Marine Le Pen s’invite à la journée des plantes

Davantage de journalistes que de partisans…


Le traditionnel marché aux plantes du village de Bergères (Aube) aura une saveur politique cette année. À un mois des élections européennes, la présidente du groupe Rassemblement national à l’Assemblée nationale est venue le visiter ce jeudi 9 mai. Mais sa venue n’a pas fait l’unanimité.

En pleine campagne pour les élections européennes, les visiteurs ne sont pas dupes « elle est venue chercher des voix » lâche l’un d’entre eux, qui est étonné de la voir ici mais qui n’y voit pas d’inconvénient.



Pas de vos salades à la fête des plantes !

Par Rémy Dufaut

Les applaudissements ne furent pas aussi fournis qu’on veut bien le dire. Hormis les amateurs de selfies plutôt rares, les inévitables et très nombreux journalistes et les quelques jeunes nervis du RN venus faire la claque pour leur patronne, l’intérêt porté à la célèbre visiteuse ne fut pas aussi important qu’attendu. Les fidèles de la journée des plantes de Bergères semblaient bien plus intéressés par l’acquisition de la plante rare (orchidée ou plante vivace adepte du calcaire) dont ils rêvaient pour orner leur jardin, leur cour, leur grange ou leur rue, voire par les dégustations de champagne de Bergères proposées par les meilleurs producteurs du « vin des dieux » durant cette journée ensoleillée et à l’atmosphère bon enfant…

Ca bouchonne à Bergères


Les opposants, dont nous faisions partie, n’ont pas souhaité perturber la fête des amoureux des plantes et de la nature, aboutissement d’un long travail  de préparation par le comité des fêtes, les pompiers, avec l’aide de la commune et des habitants de Bergères. Mme le Maire craignait que l’image de l’événement ne soit marquée négativement par cette tentative de récupération politique dont est coutumier le RN et que pépiniéristes, horticulteurs, artisans, artistes et producteurs ne se soient déplacés que pour ça…

Nos tracteuses en action…


Il s’agissait plutôt de marquer notre indignation devant cette nouvelle mystification manifeste de celle qui annonçait une visite privée non sans avoir convoqué la presse nationale, après l’avoir fait annoncer dans tous les médias de France et de Navarre.

 C’est ainsi que 16 d’entre nous, membres et amis du Collectif aubois de lutte contre les extrêmes-droites (CGT, MRAP, LDH, Collectif Louise-Michel, Greenpeace) rejoints par des camarades baralbins, avons opté pour une distribution de tracts sur les pare-brises des voitures stationnées sur les 4 parkings aménagés pour l’événement et le long des voies de circulation à l’approche de la commune dont les rues étaient réservées à l’usage exclusif des piétons. Nous avions prévu 2000 tracts imprimés dans l’urgence. Il en eût fallu 10000.



3 irréductibles du Collectif Louise-Michel ont réussi à développer une banderole significative face à Marine Le Pen, portant la mention bien sentie « Pas de vos salades à la fête des plantes ! » très remarquée par les journalistes des différents médias et arrachant quelques francs sourires à certains des nombreux membres des forces de l’ordre présents sur place. La seule tentative avortée d’un  très jeune activiste frontiste d’arracher la banderole des mains des 3 porteurs, aussitôt condamnée par ses propres comparses, a rappelé, si besoin  était, le souci permanent de normalisation de ceux qui espèrent convaincre les Français de leur respectabilité mais aussi, et surtout, que le naturel a beau vouloir être chassé, il revient au galop.



Une belle journée pour le Collectif aubois de lutte contre les extrêmes-droites, qui marque une fois de plus sa détermination à combattre le nationalisme, les atteintes aux libertés, l’ultralibéralisme, l’obscurantisme, l’homophobie, le racisme, la xénophobie, la haine, les inégalités qui font le miel du RN et qui sont en train de dangereusement se banaliser.

Une équipe de choc


Merci aux 16 courageux qui n’ont pas hésité à se lancer de bon matin en ce jour férié à l’assaut de l’imposture. Et merci en particulier à celles et ceux qui n’ont pas tergiversé à l’annonce de l’événement et se sont attelé(e)s sans tarder à la confection et l’impression des tracts.

Sur la route du retour, recouvrement des affiches du RN.


RD

Antisémitisme, antisionisme… Quelles définitions derrière ces mots ? Les réponses d’un historien


Ces mots sont beaucoup utilisés en raison de la guerre à Gaza et des soutiens apportés aux Palestiniens ces dernières semaines. Mais que signifient-ils précisément et comment ont-ils évolué ? Dominique Vidal, journaliste et historien, auteur de « Antisionisme = antisémitisme ? » répond aux questions de franceinfo.

« L’antisionisme, aujourd’hui, est la forme moderne de l’antisémitisme », a déclaré la journaliste Anne Sinclair lundi 29 avril, sur France 5 alors qu’elle était invitée à réagir aux manifestations étudiantes propalestiniennes, à Sciences Po notamment. « Jamais je n’aurais pensé que tous ces jeunes gens seraient à ce point antisémites », a pour sa part déclaré Élisabeth Badinter le 26 avril sur France 5 toujours à propos de la mobilisation des étudiants de Sciences Po. Mais que signifient exactement les termes d’antisémitisme et d’antisionisme ? Parle-t-on de la même chose ? Franceinfo a interrogé Dominique Vidal, journaliste et historien, auteur de Antisionisme = antisémitisme ?.

Menaces sur la liberté d’expression

Contre Attaque


Guillaume Meurice convoqué : fin de la liberté d’expression sur le service public ?


La liberté d’expression est-elle en danger sur le service public ? L’humoriste de France Inter Guillaume Meurice a été mis à pied par la direction de Radio France, dans l’attente d’une éventuelle sanction pouvant aller jusqu’au licenciement. Radio France reproche à l’humoriste d’avoir réitéré, dimanche 28 avril dernier, une blague déjà faite à l’antenne en fin octobre sur Benjamin Netanyahu. Il comparait le dirigeant israélien à une « sorte de nazi mais sans prépuce ».

En dépit d’une décision de justice favorable, l’humoriste est donc en passe d’être écarté et censuré par sa direction, même s’il a reçu le soutien de la rédaction de France Inter et de responsables politiques de gauche. Cette affaire apparait comme le symbole d’une période trouble où le soutien aux Palestiniens massacrés à Gaza par l’armée Israélienne, est de plus en plus réprimé.


Rachida Dati réagit à la suspension de Guillaume Meurice de France Inter


Interpellée mardi 7 mai à l’Assemblée sur la suspension de Guillaume Meurice de France Inter, la ministre de la Culture Rachida Dati a rappelé son attachement à la liberté de la presse mais a estimé que « Radio France ne pouvait pas ne pas réagir ».



Appel à la grève le 12 mai à Radio France, contre la suspension de Guillaume Meurice et les changements de grille, sur fond de crainte d’une mise au pas


Un préavis de grève intersyndical a été déposé pour le dimanche 12 mai par les syndicats de Radio France, reflet de la crise dans le groupe après la mise à pied de l’humoriste Guillaume Meurice et des aménagements de grille perçus comme politiques.

Pour protester contre la mise à pied de Guillaume Meurice, mais aussi contre un remaniement des grilles perçu comme «une casse sociale» et une menace sur des émissions emblématiques, le tout sur fond de projet de réforme de l’audiovisuel public, les six grands syndicats de Radio France (CGT, CFDT, FO SNJ, SUD, Unsa) ont appelé à une grève dimanche de minuit à minuit.



La justice ne suit pas nécessairement le mouvement général

Le Conseil d’Etat rejette la demande d’interdiction d’une conférence de Rima Hassan sur Gaza à Paris-Dauphine

La plus haute juridiction a confirmé lundi la décision du tribunal administratif de Paris, estimant que le risque de troubles à l’ordre public, tel qu’il était craint par la direction de l’université, n’était pas circonstancié.

Le Conseil d’Etat a finalement autorisé, lundi 6 mai, la tenue d’une conférence avec la militante franco-palestinienne Rima Hassan à l’université Paris-Dauphine, que la direction de l’établissement voulait voir annulée. Cette décision de la plus haute juridiction administrative confirme celle du tribunal administratif de Paris – dont l’ordonnance avait été rendue publique samedi – qui avait été saisi par deux syndicats de l’enseignement supérieur (Sud-Education et la Ferc-CGT)


Les universitaires non plus


1000 ancien·nes étudiant·es de Sciences Po pour la Palestine : « nous soutenons leur lutte »

Que nous soyons avocat·es, chercheur·ses, consultant·es, ou député·es, nous ressentons une impérieuse urgence à répondre à l’appel des étudiant·es mobilisé·es de Sciences Po et refusons de fermer les yeux sur les massacres en cours à Gaza. Nous demandons à l’administration de défendre ses étudiant·es face à l’agitation politico-médiatique insensée. Nous regrettons la nécessité de rappeler que défendre le droit international n’est pas un acte radical, mais la conclusion de notre éducation à Sciences Po.


Non à la répression policière à Sciences Po Lyon

Universitaires de Sciences Po Lyon, nous exprimons notre profonde indignation face à l’évacuation de l’amphithéâtre Pacaut par la police. Les images de nos étudiant·es aligné·es contre un mur et contrôlé·es par les forces de l’ordre sont choquantes. Nous ne saurions rester silencieux·ses devant la répression policière d’un mouvement étudiant et tenons à maintenir vivante une idée de l’Université comme sanctuaire dédié à la diffusion du savoir et à l’exercice de la discussion collective.



Gaza : notre silence n’est plus possible !

Nous, personnel de la communauté universitaire de Toulouse Jean Jaurès (UT2J) ne supportons plus la chape de plomb qui s’est abattue sur les universités, et notamment au Mirail : depuis les massacres du 7 octobre, l’offensive israélienne a fait près de 40.000 morts à Gaza dont 14.000 enfants, presque 100.000 blessé·es et deux millions de Gazaoui·es déplacé·es et chassé·es de leur domicile ; soit le plus grand nombre de déplacements forcés de Palestinien·nes depuis 1948. Nous avons la responsabilité de réagir.

Après sept mois de guerre, Gaza est un champ de ruines et une décharge à ciel ouvert


La population gazaouie est plongée dans une grave crise humanitaire. 34 700 morts, selon le dernier bilan du ministère de la Santé de l’Autorité palestinienne. Assiégés, les civils meurent sous les bombes, et ils perdent la vie également à cause des conséquences de la guerre : malnutrition, manque d’eau, absence de soins.

Al Maghazi, centre de la bande de Gaza. Un énorme cratère. Une balafre de plus dans un paysage désolé, broyé par les bombardements. Des canalisations éventrées. « L’air est irrespirable », raconte Jumana, jeune déplacée. « L’odeur est nauséabonde. Regardez ce cratère, et cette eau qui s’y déverse, c’est répugnant. On souffre d’allergies, on est dévoré par les moustiques. On n’arrive même plus à dormir. »



Comment la ville de Rafah est « compressée de toutes parts » alors qu’Israël se prépare à y lancer une offensive


En l’espace de quelques mois, le chef-lieu du sud de l’enclave palestinienne a accueilli plus d’un million de déplacés de guerre, qui y survivent dans des conditions extrêmement difficiles.

Des tentes à perte de vue. C’est le paysage qui s’est progressivement installé à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, au fil des bombardements et des évacuations. Avant les attaques meurtrières du 7 octobre et l’écrasante riposte militaire d’Israël, près de 250 000 personnes vivaient dans la ville. Elle accueille désormais environ 1,2 million de personnes, selon l’ONU.



Israël bafoue les ordonnances de la Cour internationale de justice


Les obstacles à l’acheminement d’aide humanitaire perdurent malgré la famine.

 Israël bafoue les ordonnances de la Cour internationale de Justice (CIJ), pourtant juridiquement contraignantes, en faisant obstacle à l’entrée d’aide humanitaire et de services vitaux à Gaza, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Depuis janvier 2024, dans le cadre de la plainte portée par l’Afrique du Sud alléguant qu’Israël viole la Convention sur le génocide de 1948, la CIJ a émis deux ordonnances exigeant qu’Israël prenne des « mesures conservatoires » afin de fournir des services de base et une assistance humanitaire aux habitants de la bande de Gaza.

Venue de Marine Le Pen à Bergères jeudi : la Journée des plantes « ne prendra jamais un caractère politique », avance l’organisation


L’annonce de la venue de Marine Le Pen à la Journée des plantes de Bergères, ce jeudi, à l’approche des élections européennes, n’a pas manqué de susciter des réactions et même des crispations. « On a reçu beaucoup de messages de gens qui nous disent ne pas vouloir venir, et même une exposante qui vient de se désister. (…) La Région, jusqu’à Strasbourg, m’appelle. Nous ne sommes pas responsables de la venue d’une personnalité politique, insiste Florence Petit, maire de Bergères, qui ne souhaite pas être associée aux couleurs du Rassemblement national. Je suis très contrariée de me dire que ça va gâcher notre fête ».



Visite de Marine Le Pen à Bergères

Dites-le avec des fleurs…

Un jeudi de convivialité et de détente à la campagne ou des politiques en campagne.

Marine Le Pen sera à la traditionnelle journée des plantes à Bergères le 9 mai.

Une visite qui serait officiellement déclarée à titre personnel alors qu’elle est organisée par le RN, comme l’a indiqué la presse locale.

Une visite qui sème le trouble parmi les organisateurs, des exposants fidèles qui ont exceptionnellement annulé leur participation et des visiteurs habituels qui ont informé de leur absence. Une visite qui perturbe la fête.

Personne ne tient à porter atteinte à la liberté de circulation, tout au moins pour les défenseurs des libertés.

En revanche, la journée des plantes n’est pas une tribune pour servir les discours et la propagande de certains. Dès lors qu’une visite d’un responsable politique est placée sous l’égide de son parti, elle ne peut pas être qualifiée de privée, sauf à vouloir entretenir la confusion au mépris des personnes et à cultiver non pas les plantes mais la duplicité sans complexe.

La journée des plantes n’est pas une opportunité, mais un rassemblement local des amoureux de la nature qui souhaitent vivre ensemble en paix, un moment qui mérite le respect de celles et ceux qui en assurent la promotion et qui y participent.

HB et RD

La violence chez les jeunes

Éducs de rue supprimés : un choix politique irresponsable




Le conseil départemental de la Vienne lors de son vote du budget 2024, le 29 mars dernier, a décidé de diminuer de 250 000€ la dotation annuelle allouée au service de prévention spécialisée qui dépend de l’ADSEA86. C’est 5 postes en moins. 3 quartiers sur 9 où les éducateurs de rue ici ne peuvent plus intervenir ; C’est au bas mot 400 jeunes et leur famille dont l’accompagnement s’arrête brutalement. A Poitiers, depuis le 29 avril, plus aucun éducateur de rue n’intervient sur le quartier de Bellejouanne et celui des 3 cités. Bientôt, c’est Le Lac à Châtellerault qui sera délaissé. Cette décision vient acter le tout répressif et la fin partielle du préventif dans une période où  les sujets liés à la jeunesse, à la protection de l’enfance, aux violences et aux incivilités semblent être au cœur des préoccupations du gouvernement.


Nous relations dans ces pages en juin 2023 le lâchage par la ville de Troyes des éducateurs de la prévention spécialisée, au prétexte que cela relève de la compétence du département, avec la réduction du financement au seul domaine de l’insertion par un seul éducateur au lieu de huit précédemment.


La presse locale se fait l’écho aujourd’hui, dans un excellent article, d’une « altération du discernement » chez les jeunes sur le plan social, selon un expert psychologue de la région.

Celui-ci met en cause le fait qu’il n’y ait « plus aucune censure dans la violence », « un détachement de l’auteur par rapport aux faits », « le problème des écrans et des réseaux sociaux », la volonté d’appartenir à un groupe », « le rôle de l’environnement familial » et « les conséquences du confinement. » Mais quid du travail de prévention dont on sait pertinemment qu’il portait ses fruits lorsqu’il était encore en odeur de sainteté ?

En s’inquiétant de l’apparition de nouvelles formes de violence dans les établissements accueillant et accompagant des mineurs (ASE notamment), la Haute Autorité de Santé en faisait encore y a peu un cheval de bataille.

En judiciarisant à outrance ce phénomène, on en oublie le rôle de l’éducation. Qui, mieux que les éducateurs de terrain, sera à même de prévenir et d’apaiser les tensions entre ces jeunes de plus en plus susceptibles d’avoir des comportements à risques ?

Ce n’est pas en punissant enfants et familles, ce n’est pas en supprimant les postes et les crédits du travail social, faute d’avoir compris le rôle essentiel des éducateurs de rue, qu’on résoudra le problème.

RD

La liberté d’informer attaquée de toutes parts


Le gouvernement israélien a interrompu, dimanche, la diffusion de la chaîne qatarie Al-Jazira, accusée de menacer la sécurité du pays. Un assaut en règle contre la liberté d’informer alarmant contre lequel les Etats-Unis et l’Union européenne doivent protester davantage.

Deux jours après la Journée mondiale de la liberté de la presse, le 3 mai, le gouvernement israélien a décidé à l’unanimité de réduire au silence la chaîne d’information qatarie Al-Jazira au nom de la sécurité du pays. Cette décision s’est traduite immédiatement par l’arrêt pour une période reconductible de quarante-cinq jours de la diffusion des programmes de la chaîne, que le premier ministre Benyamin Nétanyahou a qualifiée de « terroriste », et par la fermeture de ses bureaux sur le territoire israélien. Elle s’est accompagnée de la confiscation de ses équipements.



Italie: en grève, les journalistes de la RAI refusent de devenir « TV Meloni »


L’audiovisuel public transalpin est en grève ce lundi 6 mai. Les journalistes protestent contre la censure et la volonté de contrôle du gouvernement Meloni.

« Nous ne sommes pas le mégaphone du gouvernement. » Les mots sont signés du syndicat Usigrai, majoritaire dans l’audiovisuel public italien. Ils justifient la grève déclenchée ce lundi 6 mai au sein des treize chaînes de télévision et des trois radios nationales que compte la RAI, le mastodonte dédié à l’information et au divertissement. Une mobilisation de 24 heures, qui a commencé à 5h30.



Morandini-Praud-Hanouna, porte-voix de la fachosphère

 

Le 30 avril, la journaliste Nassira El Moaddem (Arrêt sur images, ex-i-Télé, ex-France Inter) tweete en réaction à une décision de la Fédération française de football [1] : « Pays de racistes dégénérés. Il n’y a pas d’autres mots. La honte. » Ce qui lui vaut d’être prise pour cible par l’extrême droite sur les réseaux sociaux et de subir menaces et insultes racistes et sexistes. La campagne se déroule ensuite sur les plateaux de la TV Bolloré, qui décuplent le torrent de haine.

Jean-Marc Morandini est le premier à dégainer. Le 1er mai, sur CNews, il introduit le sujet en précisant que ce tweet l’a mis « hors de [lui] », avant de tendre le micro à… Julien Odoul (RN) qui appelle Radio France à la suspendre (alors qu’elle n’y travaille plus) et conclut : « Si elle n’est pas contente, elle se casse. » Problème, comme le révèle Morandini qui s’enorgueillit d’avoir mené l’enquête – une enquête de basse police sur les « origines » de Nassira El Moaddem : « Elle est née dans le Loir-et-Cher, c’est une journaliste française. Ses parents sont marocains, ses parents sont originaires du Maroc. » Courtois avec l’élu RN qui pense comme lui, Jean-Marc Morandini se fait ensuite plus mordant – c’est le moins que l’on puisse dire – avec son autre interlocuteur, Rost, qui se refuse à « condamner » les propos de Nassira El Moaddem, même s’il dit ne pas les reprendre à son compte.

Le «mensonge» de l’État pour freiner la sortie des pesticides


Un indicateur contesté, des alternatives sans obligation de résultat… Le nouveau plan de réduction des pesticides du gouvernement vient « donner satisfaction » à la FNSEA, dénoncent des écologistes.

Un retour en arrière « de quinze ans ». C’est ainsi que l’association de lutte contre les pesticides Générations futures décrit le nouveau plan Écophyto du gouvernement. Dévoilé dans Le Parisien et sur France Info le 3 mai, le plan de réduction des pesticides du gouvernement doit officiellement être présenté le 6 mai. Baptisé Stratégie Écophyto 2030, il met en rage les défenseurs de l’environnement.



AVEC SPOTENTIEL, LA RÉGION BRETAGNE SUBVENTIONNE LA FORMATION EN LOBBYING DES FUTURS PATRONS DE L’AGRO

La commission permanente du conseil régional de Bretagne étudiera lundi le subventionnement de Spotentiel. Ce programme de formation créé par plusieurs mastodontes de l’agro a pour « référent pédagogique » le lobbyiste Hervé Le Prince.

« Constituer une pépinière de futurs responsables agricoles et ruraux », tel est l’objet de Spot 29 Jeunes agriculteurs, qui porte la formation Spot JA renommée récemment Spotentiel. L’association est domiciliée dans les bureaux de la Sica Saint-Pol-de-Léon, la puissante coopérative légumière léonarde (225 M€ de CA en 2023). Elle est présidée par Loïc Conan, producteur de tomates sous serres chauffées près de Paimpol (22).

France : RSF proteste contre la venue de Xi Jinping, un des plus grands prédateurs de la liberté de la presse


Le président de la République française Emmanuel Macron reçoit ce 6 mai le président de la République populaire de Chine Xi Jinping. Plus de 100 journalistes sont emprisonnés dans les geôles du régime de Pékin, l’un des régimes les plus répressifs pour le journalisme. Reporters sans frontières (RSF), lors d’une opération spéciale dans les rues de Paris, a rappelé ses demandes : la liberté de la presse ne doit pas être la grande absente de cette visite d’État. 

Alors que Pékin considère les défenseurs de la liberté de la presse comme des ennemis de l’État, l’Élysée déroule le tapis rouge pour le principal prédateur de la liberté de la presse. Ce lundi 6 mai, alors que XI Jinping est en visite officielle auprès du président de la République française Emmanuel Macron, RSF a manifesté son inquiétude en faisant circuler dans Paris un camion marqué des noms de journalistes détenus dans les geôles du régime chinois. 


Xi Jinping à Paris : les enjeux pour la France et l’Europe

Le président chinois est en France pour le soixantième anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre Paris et Pékin. Peut-on le convaincre de prendre ses distances vis-à-vis de Vladimir Poutine ? Quels bénéfices espérer sur le plan bilatéral ?

François Chimits, conseiller scientifique du CEPII, livrait ses réflexions au microphone de France Culture le 29 avril dernier

Guerre à Gaza: Israël bombarde deux quartiers de Rafah, où elle a enjoint d’évacuer 100 000 personnes


L’armée israélienne a intensifié ce lundi 6 mai ses bombardements sur deux quartiers de Rafah, qu’elle a enjoint tôt le matin ses habitants à évacuer, dans le sud de la bande de Gaza. Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, avait annoncé depuis des semaines une offensive prochaine sur Rafah, qu’il présente comme le dernier grand bastion du mouvement islamiste dans le territoire palestinien.

Les bombardements israéliens, aériens et d’artillerie, « durent depuis la nuit dernière et se sont intensifiés depuis ce matin », a expliqué Ahmed Redwan, un porte-parole de la défense civile palestinienne, précisant que deux des quartiers visés – al-Shuka et al-Salam- figuraient parmi ceux que l’armée israélienne a demandé aux habitants d’évacuer.


« On entend parler des camps mis en place pour les déplacés, mais je ne sais même pas où se trouvent ces supposés camps. »

Medhat Hajjaj raconte: 

« L’endroit où je me trouve a subi un bombardement si violent que certains des déplacés ont été touchés par les débris. Une personne dans la tente avoisinante a eu son pied amputé.

Les nouvelles sur l’imminente invasion à Rafah ne manquent pas. On entend également parler des camps mis en place pour les déplacés, mais je ne sais même pas où se trouvent ces supposés camps.« 



Vincent Lemire, historien, spécialiste du Proche-Orient, rappelle que Benyamin Netanyahou et ses ministres disent ouvertement vouloir déporter les habitants de Gaza et ajoute que, par conséquent, « la CPI ne peut pas ne pas se saisir de ce sujet puisque le déplacement volontaire massif de populations civiles est un crime de génocide. »

Indignation à géométrie variable

https://www.liberation.fr/politique/eric-zemmour-frappe-une-femme-les-feministes-dextreme-droite-volent-a-son-secours-20240505_FS5QE37EPFBCRCR6LDFFU6RG5A/

Eric Zemmour frappe une femme, les «féministes» d’extrême droite volent à son secours

À Ajaccio samedi 4 mai, le chef du parti Reconquête s’en est pris physiquement à une femme qui lui avait lancé un œuf. Une violence justifiée par l’ensemble de ses soutiens, y compris des féministes revendiquées.

Toute la mouvance pro-Zemmour a pris la défense de son champion après la diffusion des images le montrant frapper par derrière une femme maîtrisée par un de ses gardes du corps alors qu’elle venait de lui jeter un œuf .

Cette «gauchiste» l’avait bien mérité, se sont réjouis en substance anonymes et têtes d’affiche de la fachosphère sur les réseaux sociaux.

La contre-attaque est d’abord venue de l’équipe de Zemmour. Dans une vidéo diffusée sur X , sa cheffe de cabinet Emmy Font a assuré que le candidat défait à la dernière présidentielle a été agressé alors qu’il était entouré «par une masse de gauchistes hystériques».

Colère de la communauté ouïghoure française

La visite officielle du président chinois en France est critiquée par la communauté ouïghoure, victime d’un génocide dénoncé par plusieurs pays occidentaux

https://www.sudouest.fr/international/chine/visite-de-xi-jinping-c-est-une-gifle-qu-emmanuel-macron-nous-donne-les-ouighours-de-france-en-colere-19568508.php

La communauté ouïghoure française a fait part vendredi 3 mai de sa « colère » face à la visite d’État du président chinois Xi Jinping en France, estimant que cet accueil était « un encouragement pour que la Chine continue ses crimes ».

« Le Président français a décidé d’accueillir, non pas les victimes, comme elles le demandent, mais le bourreau, dans un pays qui se dit le pays des droits humains ».

Liberté d’expression à Radio France

A France Inter, journalistes et producteurs s’inquiètent pour leur liberté d’expression

Alors que plusieurs journalistes travaillant pour les programmes voient leurs collaborations diminuées ou supprimées, la direction de Radio France défend des décisions inspirées, pour certaines, par la nécessité de faire des économies. En interne, l’argument ne convainc pas.

https://www.lemonde.fr/economie/article/2024/05/03/a-france-inter-journalistes-et-producteurs-s-inquietent-pour-leur-liberte-d-expression_6231399_3234.html

Guillaume Meurice serait-il l’arbre qui cache la forêt ? Alors que l’humoriste a révélé jeudi 2 mai être convoqué à « un entretien préalable en vue d’une éventuelle sanction disciplinaire » pouvant aller jusqu’à son licenciement, plusieurs voix de France Inter ont été convoquées, ces derniers jours, pour apprendre que leurs émissions ou chroniques étaient supprimées.

« Nous refusons ce qui nous apparaît comme une atteinte grave au pluralisme de l’antenne de France Inter », revendique leur très long communiqué commun . La liste des griefs commence par « le signe très inquiétant pour la liberté d’expression » envoyé par la direction avec la convocation de Guillaume Meurice.

« Je tenterai quand-même la traversée … »

https://www.infomigrants.net/fr/post/56802/si-le-rwanda-etait-un-pays-sur-jy-serais-alle–a-dunkerque-des-migrants-perplexes-face-a-la-loi-britannique

Dans le camp de Loon-Plage, à Dunkerque, l’inquiétude grandit parmi les migrants qui souhaitent se rendre au Royaume-Uni via la Manche. Beaucoup se demandent s’ils seront concernés par cette loi qui prévoit d’expulser vers le Rwanda les migrants entrés illégalement sur le sol britannique.

Un peu plus loin, un groupe de Sud-Soudanais marche le long de la voie ferrée – désormais protégée de part et d’autres par des grillages et des barbelés. Parmi eux, Racho, 18 ans, pour qui l’Angleterre n’est pas non plus une option, mais « le dernier espoir ». « Je suis ici depuis huit mois », dit-il en se cachant le visage, inquiet à l’idée d’être filmé ou pris en photo. « J’ai fui le Sud-Soudan, traversé la Libye, la Tunisie, la Méditerranée, l’Italie… J’ai déjà essayé de passer la Manche au moins 20 fois », affirme-t-il. « À chaque fois, la police nous a arrêtés, en perçant le canot ou en jetant des gaz lacrymogène. Et vous pensez qu’une loi va m’arrêter ? ».

« Peut-être », lui répond-t-on. « Non. Je veux étudier… C’est pas un crime. Juste étudier, ce que je n’ai jamais pu faire dans mon pays ».

Beaucoup de migrants ne semblent pas prendre la mesure de la loi. Certains espèrent « s’échapper » une fois sur le sol anglais – sans réaliser que les passagers des canots ramenés dans le port de Douvres seront systématiquement envoyés dans des centres fermés. « Je vais prendre la mer, et une fois sur place, je m’enfuirai, affirme ainsi Naheb, un Afghan qui est arrivé à Loon-Plage 48 heures auparavant. « Je m’enfuirai ou je me suiciderai ».

« Non seulement, les migrants continueront de partir mais ils le feront en prenant toujours plus de risques », se désole Fabien Touchard, coordinateur de l’association Utopia 56 à Grande-Synthe. « Les départs sur les plages sont de plus en plus chaotiques, les migrants ne gonflent pas assez leur canot pour aller vite et échapper à la police. Ils ne prennent plus le temps de mettre le sol rigide dans les bateaux pour les stabiliser », énumère-t-il. « Ils sont aussi de plus en plus nombreux à embarquer. De plus en plus de personnes tombent à l’eau » et les risques de bousculades et de noyades sont élevées.

Déjà 15 personnes sont mortes dans la Manche en 2024.

7 200 migrants ont traversé la Manche depuis le début de l’année

Pour l’heure, la loi n’a pas encore eu d’effet sur les départs vers le Royaume-Uni depuis les plages françaises. Plus de 7 200 personnes ont traversé clandestinement la Manche à bord de canots de fortune depuis le début de l’année, un record historique pour les quatre premiers mois de l’année.

Violences dans les centres de rétention

https://www.blast-info.fr/articles/2024/centres-de-retention-le-tabou-des-violences-sexuelles-pS2zL3OwRJWInj_CSEQRKQ

Entassés dans des lieux dits « de privation de liberté », insalubres et bondés en attente de leur expulsion, les « retenus » étrangers souffrent depuis des années d’une augmentation des violences. Y compris sexuelles. Blast est parvenu à documenter des agressions intervenues dans plusieurs CRA.

« On nous relate plusieurs cas par an mais le sujet reste énormément tabou chez les retenus, ils n’osent pas porter plainte, ils ont honte », décrit à Blast un infirmier en poste au CRA de Marseille. « Est-ce que c’est l’arbre qui cache la forêt ? Je sais ce que l’on me dit, je ne sais pas ce que l’on ne me dit pas », relève, de son côté, l’un des trois médecins officiant à Marseille.

Les conditions d’enfermement, de plus en plus dégradées, ne peuvent que favoriser le passage à l’acte. Une centaine d’hommes s’entassent dans une cinquantaine de chambres réparties dans cinq zones que l’on nomme des « peignes ». Au sein de ces espaces de vie, les retenus partagent une chambre à deux, voire trois. Le système de fermeture des espaces privés a été supprimé à cause du vandalisme, l’intimité est donc inexistante et les retenus les plus fragiles bien démunis face à leurs agresseurs.

D’autant plus que ces violences se jouent à huis-clos. La police, absente des zones de vie, se contente d’une surveillance vidéo pour y assurer la sécurité. Une défaillance qui témoigne d’un sous-effectif chronique au sein de la police aux frontières (PAF) et qui permet aux retenus les plus violents de s’en prendre aux plus fragiles en toute impunité.

Collecte des données personnelles aux JO

La présentation d’un QR code sera nécessaire pour entrer dans certaines zones pendant toute la durée des Jeux de Paris 2024 : autour des lieux de cérémonie, d’épreuves ou de vie des athlètes et personnels. Le but est de filtrer les entrées dans ces zones particulièrement sensibles au risque d’attentats.

Si l’objectif de ce dispositif de sécurité peut sembler louable, il conduit à restreindre laliberté d’aller et venir de tous (travailleur, touriste, riverain, etc.).

https://theconversation.com/le-retour-du-controle-par-qr-code-pour-les-jo-de-paris-2024-nest-pas-anodin

Le retour du QR code dans nos vies ne doit pas être pris comme un événement anodin. Il faut le mesurer à l’aune des atteintes aux droits et libertés fondamentaux qu’il représente. Cette technologie contribue à l’avènement d’une société de surveillance à laquelle s’accoutument peu à peu les individus.

La résurgence régulière de dispositifs de surveillance à chaque évènement (crise sanitaire, attentat terroriste, fait divers, etc.) conduit à s’interroger sur ce que Stéphanie Hennette-Vauchez, professeure de droit public, appelle « l’état d’urgence permanent ». Justifiés par un motif sécuritaire toujours plus demandeur, ces dispositifs risquent d’amenuiser peu à peu la garantie des droits fondamentaux comme, ici, la liberté d’aller et venir et le respect de la vie privée.

Ce risque est d’autant plus grand que nous ne connaissons pas encore précisément le régime juridique des traitements de données mis en œuvre dans ce cadre, la durée de conservation des informations ou les données précises qui seront collectées.

Visite de Xi Jinping

Communiqué commun signé par la FIDH, la LDH et ICT

À l’occasion de la prochaine visite en France du Président chinois Xi Jinping, la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et ses organisations membres International Campaign for Tibet (ICT) et la LDH (Ligue des droits de l’Homme) appellent le Président Macron à placer la question des droits humains – notamment au Tibet – au cœur de ses échanges avec son interlocuteur chinois.

Les 6 et 7 mai prochains, le président chinois Xi Jinping effectuera une visite officielle en France, marquant ainsi son premier déplacement en Europe depuis 2019. Cette visite qui fait suite à la visite du Président Macron en Chine en avril 2023, s’inscrit dans le cadre de la célébration du 60ème anniversaire de l’établissement des relations franco-chinoises.

« Nous comprenons que l’agenda entre les deux présidents sera dense compte tenu des nombreuses crises internationales comme en Ukraine et au proche-orient mais cela ne doit pas se faire au détriment des échanges sur les droits humains, qui sont dans une situation déplorable dans tout le pays ainsi qu’à Hong Kong, au Xinjiang (région Ouïgoure) et au Tibet où un conflit latent perdure depuis plus de soixante ans et constitue une menace pour la sécurité régionale et internationale » indique Vincent Metten, directeur des Affaires européennes pour International Campaign for Tibet.

« Il est important de re-paramétrer les relations entre la France et la Chine afin de mettre les droits humains au cœur de la politique extérieure française. Le Président Macron doit dénoncer avec force, en privé mais aussi publiquement, la répression sur place mais aussi en France, ce qu’on dénomme la répression transnationale, qui touche les activistes et défenseur-es des droits de l’Homme chinois, les Hongkongais, les Ouïgours ou les Tibétains » insiste Patrick Baudouin, le président de la LDH.

En amont de la visite du président chinois, la LDH, la FIDH et International Campaign for Tibet ont adressé un courrier en janvier 2024 au ministre des Affaires étrangères français soulignant que cette visite représente une opportunité pour placer le respect des droits humains au centre des relations franco-chinoises.

Pour Maryse Artiguelong, vice-présidente de la FIDH , « le conflit en Ukraine souligne la menace que représentent les régimes autoritaires comme la Russie ou la République populaire de Chine pour la sécurité et l’ordre international. Leurs politiques étrangères agressives et leurs politiques intérieures répressives sont indissociables : quiconque ne s’oppose pas aux violations des droits humains par la Chine risque un jour de faire face à sa politique étrangère agressive. »

Une manifestation pour le respect des droits humains en Chine se tiendra dimanche 5 mai à 15h Place de la République à Paris.

Paris, le 2 mai 2024

Déni climatique

­Climat : le retour du grand déni­­
La coalition de droite qui gouverne la Suède, soutenue par l’extrême droite, est en train de faire basculer ce pays pourtant longtemps pionnier en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Stockholm ne semble « plus en mesure d’atteindre ses objectifs climatiques ou les engagements de l’Union européenne d’ici à 2030 », alerte le Conseil suédois de la politique climatique, cité par Alternatives économiques
 
Ce virage suédois vient confirmer la tendance inquiétante que prend l’Union européenne en la matière. « Le 24 avril dernier, le Parlement européen a voté à toute vitesse une nouvelle réforme de sa politique agricole commune (PAC) qui signe un net recul sur le plan écologique », observe Vert . Les agriculteurs n’auront plus à respecter certaines normes comme le maintien de prairie, de haie ou de végétation autour des cours d’eau par exemple pour percevoir des financements. 

Les partis d’extrême droite hostiles à la protection de l’environnement ont presque partout le vent en poupe. 

En Inde, également gouvernée par l’extrême droite et dont le 970 millions d’électeurs et d’électrices ont commencé à voter pour renouveler le Parlement, « l’écologie a disparu de la campagne électorale  » selon Reporterre.

Dans ce contexte, la perspective d’un basculement de l’Europe dans le camp du déni climatique signera un grand bond en arrière pour le climat, la biodiversité et… nos propres vies.

Pressions sur les journalistes

Les pressions politiques sur les médias augmentent dans le monde, s’inquiète RSF

https://rsf.org/fr

Globalement, les conditions d’exercice du journalisme sont mauvaises dans les trois quarts des pays de la planète, rapporte l’ONG de défense des journalistes dans son rapport annuel.

La France, elle, passe de la 24ᵉ à la 21ᵉ place par un effet mécanique, alors que les indicateurs du pays « stagnent ».

Cette édition 2024 met en exergue une moindre protection du journalisme par les Etats, quand ce n’est pas un rôle actif de ceux-ci dans la désinformation.
Cette édition 2024 met en exergue une moindre protection du journalisme par les Etats, quand ce n’est pas un rôle actif de ceux-ci dans la désinformation. 

Les pressions politiques sur la presse augmentent dans le monde, alors même que la moitié de la planète vote cette année, alerte Reporters sans Frontières (RSF).

La Norvège reste en tête de la 22e édition de ce classement de la liberté de la presse, tandis que l’Erythrée arrive en dernière position, 180e, après la Corée du Nord les deux années précédentes.

Globalement, les conditions d’exercice du journalisme sont mauvaises dans les trois quarts des pays. RSF dénonce en particulier l’« absence manifeste de volonté politique de la communauté internationale à faire appliquer les principes de protection des journalistes » à Gaza.

Plus de 100 reporters palestiniens ont été tués par l’armée israélienne, dont au moins 22 dans l’exercice de leurs fonctions, rappelle l’ONG.

En Europe, la liberté de la presse est « éprouvée par les majorités au pouvoir en Hongrie, à Malte et en Grèce ».

Les reculs les plus importants en matière de liberté de la presse s’observent en Afghanistan sous l’empire des talibans (178e, -26 places), au Togo (113e, -43) et encore en Equateur (110e, -30).

Cette étude de RSF a été réalisée sur la base « d’un relevé quantitatif des exactions commises envers les journalistes » d’une part et « d’une étude qualitative » de l’autre. Cette dernière se fonde « sur les réponses de centaines d’experts de la liberté de la presse (journalistes, universitaires, défenseurs des droits humains) à une centaine de questions ».

Mobilisations sur les campus: Henri Leclerc

« Nous sommes en face d’un mouvement du cœur », estime vendredi 3 mai sur France Inter l’avocat Henri Leclerc, président d’honneur de la Ligue des droits de l’Homme au sujet des mobilisations pro palestiniennes des étudiants sur les campus français.

« C’est un élan du cœur et une position politique : ce peuple a le droit à quelque chose », affirme Henri Leclerc. Sciences Po Paris a annoncé jeudi soir la fermeture de ses principaux locaux en raison d’une nouvelle occupation par quelques étudiants après un débat interne. Plusieurs mobilisations en soutien à la population palestinienne sont en cours ou prévues ce vendredi 3 mai comme à l’École supérieure de journalisme de Lille (ESJ) ou encore sur le campus de Grenoble. « Ce qui se passe actuellement à Gaza bouleverse », poursuit l’avocat pénaliste. « Personne ne conteste le fait que le 7 octobre est une horreur absolue, un acte barbare. Mais la réponse donnée est effroyable avec ces populations civiles massacrées, ces gens qui se réfugient partout, cette aide humanitaire qui n’arrive pas. Il se passe quelque chose d’horrible », souligne-t-il.

« La population étudiante a toujours manifesté des élans du cœur, toujours pour ceux qui sont écrasés, rarement pour les autoritaires »

Pas un mouvement antisémite

À l’instar des États-Unis où la mobilisation d’étudiants pro-Gaza enflamme le débat politique, le militantisme des étudiants pro-Gaza est accusé d’alimenter l’antisémitisme sur les campus français. « Je ne crois pas actuellement que nous ayons affaire à un mouvement antisémite », fait savoir Henri Leclerc, rappelant que pour lui, l’antisémitisme est un « combat » depuis son enfance. « Je ne crois pas du tout que l’antisémitisme domine actuellement en France », poursuit-il. « Certes, il y a des antisémites, il y en a toujours eu. Peut-être sont-ils un peu plus nombreux aujourd’hui. Peut-être ont-ils d’autres fondements que ceux de l’antisémitisme d’autrefois. Mais je crois qu’ils sont très minoritaires », souligne-t-il.

Le président d’honneur de la Ligue des droits de l’Homme est également revenu sur l’intervention des forces de l’ordre à Sciences Po Paris vendredi et à la Sorbonne lundi pour évacuer des militants qui avaient installé des tentes à l’intérieur de l’université parisienne. « À partir du moment où il y a un affrontement entre la police et les étudiants, c’est un fait historique et constant, c’est là que les choses dégénèrent », pointe le pénaliste.

Démocratie, que ne ferait-on pas en ton nom ?




Présidentielle 2027 : le RN sans solution de prêt, le gouvernement et les banques planchent sur le financement de la campagne.

Soucieux d’éviter tout recours à des solutions de financement venues de l’étranger, Matignon veut encourager un secteur bancaire frileux face aux risques représentés par des prêts de plusieurs millions d’euros.



Outre une pétition adressée à Roland Lescure (Ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique), à Monsieur le Gouverneur de la Banque de France , Les dirigeants des principaux établissements bancaires français (BNP Paribas, Société Générale, BPCE, Crédit Mutuel, Crédit Agricole et La Banque Postale), les messages de soutien se multiplient, y compris de la part de banquiers qui n’ont vraiment peur de rien…

Financement de la présidentielle : le patron du Crédit Mutuel juge problématiques les refus de prêts au RN

Le débat sur le financement de la prochaine élection présidentielle s’est invité au cœur de la campagne, après la prise de position du président du Crédit Mutuel, Daniel Baal, sur les difficultés rencontrées par le Rassemblement national pour obtenir un prêt bancaire.



De leur côté, les réseaux sociaux trouvent là une belle occasion de rappeler certaines réalités.



RD

Chronique troyenne : après la suspension par la justice du « vrai-faux » couvre-feu, la traque continue… et les lâches s’en réjouissent


Les « likes » et commentaires haineux continuent de pleuvoir.



Pendant que François Baroin prend sans doute des vacances loin des tracas de la ville, ses communiqués sont désormais portés par le communicant municipal (vidéaste et photographe pour la ville de Troyes et la communauté de communes Troyes Champagne Métropole), au demeurant vice-président de l’association Bmx Roller Skate de Troyes. C’est dire s’il s’y connaît en vélos.

En effet, il relate avec une certaine délectation sur les réseaux sociaux l’opération menée hier en ville, ayant pour « objectif de lutter contre l’immigration irrégulière et clandestine, de s’assurer du respect des règles en vigueur et de renforcer la sécurité de tous. »

Etonnamment, ce sont exclusivement les jeunes livreurs à vélo étrangers, titulaires ou non d’un titre de séjour, qui sont concernés par le communiqué troyen, ceux que la droite et l’extrême droite ont pour marotte de renvoyer dans leur pays ou dans des centres de rétention low cost en Europe ou en Afrique centrales.


C’est le préfet de l’Aube qui fait le job, ce qui est certes davantage de son ressort que de celui du maire ou de la police municipale. Celui-ci sort néanmoins en ville en compagnie de Nicolas Honoré, adjoint au maire pour superviser ces opérations de police en direction des jeunes étrangers. Cette opération aurait été « souhaitée par l’équipe municipale ». Peut-être serait-il plus juste de préciser qu’un quart au moins de l’équipe municipale ne l’a pas certainement pas « souhaitée » et que ce sont les 5 élus RN (sur 49) qui semblent dicter leur loi. On se doute bien qu’à ce compte cette opération a vocation à être renouvelée. C’est ce qu’on appelle du harcèlement.

Cette opération s’est étendue sur 2 journées, que le préfet, dans sa diligence à honorer la « priorité » nationale », n’a pas manqué d’étendre à tous les étrangers, « afin de détecter la présence potentielle d’étrangers en situation irrégulière ». Le préfet, quant à lui, ne focalise pas sa communication sur les seuls jeunes livreurs à vélo. La nuance est à relever.






La veille au matin, les gendarmes, ne pouvant plus sévir dans les trains, à l’occasion de l’interruption estivale du trafic ferroviaire liée aux travaux d’électrification, se repliaient sur les Flixbus à la sortie de l’autoroute.



Pour la troisième fois, la préfecture de l’Aube enfonçait le clou: « Ce jeudi 23 juillet 2026, la préfecture de l’Aube a communiqué le bilan de l’opération de lutte contre l’immigration irrégulière qui s’est déroulée en début de semaine. Des contrôles avaient notamment été réalisés par les gendarmes dans les Flixbus au péage de Torvilliers. Des contrôles ont également eu lieu en zone police. Douze personnes ont été interpellées au total. » On aime les chiffres à la préfecture.



Nous répétons que ce déchaînement d’actions policières contre les personnes en situation irrégulière, ou non, n’est tout bonnement qu’une véritable chasse à l’étranger dictée par la haine de l’autre, le racisme, l’inhumanité et la xénophobie ambiants, distillés par l’extrême droite qui n’en peut plus d’avoir conquis des sièges dans les départements et communes mais n’est pas à même de faire le ménage dans ses propres rangs.

Pour s’en convaincre, il suffit de relever les nombres de « likes » sur la publication du communicant troyen ainsi que de commentaires à vomir (pas tous, fort heureusement) de la part d’individus fiers d’eux mais anonymes, qui n’auraient pas le courage et la force de vivre une seule journée de celles et ceux qui ont souvent sauvé leur peau de justesse pour arriver chez nous, où elles et ils font d’ailleurs les travaux que nos fiers anonymes ne veulent pas faire, dans les conditions que l’on connaît.

Et j‘ai, encore une fois, honte d’être troyen.

RD


L’Assemblée adopte la loi d’urgence agricole Duplomb 3



Le 07/08 2025, 2 millions de Français ont signé et réussi à faire censurer la loi Duplomb 1 par le Conseil constitutionnel. 

Le 26/03/2026 dernier, le Conseil d’Etat a jugé “non conforme au principe de précaution de notre Constitution“  le texte de la loi Duplomb 2. 

Mais les sénateurs ont trouvé une troisième voie. Le 2 juillet dernier, ils ont fait passer ce que l’on appelle la loi Duplomb 3. 

L’Assemblée nationale l’a définitivement adoptée ce mardi 21 juillet, avec les voix de droite, d’extrême droite et de la majorité présidentielle réunies.




« C’est scandaleux » : l’Assemblée adopte la loi d’urgence agricole, des tensions entre le gouvernement et ses troupes.

Le texte adopté par les députés dans la nuit prévoit notamment la réintroduction de l’acétamipride, pourtant censuré par le Conseil constitutionnel dans la loi Duplomb. Le gouvernement n’a pas accepté les amendements demandant sa suppression, au grand désespoir de certains élus de la majorité.



«Un grave moment de régression» : les députés adoptent la loi d’urgence agricole et ouvrent la voie au retour de l’acétamipride.

Débat de plafond. Grâce à la droite, à l’extrême droite et au bloc central, l’Assemblée nationale a adopté lundi la très décriée loi d’urgence agricole, ouvrant la voie à la réintroduction possible de pesticides interdits, la facilitation des projets de mégabassines ou d’élevages intensifs. La gauche et les associations environnementales dénoncent un texte de «régression».



Pesticides : le vote de la honte.

En ouvrant la voie à l’usage de deux insecticides aux effets toxiques avérés, le Parlement et le gouvernement ont choisi de s’aligner sur les demandes de l’agro-industrie et des multinationales de la chimie. Une solution : abrogation !



Adoption de la loi d’urgence agricole : quels députés ont voté pour réintroduire des pesticides dangereux ?

Le gouvernement et les députés du « bloc central », de droite et de l’extrême-droite viennent de voter en faveur de la loi d’urgence agricole qui réintroduit des pesticides interdits et fragilise les ressources en eau. Voici le détail des votes.



La loi d’urgence agricole « ne réintroduit pas l’acétamipride », assure la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard.

Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire, salue l’adoption par l’Assemblée nationale d’un texte « plein de mesures attendues, concrètes, précises pour les agriculteurs ».



« Des alliés du cancer » : les députés adoptent la loi d’urgence agricole, les opposants révoltés.

La loi d’urgence agricole, qui réintroduit des pesticides interdits et facilite la création de mégabassines et de fermes-usines, a été adoptée par les députés. Le soir même, un millier d’opposants ont dénoncé des « alliés du cancer ».



21 juillet 2026. L’Assemblée vote la loi Duplomb 3, loi d’urgence agricole. La ministre de l’Ecologie n’est même pas présente…

Ça, nos représentants ? Ce sont plutôt les représentants d’un monde qui ne croit plus au vivant, gangrené par une mafia agro-industrielle qui veut « déverrouiller la porte du progrès » * en abattant un des fondements de la Constitution, le principe de précaution.

Nous sommes à la merci des empoisonneurs et des assoiffeurs qui, dès qu’ils se sentent limités, envoient leurs troupes d’affidés esclavagisés déféquer partout en toute impunité !

Cette secte techno-solutionniste méprise l’humus, méprise l’humain. Ils sont hors sol et hors humanité.

*L’expression est celle d’Arnaud Rousseau [président de la FNSEA]

Pascal GENNERET



« Un texte abominable sur le plan scientifique »



Chercheur reconnu dans le domaine de la biodiversité, Philippe Grandcolas publie Loi Duplomb, le débat confisqué aux éditions du Faubourg. Nous l’avons rencontré dans son bureau du Muséum national d’Histoire naturelle, à Paris, au moment où sénateurs et députés s’apprêtent à permettre la remise sur le marché de l’acétamipride et du flupyradifurone, deux insecticides nocifs pour les abeilles.



Cette grave décision a été prise en force après que les Français se soient mobilisés et prononcés en grand nombre ( 2 138 168 signatures à la 1ère pétition ) contre cette loi qui les concerne pourtant en tout premier lieu. Le nombre de pétitions lui-même bat tous les records:

Pétitions anti DuplombNbre de signaturesDates de lancement
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-3014 2 13   2 138 16810/07/2025
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-3038250821/07/2025
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-3051142321/07/2025
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-3072109021/07/2025
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-3079107821/07/2025
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-308243622/07/2025
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-309219 15921/07/2025
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-3101117921/07/2025
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-3130360021/07/2025
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-315184421/07/2025
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-3155156521/07/2025
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-3199132321/07/2025
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-3210 165921/07/2025
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-3253158921/07/2025
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-325910 60321/07/2025
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-3260716821/07/2025
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i- 3272[RD1] 1093 22/07/2025
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-33502704  23/07/2025
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-3385974   23/07/2025
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-377372   29/08/2025
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-3833411   29/08/2025
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-5103 49 777    02/02/2026
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-51655612    18/02/2026
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-62833565     19/06/2026
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-6392 124 708     06/07/2026
https://www.leslignesbougent.org/petitions/alerte-non-a-duplomb-3-23761/32544MAJ 21/07/2026

Pétitions surlignées encore en cours (chiffres connus à la publication de l’article- cliquer sur les liens)

La plateforme des pétitions de l’Assemblée nationale permet aux citoyens d’adresser des pétitions à l’Assemblée nationale et de signer des pétitions déjà déposées.

Chaque pétition est attribuée à l’une des huit commissions permanentes de l’Assemblée nationale, en fonction de la thématique qu’elle aborde. Les pétitions ayant recueilli au moins 100 000 signatures sont mises en ligne sur le site de l’Assemblée nationale pour plus de visibilité.

Après attribution de la pétition à une commission, les députés de la commission désignent un député-rapporteur qui propose ensuite soit d’examiner le texte au cours d’un débat faisant l’objet d’un rapport parlementaire, soit de classer la pétition.

La Conférence des présidents de l’Assemblée nationale peut également décider d’organiser un débat en séance publique sur une pétition ayant recueilli au moins 500 000 signatures, issues d’au moins 30 départements ou collectivités d’outre-mer.



Les pétitions pro loi Duplomb n’ont pas réussi à attirer autant de signatures.

Pétitions pro DuplombNombre de signaturesDates de lancement
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-308471021/07/2025
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-3106286921/07/2025
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-311915721/07/2025
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-312916721/07/2025
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-315311221/07/2025
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-315814821/07/2025
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-318010321/07/2025
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-319125421/07/2025
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-320315621/07/2025
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-320420421/07/2025
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-321320121/07/2025
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-320427921/07/2025
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-324264921/07/2025
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-325678921/07/2025
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-331665422/07/2025
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-33477124/07/2025
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-33529924/07/2025
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-348526427/07/2025
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-362231031/07/2025
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-37681001/09/2025



On a même pu voir à cette occasion des pétitions anti pétitions.

Pétitions contre les pétitionsNombre de signaturesDates de lancement
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-319422322/07/2025
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-611968804/06/2026
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-65951920/07/2026





RD


La proposition de François-Noël Buffet comme Défenseur des droits est « une provocation », déplore le Planning familial, qui se dit « très inquiet »


La proposition de François-Noël Buffet comme Défenseur des droits est « une provocation »« une alerte », déplore Sarah Durocher, présidente du Planning familial, ce lundi 20 juillet, au micro de France Inter. Le sénateur Les Républicains a été proposé par Emmanuel Macron pour remplacer Claire Hédon. Il a été auditionné à l’Assemblée nationale et doit désormais passer devant le Sénat, avant un vote en commission des lois mardi.




Cette nomination a provoqué une forte inquiétude au sein des associations qui écrivaient 2 jours après la proposition :

« Le parcours de François-Noël Buffet est marqué par plusieurs prises de position contraires aux droits fondamentaux et aux valeurs que le Défenseur des droits est chargé de promouvoir. Il s’est notamment opposé au mariage pour tous·tes, à la procréation médicalement assistée et à la constitutionnalisation de l’interruption volontaire de grossesse (IVG). Il a également soutenu le durcissement des politiques migratoires, l’affaiblissement de l’Aide médicale d’État et des mesures restrictives en matière d’accueil des gens du voyage. Ces positions n’augurent qu’une seule issue : le dévoiement de l’institution et l’asphyxie aggravée d’une société civile déjà sous pression. Ce choix d’Emmanuel Macron est déconnecté des priorités de la société et va à contresens de l’impératif de justice sociale et environnementale exprimé. »



Auditionné le 15 juillet par la commission des Lois de l’Assemblée nationale, le sénateur LR François-Noël Buffet a défendu sa candidature au poste de Défenseur des droits face à une gauche très hostile au regard de ses anciennes positions contre le mariage pour tous, l’extension de la PMA et sa réserve sur l’IVG dans la Constitution. Une opération de déminage au succès mitigé.



« Votre CV est incompatible avec la fonction de Défenseur des droits », « votre nomination peut ressembler à une provocation du président de la République… »

Sous le feu des critiques de la gauche, le sénateur François-Noël Buffet assure « entendre mais ne pas partager » les doutes sur sa capacité à occuper ce poste.



Défenseur des droits : audition de François-Noël Buffet au Sénat.

Mardi 21 juillet à 11 heures, en application de la loi organique n° 2010-837 et de la loi n° 2010‑838 du 23 juillet 2010 relatives à l’application du cinquième alinéa de l’article 13 de la Constitution, la commission des lois entendra François-Noël Buffet, proposé par le Président de la République en qualité de Défenseur des droits.



Même si le Sénat, majoritairement à droite, confirmera fort probablement cette nomination, il est encore tout juste temps d’interpeller les sénateurs sur cette nomination contre nature.


La LDH faisait part de ses craintes avant même la décision du président de la République et appelait à signer cette pétition dès le 3 juin dernier.


RD

Colonies, Auberges de jeunesse… Est-ce la fin des vacances populaires ?




Colos, villages vacances, Auberges de jeunesse… Ces espaces qui se sont multipliés à partir de l’été 1936 pour défendre le droit aux vacances des classes populaires sont en train de se refermer. Les vacances populaires survivront-elles à la marchandisation du secteur ?



Les congés payés


Elles ne se seraient pas développées autant sans les congés payés, conquête sociale majeure obtenue sous le gouvernement du Front populaire.



Les jolies colonies de vacances


« Il s’agissait de prendre dans les écoles primaires […] un certain nombre d’enfants pauvres, choisis parmi les plus malingres et les plus souffreteux, et les emmener pendant les vacances loin de Paris, en montagne ou en forêt, pour y faire une cure d’air. » Edmond Cottinet, journaliste, 1885

Au début, les colos, ce n’était pas vraiment dans du dur, mais à la dure, dans des hébergements sans confort. Avec le temps, le concept a évolué et gagné en popularité. En 1912, plus de 80 000 enfants français sont partis en colo. 


Hélas, elles n’ont plus vraiment la cote, prises entre 2 feux, celui de leurs coûts et la question réactivée récemment des violences sexuelles faites aux enfants dont Darmanin voudrait bien se défausser sur la magistrature. Hors, on sait que, si des cas ont bien été signalés dans le cadre de collectivités, la majorité d’entre elles sont perpétrées dans l’entourage direct des enfants.

On annonce leur fin, constatant que de nombreuses associations de colonies de vacances et d’éducation populaire ferment leurs portes en raison de difficultés financières croissantes, exacerbées par la réduction des financements publics et l’inflation.


On trouve pourtant des offres très alléchantes pour des colonies dans des contrées lointaines (Tokyo, Osaka, Los Angeles, Louisiane, New-York, Norvège…)


Mais on peut se permettre de  douter que celles-ci soient accessibles aux enfants de familles aux revenus moyens et à plus forte raison modestes.

Les séjours abordables (cela reste encore à prouver) ne durent que quelques jours ou au maximum une petite semaine et souvent hors saison estivale. Les aides de la CAF sont plafonnées en fonction du quotient familial à 500 ou 700 €, qui ne couvrent pas toujours les frais du séjour.




Les Auberges de jeunesse



En 1936 arrive la victoire du Front populaire et ainsi commence l’âge d’or des Auberges de jeunesse. Sous l’impulsion de Léo Lagrange, alors Ministre des sports et des loisirs, tout est mis en œuvre pour que les congés payés deviennent une réalité dans la vie des Français (développement des Auberges et campements, billets de train à prix réduits, subventions etc…). 

En 1956, la FUAJ, Fédération Unie des Auberges de Jeunesse est créée, issue du rassemblement de toutes les associations françaises animant et gérant des Auberges de jeunesse.

Les années quatre-vingt seront synonymes de renouvellement et d’adaptation à un environnement économique de plus en plus difficile. Edith Arnoult-Brill, élue Secrétaire Générale de la FUAJ en 1988 a pour mission de moderniser le mouvement, en s’adaptant aux nouvelles réalités sociales. La FUAJ reste impliquée dans la politique de soutien aux jeunes demandeurs d’emploi, elle poursuit sa « diversification » au travers d’évènements internationaux comme les Chantiers-Rencontres internationales, elle crée sa carte famille etc.

Les années deux mille seront guidées par une réforme de la gouvernance de la FUAJ dont l’objectif opérationnel est bien de permettre l’épanouissement personnel de chacun lors de son séjour en Auberge de jeunesse « gérer l’idéal et l’économie ».


Fragilisée depuis la crise sanitaire, la Fédération unie des Auberges de jeunesse (FUAJ) a été placée en redressement judiciaire en 2025 et a été reprise en 2026 par l’Office national des Auberges de jeunesse (ONAJ). L’essentiel du réseau et des emplois ont été préservés.


Le secteur multiplie les tentatives pour réhabiliter les Auberges de jeunesse.


Pour résister à la vogue très lucrative des hostels, les auberges de jeunesse se modernisent en recentrant leur projet associatif sur l’accueil de tous et l’ouverture à l’autre.





L’ Auberge de jeunesse de Rosières-près-Troyes



Créée le 1er janvier 1938, elle est le siège social de l’association ASS DEPT DES AUBERGES DE JEUNESSE et son unique établissement.

Elle fait partie du secteur de l’économie sociale et solidaire.

Malgré les turbulences connues par le secteur de Auberges de jeunesse, elle continue d’être le lieu d’accueil que recommandent les voyageurs du monde entier, qui découvrent et apprécient ce lieu lors de leur passage dans l’Aube. Ils se refilent le tuyau sur les réseaux sociaux et dans les guides pour globe-trotters.

Elle fêtera ses 90 ans l’année prochaine.



L’ouverture à tous, la diversification des activités et le besoin de rentabilité connaissent déjà leurs limites.



Tout récemment, nous avons été alertés après coup pour la tenue d’une réunion du RN à l’Auberge de jeunesse de Rosières le 10 juillet dernier. Il y a effectivement de quoi s’interroger sur un tel mélange des genres et sur la pertinence d’une telle réunion politique au sein d’un espace réservé à l’hébergement de loisir dans le cadre de l’économie sociale et solidaire.

Le RN n’a effectivement pas sa place dans ce lieu qui accueille dans un esprit universaliste et sans distinction les personnes de tous âges, de toutes cultures, de toutes origines et de tous horizons ; ceux qui voyagent pour la première fois, ceux pour qui voyager n’a plus de secrets, les voyageurs solitaires, les groupes d’amoureux des voyages, etc.

Le RN développe des théories et des propos racistes, xénophobes, homophobes, haineux à l’égard des étrangers et de toute personne différente et s’inscrit totalement en faux avec les valeurs universalistes et tolérantes des Auberges de jeunesse. Le RN ne voyage pas. Il prône l’immobilisme et reste englué dans ses discours d’un autre temps dans un monde qui connut sa gloire au cours des plus sombres années du XXème siècle.

Renseignements pris, nous avons été informés du fait que la direction reconnaît avoir commis une erreur et qu’elle regrette profondément de n’avoir pas appréhendé l’incompatibilité manifeste entre les valeurs de son établissement et celles de ces hôtes occasionnels. Elle reçoit par ailleurs au même titre syndicats et organisations populaires, ce qui semble ne pas plaire à certains élus municipaux troyens, qui menaceraient de saisir le Conseil départemental…

Nous considérons pour notre part cette affaire comme une provocation, de la part de ce parti politique aux relents néonazis, envers les forces et organisations progressistes qui partagent les valeurs des Auberges de jeunesse.

Nous appelons les responsables de ces établissements à la plus grande vigilance face à ces incursions détestables de l’extrême droite qui cherche à propager la haine partout où elle passe.

Les Auberges de jeunesse doivent demeurer les havres de paix, de bien-être, de tolérance, d’ouverture et du vivre ensemble qu’elles ont toujours été. Et nous sommes déterminés à les défendre.


RD

François Baroin, le maire qui se cherche… et se perd dans la communication


En ce jour de Fête Nationale, la « fête qui nous rassemble », célébrée cette année dans la démonstration de force, et en plein cœur de cette troisième canicule de l’année, on ne peut oublier l’année 2003, qui demeure dans les esprits comme très chaude sur le plan climatique, mais également à propos de la laïcité, thème dont s’empare alors François Baroin.

Celui-ci qui se déclare comme « le fils d’un ancien grand maître du Grand Orient de France » dit avoir « grandi dans un environnement baigné de valeurs laïques ».

Auteur d’un rapport sur la laïcité demandé par Jacques Chirac, le vice-président de l’assemblée nationale affirme dans Le Nouvel Observateur en juillet 2003, qu’à travers le problème du voile c’est « l’identité nationale »* qui est « en question »…

Il se prononce déjà contre le port du voile et pour celui de l’uniforme à l’école. On retiendra pourtant que les francs-maçons ont pris clairement position contre une loi sur le voile à l’école et contre toute modification de la loi de 1905 qui organise la séparation de l’Eglise et de l’Etat.


Le 28 octobre 2003, le parlement adopte la Loi relative à la maîtrise de l’immigration, au séjour des étrangers en France et à la nationalité.

Le Conseil constitutionnel censure une partie de celle-ci le 20 novembre de la même année.


Nicolas Sarkozy met en place un ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire, par le décret du 18 mai 2007.

Cette idée se trouvait au cœur de la campagne du candidat à l’élection présidentielle, dont le porte-parole n’était autre que François Baroin.

En 2009 François Baroin, pourtant instigateur de l’idée 6 ans plus tôt, déclare : « Le débat sur l’identité nationale ne peut que servir le FN« . Pour le député UMP de l’Aube, « confondre identité nationale et immigration revient à présenter l’étranger comme la cause de toutes nos difficultés ».



En 2011, il embarrasse son propre camp en prétendant que les socialistes ont pris le pouvoir « par effraction » en 1997. Il ne s’en est jamais excusé.


En 2016, sa prise de position, qualifiée de « premier pas de côté » à propos du burkini, qu’il présente comme un « élément de terreur », soulève pas mal de vagues au sein de l’Association des Maires de France (AMF) qu’il préside.


La même année, il se pose en fervent défenseur de Nicolas Sarkozy, qui sera plus tard cité ou mis en cause dans 10 affaires judiciaires dont certaines conduiront à plusieurs condamnations à de la prison ferme, confirmées en appel et en cassation.


En mars 2017, il se montre piètre stratège en s’affichant aux côtés de François Fillon pour le « pousser vers la sortie ». Souvent cité comme « plan B » potentiel, sa présence achève au contraire de convaincre Fillon de ne rien lâcher. Mal lui en prendra.


En mai 2017, il se voit déjà Premier ministre. Ce ne sera pas le choix d’Emmanuel Macron.


C’est alors que, invité sur le plateau des « Grandes gueules » de RMC, il annonce son souhait de mettre un terme à sa carrière politique sur le plan national.


7 ans plus tard, en juin 2024, François Baroin déclare qu’Emmanuel Macron ne pourra pas, constitutionnellement, rester à l’Elysée jusqu’en 2027.


En octobre 2025, sur Monaco Hebdo (rien que ça) François Baroin dit :  « Qu’on aime Emmanuel Macron ou pas – j’en suis un opposant depuis son premier mandat – il doit rester au pouvoir, car sa démission serait un événement extrêmement déstabilisant pour nos institutions, pour l’économie, et surtout pour les investisseurs, dont les décisions sont les plus redoutées. Il faut absolument l’éviter. »

Le maire de Troyes, « éternel espoir de la droite », fait l’objet d’un documentaire diffusé sur Public Sénat le 15 novembre 2025, où il laisse la porte ouverte à une candidature pour la prochaine élection présidentielle.

Suite à sa réélection après avoir été contraint à un 2ème tour aux municipales de 2026 (une grande première pour lui, puisque sa liste a été élue avec seulement 7106 suffrages sur 30282 inscrits, ce qui est loin de ressembler à un plébiscite), François Baroin annonce son retour dans le débat politique national en vue de la présidentielle de 2027 et la rédaction d’un livre programme dont la parution pourrait avoir lieu à l’automne, signal renforcé rouvrant la porte à un éventuel retour. Depuis, les spéculations vont bon train.


Le 15 juin 2026, Public Sénat lui remet le couvert avec ce même film qui « retrace le destin d’un jeune surdoué devenu l’homme politique le plus déroutant de sa génération et dont les ambitions demeurent surtout encore et toujours bien mystérieuses à l’approche d’une échéance majeure. »


Celui qui pourrait « faire un ticket avec Bruno Retailleau pour la présidentielle », l’un « en caution morale », l’autre « devant », serait plutôt vu par certains plutôt à l’Elysée qu’à Matignon…


Ce qui pourrait expliquer cette ardeur à communiquer à tout va par tous les moyens à sa disposition.

Mais, comme on le voit, certaines tentatives de communication font parfois des flops, en particulier quand les effets d’annonce sont contrariés par la justice. L’article paru dans la presse locale samedi dernier ne laisse aucun doute sur les motivations purement politiques au seul bénéfice de François Baroin, dans ses prises de position ou promulgations d’arrêtés, dont le dernier en date vient d’être en grande partie retoqué par la justice administrative sur requête de la LDH.

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Outre certaines restrictions illégales au droit de manifester, François Baroin n’hésite pas à utiliser les grands moyens pour limiter dans sa ville le droit d’expression.

Un précédent arrêté du maire de Troyes a déjà fait l’objet d’une procédure. La Mairie de Troyes promulgue le 19 septembre 2025 un arrêté interdisant la pose et l’affichage de drapeaux palestiniens et toute manifestation politique relative à un Etat étranger sur le domaine public et les bâtiments publics de la commune. La légalité d’un tel arrêté est contestable et les organisations troyennes qui défendent le droit de manifester et la liberté d’expression, dont la LDH, déposent un référé liberté contre cette atteinte aux droits et aux libertés. L’affaire est toujours en cours d’examen.

Les communications contradictoires, malgré la persistance de quelques idées fixes, qui se succèdent à fréquence accélérée, sur les réseaux sociaux notamment, laissent les observateurs un peu dubitatifs devant tant de versatilité et d’étalage de contre-vérités.

On pourra en avoir un aperçu révélateur dans ce communiqué, véritable morceau d’anthologie au regard de la décision du juge des référés, publié sur Facebook quasiment simultanément avec la publication du délibéré dont il fait état, et dans lequel François Baroin maquille consciencieusement la vérité à son seul avantage, laissant au final dans la plus grande des contrariétés son adjoint à la sécurité, qui s’était pourtant enorgueilli de la pertinence de cet arrêté et de sa certitude qu’il ne pouvait être contesté.

Communiqué du maire de Troyes :

Ville de Troyes

Le 7 juillet à 19h46

 Communiqué de François Baroin, Maire de Troyes

François Baroin se félicite que par une ordonnance en date du 7 juillet 2026, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne confirme la légalité de l’arrêté municipal du 17 juin 2026 relatif à la protection des enfants non accompagnés dans l’espace public pour la période correspondant à la Coupe du Monde de football jusqu’au 19 juillet 2026. Dans son ordonnance, le juge relève notamment que « la mesure en cause ne saurait être regardée, ni dans son principe ni dans ses modalités, comme portant une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale (…) », confirmant ainsi que les mesures étaient justifiées et proportionnées durant cette période marquée par un afflux exceptionnel de public.

L’ordonnance confirme également la pleine compétence du maire pour édicter de telles mesures de police administrative. Le tribunal rappelle « qu’il résulte des termes mêmes de cet arrêté que celui-ci ne vise pas uniquement à prévenir les atteintes à la tranquillité publique et a essentiellement pour objet d’assurer la protection de l’intégrité physique et psychique des mineurs » et reconnait qu’il appartient au maire, y compris dans une commune où la police est étatisée, de prendre les mesures nécessaires afin de préserver le bon ordre, la sécurité et la tranquillité publics lors de périodes de forte concentration de personnes.

Après la finale de la Coupe du Monde, l’arrêté prendra donc fin ; l’objectif principal étant la protection des mineurs pendant cette période particulière.

Au-delà de cette date, la protection de l’enfance demeurera notre priorité et toutes les mesures nécessaires seront prises pour la garantir.



On appréciera l’objectivité.

Parmi les fonctions d’un maire, on ne trouve nullement la publication de communiqués, sur les réseaux sociaux ou ailleurs, servant des intérêts personnels ou politiques, à plus forte raison un parti avec sa doctrine et son idéologie.



On ne trouve pas non plus de place pour l’auto-promotion d’un éventuel hypothétique et soi-disant indécis futur candidat à une fonction d’Etat.

Un arrêté est un acte administratif réglementaire non créateur de droits.

Troyes peut s’enorgueillir de son fabuleux patrimoine historique, architectural, industriel, fort bien mis en valeur au demeurant. Mais avoir fait de sa ville une vitrine touristique, au point d’avoir relégué en périphérie la majorité des personnes à revenus plus modestes, y avoir réduit à peau de chagrin les subventions aux associations, celles de prévention notamment, en exclure toute tentative d’expression de la conscience populaire et de la jeunesse, l’avoir truffée de caméras de surveillance, avec l’espoir de faire monter les effectifs de la police municipale à 100 à l’horizon 2030, au seul bénéfice de la garantie de la sécurité des touristes et, surtout, de sa propre image, ne relève certainement pas non plus des fonctions d’un maire.


*A propos de l’identité nationale, on pourra lire avec intérêt Gérard NoirielÀ quoi sert « l’identité nationale » ?, Marseille, Agone, coll. « Passé et présent », 2007, 156 p., EAN : 9782748900804.

RD

« Défendre l’innocence du capitaine Dreyfus, c’est défendre la justice »



Le 12 juillet 1906 : Dreyfus réhabilité, quand la justice oblige la République à regarder sa faute.

Une erreur judiciaire n’est jamais seulement une erreur de dossier : elle révèle un climat, des réflexes de pouvoir, des préjugés. L’Affaire Dreyfus montre comment l’État peut faillir, puis comment le droit peut le contraindre à se reprendre.




N’en déplaise aux médias d’extrême droite et à leurs agitateurs qui sont le déshonneur de la presse française, à Paris, contre la haine de l’autre, la place Lucie-Dreyfus remplacera la place Maurice-Barrès.

Parce que l’affaire Dreyfus demeure un moment incontournable de l’histoire républicaine, il est nécessaire de rendre hommage à Alfred Dreyfus ce 12 juillet. Les élus à la mairie de Paris, Emmanuel Grégoire, Laurence Patrice et Ariel Weil expliquent leur choix de rebaptiser la place Maurice-Barrès du nom de l’épouse du capitaine victime d’antisémitisme.



L’arrivée de l’extrême droite au pouvoir d’État est toujours une bascule




La démocratie, les droits et l’État de droit sont confrontés en France à une menace existentielle, celle de la bascule vers le fascisme-illibéralisme qui a infailliblement lieu lorsque les extrêmes droites arrivent au pouvoir d’État.

Des pays considérés comme démocratiques ont connu cette bascule systémique : Hongrie, Pologne, Italie, États-Unis.

Avec des différences propres à chaque pays, l’offensive des extrêmes droites se déploie selon trois dimensions essentielles – sociétale, idéologique et politique. Elle remet partout en cause la légitimité de la démocratie et de l’État de droit et l’universalité des droits.

Mandat électif et testostérone



Le sénateur LR de Paris Francis Szpiner mis en examen pour corruption passive.

L’ex-maire du XVIe arrondissement est soupçonné d’avoir attribué en 2023 un logement social à une femme en contrepartie de relations sexuelles. Le célèbre avocat « n’a pas été placé sous contrôle judiciaire », précise le parquet de Paris ce jeudi 9 juillet.


Tout près de nous, le maire de la commune de Villemoyenne vient d’être mis en examen des chefs d’agressions sexuelles sur mineur concernant plusieurs victimes. Les faits reprochés remonteraient à une période antérieure à 2005.



Les fonctions électives auraient-elles une influence sur la libido (voire sur les fonctions érectiles ?).

En octobre 2009, une étude américaine, rapportée, par Ouest-France, aurait établi un lien entre la libido des électeurs et le succès de leur candidat.


Ce qui ne les conduisait pas pour autant, dans l’enthousiasme de la victoire, à agresser sexuellement des femmes et des enfants.

Cette propension des élus, presque exclusivement des hommes (95%), à user de leur position ne concerne bien évidemment pas seulement les élus. Toutefois, les affaires, ou tout au moins leur signalement, se multiplient ces derniers temps.

Et cela pose à nos yeux un grave problème en tant que système structurel de domination. Il s’agit bien d’une question de rapports de pouvoirs, inhérente ici aux fonctions électives.

 « Partout où il existe des rapports de pouvoir fortement asymétriques, il y a une potentialité de violence sexuelle » selon Marie Chartron, chercheuse.



Nous avons toutes et tous en tête l’affaire Darmanin qui s’est soldée par un non-lieu en 2022, confirmé en 2024 par la Cour de cassation et à laquelle s’intéressait à nouveau en septembre 2025 la Cour européenne.

« A eux seuls, ces dossiers [ceux des affaires dans lesquelles le ministre actuel de la Justice a été pointé] sont un concentré des errements français dans la prise en compte et le traitement des agressions sexuelles. »

 

A l’issue des élections municipales de mars dernier, plusieurs médias pointaient l’élection ou la réélection de maires condamnés pour violences conjugales et/ou agressions sexuelles.

  • Paul Burro

Réélu au Belvédère (Alpes-Maritimes) Sans étiquette. Condamné en appel à douze mois de prison avec sursis et cinq ans de privation de ses droits civiques en février 2026, pour harcèlement d’une personne ayant été conjointe et atteinte à l’intimité de la vie privée par captation, enregistrement ou transmission de la localisation d’une personne, il s’est pourvu en cassation.

  • Olivier Compain

Réélu à Miniac-Morvan (Ille-et-Vilaine) Divers droite. Condamné à cinq mois de prison avec sursis et deux ans d’inéligibilité en 2023 pour violences conjugales.

  • Bruno Genest

Réélu à Condat-sur-Vienne (Haute-Vienne) Sans étiquette. Condamné à cinq mois de prison avec sursis et deux ans d’inéligibilité en 2023 pour violences conjugales.

  • Fred Mahler

Réélu à Goudargues (Gard) Sans étiquette. Condamné à huit mois de prison avec sursis et deux ans d’inéligibilité le 24 mars 2026 pour deux agressions sexuelles sur une agente, il a fait appel.

  • Marc Petit

Réélu à Firminy (Loire) Divers gauche. Condamné définitivement à six mois de sursis en 2021 pour agression sexuelle.

 

  • Jérôme Peyrat

Réélu à La Roque-Gageac (Dordogne) Sans étiquette. Condamné en 2020 à 3 000 euros d’amende avec sursis pour violences conjugales.

 

  • Hamdi Toudma

Réélu à Longlaville (Meurthe-et-Moselle) Sans étiquette. Condamné en 2023 à six mois de prison avec sursis pour des violences sur son épouse qu’il a reconnues.

  • Éric Carnat

Réélu à Saint-Aignan (Loir-et-Cher) Sans étiquette. Mis en examen pour viol, agression sexuelle et harcèlement moral et sexuel après les plaintes de deux agentes.

  • Philippe Janicot

Réélu à Boisseuil (Haute-Vienne) Sans étiquette. Mis en examen pour des viols sur quatre femmes, sous contrôle judiciaire depuis décembre 2025.

 

  • Grégory Marty

Élu au premier tour à Port-Vendres (Pyrénées-Orientales) Divers droite. Mis en examen et placé sous contrôle judiciaire en janvier 2025 après trois plaintes pour agressions sexuelles par personne abusant de sa fonction, harcèlement sexuel et violence par personne dépositaire de l’autorité publique.

  • Edgar Moulin

Réélu à Saint-Ellier-les-Bois (Orne) Sans étiquette. Mis en examen en mai 2025 pour viol sur personne se livrant à la prostitution, proxénétisme aggravé, recours habituel à la prostitution de mineurs et détention d’images pédopornographiques, il a été placé en détention provisoire cinq mois en mai 2025, puis libéré fin octobre 2025 et placé sous contrôle judiciaire.

  • André Santini

Réélu à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) UDI. Deux plaintes pour harcèlement et agressions sexuelles de deux anciens collaborateurs, information judiciaire ouverte en octobre 2024.

  • Jean-Michel Baylet

Réélu maire à Valence-d’Agen (Tarn-et-Garonne) Divers gauche. Visé par une plainte pour viols et agressions sexuelles en 2022, classement sans suite.



S’ajoutent à cela un certain nombre de candidats ou d’élus à une fonction régalienne signalés au fil des années par les médias comme étant soupçonnés ou mis en examen pour les mêmes faits. On en trouvera ci-dessous quelques exemples.


A cela s’ajoute la problématique de l’immunité parlementaire qui vient, au minimum, retarder les procédures, le temps qu’elle soit éventuellement levée.



«  La démocratie ne consiste pas à mettre épisodiquement un bulletin de vote dans une urne, à déléguer les pouvoirs à quelques élus, puis à se désintéresser, s’abstenir, se taire pendant cinq ans, elle est action continuelle du citoyen… 

Si cette présence vigilante ne se fait pas sentir, les gouvernements, les corps organisés et les élus en butte aux pressions de toute sorte de groupes cèdent bientôt soit aux tentations de l’arbitraire, soit à la routine et aux droits acquis. La démocratie n’est efficace que si elle existe partout et en tout temps. »

Pierre Mendès France


RD

François Baroin tire plus vite que le juge



Le juge des référés, saisi le 26 juin, a seulement publié sa décision le 7 juillet en fin de journée. Il lui a donc fallu 11 jours pour répondre à l’urgence. On peut considérer que si le juge n’avait pas lanterné, notre proposition de saisine du Conseil d’Etat aurait pu être retenue. Hors, l’arrêté étant désormais suspendu à partir du 20 juillet, le Conseil d’Etat risquait de statuer après la bataille. Ce qui aurait rendu notre démarche caduque.

Elle aurait cependant pu aboutir du fait que les troubles allégués ne sont pas attestés et qu’il ne semble pas y avoir eu d’incident depuis la prise de l’arrêté à Troyes.

Plus rapide que le juge des référés, François Baroin publiait le 7 juillet sur Facebook son communiqué victorieux dès 19h46, donc très peu de temps après la publication du délibéré, qui nous est parvenue à 18h55, un communiqué préparé à l’avance, de toute évidence.

Dans sa précipitation pour maquiller la vérité, il a simplement omis de mentionner que le juge a reconnu le bien-fondé de la démarche de la LDH ainsi que l’urgence de celle-ci en fixant l’audience au 30 juin, que l’arrêté est bien suspendu avant la date prévue du 1er septembre, soit 43 jours plus tôt et que la ville de Troyes est condamnée à verser la somme de 1500 € à la LDH, « qui n’est pas la partie perdante dans la présente instance » selon l’ordonnance du juge.

L’arrêté du maire de Troyes, couvre-feu sans en dire le nom, est avant tout une opération de communication. Son communiqué de presse qui a suivi la décision du juge des référés l’a confirmé en travestissant la vérité, la durée du couvre-feu étant passée de 75 jours à 32 jours.

Cet arrêté s’inscrit aussi dans cette posture conduisant pour de fausses questions de sécurité les Français à s’habituer à ce que leurs libertés soient remises en causes par touches successives. Le maire de Troyes participe ainsi au détricotage de l’Etat de droit.

Mais cette fois encore, l’Etat de droit a gagné.

RD

Présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre, loi sur la fin de vie :  le Sénat part en cure, l’Assemblée nationale reste à la buvette…




Un décret publié le mardi 16 juin officialise la convocation d’une session extraordinaire au Parlement à partir du 1er juillet, afin de permettre l’examen de plusieurs textes de loi. Sont notamment concernés le projet de loi sur la protection de l’enfance, le texte sur l’urgence agricole, celui sur la justice criminelle ou encore la proposition de loi sur l’aide à mourir.



Présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre : un permis de tuer


La proposition de loi « visant à reconnaître une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre dans l’exercice de leurs fonctions », dont l’examen avait commencé lors de la « niche parlementaire » des députés Droite républicaine en janvier dernier, a été réinscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale par le gouvernement. Le texte, auquel la gauche s’oppose vivement, sera débattu mardi en fin d’après-midi dans l’hémicycle. 



Permis de tuer : ce que changerait la loi sur la présomption de légitime défense de la police.

En France, le gouvernement s’apprête à faire passer une nouvelle loi qui présumerait légal tout tir de policier ou gendarme. Le texte sur la « présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre » sera débattu à l’Assemblée nationale le 7 juillet. S’il est voté, il s’agirait d’une bascule historique qui offrirait aux forces de l’ordre un « permis de tuer ». Nous nous opposons fermement à ce projet de loi, voici pourquoi. 







Fin de vie : la fin d’un long parcours



Alors que la France s’apprête à franchir une étape décisive le 15 juillet, plusieurs pays européens, comme les Pays-Bas et la Belgique, ont déjà légalisé l’euthanasie depuis plus de vingt ans. Voici un tour d’horizon des pays qui l’autorisent, ceux qui la tolèrent et ceux qui la condamnent.



Loi créant un droit à l’aide à mourir : l’Assemblée nationale doit se prononcer une dernière fois le 15 juillet 2026 par un vote définitif.

Par Hubert Bruneel

Les députés ont voté le 30 juin 2026 en faveur de la proposition de loi créant un droit à l’aide à mourir, avant un vote définitif qui devrait intervenir à l’Assemblée le 15 juillet. La version adoptée à l’issue de cette nouvelle lecture sera a priori la copie finale : les sénateurs devraient en effet rejeter à nouveau le texte de retour au Palais du Luxembourg le 7 juillet et les députés ne pourraient plus introduire en lecture définitive d’amendements.

295 députés ont voté pour, et 232 contre, sous les yeux de l’ancien député Olivier Falorni, auteur de la proposition de loi. Le Sénat avait déjà adopté le texte en mai 2025 (305 voix contre 199) puis en février 2026 (299 voix contre 226).

La réforme va désormais repartir au Sénat, qui devrait à nouveau rejeter le texte lors de son examen à partir du 7 juillet.

La commission des Affaires sociales du Sénat devrait proposer mercredi de rejeter d’emblée le texte via l’adoption d’une motion de rejet préalable, a indiqué mardi une source parlementaire à l’AFP. L’examen du texte au Sénat ne devrait donc durer que quelques heures.

Le gouvernement prévoit de donner le dernier mot à l’Assemblée nationale, où le vote final est fixé au 15 juillet.

Rappelons qu’en 1978, le sénateur Caillavet avait déposé la toute première proposition de loi relative à la légalisation de l’aide active à mourir. Depuis, de nombreux pays ont accordé ce droit à leurs concitoyens, dans une procédure encadrée et mise en œuvre par des médecins volontaires. Aucune de ces démocraties n’a enregistré de dérive, de pente glissante, de volonté eugéniste. Juste une loi humaine qui place au cœur des décisions de fin de vie la volonté et la parole du patient. Car c’est lui qui sait le mieux ce qu’il convient de faire quand la vie lui échappe, que la médecine s’est déclarée impuissante à le guérir et que ce qui reste à venir n’est que de la survie, parfois artificielle, toujours difficile.

Le texte de loi qui sera soumis en troisième lecture à l’Assemblée nationale trouve son origine dans la Convention citoyenne sur la fin de vie qui a débuté ses travaux en décembre 2022, à la suite de l’avis 139 rendu par le Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE) qui se prononçait en faveur d’une modification de la loi sur la fin de vie en appliquant une procédure éthique en matière d’aide à mourir.

La première version de ce texte a été présentée en Conseil des Ministres le 10 avril 2024. Cela fait donc plus de deux ans que le Parlement examine le dispositif qui devrait permettre pour ceux qui le souhaitent (et pour ceux-là seulement) de bénéficier d’une aide active à mourir très encadrée, placée sous le contrôle des lois de notre République. Durant ces deux années, la représentation nationale a auditionné des dizaines de personnes, dont des médecins et des malades. Elle a accompli un très gros travail, sur un sujet qui touche à l’intime et à l’éthique.

Plus de 90% des Français adhérent à une telle loi, selon des sondages constants depuis plus de vingt ans, et les médecins sont 74% à la demander afin de sécuriser des pratiques qu’ils connaissent et, pour certains, pratiquent déjà avec compassion et discernement.

Il s’agit de permettre à chacune et à chacun d’avoir le choix entre :

– une forme d’obstination raisonnable s’il souhaite aller au bout, même si ses souffrances deviennent insupportables,

– des soins palliatifs de qualité, partout et pour tous, en application de la loi, le 26 mai 2026 visant à garantir l’égal accès de tous à l’accompagnement et aux soins palliatifs,

– et, enfin, une aide à mourir, s’il le souhaite, de ne plus souffrir et de ne pas agoniser.

Les trois députés de l’Aube ont voté, le 30 juin 2026, contre ce projet de loi, à rebours de l’Assemblée nationale qui a adopté le texte et des attentes des Français, leur refusant un droit nouveau. Pourtant, s’agissant d’Angélique Ranc, son assistant parlementaire, Valentin Mouzon, a occupé dans l’Aube pendant plusieurs années les fonctions de délégué départemental de l’ADMD (association pour le droit à mourir dans la dignité).

Aussi humaine que fut la loi sur l’IVG, ce projet de loi, tout comme pour l’IVG, n’emportera aucune contrainte : ni pour les citoyens (en fin de vie ou en bonne santé), ni pour les médecins grâce à la clause de conscience. Il consiste simplement à donner à une liberté, celle de la fin de vie, un cadre législatif respectueux et humain.




Pourquoi la voie du référendum a été écartée par le Conseil constitutionnel ?

En pleine bataille parlementaire sur la fin de vie, 201 parlementaires ont tenté de déclencher la procédure de référendum d’initiative partagée pour empêcher que l’aide active à mourir soit assimilée à un soin. Par une décision du 17 juin 2026, le Conseil constitutionnel a fermé cette voie. Pourquoi ?

TROYES: manifestation pour Gaza. Refusons l’indifférence, refusons l’effacement d’un peuple !



Chers amis, chers citoyen.nes,

Depuis plus de deux ans et demi, nous nous réunissons inlassablement pour porter la même exigence : halte au génocide, halte au massacre du peuple palestinien, halte à la destruction de Gaza.

Les annonces de cessez-le-feu se succèdent, mais sur le terrain, la réalité demeure la même : les bombardements, les déplacements forcés, les privations et les souffrances continuent. Rien ne permet aujourd’hui de constater un véritable recul des violences subies par la population palestinienne.

Le 15 mai dernier marquait les 78 ans de la Nakba. En 1948, plus de 700 000 Palestiniens furent expulsés de leurs terres et des centaines de villages détruits. Cet événement n’appartient pas seulement à l’histoire : il se poursuit à travers la dépossession, la fragmentation du peuple palestinien et la négation persistante de ses droits fondamentaux. Soixante-dix-huit ans plus tard, la question palestinienne demeure celle d’un peuple privé de sa terre, de sa souveraineté et de son avenir.

Aujourd’hui, à Gaza, le génocide se poursuit. Il est orchestré méthodiquement par Israël et son allié américain. La catastrophe humanitaire atteint un niveau sans précédent. La guerre n’a épargné aucun secteur. Hôpitaux, écoles, universités, réseaux d’eau, infrastructures énergétiques : tout ou presque a été détruit ou gravement endommagé.

Les habitants de Gaza sont confrontés à une réalité où les éléments les plus fondamentaux d’une vie digne ont disparu. Trouver de l’eau potable, de la nourriture ou simplement un endroit sûr où dormir est devenu une préoccupation quotidienne.

Plus de 85 % de la population dépend désormais de l’aide humanitaire pour survivre. Cette aide n’est plus un soutien temporaire ; elle est devenue une véritable bouée de sauvetage. Des centaines de milliers de familles ne peuvent satisfaire leurs besoins les plus élémentaires sans l’assistance des organisations humanitaires. Pourtant, les convois continuent d’être bloqués ou fortement limités alors même que les besoins ne cessent d’augmenter.

Nous exigeons donc l’arrêt immédiat du génocide et donc non seulement l’ouverture totale et immédiate de Gaza à l’aide humanitaire, mais aussi la garantie d’un accès permanent à l’eau, à la nourriture, aux soins médicaux et aux biens de première nécessité.

Pendant ce temps, en Cisjordanie, la colonisation se poursuit à un rythme soutenu. Les violences des colons se multiplient, les expulsions continuent et les territoires palestiniens sont toujours davantage morcelés.

Au Liban, les opérations militaires israéliennes s’intensifient. Après Gaza et la Cisjordanie, c’est désormais le sud du Liban qui subit destructions et déplacements de population. Sous couvert de « zone tampon », des villages entiers sont vidés de leurs habitants et parfois rasés. Ce que certains présentent comme une zone de sécurité apparaît de plus en plus comme une zone morte. En même temps que d’agresser l’État libanais, Israël étend ainsi sa guerre génocidaire à l’encontre des centaines de milliers de palestiniens réfugiés suite à leur expulsion lors de la Nakba de 1948.

Cette escalade régionale s’inscrit dans le contexte d’une agression militaire israélo américaine, d’une politique colonialiste, pour le contrôle des terres et des ressources. Elle a et aura des conséquences dramatiques pour les peuples du Moyen-Orient mais également pour l’ensemble du monde.

Derrière les chiffres, derrière les analyses géopolitiques, il y a des êtres humains. Il y a des femmes, des hommes et des enfants qui subissent quotidiennement la violence, la peur, l’exil et la perte de leurs proches.

Nous refusons de nous habituer à cette souffrance. Nous refusons que l’horreur devienne normale.

Face à ces violations répétées du droit international, les déclarations diplomatiques ne suffisent plus. La reconnaissance de l’État de Palestine, si elle intervient, ne saurait masquer l’inaction des États face aux crimes commis ni la poursuite des coopérations militaires qui alimentent le conflit.


En France également, nous constatons avec inquiétude une volonté croissante de faire taire les voix qui dénoncent ces crimes. Le projet de loi Yadan apparaît comme l’un des symboles de cette criminalisation des mobilisations en faveur des droits du peuple palestinien. Défendre les droits humains, exiger l’application du droit international et exprimer sa solidarité ne devraient jamais être assimilés à une menace.

Nous dénonçons également les obstacles grandissants imposés aux universitaires, chercheurs, artistes et étudiants palestiniens. Alors que l’ensemble des universités de Gaza ont été détruites ou gravement endommagées et que des centaines de milliers d’enfants sont privés d’éducation, les possibilités d’accueil et de protection se réduisent.

Nous affirmons qu’aucune paix durable ne sera possible sans justice, qui doit commencer par le droit au retour des palestiniens expulsés de leurs terres.

Nous affirmons que le peuple palestinien doit pouvoir décider librement de son avenir et exercer pleinement son droit à l’autodétermination.

Nous affirmons qu’une paix véritable suppose l’égalité des droits, le respect du droit international et la reconnaissance de la dignité de tous les peuples.

Ces 78 années de Nakba nous posent une question simple : voulons-nous vivre dans un monde où la loi du plus fort l’emporte sur le droit, où un peuple peut être expulsé, assiégé et privé de ses droits fondamentaux ? Ou voulons-nous construire un monde fondé sur la justice, l’égalité et le respect du droit international ?

C’est pourquoi nous exigeons de notre propre gouvernement qu’il engage des actions concrètes pour forcer Israël à arrêter son offensive génocidaire :

  •  Un cessez-le-feu total et durable ;
  • L’ouverture complète et sans restriction de Gaza à l’aide humanitaire, aux journalistes et aux observateurs indépendants ;
  • La garantie permanente de l’accès à l’eau, à la nourriture, aux soins et aux produits de première nécessité ;
  • L’arrêt de toute livraison d’armes ou de composants militaires utilisés pour le montage d’armes
  • L’interdiction de tout transit d’armes via nos ports et aéroports
  • L’arrêt des coopérations commerciales, universitaires et de recherche avec Israël.
  • la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël
  • L’interpellation sur notre territoire de tout génocidaire y compris lorsqu’il le survole.
  •  Le respect du droit international et la protection effective des populations civiles.

Nous saluons également le courage des Flottilles de la Liberté et de toutes celles et ceux qui tentent d’apporter aide et solidarité au peuple palestinien malgré les obstacles et les intimidations.

Enfin, nous appelons chacune et chacun d’entre vous à poursuivre la mobilisation. Signez les pétitions, interpellez vos élus, faites entendre votre voix.

Car le silence favorise l’impunité.

Nous sommes ici pour dire que nous voyons ce qui se passe. Nous refusons l’indifférence. Nous refusons l’effacement d’un peuple.

Pour la justice. Pour le droit. Pour la paix.




Jour 1 000 à Gaza : 90 % de la bande de Gaza « détruite », 80 % « occupée » par Israël


1 000 jours après le 7 octobre 2023, Gaza est en ruines, le Conseil de la paix vacille et Israël étend son contrôle sur l’enclave.

Plus de 90 % de la bande de Gaza a été détruite, et les forces israéliennes contrôlent 80 % du territoire assiégé, selon les autorités de l’enclave, alors que le monde commémore les 1 000 jours écoulés depuis le début de la guerre génocidaire menée par Israël contre Gaza.



«Plus personne ne nous soutient», le cri d’alarme des Palestiniens

Alors que le monde se concentre sur l’accord entre les États-Unis et l’Iran, les habitants de Gaza se sentent abandonnés.

«Tout le monde a oublié Gaza et sa tragédie.» À l’heure où le monde a les yeux rivés sur les pourparlers irano-américains pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, le sort de la bande de Gaza est relégué au second plan.



Troyes: génocide à Gaza, on ne se taira pas !

Des mineurs accusés de crime bientôt libérés à cause de Darmanin ?




Des mineurs accusés de crime bientôt libérés à cause de Darmanin ?

Le Conseil constitutionnel avait donné un an au gouvernement pour modifier un texte concernant la détention provisoire des 16-18 ans. Mais rien n’a été fait : le ministre de la Justice a laissé passer le délai, qui arrive à échéance ce 1er juillet au matin. Oups !

Oh la boulette du ministère de la Justice ! A compter du 1er juillet, des mineurs incarcérés âgés de 16 à 18 ans, accusés de crime, en attente de leur procès vont devoir être libérés. Ça chauffe pour Gérald Darmanin.



Pour bien saisir la situation et le contexte de ce raté, remontons un peu dans le temps.

La loi visant à renforcer l’autorité de la justice à l’égard des mineurs délinquants et de leurs parents, dite loi Attal, a été promulguée le 23 juin 2025.



Le 27 juin 2025, saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC), le Conseil constitutionnel avait censuré une disposition de 2019 du code de la justice pénale des mineurs régissant ce maintien en détention, au terme de l’enquête judiciaire, d’un mineur de plus de 16 ans accusé d’un crime.



Le syndicat des avocats de France a publié un « fact-checking » pour remettre à plat la réalité sur la justice des mineurs.



En septembre 2025, l’Est-Eclair nous expliquait tout ce qu’il faut savoir à propos de la justice des mineurs.



Un vide législatif fragilise le maintien en détention provisoire de mineurs accusés de crimes.

Le Conseil constitutionnel avait donné jusqu’au 1ᵉʳ juillet 2026 au gouvernement pour modifier une disposition du code de la justice pénale des mineurs sur la détention provisoire des 16-18 ans, mais aucun texte n’a été approuvé.



Une dépêche adressée par la Chancellerie aux parquets confirme que pour les décisions prises à compter du 1er juillet, le maintien d’un mineur renvoyé en cour d’assises sera dépourvu de toute base légale. Les magistrats se retrouvent confrontés à un casse-tête juridique. 


Gros flottement jusqu’à mi-juillet

« La date du 1er juillet 2026 ne marque pas seulement l’échéance d’un ultimatum constitutionnel resté sans réponse. Elle cristallise une tension profonde entre, d’une part, la volonté politique d’aligner le régime de la détention provisoire des mineurs sur celui des majeurs et, d’autre part, une exigence constitutionnelle et prétorienne d’adaptation procédurale qui ne cesse de se renforcer. La chambre criminelle, par une série d’arrêts rendus entre 2023 et 2026, a construit un corpus jurisprudentiel cohérent qui fait des garanties propres aux mineurs des nullités d’ordre public. Cette construction prétorienne, conjuguée à la censure du Conseil constitutionnel, confère aux avocats des leviers contentieux substantiels qu’il leur appartient de mobiliser avec rigueur et célérité. À court terme, l’adoption d’un amendement correctif dans le cadre de la loi sur la justice criminelle, annoncée pour la mi-juillet 2026, pourrait combler le vide législatif. Mais elle ne saurait effacer les nullités acquises durant la période intermédiaire, que les praticiens avisés auront su faire constater. » Me Hassan KOHEN, avocat au Barreau de Paris



Comme l’écrivait le Syndicat de la Magistrature dans sa tribune du 16 mars, la justice des mineurs mérite mieux qu’un traitement populiste, simpliste et à visée électoraliste.

Face à l’énième critique du principe de l’atténuation de la responsabilité pénale des mineurs en fonction de l’âge par le Gouvernement, le Syndicat de la magistrature publiait en mars 2026 une tribune dans le Monde pour recontextualiser le débat autour de cette « excuse » en sortant d’une approche démagogique de la justice des mineurs et de remettre l’accent sur la situation catastrophique dans laquelle se trouve la protection de l’enfance.



Pendant ce temps, les bourdes se multiplient au ministère de la Justice. L’affaire Lyhanna avait déjà soulevé beaucoup de questions.



L’amateurisme a-t-il encore sa place à la chancellerie ?

RD

CNews et Frontières : fermez-les !


Début juin, l’émission 100 % Frontières diffusée chaque jour sur CNews est si radicale qu’elle choque même en interne. Au point qu’un chroniqueur de la chaîne a discrètement saisi l’Arcom pour dénoncer la place « quasi exclusive » accordée à « l’immigration » ou à « l’islam », « sans maîtrise de l’antenne ».



Le 15 juin, l’Arcom met CNews en demeure de se conformer à l’exigence d’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion.



Quelques jours plus tard, Maxime Saada, président du directoire du groupe Canal+, dans le giron de Vincent Bolloré comme CNews, dénonce, dans une tribune publiée par Le Figaro, une décision visant à « faire taire (…) une chaîne que des millions de Français choisissent librement ».




Analysant le traitement des célébrations post-victoire du PSG, le soir du 30 mai, Acrimed demande comment les pouvoirs publics comptent contenir la haine bien réelle déversée à flux continu par une chaîne d’extrême droite bénéficiant d’une fréquence publique…


Aujourd’hui, on apprend que le patron du média identitaire Frontières, partenaire de CNews, a été rémunéré en 2020 et 2021 par un think tank hongrois proche de Viktor Orbán. Cette structure a récemment été identifiée par les autorités françaises comme partie prenante d’un réseau d’influence étrangère, d’après les informations de Mediapart.



«Si vous fermez CNews, il y aura un écran noir, mais ce sera un soulèvement», alerte Philippe de Villiers, dans l’émission CNewsesque #FaceaPhilippeDeVilliers.


Alors, oui au soulèvement, mais un soulèvement de fraîcheur, ou plutôt un soulagement, oui à la fin des imprécations racistes et du journalisme de préfecture, de l’appel à la haine, du déni des violences policières, de la surenchère permanente et de l’amplification systématique des faits de violence, de l’altérisation, l’ essentialisation, la racialisation des auteurs réels ou supposés de ceux-ci, de la falsification du réel, de la criminalisation – voire la pathologisation – à outrance des « fauteurs de trouble », en opposant « les honnêtes gens d’un côté, ceux qui se lèvent, qui font tourner l’économie, qui ouvrent leurs magasins, et puis ceux qui en quelques secondes […] vont tout casser », de l’exacerbation continue du ressentiment et de la haine raciale, de la stigmatisation de ces « fils d’immigrés […] qui ont été dressés à mordre »…

Alors, oui! CNews et Frontières, fermez-la !



RD

Avocats et magistrats se mobilisent contre les « conditions dégradées de travail » et la réforme de la justice criminelle



Plusieurs rassemblements d’avocats et de magistrats sont organisés, lundi, à travers la France pour protester contre la réforme de la justice criminelle portée par Gérald Darmanin. Ils manifestent aussi pour dénoncer les conditions de travail et le manque de moyens.



Cette manifestation sert « à dire à nos concitoyens que la justice n’a actuellement pas les moyens d’assurer une protection suffisante » explique sur France Inter Ludovic Friat, président de l’Union syndicale des magistrats.



Prévue à l’agenda de l’Assemblée Nationale le 7 juillet prochain, une proposition de loi (PPL), déposée par le député (LR) Eric Pauget, vise à instaurer une « présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre ». Ce texte est soutenu par le gouvernement : celui-ci a déjà fait adopter, lors d’une première discussion à l’Assemblée Nationale en janvier 2026, un amendement tendant à créer une présomption de légalité des tirs par les forces de l’ordre.



La LDH s’associait à la mobilisation nationale de ce lundi 29 juin.

« Nous continuons à exiger l’abandon de l’intégralité de la réforme SURE portée par le garde des Sceaux et à faire entendre notre voix pour une justice de qualité. »

Canicule : la gestion de la crise révèle les limites de l’action publique



La réaction des pouvoirs publics à l’épisode caniculaire de ce mois de juin révèle la difficulté plus structurelle de l’Etat à anticiper, planifier et agir avant que des événements ne s’imposent.



Le gouvernement essuie les critiques de la classe politique face à sa gestion de la canicule.

Alors que la France continue d’enregistrer des records de température, le gouvernement tente d’agir. Mais l’exécutif est accusé d’avoir manqué d’anticipation. La classe politique s’indigne et critique la gestion du gouvernement.



Canicule et services publics sous pression, le gouvernement promet l’urgence tandis que les failles d’anticipation apparaissent.

Sous la canicule, écoles, trains, hôpitaux et réseau électrique vacillent. L’exécutif mobilise les secours, mais les critiques sur l’anticipation climatique s’intensifient.



« On est largement en retard » : qu’ont fait les différents gouvernements pour adapter la France aux fortes chaleurs depuis la canicule de 2003 ?

Alors que la France suffoque, le gouvernement de Sébastien Lecornu est accusé de ne pas avoir suffisamment préparé le pays à ces vagues de chaleur. Une critique récurrente qui vise tous les exécutifs depuis la tragédie de 2003.



Chaleur au travail : ce que peuvent faire les salariés et ce que prévoit la loi.

Droit de retrait, alerte à l’inspection du travail ou encore grève : alors que la canicule due au réchauffement climatique frappe la France pour la seconde fois en 2026, que peuvent faire les salariés en cas d’inaction de leur employeur ?



Canicule au travail : travailler sous 40°C ne doit jamais devenir la norme !

Alors qu’une nouvelle vague de chaleur frappe le pays, la CGT alerte sur l’extrême gravité de la situation pour des millions de travailleuses et de travailleurs.

La LDH tient ses promesses: un référé-liberté a été déposé au Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne contre le couvre-feu à TROYES



La LDH, représentée par Mes Romain Mainnevret et Mathieu Malblanc, avocats associés à Châlons-en-Champagne, a déposé ce jour un référé-liberté contre l’arrêté pris le 17 juin par le maire de Troyes, auprès du juge des référés du Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne.

L’audience est fixée au mardi 30 juin à 9h.

L’intérêt à agir de la LDH contre l’arrêté en litige est pleinement établi. Le Conseil d’État reconnaît constamment l’intérêt à agir d’une association nationale contre une mesure de police locale dès lors que la décision attaquée soulève des questions de principe relatives aux libertés publiques qui, par leur nature et leur objet, excèdent les seules circonstances locales.

La condition d’urgence prévue par l’article L. 521-2 du code de justice administrative est, dès lors, pleinement satisfaite.

Il s’agit d’une atteinte grave aux libertés fondamentales, remettant en cause la liberté d’aller et venir ainsi que la liberté personnelle et l’intérêt supérieur de l’enfant, par son caractère inadapté, non nécessaire et disproportionné : elle vise l’ensemble des mineurs de moins de dix-huit ans, est excessive dans la durée, ne prévoit aucune exception ; enfin l’arrêté est litigieux et entaché d’incompétence, une telle mesure relevant de l’autorité de l’Etat en la personne du préfet qui le représente et non du maire.

La LDH demande au juge des référés du Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne de:

  • ORDONNER la suspension immédiate de l’exécution de l’arrêté municipal n° 2026-2992 du 17 juin 2026 dans son intégralité,
  • METTRE à la charge de la Commune de Troyes la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du Code de justice administrative à verser à la requérante.

Nous serons présent.e.s à Châlons le mardi 30 juin et ne manquerons pas de vous tenir informé.e.s de la suite donnée à ce référé-liberté.

RD

Affaire Lyannah : derrière la communication du gouvernement, ce que révèle (vraiment) le rapport d’inspection



Un pré-rapport d’inspection, publié ce lundi, a révélé les coulisses des dysfonctionnements judiciaires ayant accompagné l’assassinat de la jeune Lyannah, le 29 mai dernier. Depuis, le gouvernement macroniste s’empresse de pointer du doigt les supposés responsables, avec promesse de sanctions. Et ce quitte à instrumentaliser le contenu même du rapport, en refusant de se confronter aux conséquences de leurs propres politiques publiques.


Mais Darmanin a trouvé la solution.

Lyhanna : Gérald Darmanin annonce « un choc numérique au ministère de la Justice » et « promet le zéro papier d’ici six mois ».

Le garde des Sceaux affirme que le ministère va « tout scanner » avec l’aide de « l’intelligence artificielle dans toutes les juridictions. C’est une réponse structurelle à des difficultés qui existent partout ».



Quand on voit un élu promettre l’attribution d’un logement social et d’un emploi en tant que maire ou encore la révision d’une condamnation, grâce à sa copine Alliot-Marie, en échange de faveurs sexuelles, on sait très vite à qui on a affaire. Jamais mis en examen malgré la réalité avérée d’un « viol par surprise » et d’un rapport sexuel « extorqué »« ni libre, ni consenti », il n’a jamais été jugé, bénéficiant d’un non-lieu en juillet 2022, confirmé par la cour d’appel de Paris en janvier 2023 et par la Cour de cassation en février 2024.


Analyse

Il ne faut pas espérer que le personnage devienne un parangon de vertu et qu’il se soucie du problème des abus et violences sexuels. C’est un personnage malsain à la base, qui ne fait de politique depuis l’âge de 16 ans que pour satisfaire sa soif de reconnaissance et ses besoins personnels.

Un DEUG d’histoire et un diplôme de Sciences-Po Lille ne confèrent pas nécessairement un haut niveau de moralité. 

Il est tellement plus facile de s’en prendre aux sous-fifres et de faire des annonces « chocs », en l’occurrence plus aucun papier au ministère de la Justice. On efface plus facilement un fichier informatique qu’un lourd dossier papier. Plus de traces. Hormis sur les murs des chiottes, s’il parvenait à appliquer à la lettre sa promesse… intenable par ailleurs, puisqu’ il n’y aura pas un centime supplémentaire pour équiper les tribunaux du matériel nécessaire.

Darmanin ment comme il respire. Pris le doigt dans le pot de confiture, il dit encore que c’est l’autre.

Pour ne citer qu’un autre exemple, alors ministre de l’Intérieur, Il affirmait, en mars 2023 en conférence de presse, que  les gendarmes n’avaient « pas lancé de LBD » à Sainte-Soline, pour revenir le lendemain sur sa déclaration, après la diffusion de vidéos probantes ; que les forces de l’ordre n’avaient « pas empêché les secours d’intervenir« , mais plutôt les « casseurs », alors que les observateurs de la LDH avaient constaté qu’il n’y en avait pas alors sur place depuis au moins 30 mn, un pompier et un opérateur de SAMU ayant observé que les secours étaient bloqués par les gendarmes alors qu’un manifestant était en danger de mort ; qu’ »aucune arme de guerre » n’avait été utilisée, des journalistes présents sur place ayant toutefois repéré des « GM2L », armes classées en catégorie A2, celle-ci définissant des « armes de guerre » ; que « des gaz lacrymogènes n’ont pas été utilisés contre les blessés« , ce qui fut démenti par de nombreux témoignages et vidéos ; et concernant les 7 policiers de la BRAV-M ayant intimidé et menacé 7 manifestants, qu’ils n’avaient « pas été identifiés formellement » et qu’ils n’étaient d’ailleurs « pas engagés » ce jour-là, alors que des membres de la 21ème compagnie d’interventions de la BRAV-M étaient effectivement présents et avaient été clairement identifiés, tenant par ailleurs des propos racistes et terroristes…



Il est aujourd’hui garde des Sceaux, ministre de la Justice. Et il ne veut pas démissionner.



RD

NB: le 2ème partie, volontairement polémique de cet article (analyse) n’engage que son auteur.

Chaude actualité…



Présomption de légitime défense : comment une demande des policiers d’extrême droite est devenue mainstream.

Le gouvernement s’apprête à faire voter une « présomption de légitime défense » en faveur des policiers qui font usage de leur arme. La mesure est assimilée à un « permis de tuer » par ses détracteurs et rompt avec le principe d’égalité devant la loi.



« Une faute morale et politique » : des responsables talibans attendus à la Commission européenne pour parler immigration

Cinq responsables talibans ont reçu l’autorisation d’entrer en Belgique, attendus ce mardi à Bruxelles pour évoquer avec la Commission européenne le renvoi d’exilés afghans vers leur pays d’origine, une perspective dénoncée par des élus et des ONG.



Menacé après la condamnation du fondateur du média identitaire Frontières, le juge Youssef Badr annule sa venue à Reims.

La rencontre prévue ce lundi 22 juin après-midi avec le juge Youssef Badr à la bibliothèque universitaire Robert de Sorbon à Reims est annulée. Une annulation qui intervient dans un contexte de menaces portées contre le magistrat depuis la condamnation du fondateur du media identitaire Frontières.



« Marine au pouvoir, les Arabes à l’abattoir » : une enquête pour incitation à la haine ouverte après la diffusion d’une vidéo tournée dans une discothèque de l’Aveyron.

Depuis le 6 juin, une vidéo prise dans une boîte de nuit de Rodez (Aveyron) a été vue par plusieurs milliers de personnes et repartagées par de nombreux comptes. Sur ces images, on peut voir un groupe de personnes alcoolisées entonner des chants racistes. Une enquête pour incitation à la haine a été ouverte par le procureur.



Pétition : pour un Défenseur des droits à la hauteur de la fonction.

Sophie Binet, SG de la CGT, et des milliers d’autres personnes, représentant.es d’organisations, chercheur.e.s, personnalités et citoyen.nes sont signataires de la pétition « Défenseur des droits : une nomination déterminante pour les droits et libertés » – pour marquer leur opposition à l’éventuelle nomination de François-Noël Buffet.



Face aux canicules, le grand chantier du siècle.

La protection thermique des logements, des écoles, des hôpitaux et des villes doit devenir une grande infrastructure publique du XXIe siècle. Comme l’eau potable, l’électricité ou le rail hier, elle doit être planifiée, financée et organisée collectivement.




Les experts du ministère de la Santé devraient, après ces précieuses instructions, se pencher à présent sur la façon de consommer d’autres boissons…

Le peuple a le droit de savoir !

RD

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