènes. Mais la résistance s’organise et des renforts arrivent d’autres villes d’Europe. Le cri de ralliement devient No Pasaran ! Au fil des années, d’autres luttes s’étendent du nord au sud de la Grèce pour défendre la terre, la mer et la vie : en Crète, en Thessalie, en Épire…
Même sur l’île de Paros dans les Cyclades, la population manifeste sur les plages devenues payantes et réussit à ce qu’elles redeviennent un bien commun, pour le bonheur de tous. Quand tout semble s’effondrer, à Athènes comme ailleurs, une même réponse se fait entendre : « Nous n’avons pas peur des ruines, nous portons un monde nouveau dans nos cœurs. »

Vendredi 29 novembre

Ciné-débat en présence du réalisateur Yannis Youlountas. Projection à 20h20

Par le collectif Louise-Michel. 

Accueil à partir de 18h: Info kiosque, jeux de société, nourriture et boissons à prix libre

Au Cinéma UTOPIA, 11 rue du Moulinet 10150 PONT-SAINTE-MARIE

La Ligue des droits de l’homme exhorte l’Académie française à « rectifier d’urgence » son dictionnaire



Après une quarantaine d’années de travail, la neuvième édition du dictionnaire de l’Académie française a été solennellement remise à Emmanuel Macron le 14 novembre. La première édition a été publiée en 1694 et la plus récente datait de 1935, soit il y a près de quatre-vingt-dix ans.

Par la propagande et la violence, Moscou consolide son pouvoir dans les régions occupées d’Ukraine



Environ 18 % du territoire ukrainien est actuellement occupé par la Russie. Il est cependant difficile d’obtenir des informations fiables sur la vie dans ces territoires, car les médias ukrainiens n’y ont plus accès. Néanmoins, diverses initiatives ukrainiennes visent à faire la lumière sur ce qui se passe dans les territoires occupés. Répression violente, propagande et russification forcée sont au rendez-vous. Reportage de Gulliver Cragg, correspondant de France 24.

Des milliers d’habitants du sud du Liban sur la route du retour à la faveur du cessez-le-feu



Un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah est entré en vigueur mercredi tôt au Liban, après plus d’un an d’hostilités transfrontalières et deux mois de guerre ouverte entre l’armée israélienne et le mouvement libanais armé pro-iranien. Tôt mercredi, l’armée libanaise a dit « prendre des mesures » pour se redéployer dans le sud du Liban, alors que des milliers de déplacés ont commencé à rentrer chez eux. Suivez notre direct.



Cessez-le-feu au Liban : « Nous avons avalé des images de destructions massives et de corps d’enfants pulvérisés. Je me sens poudre »


Exilée à Paris, l’écrivaine et journaliste libanaise Rita Bassil fait le récit de cette nuit passée où a commencé l’arrêt des bombardements et de son propre départ de Beyrouth sous les bombes. Elle décrit des vies, des corps et des habitations en ruines.



Gaza : « La soif et la pollution de l’eau sont utilisées comme arme de guerre »


La guerre d’Israël dans la bande de Gaza bafoue un des droits fondamentaux : l’accès à l’eau. Cette « instrumentalisation de l’eau » a de lourdes conséquences sur les Gazaouis, déplore l’auteur de cette tribune.



« Je vais vendre ma bibliothèque pour survivre »

Le journal de Rami Abou Jamous


Aujourd’hui, comme d’habitude, je suis monté dans la bétaillère qui sert de transport en commun, pour aller travailler à la Maison de la presse. Ce n’était pas un jour comme les autres. Il pleuvait et le vent soufflait fort. C’était une pluie modérée qui a duré deux ou trois heures, pas l’un de ces déluges qui peuvent durer une journée entière pendant l’hiver à Gaza. Mes compagnons de voyage se plaignaient pourtant et maudissaient la pluie. C’est la première fois de ma vie que j’entendais des Gazaouis protester contre l’eau qui tombe du ciel.

Assemblée générale 2024

Par Rémy Dufaut



L’assemblée générale statutaire annuelle de la Section de l’Aube de la LDH s’est tenue ce lundi 25 novembre à la Maison de l’Animation et de la Culture de Pont-Ste-Marie.

Après avoir souhaité la bienvenue à une salle comble, la présidente sortante Maryvonne BLUM-KÜHN remercie pour sa présence exceptionnelle Patrick BAUDOIN, ancien président de la LDH nationale, aujourd’hui président d’honneur, qui a pu se libérer de ses nombreuses obligations et faire le déplacement depuis Paris.



Le rapport moral de l’AG du 30 novembre 2023 est approuvé à l’unanimité.

Lors de son rapport moral pour l’année 2023-2024, la présidente exprime toute sa reconnaissance aux bénévoles dont l’activité a été particulièrement intense encore cette année.

Un gros travail de sensibilisation aux droits de l’Homme et à la citoyenneté a été accompli : interventions sur les droits fondamentaux, l’égalité femmes/hommes, les discriminations et les migrants. L’animation des séquences reposait sur une méthodologie participative adaptée aux niveaux des élèves, en cohérence avec les projets pédagogiques conduits par les professeurs et les établissements)

Le secrétaire sortant, Hubert BRUNEEL, se joint à la présidente pour signaler que la section s’est fortement engagée dans les actions collectives avec les autres organisations locales : actions contre la Loi « contrôler l’immigration, améliorer l’intégration », considérant qu’une autre politique est possible pour accueillir les migrants et leur permettre de vivre dignement sur notre territoire, dénonçant l’application d’une loi exclusivement répressive contre les étrangers, en particulier les jeunes migrants mineurs non accompagnés expulsés brutalement du Centre Départemental de l’Enfance sans aucune solution et plongés dans une précarité insuportable.



Les bénévoles se sont impliqués très activement dans les actions du collectif aubois pour la Paix, du collectif aubois contre les violences faites aux femmes, du collectif aubois de lutte contre les extrêmes-droites, du collectif aubois pour l’hébergement des déboutés du droit d’asile et pour qu’aucun enfant ne dorme plus à la rue.

La section LDH de l’Aube se trouve de plus en plus sollicitée et donc plus présente sur le terrain et reconnue grâce à l’engagement de ses bénévoles et au soutien de ses adhérents. Les bénévoles ont cumulé cette année plus de 7000 heures de travail, soit près de 5 équivalents temps plein, répondant à 2334 appels téléphoniques et accueillant les demandeurs d’aide au cours de 1262 rendez-vous.

Les adhésions ont connu une forte progression (doublement en 3 ans pour arriver aujourd’hui à 90 adhérents).

C’est ainsi que le trésorier sortant, Gérard LAILLET a dressé un bilan financier parfaitement équilibré mais en forte augmentation et un budget prévisionnel également à la hausse, compte tenu des évolutions auxquelles doit faire face la section qui engage, tout comme les administrations auxquelles elle est confrontée, une dématérialisation de son fonctionnement avec, dans le but d’une meilleure efficacité, la création d’une base de données et d’un cloud pour y avoir facilement accès.

Rémy DUFAUT, vice-président sortant, présente le site internet de la section, dont les publications s’efforcent de pointer l’actualité relative aux droits humains en privilégiant les analyses et les témoignages. La section est très présente également sur les réseaux sociaux (Facebook et Instagram). Ce site et ces connexions représentent une ouverture essentielle aujourd’hui sur le monde et un lien important dans la vie de la section.

Les priorités et les projets de la section demeurent plus que jamais les actions de défense des droits fondamentaux, de la démocratie, des droits des femmes, des droits des étrangers, des libertés et des principes de la République, de promotion de la laïcité, de lutte contre le racisme, les discriminations et les politiques liberticides, le conseil et l’accompagnement des personnes en difficulté dans leurs démarches administratives et contentieuses, la participation active aux collectifs

La section tient à agir en partenariat avec toutes les organisations progressistes. Elle a une position majeure à tenir au titre des droits fondamentaux et de la défense de l’État de droit. Elle se mobilise avec tous les acteurs sur la base de mots d’ordre acceptés par tous et pour agir de façon concertée.

Par ses interventions en milieu scolaire et en apprentissage, la section a l’ambition de développer ses interventions afin de répondre aux sollicitations croissantes des établissements scolaires et des centres de formation pour promouvoir les droits fondamentaux et sensibiliser les jeunes à l’État de droit.

Pour cela, elle doit élargir le cercle des intervenants. Il s’agit d’un enjeu majeur pour aller à la rencontre des jeunes et échanger avec eux.

Le soutien aux initiatives de ses partenaires est également une priorité, dès lors qu’elles s’inscrivent dans le respect et la défense des droits économiques, sociaux, culturels et environnementaux et concourent à l’effectivité des droits.



Les rapports moral, d’activité et financier sont approuvés à l’unanimité et les membres du bureau sortant, Maryvonne Blum, présidente, Rémy Dufaut, vice-président, Hubert Bruneel, secrétaire, Séverine Peignaud, secrétaire adjointe, Gérard Laillet, trésorier, Michel Degardin, trésorier adjoint, remercient l’assemblée pour la confiance qu’elle leur accorde.

Celle-ci se confirme par le fait que la présidente Maryvonne BLUM-KÜHN, le secrétaire Hubert BRUNEEL et le trésorier Gérard LAILLET, acceptant de solliciter le renouvèlement de leur mandat respectif, se voient confirmés à l’unanimité des votants dans leurs fonctions pour la prochaine année (les adjoints seront désignés lors de la prochaine réunion du bureau).

L’assemblée générale statutaire est close.




Simine FATHI, réfugiée iranienne, artiste résidente au centre d’art troyen GINKGO nous présente alors une partie de ses œuvres exposées à l’occasion dans la salle sous le titre « Portraits de femmes ». Très intimidée par l’imposante assistance, elle invite chacune et chacun à s’approcher de ses tableaux en fin de réunion et à lui poser toutes questions sur son travail.



Puis, Patrick BAUDOIN prend la parole et présente, devant un auditoire captivé, un exposé de la situation inquiétante de la démocratie dans le monde. d’aujourd’hui.

On pourra se référer aux éditions précédentes de son interview préalable publiées dans la presse locale et relayées dans ces colonnes https://site.ldh-france.org/troyes-et-aube/la-democratie-en-danger/ et https://site.ldh-france.org/troyes-et-aube/comment-enrayer-le-declin-de-la-democratie/. Nous remercions les rédactions de Libération-Champagne et de L’Est-Eclair et tout particulièrement Stéphanie Munier pour le recueil attentif et éclairé de ses propos.



La soirée s’achève dans la convivialité et la poursuite des échanges autour d’un apéritif dînatoire agrémenté d’un excellent buffet préparé par le restaurant de l’Auberge de Jeunesse de Rosières-près-Troyes, Mets d’Ailleurs.

Nous remercions vivement la commune de Pont-Ste-Marie et le personnel de la MAC pour leur accueil.

« Il a pointé les pictogrammes douleur, blessure et fesses » : les enfants en situation de handicap, particulièrement vulnérables face aux violences sexuelles



Les équipes de « L’Œil du 20 heures » sont allées à la rencontre de familles dont les enfants handicapés ont été confrontés à des violences sexuelles au sein de centres spécialisés.

À 15 ans, Nathan a l’âge mental d’un petit enfant, incapable de prononcer le moindre mot. Atteint d’une déficience intellectuelle sévère, il a toutefois réussi à sauver sa peau et celle de ses amis. Parce qu’il a appris très tôt à communiquer avec des pictogrammes, il a pu raconter qu’il avait été agressé sexuellement par un éducateur dans son institut médico-éducatif (IME), le Centre Lecourbe, situé à Paris.

« Je ne dors pas la nuit, je n’ai pas assez de sommeil dans mon corps », les enfants à la rue sont toujours plus nombreux à Lyon



Alors que le collectif Jamais Sans Toit célèbre ses 10 ans, les enfants à la rue sont toujours plus nombreux dans la Métropole de Lyon. Le campement de la Place Carnot, où ils sont une trentaine, s’apprête à être démantelé, sans solution d’hébergement d’urgence.

A ne pas manquer cette fin de semaine



Du 15 novembre au 7 décembre

Depuis plus de 20 ans, le Festival des Solidarités est un rendez-vous international pour promouvoir et célébrer une solidarité ouverte au monde et aux autres. Chaque année en novembre, des associations, collectivités, établissements scolarisés, structures socio- culturelles, acteurs d’économie sociale, groupes de citoyen.ne.s, etc…organisent plus de 4 400 animations conviviales et engagées pour donner aux citoyen.ne.s de tout âge l’envie d’agir pour un monde juste, solidaire et durable. 

Le collectif Aubois du Festisol se regroupe pour la quatrième édition et vous donne rendez-vous dans différents lieux de l’agglomération Troyenne pour l’édition 2024 qui se déroulera du 15 novembre au 07 décembre.

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Samedi 16 novembre


Du 16 novembre au 8 décembre


Migrant’scène en Grand Est

Plus d’infos



Dimanche 17 novembre


Hommage à Louise et Jules Ferrouil,  

11h00 à l’angle de l’avenue Wilson et de la rue Ferrouil à Sain- André-les-Vergers au pied de la stèle commémorative ADIRP 10

Guerre au Proche-Orient : l’armée israélienne dit avoir frappé « environ 30 cibles » au sud de Beyrouth en 48 heures



Ces frappes visent à « démanteler et affaiblir les capacités militaires du Hezbollah », a affirmé jeudi l’armée israélienne.

L’armée israélienne a assuré, jeudi 14 novembre, avoir frappé « environ 30 cibles terroristes » dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement islamiste libanais Hezbollah, lors des dernières 48 heures.



«On ne peut plus supporter cette pression»: au Liban, le village de Joun sous les bombes israéliennes

Au Liban, l’armée israélienne a continué à bombarder la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah, ce mercredi 13 novembre, tandis que le bilan d’une frappe mardi soir sur le village de Joun, à 50 km au sud de la capitale libanaise, s’est alourdi avec au moins une vingtaine de morts, selon plusieurs habitants sur place. Un bâtiment qui abritait des déplacés a été pris pour cible.



Au moins quinze morts dans des raids israéliens à Damas en Syrie


Au moins quinze personnes ont perdu la vie en Syrie dans des frappes israéliennes, a annoncé le ministère de la Défense syrien jeudi 14 novembre. L’État hébreu n’a pas encore commenté ces frappes.



Human Rights Watch accuse Israël de «crime de guerre» et évoque un «nettoyage ethnique» en cours à Gaza


L’ONG Human Rights Watch (HRW) estime dans un rapport publié ce jeudi 14 novembre que les ordres d’évacuation à répétition de l’armée israélienne dans la bande de Gaza mènent à des déplacements forcés de population, ce qui relève du « crime de guerre ». L’ONG évoque également un « nettoyage ethnique », en se basant sur un ensemble de témoignages de gazaouis, d’images satellites et de données publiques.



Guerre à Gaza : les méthodes employées par Israël « correspondent aux caractéristiques d’un génocide », estime un comité spécial de l’ONU


Un rapport de l’organisme montre également comment la vaste campagne de bombardements menée par Israël à Gaza a décimé les services essentiels et déclenché une catastrophe environnementale avec des effets durables sur la santé.

« C’est une société entière qui est désormais au cimetière » : à Gaza, la colère et l’indignation d’une responsable de l’UNRWA



Israël a annoncé l’ouverture d’un nouveau point de passage pour l’aide humanitaire dans la bande de Gaza, juste avant une date butoir fixée par les Etats-Unis pour l’augmentation de cette aide que des ONG jugent toujours insuffisante.



«No Other Land». La terre de Palestine haut les cœurs



Entre le Palestinien Basel Adra, filmant l’éradication par Israël des hameaux de Masafer Yatta, au sud d’Hébron, et Yuval Abraham, un des rares Israéliens à suivre l’occupation, une amitié se noue dans le combat contre les destructions de maisons. Documentaire profondément humain, No Other Land, qui sort aujourd’hui en France, a obtenu deux prix au festival de Berlin 2024. Un soutien mondial bienvenu, contre le mensonge et l’indifférence.

« Madame, ce que vous dites est grave » : une prof menacée après un cours sur la poésie jugé blasphématoire


Le climat est étouffant au lycée Condorcet de Limay, dans les Yvelines. Après un cours sur la représentation de l’Enfer dans la poésie, courant octobre, une professeure de français a été accusée de blasphème et menacée par deux élèves de seconde. Peu de temps après, des intrusions dans l’établissement ont suscité l’inquiétude dans un contexte d’hommage national à Samuel Paty et Dominique Bernard.