Partager la publication "La loi Duplomb, en réautorisant l’acétamipride, ferait peser trois risques majeurs sur la biodiversité, l’eau et la santé humaine : les voici"
Dominique Kudla, le maire sans étiquette de Villeron, et cinq de ses administrés étaient jugés ce lundi devant le tribunal correctionnel de Pontoise. Ils avaient mis en fuite des familles Roms et détruit leurs cabanons en février 2023. Tous ont été relaxés par le tribunal.
Le procès des Roms, ou de leur expulsion sauvage ?
Contrairement aux affirmations de torchons tels le JDD, ou Frontièresrelayés parBoulevard Voltaireet autres officines d’extrême-droite, suite à la publication d’une note de l’Observatoire de l’Immigration et de la Démographie(OID), parue ce 23 juin, l’immigration apporte à la France davantage de bénéfices économiques qu’elle ne génère de dépenses publiques.
Hormis le fait que l’OID est un think thank dirigé par des personnalités proches de la « droite radicale » et dont les membres semblent avoir peu de compétences dans des domaines aussi pointus que la démographie et l’étude de l’immigration, il ne faut pas retenir seulement les seules affirmations largement controversées que « L’immigration dégrade les comptes publics », que les immigrés ne financeraient que 86 % des dépenses publiques qui leur seraient dédiées, avançant également qu’ils seraient « moins en emploi que les natifs » ou encore qu’ils « tendent à réduire la productivité du fait de leur plus faible qualification ». A elles seules, elles incitent toute personne sensée à s’interroger sur la fiabilité de cette étude qui semble de toute évidence particulièrement biaisée.
D’ailleurs, pour l’OID, il n’est pas même question de refouler massivement les candidats à l’immigration, mais plutôt, parmi plusieurs propositions de mesures à prendre d’urgence, de réformer fondamentalement le lycée professionnel qui est en échec:
« La première cause de cet échec de grande ampleur réside dans l’inadéquation des formations professionnelles proposées par l’Education nationale avec les besoins des entreprises. L’Education nationale offre les formations en fonction des profils de compétence de son réservoir de professeurs et non pas en fonction des besoins des entreprises. »
… et de redresser le taux d’emploi de l’immigration en réformant notre système social:
« Comme nous l’avons constaté, le taux d’emploi des immigrés (62,4 %) est particulièrement faible en France comparativement à d’autres pays. »
On en conclura donc que les immigrés sont sous-employés en France (sans doute du fait des obstacles multiples à leur embauche), ce qui permet de nuancer le propos visant à majorer le coût de l’immigration, d’autant que d’autres études apportent la preuve formelle du contraire.
L’immigration : un apport économique supérieur à son coût pour la France
Cisjordanie : comment tous les palestiniens deviennent des prisonniers
Arrestations arbitraires, tortures, mise à mort : l’incarcération massive des Palestiniens constitue un des instruments des représailles d’Israël depuis le 7 octobre. Au cœur de la logique coloniale, la prison est omniprésente dans les trajectoires de vie palestinienne et représente un instrument de répression et d’asservissement total. Explication et témoignages.
«Gaza, une guerre coloniale»
Entretien avec Stéphanie Latte Abdallah et Véronique Bontemps conduit par Ryan Tfaily
Parmi la littérature prolifique qui tente d’analyser la guerre génocidaire en cours à Gaza, l’ouvrage co-dirigé par Stéphanie Latte Abdallah, historienne et politiste, directrice de recherche au CNRS, et Véronique Bontemps, anthropologue, chargée de recherche au CNRS, intitulé Gaza, une guerre coloniale (Actes Sud, 2025) se distingue par la profondeur historique et politique qu’il donne aux événements, et la place de choix qu’il accorde aux auteurs palestiniens et originaires du Moyen-Orient. La somme décrypte les multiples facettes de la guerre en cours, à partir du paradigme du colonialisme de peuplement qui structure désormais les études palestiniennes. En mobilisant diverses disciplines, et en croisant les regards – anthropologique, géopolitique, juridique, économique et politique -, le livre parvient à saisir les ruptures mais surtout les continuités à l’œuvre dans l’écrasement de Gaza. Dans cet entretien, les deux coordinatrices de l’ouvrage reviennent sur les concepts en jeu, les défis méthodologiques et l’état de la recherche sur la Palestine à l’heure du génocide à Gaza.
Partager la publication "Cisjordanie: les épisodes de violences perpétrés par des colons se succèdent"
A Gaza le génocide se déroule sous nos yeux – Exigeons des sanctions contre Israël pour que cela cesse – Exigeons des actes, immédiatement !
A Gaza, depuis la rupture unilatérale du cessez-le-feu par Israël, la famine est clairement assumée par Israël comme arme de guerre au mépris de toutes les règles du droit international. Les États-Unis et l’armée israélienne ont mis en place un simulacre d’aide alimentaire qui ne répond en rien aux besoins de la population et se traduit par de véritables guet-apens : c’est une instrumentalisation révoltante de l’aide humanitaire au service du déplacement forcé de la population et du nettoyage ethnique en cours. La faim, la soif, le manque de médicaments font des ravages. Des milliers d’enfants voient leur développement compromis pour la vie.
Depuis la reprise des bombardements et des opérations terrestres par Israël le 18 mars, visant toute la population, femmes, enfants, secouristes, journalistes, plus de 4.000 morts se sont ajoutés au 50.000 déjà comptabilisés ; les estimations dépassent les 100.000 morts.
C’est un génocide, pointé comme plausible par la Cour Internationale de Justice et confirmé par les plus grandes organisations de défense des droits humains, qui se déroule sous les yeux du monde entier qui laisse faire.
En Cisjordanie, dont Jérusalem-Est, la population est assiégée, déplacée de force, menacée par les colons et l’armée israélienne.
Le Collectif Aubois pour la Paix à Gaza dénonce la guerre génocidaire menée par l’État israélien contre le peuple palestinien. Ce sont des décennies d’une impunité totale de l’État d’Israël, alors qu’il viole en permanence le droit international, qui nous ont menés à cette situation. Une situation qui concerne plus largement la région, avec les violations répétées par Israël du cessez-le-feu avec le Liban, et les attaques israéliennes contre la Syrie ainsi que l’occupation d’une partie de son territoire. Nous demandons qu’il soit mis fin à cette impunité et que des sanctions soient prises tant que l’État d’Israël ne se conforme pas au droit international.
Dans une déclaration conjointe du 19 mai, les dirigeants de la France, du Royaume-Uni et du Canada qualifient la situation comme « inacceptable » et affirment qu’ils « ne resteront pas les bras croisés ». Mais qu’ont-ils fait ?
Face à un génocide, il faut des actes, tout de suite !!
La France continue de livrer des armes et des composants militaires à Israël, cela doit cesser immédiatement, et nous saluons l’action des dockers de Fos-sur-Mer qui refusent que ces équipements soient chargés dans un port français.
Le président de la République, par ses déclarations et celles de ses conseillers, multiplie les conditions pour la reconnaissance de la Palestine, ce qui est insupportable dans les conditions actuelles.
Nous saluons les initiatives d’organisations de la société civile israélienne qui refusent clairement le génocide en cours, et organisent des marches de solidarité à proximité de la bande de Gaza.
Nous condamnons aussi l’escalade de la violence avec La guerre déclenchée par Israël contre l’Iran le 13 juin, dans un conflit qui risque d’embraser toute la région et au-delà menace la paix mondiale. Cette guerre dite « des douze jours » a fait au moins 610 morts et plus de 4 700 blessés en Iran, et 28 morts et des milliers de blessés en Israël.
Le Collectif exige :
Arrêt de la guerre contre le peuple palestinien !
la reprise immédiate et inconditionnelle de l’aide humanitaire à Gaza
la libération de toutes les personnes détenues
Levée durable du blocus de Gaza !
Protection du peuple palestinien à Gaza et en Cisjordanie !
Arrêt des livraisons d’armes à Israël !
Arrêt de toute coopération militaire et sécuritaire !
Sanctions contre Israël !
Reconnaissance d’un État Palestinien !
Arrêt de l’occupation/colonisation expansives par Israël des territoires palestiniens et voisins.
la construction d’un avenir de paix entre Palestiniens et Israéliens fondé sur l’égalité des droits,
Une paix juste et durable dans toute la région
OUI A LA PAIX
TROYES, le 27 juin 2025
Partager la publication "Troyes: le Collectif aubois pour la Paix ne baisse pas les bras"
Justice pénale des mineurs : la décision du 19 juin 2025, une porte de sortie pour le législateur ?
Le Conseil constitutionnel a rendu sa décision concernant la proposition de loi dite « loi Attal », visant à renforcer l’autorité de la justice à l’égard des mineurs délinquants et de leurs parents, en censurant six de ses articles. Décryptage.
Nous annoncions dans ces colonnes l’adoption, le 19 mai, par le Parlement français , après un ultime vote du Sénat, d’une proposition de loi de Gabriel Attal pour durcir la justice des mineurs et responsabiliser les parents de mineurs délinquants. VOIR ICI.
Partager la publication "Justice pénale des mineurs : l’impossible réforme ?"
La plus haute juridiction américaine considère que les suspensions de portée nationale émises par des juges fédéraux « outrepassent probablement les pouvoirs conférés par le Congrès aux tribunaux fédéraux ».
Point sur la situation à Gaza, alors que les massacres quotidiens aux alentours des points de distribution de la GHF ont assassiné plus de 549 Palestinien·nes, et que l’armée israélienne poursuit ses bombardements quotidiens, aveugles et sans avertissement.
Gaza : Médecins sans frontières accuse la fondation GHF de causer des « massacres à la chaîne »
La Fondation humanitaire de Gaza (GHF) est vivement critiquée par l’ONG Médecins sans frontières (MSF), qui dénonce vendredi « un simulacre de distribution alimentaire qui produit des massacres à la chaîne ».
« C’est un champ de bataille » : des soldats de l’armée israélienne ont reçu l’ordre de tirer délibérément sur des Gazaouis non armés qui attendaient l’aide humanitaire
L’un des deux co-rapporteurs de la commission d’enquête parlementaire sur les violences dans les établissements scolaires, le député LFI Paul Vannier, a demandé ce mercredi que la justice soit saisie à l’encontre du Premier ministre pour « faux témoignage » lors de son audition le 14 mai dans l’affaire Bétharram, selon une lettre envoyée par le député à la présidente de la commission que franceinfo s’est procurée.
Partager la publication "Affaire Bétharram : le co-rapporteur de la commission d’enquête accuse François Bayrou de « faux témoignage » et demande que la justice soit saisie"
La Cour européenne des droits de l’homme a donné raison à Karim Touil jeudi et condamné la France pour un contrôle d’identité discriminatoire estimant qu’il n’avait pas été apporté de « justification objective et raisonnable » au choix de le contrôler à trois reprises en dix jours.
Dès deux ans, les filles et les garçons ne jouent pas aux mêmes jeux. Les inégalités de genre se forment déjà dans le coffre à jouets.
Les poupées pour les filles et les petites voitures pour les garçons ? Cette répartition caricaturale des jouets selon le sexe de l’enfant a la vie dure. 81 % des petites filles de deux ans jouent souvent à la poupée, contre seulement 19 % des petits garçons du même âge, indique une enquête de l’Ined réalisée en 2013 et 2014 auprès des parents de 13 000 enfants nés en 2011. Tandis que 89 % des garçons jouent aux petites voitures, contre seulement 32 % des filles.
Partager la publication "Poupée ou voiture : en matière de jeu d’enfant, beaucoup se joue avant deux ans"
Multiplication des appels à projets, subventions coupées, mise en concurrence : le secteur associatif fait face à une crise de financement. Mais l’Observatoire citoyen de la marchandisation des associations explore des pistes de « démarchandisation ».
L’enquête sur l’accès aux droits est une série d’études menées par le Défenseur des droits pour identifier et mesurer les atteintes aux droits dans ses domaines d’intervention. Après une première édition en 2016, le Défenseur des droits renouvelle l’enquête en 2024 pour observer les évolutions. Elle se compose de 5 volets.
Prison : le cri d’alarme d’une trentaine d’associations et syndicats contre le tout sécuritaire et le «populisme pénal»
Représentants des services pénitentiaires, magistrats, avocats, associations intervenant en prison… De nombreux acteurs de la détention réunis ce mardi 24 juin s’inquiètent des orientations politiques répressives en cours et à venir, notamment sous l’impulsion de Gérald Darmanin.
«Trente-huit associations ce n’est pas rien. Surtout quand elles disent toutes la même chose.» Lucia Argibay, secrétaire nationale du Syndicat de la magistrature (SM), est la dernière des six personnes attablées à prendre le micro face à la presse. Ce mardi 24 juin dans les locaux parisiens de la Cimade, toutes ont parlé d’une même voix. Le ton était offensif et inquiet, et ce dès le titre de l’invitation envoyée aux médias : «“Punir, exclure et faire souffrir”: la dérive assumée d’une politique pénale et pénitentiaire inhumaine et insensée.»
Partager la publication "Enquête sur l’accès aux droits sur les relations entre police et population : que retenir ?"