Le Canon Français : Comment l’aristocratie maintient son rang grâce à la sujétion du bon peuple et la complicité de municipalités républicaines



Le prochain banquet des « canonniers » aura lieu à Troyes en trois épisodes, les vendredi 23, samedi 24 et dimanche 25 avril prochains.

Bien que suscitant critiques et rejet de la part d’une certaine partie de la population qui réfléchit, les organisateurs se gargarisent d’un succès qui les a surpris dès le lancement de leur projet « entrepreneurial » mais l’expliquent par le « bon esprit » qui préside à leur initiative.

« Les banquets du Canon Français sont une création originale, inspirée à la fois des banquets d’Astérix, des fêtes de village, de Bayonne ou encore de l’Oktoberfest. Nos participants ont également un rôle important dans l’évolution de notre formule. » déclare l’un des deux fondateurs, Geraud du Fayet de la Tour (1).

En réalité, l’idée, lancée lors de la crise sanitaire du Covid, dans le but fort louable d’aider un ami viticulteur à écouler sa production, a vite été transformée en une formidable machine à cash. De la vente de quelques bouteilles, on est passé à un registre beaucoup plus étendu pour en arriver à l’organisation de festivités sous la forme de « banquets géants » destinés à « rassembler les Français ». Il ne s’agit de rien d’autre que d’une forme d’entrisme visant à capturer et à redéfinir les orientations historiques et culturelles d’usages populaires grâce, notamment, à des arguments économiques.

La société créée à Tours en 2020 a pris une autre tournure lorsque, toujours à l’affut d’une bonne affaire, Pierre -Edouard Stérin (3) est entré dans le capital de celle-ci. Depuis le 24/12/2024, la SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle) BOISSE, dirigée par Pierre-Alexandre Mortemard de Boisse (2) occupe les fonctions de président de la SAS (société par actions simplifiée) Le Canon Français. L’EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée) TURRIM, dirigée par Geraud du Fayet de la Tour, gérant, en occupe les fonctions de directeur général.

Depuis, le Canon Français sillonne la France de long en large, où l’accueil est parfois un peu plus mitigé que veulent bien le dire ses dirigeants et leurs soutiens médiatiques : Valeurs Actuelles, Le Figaro, CNews, Europe1, RMC, TF1, M6, le JDD, Boulevard Voltaire, Breizh-Info, Résistance Républicaine, le JDF, Fakta.co, etc. La communication repose également beaucoup sur les réseaux sociaux.

En effet, d’autre voix se font entendre en Bretagne notamment où le propriétaire du Château-des-Pères dans le petit village de Piré-sur-Seiche, a annulé l’événement face à l’opposition marquée d’habitants de cette partie du sud-est rennais. Le projet politique de la marque avait échappé a son attention. Le banquet a été déplacé en urgence vers un second lieu d’accueil, le château de Blossac au sud de Rennes.




« La fête n’est pas toujours innocente » remarque-t-on de ci de là. « Il y a des idées d’extrême droite »


Jusqu’à ce qu’on relève des insultes racistes et islamophobes, des saluts nazis, des menaces de viols, des débordements inévitables lorsqu’on sait que l’alcool coule à flot de 12h à 17 h et que les fêtards lâchés dans la rue poursuivent leur bamboche débridée jusqu’à se révéler d’une violence inadmissible mais bien « de chez eux ».



« Évidemment on se reconnecte avec notre identité nationale quelque part » concède Pauline S. après le banquet du samedi 22/11/2025 dans les Vosges. (Facebook page de Christophe Naegelen, député UDI)

Ces seigneuries servent ripailles au château, pour encourager les sujets à se soumettre plus aisément à leurs devoirs, moyennant néanmoins finance, ce qui est un comble, au vu des tarifs conséquents.

La ville de Troyes se réjouit d’accueillir cet événement dans un ensemble culturel en plein centre-ville. « L’Espace Argence, aujourd’hui ensemble culturel de 3 500 m², est ancré dans l’histoire troyenne, ce qui lui confère son exceptionnel cachet en tant que première gare de Troyes puis « Lycée Impérial de garçons ».

Patrimoine et culture vous dit-on…



(1) Geraud du Fayet de la Tour, seigneur de La Borie, de Clavière, de Mainterolles, de La Bastide, de La Tour et de Fournols se présente comme entrepreneur du divertissement.

(2) Pierre-Alexandre Mortemard de Boisse se fiance à Mlle Maëlle Le Lièvre de La Morinière le 27/01/2018, (carnet du jour du Figaro) et l’épouse le 25 mai 2019. On pourra consulter leur modeste liste de mariage (qui n’a pas vraiment fait un tabac) :

Ces gentes personnes font partie des quelque 2200 familles subsistantes de la noblesse française (en 2024).


(3) On ne présente plus Pierre-Édouard Robert Raymond Marie-Joseph Stérin, qui a fait fortune avec la smartbox et revendique sa foi catholique pratiquante. Il s’oppose publiquement à l’IVG, la PMA ou encore le mariage pour tous. Il rêve d’être canonisé et se consacre à des œuvres chrétiennes à travers des associations comme SOS Calvaires ou Familya.

Il finance activement des structures comme l’Institut de formation politique ou l’Observatoire de l’immigration. Il a aussi été l’un des soutiens de Marine Le Pen et Jordan Bardella. Il cherche un « champion » pour porter ses idées, qu’il note méthodiquement sur Excel.

Le projet Périclès a été révélé en 2024. Il vise à favoriser l’union des droites et à faire triompher ses valeurs au sein de la société française. Le nom fait référence aux mots Patriotes, Enracinés, Résistants, Identitaires, Chrétiens, Libéraux, Européens, Souverainistes.



RD

Haro sur la culture : le terrorisme d’extrême droite



Le 7 décembre 2021, un groupe de catholiques intégristes empêchait la tenue d’un concert jugé « sataniste » de l’artiste suédoise Anna von Hausswolff, organisé par le centre culturel Le Lieu unique à Nantes puis à Paris 2 jours plus tard en l’église Saint-Eustache. Le concert a finalement pu avoir lieu à Paris dans un lieu tenu secret.



A Nantes, un militant de Civitas, groupe catholique proche de l’extrême droite, détruisait un compteur électrique pendant un spectacle destiné aux enfants sur la question du genre et était interpellé le 6 avril 2023.


En 2023 toujours, le concert de l’artiste Bilal Hassan, prévu le 5 avril dans une ancienne église désacralisée de Metz, était annulé par les organisateurs à la suite des pressions de catholiques identitaires.


En Loire-Atlantique, deux paroisses, à Saint-Nazaire et à Nantes, renonçaient à accueillir deux concerts prévus en mai et en juin 2024 suite aux intimidations du groupe catholique traditionaliste, Riposte Catholique.

Plusieurs ensembles musicaux – la Schola Cantorum de Nantes, les Chœurs de Saint-Brévin, le Symphonique des bords de Loire et l’orchestre symphonique de Saint-Nazaire – devaient interpréter L’Homme armé : une messe pour la paix de Karl Jenkins, une œuvre composée en 1998 et dédiée aux victimes de la guerre au Kosovo.


Un concert de Keiji Haino prévu le 14 mars à la cathédrale de Metz était délocalisé au centre Pompidou sous la pression de paroissiens qui considéraient la performance comme «la plus sordide des profanations».


A propos de ces annulations de spectacles, la filière culturelle parle de « terrorisme d’extrême droite ».


En raison de la programmation du groupe Sniper, la Région Grand Est avait décidé, à la demande notamment de Laurent Jacobelli et des élus du Rassemblement national, de suspendre provisoirement la subvention accordée au festival Le Jardin du Michel qui aura lieu du 22 au 24 mai 2026 à Toul (Meurthe-et-Moselle). En cause, des paroles du groupe de rap, datant parfois de plus de 20 ans, décrites comme potentiellement « racistes, antisémites et incitant à la haine raciale. » Après vérifications auprès du ministère de l’Intérieur au sujet de ces paroles du groupe qui a bien été poursuivi une seule fois, en 2003, mais n’a jamais fait l’objet de condamnation, la Région a finalement décidé le jeudi 9 avril d’accorder cette subvention d’un montant de 94 000 euros au festival. 



Forte de son relatif succès aux élections municipales, l’extrême droite utilise désormais les mandats de ses élus communaux pour poursuivre son travail de sape.

Nicolas Meizonnet, tout nouveau maire RN de Vauvert, dans le Gard, et député de la 2e circonscription du département, après avoir annulé une expo photo au début du mois, vient de liquider, avec l’assentiment de son conseil municipal, la prochaine édition du festival Jazz à Vauvert, prévue les 26 et 27 juin



Dans le Vaucluse, la culture meurt à petit feu dans les petites villes gérées par l’extrême droite. A Bédarrides, Camaret-sur-Aigues et Morières-les-Avignons, les maires Rassemblement national ou élus avec son soutien délaissent la culture. Mais derrière ce désintérêt pointe une politique brutale contre acteurs et associations.



Dans les villes qu’il dirige, le RN sabote la culture discrètement mais sûrement. Les municipalités d’extrême droite ont mené ces dernières années un travail de sape dissimulé contre les acteurs culturels. Une situation d’autant plus inquiétante que les communes sont aujourd’hui leur principal financeur.



« La culture est le champ où l’“union des droites” fonctionne le mieux, contre une création subventionnée et jugée gauchiste ». Le Rassemblement national entend sabrer l’argent de la création et le reverser au patrimoine, observe dans sa chronique Michel Guerrin, rédacteur en chef au « Monde ».



Le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) cède à l’extrême droite en suspendant le 8 avril son fonds d’aide à la création sur les plateformes en ligne. Un collectif de créateurs de contenus, d’auteurs, de techniciens et de producteurs alerte sur la possible disparition de l’économie culturelle d’internet.


Il y a mille manières d’affaiblir le secteur, et sans doute une seule façon de le sauver : répéter inlassablement qu’une culture libre et ouverte est un service public, un cadeau pour les générations futures, et la seule garantie de la pérennité de la fameuse exception culturelle française.


Face à des politiques culturelles qui conduiraient à un démantèlement, il se trouve 3 pistes pour réagir : financière, mais aussi associative et territoriale.



Finalement, pour ne pas tomber dans les pièges tendus par l’extrême droite, c’est sans doute à la culture elle-même et à ses acteurs qu’il appartient de se réinventer pour résister.



RD

Un brin de muguet pour les syndicats



Travail le 1er-Mai : le gouvernement plie sous la pression des syndicats


Le gouvernement renonce à légiférer sur le travail le 1er Mai. Il n’y aura finalement pas de loi permettant d’élargir le travail ce jour-là. L’exécutif souhaite tout de même engager un dialogue avec certains commerces de proximité.



Piégé par la proposition de loi Renaissance sur le 1er Mai, le gouvernement a renoncé. Les Républicains dénoncent un « recul » face aux syndicats et à la gauche. La droite est dépitée.



Les vestiges de la Macronie se sentent trahis et dans l’ « incompréhension ». Le centre est furieux.



Marlène Schiappa appelle à « ne pas bloquer » la « France qui veut travailler ».


Si certains artisans boulangers pestent contre cet empêchement de travailler qui les met « dans le pétrin », les fleuristes peuvent toujours, tout comme eux, ouvrir leur commerce, puisque faisant partie des activités qui le peuvent sans faire travailler leurs salariés ce jour-là.



Pour tous, le gouvernement s’est débrouillé « comme un manche ». Pendant ce temps, le RN affirme que lui seul défend les intérêts des artisans et des petits commerçants, tout en continuant de rencontrer les grands patrons pour « exposer » son programme,




Le gouvernement ne s’est pas vraiment laissé tordre la main par « le PS et une poignée de syndicats ». Ce sont les 8 grandes centrales syndicales françaises qui l’ont interpelé en ces termes: « Monsieur le Premier ministre on ne réforme pas ainsi brutalement un texte d’histoire sociale et de conquêtes collectives ».



Si le gouvernement fait marche arrière sur l’extension du travail le 1er-Mai face à la pression exercée par les syndicats, pour l’historienne Danielle Tartakowsky, cette crispation s’inscrit dans un contexte plus large de remise en cause du « temps de travail » et du « progrès social ».



Le 1er Mai 2026 sera chaud, quel que soit le temps. Nous vous donnons RV Place Jean-Jaurès à Troyes pour une journée de rassemblement familiale, populaire et engagée.



RD

Donald vs Léon



Loi SURE, la justice sous pression




Au cœur de la crise démocratique

Le 18 mars 2026, le garde des sceaux Gérald Darmanin a déposé sur la table du conseil des ministres un projet de loi intitulé « Sanction utile, rapide et effective » (SURE). Cette réforme de la procédure criminelle généraliserait le plaider-coupable, marginaliserait les jurys populaires et limiterait le temps imparti à la discussion contradictoire et aux avocats. Des projets similaires sont débattus en Italie ou au Royaume-Uni. Sous couvert de rationalisation et de lutte contre la délinquance, ces textes participent en réalité à la diffusion d’une idéologie sécuritaire et acclimatent une conception expéditive de la justice. Pourtant, rien ne vient établir le laxisme allégué de l’institution judiciaire. Dans ce domaine comme dans d’autres, les procès d’intention déforment la réalité du travail des magistrats et le rôle précieux d’une institution pilier de l’état de droit. 

Le nouveau numéro de « Manière de voir » (n°206 « La justice sous pression » avril-mai 2026) propose d’explorer les tensions qui traversent aujourd’hui la justice : attentes immenses et souvent contradictoires de la société, pressions autoritaires des gouvernements, manque persistant de personnels et de financement. Ces contraintes comme ces dilemmes sont en réalité révélatrices d’une profonde crise démocratique et sociale.

Le premier chapitre montre ainsi comment les tribunaux subissent la dérive autoritaire qui caractérise la majorité des gouvernements occidentaux. A ce titre, les démocraties se distinguent de moins en moins des régimes dits « illibéraux ».

Le chapitre 2 pointe les limites de l’égalité devant la loi, quand la disparité géographique des moyens, la méconnaissance du droit et l’indifférence institutionnelle aux inégalités sociales rendent la justice forte avec les faibles, et faible avec les forts. Ces tendances lourdes n’empêchent pas les progrès, par exemple en matière d’atteinte à la probité : les élus, longtemps épargnés par la force des habitudes, peuvent désormais être sanctionnés lourdement, comme l’ancien président Nicolas Sarkozy ou Mme Marine Le Pen.

Analysant la portée de ce changement historique, le chapitre 3 questionne aussi ses éventuelles insuffisances. En effet, dans certains pays comme le Brésil, la justice a été manipulée pour régler des comptes politiques. Jusqu’où le magistrat peut-il aller sans glisser du rôle indispensable de gardien de l’Etat de droit, à celui de faiseur de roi ?

Le dernier chapitre replace les polémiques, souvent artificielles, sur le « gouvernement des juges » dans le cadre d’une réflexion plus globale sur la crise de la démocratie. Si l’institution judiciaire est tant sollicitée, n’est-ce pas aussi parce que les responsables politiques faillissent trop souvent dans leur mission de servir, sur mandat du suffrage universel, l’intérêt général ?

Manière de voir, Le Monde diplomatique, numéro d’avril-mai (en kiosque depuis peu): 100 pages – 8,50€

Une suggestion de lecture plus ou moins en rapport avec le sujet…



Le projet de loi « SURE » : anatomie d’une justice en faillite


Alors que le projet de loi SURE (pour une Sanction Utile, rapide et Effective) sera examiné en commission des lois au Sénat à partir de mercredi, Me Patrick Lingibé explique dans cette tribune les raisons pour lesquelles la profession d’avocat se déclare opposée à la réforme portée par le garde des Sceaux Gérald Darmanin. 




La loi Yadan a pour véritable objectif de museler les critiques de l’Etat israélien, en violation des principes de l’Etat de droit et de la liberté d’expression



La LDH de l’Aube écrit à Madame la Députée



La loi Yadan ou la criminalisation de la pensée critique


Présentée comme une loi contre l’antisémitisme, la PPL 575 de la députée Caroline Yadan est en réalité un instrument de censure : elle criminalise la critique d’Israël, assimile l’antisionisme à la haine raciale et menace quiconque ose nommer l’oppression. Derrière le vernis républicain, c’est l’ordre des puissants qui légifère et la Palestine qui en paye le prix.






Le vengeance (minable) de Sarkozy




Pourquoi Nicolas Sarkozy se rapproche-t-il de Jordan Bardella ?


Vidéo « Il faut qu’il arrive au pouvoir », a osé Nicolas Sarkozy à l’égard de Jordan Bardella alors qu’en 2016, il érigeait « une barrière infranchissable » entre Les Républicains et le Front national. ⁠
La journaliste du Nouvel Obs, Camille Vigogne Le Coat décrypte les raisons de ce basculement qui permet à l’ex-président de continuer à exister politiquement et de nourrir un récit médiatique construit avec son clan.



Le Nouvel Obs a publié une série d’articles intitulée « Les Sarkozy : la dérive d’un clan »

Le premier épisode intitulé Bolloré, Carla Bruni et… Dieu : comment Nicolas Sarkozy et son clan mènent la guerre médiatique depuis sa sortie de prison, évoque son séjour en prison et ses multiples condamnations pour « financement illégal de campagne électorale », « corruption active » ou « trafic d’influence » auraient dû lui ôter tout crédit médiatique. Mais l’ex-président de la République, entouré de sa famille et de quelques fidèles, a construit un récit alternatif.

Le deuxième, Nicolas Sarkozy, l’ex-président-prisonnier qui rumine sa vengeance contre les juges et les traîtres, rappelle que Nicolas Sarkozy n’a jamais porté la magistrature dans son cœur. Mais depuis sa condamnation et son séjour à la prison de la Santé, il s’estime victime d’une véritable cabale de la part de l’institution judiciaire, au point de se comparer au… comte de Monte-Cristo.

Le troisième, « Il faut qu’il arrive au pouvoir » : comment Nicolas Sarkozy est tombé dans les bras de Jordan Bardella, explique, sans équivoque, qu’animé par un esprit de revanche à l’encontre d’Emmanuel Macron et déterminé à continuer d’exister politiquement, l’ex-président a choisi de servir de marchepied à l’extrême droite.



Les petits déjeuners





1er juillet 2025: un tête à tête Sarkozy-Bardella, qui agite le landerneau politique


C’est une rencontre qui agite le milieu politique cette semaine. L’ancien président Nicolas Sarkozy a reçu le chef du Rassemblement National, Jordan Bardella mardi matin dans son bureau parisien. Selon l’entourage de l’ancien chef de l’État, ce rendez-vous d’une heure a été « très cordial ».



Juin 2025: Jordan Bardella se dit « choqué » par le retrait de la Légion d’honneur de l’ex-président


Soutien surprenant•« J’ai le sentiment qu’il y a une volonté d’humilier Nicolas Sarkozy », a regretté le dirigeant du RN sur RTL, ce lundi, après le retrait de la Légion d’honneur à Nicolas Sarkozy en raison de sa condamnation pour corruption dans l’affaire des écoutes.



19 février 2026: l’histoire d’un déjeuner secret





10 décembre 2025, pour Sarkozy : « Bardella, c’est le Chirac des années RPR ! »

L’ancien détenu de la prison de la Santé compare Jordan Bardella « au RPR au temps de Chirac », estimant que « son discours n’est pas très différent du nôtre à l’époque ». Au contraire de l »‘aile » portée par Marine Le Pen et « son projet économique plus proche de celui de LFI que LR ».



11 décembre 2025: Sarkozy, Bardella : le livre peut payer deux fois

Il s’est beaucoup dit que Jordan Bardella voyait des patrons à la pelle ; dans la promotion de son livre, il rencontre la France profonde de la base RN. Avec quel effet sur les idées ?



14 décembre 2025: Sarkozy, Bardella : le temps des tempêtes pour Les Républicains


Déjà affaiblis par la guerre entre Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez, Les Républicains voient Nicolas Sarkozy les inciter à se tourner vers le RN, alors que croît la tentation de l’union des droites.



Le fiston n’échappe pas à la malédiction


« Le parachuté a atterri et il ne va pas redécoller » : bien décidé à rester à Menton, Louis Sarkozy envoie un message à ses détracteurs



 C’est la députée RN Alexandra Masson qui l’a emporté avec 49,58 % des voix. 


L’extrême droite a confirmé son avance du premier tour ce dimanche 22 mars 2026. La cité du citron aura désormais une maire RN, Alexandra Masson.

 


Les affaires




Pour mémoire, l’ancien président Nicolas Sarkozy fait l’objet de trois affaires pénales. Deux d’entre elles ont donné lieu à des condamnations définitives : l’affaire dite des écoutes téléphoniques pour laquelle la Chambre criminelle a rendu un arrêt de rejet le 18 décembre 2024, et celle des dépenses excessives de campagnes en 2012 révélées par l’affaire Bygmalion. Dans ce dossier, les investigations avaient permis de révéler l’existence d’un système de fausses factures et conventions liant l’UMP, devenue Les Républicains, et l’agence de communication Bygmalion, chargée d’organiser les nombreux meetings de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012. Cette manœuvre visait à masquer l’explosion des dépenses de campagne, qui ont atteint près de 43 millions d’euros, pour un maximum autorisé de 22,5 millions. Il a été condamné le 14 février 2024 par la cour d’appel de Paris à un an d’emprisonnement dont six mois ferme pour le financement illégal de sa campagne présidentielle perdue de 2012. Cette condamnation est devenue définitive le 26 novembre avec le rejet de son pourvoi par la Cour de cassation le 26 novembre 2025.

La troisième, l’affaire Sarkozy-Kadhafi (ou affaire du financement libyen de la campagne présidentielle de 2007) est toujours en cours. Il est condamné en première instance en septembre 2025 à 5 ans de prison ferme pour association de malfaiteurs. Il est écroué le 21 octobre 2025 à la prison de la Santé, puis libéré sous contrôle judiciaire le 10 novembre 2025, dans l’attente de son procès en appel. Un peu moins de six mois après sa lourde condamnation, l’ancien chef de l’État est rejugé à partir du 16 mars 2026 par la cour d’appel de Paris, avec neuf autres personnes, au cours d’un procès prévu jusqu’au 3 juin. Le jugement est attendu le 30 novembre, a indiqué à l’AFP une source ayant connaissance du calendrier.



« Chaque déni est une gifle, chaque mensonge est une chute » : au procès en appel de Nicolas Sarkozy, la réplique des victimes de l’attentat du DC-10 d’UTA face aux prévenus




Des proches des personnes tuées dans l’avion qui a explosé en vol en septembre 1989 au-dessus du Niger ont témoigné mercredi devant la cour d’appel de Paris.


RD




La France va enquêter sur l’ancien patron de Frontex pour complicité de crimes contre l’humanité



La Ligue des droits de l’Homme (LDH) a obtenu qu’un juge d’instruction français soit bientôt saisi pour enquêter sur l’eurodéputé d’extrême droite Fabrice Leggeri, ancien directeur de Frontex, l’agence européenne de surveillance des frontières. Il est soupçonné de complicité de crimes contre l’humanité et de torture pour avoir mené une « chasse aux migrants » dans ses anciennes fonctions.



Ça ne plaît pas à tout le monde



Pourtant, l’Office européen de lutte antifraude s’intéresse à d’autres responsables de Frontex


Pologne, Union européenne
Frontex visé par une nouvelle enquête du gendarme européen de l’anticorruption

Le siège de l’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes a été perquisitionné, début mars, dans le cadre d’une enquête de l’Office européen de lutte antifraude. Un cadre italien de Frontex est ciblé.

L’imposant bâtiment moderne de sept étages qui sert de siège à l’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes Frontex, dans le quartier de Mokotów à Varsovie (Pologne), a été visé début mars par des perquisitions dans le cadre d’une enquête de l’Office européen de lutte antifraude (OLAF). Cet organisme qui est chargé d’enquêter sur les cas de corruption et les fautes graves commises au sein des institutions européennes ciblait l’Italien Disma Malgarini, directeur de la division de la gestion opérationnelle au sein de Frontex.

Le gendarme antifraude européen, dirigé par le procureur tchèque Petr Klement, soupçonne ce cadre, dont l’ordinateur et le téléphone ont été saisis, d’avoir recruté préférentiellement au sein de l’agence plusieurs ressortissants italiens. Contacté, Disma Malgarini, qui a été chef du Situation Centre de Frontex de 2019 à 2021 et coordinateur des missions de recherche et de sauvetage des garde-côtes italiens de 2013 à 2016, a répondu qu’il n’était pas « autorisé à [s]’exprimer sur l’existence d’une enquête de l’OLAF ni sur les allégations qui pourraient être formulées dans ce contexte. »

Le cadre de Frontex a par ailleurs ajouté, sans donner davantage de précisions, être victime d’une entreprise de dénigrement : « Je tiens à souligner que, depuis trois ans, je suis la cible d’une campagne de diffamation qui se traduit par l’envoi de dizaines de courriels anonymes contenant de fausses allégations à mon encontre à des centaines de destinataires choisis au hasard. » 

Le Français Fabrice Leggeri, ancien patron de Frontex (2015-2022) et actuel eurodéputé du parti d’extrême droite Rassemblement national (RN), avait également été visé par une enquête de l’OLAF l’accusant d’avoir couvert des refoulements illégaux de migrants, ce qui l’avait poussé à la démission. La justice française a aussi annoncé fin mars qu’un juge d’instruction allait enquêter su ces mêmes faits. Il est enfin à noter que la Polonaise Aija Kalnaja, directrice par intérim de Frontex de 2022 à 2023, a aussi fait l’objet d’une enquête du gendarme anticorruption. Sollicités, Frontex et l’OLAF n’ont pas souhaité répondre à nos demandes.

Antoine Izambard

Source

Dans l’actualité de ce 31 mars: fin de la trêve hivernale



« On va punir les ménages » au lieu d’être « dans une logique de prévention », déplore la Fondation pour le logement des défavorisés.

Les expulsions vont reprendre avec la fin de la trêve hivernale. Les mères seules avec un enfant, sont de plus en plus touchées, observe la Fondation.



 

Mais aussi


Allô l’Arcom ? C’est encore pour CNews

La chaîne TNT, vaisseau amiral des médias Bolloré, a une spécialité : lancer des campagnes de haine contre telle ou telle personnalité. Depuis son élection à la mairie de Saint-Denis, Bally Bagayoko (LFI) subit un déluge d’insanités racistes. Dans « Le Procès Bolloré », le livre du FPL publié le 19 mars, d’autres personnes expliquaient parfaitement cette mécanique infernale.




 

Payés moins de 6 euros de l’heure, accidents, agressions : une étude alerte sur le sort des livreurs


Un livreur sur deux a des symptômes dépressifs, les accidents du travail sont courants mais ignorés… Une nouvelle étude inédite par son ampleur détaille les dégâts sur la santé du monde ubérisé des plateformes de livraison. Témoignages.



 

Crise de l’énergie : le retour en grâce de l’E85, le «carburant malin» au bilan environnemental controversé


Carburant l’argent. Face à la flambée des prix à la pompe, le superéthanol E85 attire les automobilistes en quête d’économies. Un mauvais pari, tant pour leur portefeuille que pour l’environnement et notre souveraineté alimentaire. Explications.



 

Le renforcement des contrôles policiers rend la traversée de la Manche plus mortelle, selon des chercheurs


Dans une étude publiée la semaine dernière, des chercheurs britanniques et l’organisation Border Forensics ont disséqué la politique migratoire menée à la frontière entre le Royaume-Uni et la France ces dernières années. Selon eux, l’augmentation des décès est directement liée au renforcement des contrôles.



 

Les dangers des réseaux sociaux enfin reconnus par la justice

Les 24 et 25 mars deux décisions de justice (Nouveau Mexique, Californie) marquent un tournant dans la reconnaissance des dangers des réseaux sociaux. Meta et Instagram ont été condamnés pour des contenus addictifs avec des conséquences psychologiques.

L’accusation a porté sur la façon dont les plateformes captent l’attention des jeunes pour augmenter le temps passé afin de générer davantage de profits publicitaires au détriment de leur santé mentale. Même si les montants des condamnations restent symboliques, les décisions pourraient enclencher une dynamique capable de fragiliser la défense des géants de l’Internet, fondée jusqu’ici sur l’irresponsabilité et la neutralité technologique. Uniquement en Californie, plus de 3000 procédures sont en cours d’instruction.

Ces jugements font résonance avec des décisions prises en Australie, bientôt suivies par le Royaume-Uni, la Malaisie. La France prend des initiatives pour encadrer l’usage des smartphones. Partout les alertes sanitaires se multiplient poussant les réseaux sociaux à ne plus ignorer les dommages de leur modèle économique.

Signal utile pour les adultes, médecins, enseignants, parents souvent démunis face aux usages intensifs des réseaux.

Rapport de force inversé, les géants de l’Internet savent désormais qu’ils ne peuvent plus se dispenser d ‘une éthique de la responsabilité.

Tiré du Monde du samedi 28 mars 2026

JC


L’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans débattue ce mardi au Sénat

Le Sénat, qui penche à droite, ne remet pas en cause l’objectif général du texte adopté à l’Assemblée nationale. Mais il subsiste un différend quant à la rédaction de cette loi.



 

Moyen-Orient

 

Israël légalise la peine de mort pour les Palestiniens


Les députés israéliens ont adopté une loi instaurant la peine de mort pour les « terroristes » palestiniens. Est visée toute personne reconnue coupable de meurtre commis « dans le but de porter atteinte à un citoyen ou résident israélien, avec l’intention de mettre fin à l’existence de l’État d’Israël ». Car « il n’y a pas de terroriste juif », justifie l’auteure de la proposition de loi.



« Zone tampon et de sécurité », ressource en eau… Que cherche à conquérir Israël au sud du Liban?

Le ministre israélien de la Défense Israel Katz a annoncé ce mardi 31 mars « le contrôle sécuritaire de toute la zone jusqu’au Litani », au Liban. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait ordonné ce dimanche 29 mars l’extension de sa « zone de sécurité » au sud du pays. La région, déjà occupée par Israël entre 1978 et 2000, revêt une importance stratégique et religieuse pour certains. 



 

Dans l’audiovisuel, un tapis rouge pour l’ambassadeur d’Israël


Au lendemain de l’agression israélo-américaine contre l’Iran, le 28 février 2026, l’ambassadeur d’Israël en France, Joshua Zarka, débute une intense tournée médiatique. Propagande à foison, invisibilisation des victimes, contradiction atone : on pensait avoir tout vu, tout entendu. C’était sans compter une séquence inédite, qui se répétera sur trois plateaux différents en dix jours…




 

Iran : L’armée intensifie l’enrôlement d’enfants



Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) d’Iran mène actuellement une campagne visant à recruter des enfants dès l’âge de 12 ans pour qu’ils s’engagent volontairement en tant que « combattants pour la défense de la patrie », a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch. Le recrutement et l’utilisation d’enfants à des fins militaires constituent une violation grave des droits des enfants, et un crime de guerre lorsque les enfants ont moins de 15 ans.

Troyes: « Journée de la terre », la mobilisation de ce samedi



               Le 30 mars de chaque année est une journée particulière en Palestine et pour tou.te.s les Palestinien.ne.s qu’ils vivent en Palestine, dans les camps de réfugié.e.s ou dans la diaspora dans le monde entier.

           C’est la « journée de la terre » commémorée depuis le 30 mars 1976, jour où la police israélienne a tiré sur des Palestiniens qui manifestaient contre la confiscation de leur terre. Le bilan a été de 6 morts, des dizaines de blessés et des centaines de personnes incarcérées.  

Cette journée de mobilisation, à l’appel  de 90 organisations au niveau national est le symbole d’un peuple attaché à leur terre.

Cette journée nous rappelle une nouvelle fois de façon criante, insupportable ce que vivent les palestiniennes et les palestiniens. Leur situation est marquée depuis des décennies par l’occupation israélienne, les blocus, les expropriations, les violences subies et les violations des droits de l’homme.

Aujourd’hui depuis 2 ans et demi les Palestiniennes et Palestiniens subissent une situation terrible, catastrophique, inhumaine…

En janvier 2026, le ministère de la Santé de Gaza estime qu’au moins 71395 personnes ont perdu la vie dans la bande de Gaza, soit une personne sur 31. Ces chiffres rapportés et sont tenus pour sûrspar les Nations Unies, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et différentes organisations internationales. La grande majorité des victimes sont des civils et comparé à ceux d’autres conflits mondiaux récents, le nombre de décès de journalistes, de travailleurs humanitaires et de santé, ainsi que d’enfants, est parmi les plus élevé. Selon les Nations Unies, la bande de Gaza compte le plus grand nombre d’enfants amputés par habitant au monde, dès décembre 2024. On estime que des milliers d’autres corps restent très probablement ensevelis sous les décombres des bâtiments détruits.

À ces morts viennent s’additionner des dizaines de milliers de victimes de l’insoutenable situation sanitaire et alimentaire de Gaza. Plus de 85 % de la population de Gaza a été victime de déplacements forcés.

Depuis l’accord de cessez-le-feu, signé le 10 octobre entre Israël et le Hamas, le plan Trump se met en marche, les otages israéliens ont été libérés. Mais comme il fallait s’y attendre, le cessez le feu n’est pas effectif. Israël ne cesse de le violer. “Dès que le Hamas aura libéré les otages, la guerre s’arrêtera” nous a-t-on répété inlassablement dans les médias. Aujourd’hui, toute la fausseté de cet argument éclate au grand jour.

Aujourd’hui encore, la propagande israélo-trumpienne ne doit pas nous leurrer. La situation à Gaza reste celle d’un génocide fait de la combinaison du blocus, du refus d’entrée des biens essentiels et d’une malnutrition orchestrée. Nous assistons à un étranglement du peuple palestinien, un génocide organisé froidement et méthodiquement sur fond de l’annonce d’un cessez-le-feu qui n’est en aucune manière effectif.

En seulement 3 mois, le nombre total de morts sous la mitraille s’élève à plus de 529 dont plus de cent enfants selon l’UNICEF. A ces morts directes, il faut additionner tous ces malades, qui ne sont pas soignés, en raison de la destruction des infrastructures de soin ; pas soignés parce qu’Israël empêche leur exfiltration de l’enclave.


Les médicaments ne rentrent toujours pas, laissant à l’abandon, entre autres, des centaines de milliers de malades chroniques. Nous assistons à une politique délibérée d’organisation de la famine : seule une centaine de camions pénètrent dans l’enclave, là où il en faudrait 600 pour respecter le prétendu plan de paix trumpien.

En janvier 2026, l’UNICEF rapportait que le froid hivernal causait des décès par hypothermie chez les enfants déplacés.

Les faits sont là : la « pax americana » n’est que la couverture de la poursuite méthodique, froide et implacable de l’extermination du peuple palestinien et de l’expulsion de ses terres.

Les images de tentes noyées sous la pluie, sous la boue ne cessent de nous parvenir.

Il faut se rendre à l’évidence : le génocide est toujours en cours avec son cortège de souffrances et de morts.

À ce constat sur la situation à Gaza, nous ajoutons la situation en Cisjordanie. C’est par dizaines qu’on compte les Palestinien nes tués sous les raids israéliens et sous les tirs des colons juifs israéliens. Sur la seule journée du 3 février, 30 civils palestiniens ont été interpellés. Ils rejoignent ainsi les plus de 210 000 cas d’arrestations enregistrés depuis octobre 2023. S’y ajoute une politique systématique de destruction des terres agricoles ainsi que des maisons des familles palestiniennes. Les déplacements forcés de la population se poursuivent.

Le plan américain n’attaque en rien la racine du problème : l’expulsion des Palestinien nes de leur terre. Il ne s’attaque en rien à la cause profonde de la violence : le siège, l’occupation et le nettoyage ethnique perpétrés par Israël.

Le plan de Trump, Netanyahu et de leurs complices n’a que pour objectif l’accaparement des ressources vitales (eau, terres agricoles) et d’intérêts énergétiques et financiers.

Son plan de mise sous tutelle de la bande de Gaza et de ses habitants, empreint d’une logique coloniale, piétine le droit à l’autodétermination du peuple palestinien.

Nous lançons un cri d’alarme : le génocide est toujours en cours. Ce qui est en jeu, c’est l’extermination d’un peuple massacré et expulsé de ses terres. D’ores et déjà, c’est par dizaines de milliers que nous comptons les morts. Le plan Trump ne fait qu’organiser la poursuite du génocide et s’il n’y est pas mis obstacle, c’est en centaines de milliers que le sinistre décompte devra se faire.

Chaque silence, chaque renoncement contribue à l’affaiblissement du droit et ouvre plus grande la porte à la barbarie.

En n’appliquant pas fermement le droit international et en ne sanctionnant pas ses violations, la communauté internationale cède à la loi du plus fort et entérine la barbarie qui s’exerce depuis plus de deux ans à Gaza et dans un certain nombre de pays dans le monde.

Nous affirmons qu’une paix durable ne pourra se réaliser qu’en garantissant le droit au retour des Palestiniens et la reconnaissance effective de leur droit à l’autodétermination.

Nous affirmons que l’avenir des Palestiniens doit être décidé et construit par eux même, que seules l’égalité des droits et la justice apporteront une paix juste et durable.

Nous affirmons que le plan Trump n’ayant qu’une perspective pro-israélienne ne fournit rien d’autre qu’un horizon de guerre permanente à tous les peuples de la région.


Nous affirmons que l’urgence de l’heure est de faire cesser le massacre !

Pour ces raisons, nous appelons à rejeter ce plan et nous exigeons :

  • un cessez-le-feu total et définitif et la fin du génocide,
  • l’entrée sans entrave de l’aide humanitaire à Gaza
  • la reconstruction sous direction palestinienne
  • l’entière auto-détermination du peuple palestinien qui doit être l’acteur de son propre destin
  •  le droit au retour des réfugiés palestiniens et la fin de l’occupation et de l’apartheid, conformément à la résolution de l’ONU.

Nous exigeons de notre propre gouvernement qu’il engage des actions concrètes pour forcer Israël à arrêter son offensive génocidaire :

  • L’arrêt de toute livraison d’armes ou de composants utilisés pour le montage d’armes
  • L’interdiction de tout transit d’armes via nos ports et aéroports
  • L’arrêt des coopérations commerciales, universitaires et de recherche avec Israël.
  • la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël
  • L’interpellation sur notre territoire de tout génocidaire y compris lorsqu’il le survole.

(Déclaration commune du collectif pour la Paix)

« Règlement retour » : une attaque de plus contre les droits fondamentaux des personnes étrangères

Centre d’accueil pour les migrants arrivant d’Italie, à Shengjin, en Albanie, le 4 juin 2024.



Le 9 mars 2026, les députés de la commission des libertés civiles ont adopté leurs amendements à la proposition de la Commission visant à réformer la procédure européenne de retour, déposée en mars 2025, par 41 voix pour, 32 voix contre et 1 abstention.





Infomigrants dénonce la création de « hubs de retour » et un processus démocratique bâclé.



Pour Médecins du Monde, c’est la mise en péril des soins de santé. « Cette proposition est en contradiction directe avec l’article 8 de la Charte des droits fondamentaux de l’UE et le Règlement général sur la protection des données (RGPD), qui garantissent le droit à la vie privée et à la protection des données personnelles pour toute personne résidant dans l’UE, y compris les personnes sans papiers. »


Pour CCFD- Terre Solidaire : « Avec le Règlement Retour, le Parlement européen face à un choix historique : protéger les droits fondamentaux ou ouvrir la voie au cauchemar étasunien de l’ICE »




France Terre d’Asile : « une attaque sans précédent contre les droits fondamentaux des personnes étrangères.« 



La Cimade : « un texte répressif et attentatoire aux droits humains à plusieurs niveaux ! Elle nous appelle à interpeller nos eurodéputés à rejeter le « Règlement retour » lors de la séance plénière du Parlement européen du 26 mars.« 



L’Anafé : « plus de 200 organisations se prononcent collectivement contre le « Règlement retour », annoncé par la Commission européenne en mars 2025, pour dénoncer la logique punitive, discriminatoire et sécuritaire de l’UE, dictée par le racisme, et l’érosion du droit européen, attentatoire aux droits fondamentaux des personnes exilées. »




Gisti : « une loi européenne qui autorise les perquisitions à domicile, la police dans les services publics et le profilage racial.« 






La LDH s’oppose depuis mars 2025 avec d’autres associations à ce que propose l’UE et qui « serait une nouvelle tentative de s’éloigner toujours plus des politiques de migration et d’asile fondées sur les droits, poursuivant ainsi la tendance à l’externalisation qui a été un échec complet, comme le récent accord Italie-Albanie, et qui conduit à des morts, des graves violations de droits humains et des souffrances sans fin. »



Elle dénonçait en mai 2025 avec l’ensemble des partenaires d’Euromed Droits le coût en terme de droits humains de ce nouveau « Règlement sur le retour ».



En septembre 2025, elle signait avec plus de 237 organisations internationales une déclaration commune contre les règles inhumaines qui régissent les expulsions.




La LDH dénonce en outre l’accord « One in, One out », qui continue de porter atteinte aux droits humains et internationaux en plus d’être inefficace.


Aube et alentours : la semaine militante



Châlons-en-Champagne





Et dimanche 22 mars,

à Troyes et Romilly-sur-Seine,

toutes et tous aux urnes !

Pas d’élu(e) RN !




En France: 31 maires d’extrême droite, et ce n’est qu’un début

Ce n’est pas une vague brune. Mais ne nous y trompons pas, l’extrême droite monte. Le Rassemblement national va très probablement conserver sans difficultés ses treize communes. C’est même déjà gagné dans sept d’entre elles : Perpignan, Hénin-Beaumont, Hayange, Bruay-la-Buissière, Beaucaire, Moissac et même Fréjus. David Rachline, pourtant mis en examen pour favoritisme et prise illégale d’intérêt, réunit 51,3 % des scrutins dès le premier tour. 
Dans leurs sillages, onze communes, qui jusque-là n’étaient pas aux mains du RN, sont tombées dans l’escarcelle du parti dès le premier tour. Nous avons donc d’ores et déjà 18 villes RN. Il faut ajouter trois néo-maires UDR, le parti d’Éric Ciotti et six autres, comme Robert Ménard à Béziers, étiquetés divers-extrême droite qui, là aussi, passent au premier tour. Cela fait donc 27 maires d’extrême droite d’ores et déjà élus. Sans compter ceux qui, comme Nicolas Dupont-Aignan, élu dès dimanche soir, ont pu être étiquetés souverainiste ou divers droite malgré un soutien affiché à Marine Le Pen ou Éric Zemmour.
Et ce n’est qu’un début ! L’extrême droite bascule en tête dans plus de 50 autres villes. Plusieurs d’entre elles vont probablement tomber. À Nice, Éric Ciotti est en ballotage favorable (43 %). Mais ce n’est cependant pas définitivement plié : si Juliette Chesnel-Le Roux, candidate écologiste arrivée en troisième position, se désiste au profit de Christian Estrosi (ou accepte une fusion), ce dernier peut l’emporter. À Marseille, autre commune sous les feux des projecteurs, là non plus rien n’est joué. Le RN avec Franck Allisio est arrivé deuxième (35 %), un point derrière le maire sortant écolo Benoît Payan. Ce dernier a déjà refusé la main tendue de Sébastien Delogu (LFI), qui devrait donc rester en lice. La candidate de la droite Martine Vassal devrait elle aussi se maintenir. Ça s’annonce serré… 
✍️ Mat.Mo & C.M.

StreetPress

Clôture de la campagne électorale demain samedi à zéro heure. Une « brebis galeuse » sur la liste RN à Romilly-sur-Seine.



N’étant pas assujettis au respect du code électoral puisque n’étant pas candidats, nous n’en respecterons pas moins la règle qui veut que la campagne prenne fin la veille du scrutin à zéro heure.

Il nous reste donc le temps de signaler la présence en notre département d’une « brebis galeuse » dans la liste RN de Romilly-sur-Seine. En effet, StreetPress nous présente aujourd’hui la carte des 235 « brebis galeuses » du RN et de ses alliés, dans laquelle nous apprenons qu’on en a débusqué une :

Jean-Patrick Vernet, sur la liste de Angélique Ranc — RN

Deuxième nom sur la liste, il partage sur Facebook des publications du Parti de la France, de Dieudonné et des photomontages aux sous-entendus racistes. Il a également publié un montage montrant Ségolène Royal voilée, et dépeinte comme l’égérie d’une boîte de « Couscous Royal lèche babouches » près d’un drapeau algérien.



Il est assez étonnant que cette fort « respectable » liste romillonne RN compte dans ses rangs, et pas à n’importe quelle place, puisqu’à la deuxième, un tel personnage. C’est lui qui, il y a 6 ans, conduisait la liste qui avait obtenu 14,33 % des suffrages et obtenu 2 postes dont sa tête de liste Jean-Patrick Vernet. Hormis la montée d’une tension en fin de campagne en lien avec le soutien du monde économique au maire sortant Eric Vuillemin, on ne peut pas dire que celle-ci s’affole. Mais il nous semblait important de mentionner ce fait. Les électrices et les électeurs sauront en tirer les conclusions qui s’imposent.



Municipales : le RN pioche dans les rangs de La Cocarde, syndicat étudiant proche des néofascistes


Blast a épluché les listes de candidats de la Cocarde étudiante — syndicat d’extrême droite proche des néofascistes — aux élections CROUS de 2024 et 2026, puis les a croisées avec les listes des municipales des 15 et 22 mars. Résultat : sur 29 candidats de la Cocarde figurant sur des listes municipales, 18 se présentent sur des listes menées ou soutenues par le Rassemblement national. La proximité du parti lepéniste avec la Cocarde, organisation au carrefour des courants les plus radicaux et violents de l’extrême droite, rappelle le vrai visage du RN, loin des tentatives de normalisation.



Comment l’extrême droite se cache derrière les listes sans étiquette


A Paris (Sarah Knafo), à Toulon (Laure Lavalette), à Perpignan (Louis Alliot), à la Seyne-sur-Mer (Dorian Munoz) et dans de nombreuses communes, des candidates et candidats d’extrême droite ont choisi d’avancer plus ou moins masqués. 

Au sein de listes « sans étiquette»  ou « divers droite », sous couvert de logiques transpartisanes ou « d’union », ces candidats ont retiré le nom de leur parti de leur affiche voire occulté leur appartenance. Cet effacement peut confiner à la dissimulation, faisant obstacle au choix éclairé des électeurs. Nous vous aidons à y voir plus clair et à vous renseigner sur la situation dans votre commune. 



« La lutte contre l’extrême droite est une urgence dans tous les territoires »


Dans une tribune au « Monde », un collectif d’acteurs et d’actrices du monde associatif et de la société civile appelle à une large mobilisation contre l’extrême droite, lors des scrutins des 15 et 22 mars, et insiste, pour ce faire, sur l’importance de trouver compromis et dialogue.


RD

Troyes : une fin de semaine militante chargée 



Jeudi 5 mars à la Maison de l’animation culturelle de Pont-Sainte-Marie, l’UNAFAM10, la MACIF et la LDH de l’Aube proposaient une soirée sur le thème « Pour notre santé mentale, réparons le lien social », avec la projection du film québécois « Ces voix oubliées » de Blaise Barrette, un documentaire suivant le parcours de 15 personnes souffrant de problèmes de santé mentale invitées à participer à un programme de rétablissement par le chant. En tant que chanteurs, ils réussiront à enregistrer un CD et à performer sur scène devant 500 personnes. Pendant un an, Le cinéaste Blaise Barrette a suivi leur aventure exceptionnelle qui leur a permis de reprendre confiance en eux-mêmes.

Le film fut suivi d’un débat et d’une présentation par la MACIF de son action en faveur des jeunes aidants.

La soirée se terminait dans la convivialité autour d’un buffet.




Vendredi 6 mars, le Collectif aubois de lutte contre les extrêmes-droites offrait à Laurent Jacobelli, député RN de Moselle, un comité d’accueil pour sa venue à la Maison de quartier des Chartreux à Troyes, en soutien à la candidature de Pierre Brochet à la mairie de Troyes.

Laurent Jacobelli a notamment fait parler de lui en tenant le 22 janvier dernier à l’Assemblée nationale des propos insultants, graves et infamants, entraînant une saisine du bureau soutenue par l’ensemble des députés de gauche.





Samedi 7 mars, Sainte-Savine célébrait les femmes durant la journée complète avec le slogan « Vive les femmes ! » avec les associations Endofrance, Solidarité Femmes Aube, le CIDFF, Aux Adelphes et la LDH de l’Aube.

La LDH de l’Aube proposait un stand présentant de la documentation relative à la défense des droits des femmes.





Dimanche 8 mars, le cinéma UTOPIA de Pont-Sainte-Marie présentait à 10 h une séance spéciale avec la projection en avant-première du film La Maison des Femmes de Mélissa GODET, en présence de l’équipe du film, précédée d’un petit-déjeuner offert par le CCAS de Pont-Sainte-Marie.




L’après-midi, la Marche pour les Droits des Femmes, organisée à Troyes par les organisations syndicales et associations réunissait 400 personnes.

Liberté de disposer de son corps, lutte contre les violences et pour l’émancipation économique : une centaine d’organisations avaient appelé à manifester dimanche partout en France pour défendre les droits des femmes, menacés par la montée de l’extrême droite.




A venir:

Les 11 et 12 mars à La Chapelle Saint-Luc




Du 14 au 20 mars le Colllectif Né-es ici ou venu-es d’ailleurs appelle à la mobilisation contre le racisme, la xénophobie  les discriminations, les extrêmes-droites.

Journée internationale de lutte pour les droits des femmes

Samedi 7 mars à Sainte-Savine: « Vive les femmes ! »



À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, la Ville de Sainte-Savine propose une journée festive, culturelle et engagée intitulée le samedi 7 mars. Tout au long de la journée, petits et grands sont invités à participer à des animations gratuites, spectacles, ateliers et temps d’échange mettant à l’honneur les femmes, leurs droits, leurs luttes et leurs créations.

La journée débute à 9h30 à la médiathèque avec « Racontines – Girl Power », un temps de lectures et de comptines destiné aux enfants de 6 mois à 3 ans. Gratuit sur inscription.

À partir de 16h, le public est invité à se rendre à l’Art Déco pour profiter d’un large panel d’animations et de jeux accessibles à toutes et tous.

De 16h à 19h, le lieu accueille l’exposition « Une femme, un pays, une époque », en accès libre.

De 16h à 16h45, une initiation à la danse jazz est proposée par Lola Mainardi, danseuse et chorégraphe. Ce cours ouvert à tous(tes) est gratuit et accessible aux débutant(es)

De 17h à 18h, place à un concert participatif animé par la chorale féministe de l’association Aux Adelphes.

À 18h15, le public pourra découvrir le spectacle « Pulsion », une pièce chorégraphique fémi-niste, suivie d’un temps d’échange avec l’artiste

La journée se conclut à 20h30 avec le spectacle « L’harmonie des genres » de Noémie de Lattre, à l’Art Déco.

De 16 h à 19 h la LDH de l’Aube tiendra un stand où seront proposés des documents relatifs à la défense des droits des femmes et aux prises de position de la LDH.



Dimanche 8 mars à Pont-Sainte-Marie : La Maison des Femmes


Avant-première dimanche 8 mars à 10h, séance spéciale pour la journée internationale des luttes des droits des femmes avec l’équipe de la Maison des femmes.

Séance précédée d’un petit-déjeuner offert par le CCAS de Pont-Sainte-Marie. Places en prévente ! Film à partir du 18 mars

LA MAISON DES FEMMES

Réalisé par Mélissa GODET – France 2025 1h50mn – avec Karine Viard, Laetitia Dosch, Eye Haïdara, Oulaya Amamra, Juliette Armanet, Pierre Delalonchamps, Jean-Charles Clichet, Aure Atika, Laurent Stocker, Délia Miloudi… Scénario de Mélissa Godet et Catherine Paillé.

Du 08/03/26 au 07/04/26

LA MAISON DES FEMMES


À l’heure de la sortie de ce film, presque 33 maisons des femmes auront vu le jour, dans le sillage de cette extraordinaire structure pluridisciplinaire créée en 2016 à Saint-Denis dans l’enceinte de l’hôpital Delafontaine. 33 lieux de soins, d’écoute et autant d’espaces de parole et de reconstruction. 33 lieux refuges pour des femmes en souffrance dans leur corps, dans leur âme, parfois en grande précarité mais pas toujours. 33 havres où venir trouver un peu d’apaisement, d’empathie, de sororité. 33 c’est beaucoup en si peu de temps et c’est si peu pourtant, au regard des violences faites aux femmes et aux enfants et au regard des chiffres : 164 féminicides en 2025, plus qu’en 2024, plus qu’en 2023… « Grande cause nationale » !… on pourrait presque en rire si le sujet n’était pas aussi dramatique.






Dimanche 8 mars à Troyes



Le 8 mars 2026, à l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, un large collectif d’organisations syndicales, féministes et d’associations appelle à une grève féministe du travail, des tâches domestiques et de la consommation. Face à la montée de l’extrême droite, aux politiques d’austérité et aux attaques contre les droits sociaux, cette mobilisation est nécessaire.

Le 8 mars est une étape de lutte décisive pour construire une société réellement démocratique, d’égalité et de justice sociale. C’est aussi un temps fort de solidarité internationale où le mouvement social féministe doit imposer un véritable rapport de force pour faire entendre ses exigences.

Une manifestation est organisée par un collectif de syndicats, d’associations et de parti (FSU, CGT, CFDT, Solidaires ; la LDH, le MRAP, OST, Aux Adelphes, Agui ; PCF).







Mercredi 11 mars et jeudi 12 mars à La chapelle Saint-Luc



L’association Agui est au cœur de la cité de La Chapelle Saint Luc et vit le quotidien des personnes engagées dans un parcours administratif de titre de séjour et ou de droit d’asile. Nous profitons de la journée Internationale des droits de la femme pour faire un focus sur la situation des personnes concernées par ce parcours.


Léa N’Guessan est avocate au barreau de Paris ( elle a prit un moment de disponibilité de fait on ne l’appelle pas maître) elle est enseignante et conférencière. Très engagée auprès de la diaspora elle est auteure et présidente de l’association Un livre Une Chance.

Le mercredi 12 mars elle interviendra sur le thème du droit d’asile et de l’autonomie financière de la femme.

Municipales dans l’Aube: Aix-Villemaur-Pâlis

Hôtel de ville d’Aix-en-Othe



Aix-Villemaur-Pâlis est une commune du sud de la Champagne, dans le département de l’Aube et la région du Grand Est. Il s’agit d’un petit bourg de 3 240 habitants située à l’ouest de la ville de Troyes à 49 km au nord d’Auxerre. La commune est au cœur d’une agglomération de 3 600 habitants.

Cette commune a connu des changements importants depuis 2012, année de l’élection présidentielle qui voit ce groupement de communes voter au 1er tour à 26,79% pour François hollande (PS), 24,79% pour Marine le Pen (FN), 24,59% pour Nicolas Sarkozy (UMP), 9,37% pour Jean-Luc Mélenchon (FdG), 8,82% pour François Bayrou (Modem), avec une participation de 83,82%.

Au 2ème tour, Nicolas Sarkozy y obtient 50.04% de voix, François Hollande 49,96%, avec une participation de 82,07%.

Le 1er janvier 2016 est créée la commune nouvelle d’Aix-Villemaur-Pâlis. Aix-en-Othe devient commune déléguée (chef-lieu) de la commune nouvelle d’Aix-Villemaur-Pâlis, Pâlis devenant également commune déléguée ainsi que Villemaur-sur-Vanne, en lieu et place des communes d’Aix-en-Othe (10003), de Pâlis (10277) et de Villemaur-sur-Vanne (10415).

Le 9 janvier 2016, Yves Fournier (PS), maire d’Aix-en-Othe depuis 1995, est élu maire de la commune nouvelle d’Aix-Villemaur-Pâlis.



Aux élections municipales de 2020, sur 2593 inscrits on compte 49,63% de suffrages exprimés (1 287 voix); abstentions : 48,09% (1 247 voix) ; votants : 51,91% (1 346) ; votes blancs : 0,62% (16) ; nuls : 1,66% (43)

La liste Ensemble pour Aix-Villemaur-Pâlis avec en tête de liste Roland Broquet (DVD), obtient 60,76% (782 voix) soit 24 sièges au conseil municipal.

La liste La maison commune d’Aix-Villemaur-Pâlis de Gérard Trutat (DVG) : 39,23% (505 voix) soit 5 sièges au conseil municipal.

Le 27 mai 2020, Roland Broquet (DVD) est élu maire de de la commune nouvelle Aix-Villemaur-Pâlis.

Mairie de Pâlis



En fait, rien n’est joué puisque la fin de cette année d’élections se révèle très mouvementée.

Le 27 novembre 2023, 10 membres de l’équipe majoritaire du maire Roland Broquet, qui ont choisi de créer un groupe indépendant, démissionnent du conseil municipal.

Le 30 novembre qui suit, 5 membres du groupe d’opposition mené par Gérard Trutat annoncent à leur tour leur démission du conseil municipal.  Les électeurs de la commune nouvelle doivent retourner aux urnes.



Lieu d’Accueil Enfants Parents


De nouvelles élections municipales devront se dérouler dans les trois prochains mois pour réélire une nouvelle équipe pour deux ans, en attendant l’organisation de la consultation concernant l’avenir de la commune nouvelle.



11 février 2024 nouvelle élection municipale partielle. La liste « Reconstruire » de Séverine Delsert-Broquet l’emporte de peu.

Liste Reconstruire de Séverine Delsert-Broquet (DVG) : 51,36% (660 voix) soit 22 sièges au conseil municipal et 11 sièges au conseil communautaire.

Liste Agissons de Claire Adam (DVD) : 48,64% (625 voix) soit 7 sièges au conseil municipal et 3 sièges au conseil communautaire.

Inscrits : 2658 ; Exprimés : 1285.

Le 16 février 2024, Séverine Delsert-Broquet est élue maire et est en mesure de voter un budget.



Mairie de Villemaur-sur-Vanne



Le 13 octobre 2024, lors d’une consultation de la population, une majorité d’habitants votent en faveur d’une modification des limites territoriales d’Aix-Villemaur-Pâlis.

Le lundi 18 novembre, les élus délibèrent et prennent acte de ce résultat. La municipalité attend désormais les directives de la préfecture.



Collège Othe-et-Vanne



Le lundi 31 mars 2025, Séverine Delsert-Broquet, maire de la commune nouvelle, lit en conseil municipal la proposition de réponse destinée à la préfecture qui demandait des précisions sur la délibération prise au mois de novembre 2024 sur la défusion, à savoir le rétablissement des contours historiques des communes.



Le 16 juin 2025, le secrétaire général de la préfecture doit se déplacer pour faire le point, avant la tenue du conseil municipal, quant à la procédure de défusion dans laquelle s’est engagée la seule commune nouvelle de l’Aube. La dissolution de la commune nouvelle d’Aix-Villemaur-Pâlis est engagée.



Marché d’Aix-en-Othe (Halle Baltard)



C’est dans ce contexte que vont se dérouler les élections municipales de 2026.

2 listes se présentent au suffrage des électrices et des électeurs:

Liste Construire l’avenir de Séverine DELSERT-BROQUET (DVG) (29 candidats dont 16 au conseil communautaire).

Liste Changer et Agir de Gilles FOUILLADE (DVD)  (30 candidats dont 16 au conseil communautaire).



L’aventure n’en est pas encore arrivée à son terme : le collectif « Reprenons notre avenir en main » qui demande la sortie de Pâlis de la commune nouvelle, tenait son AG le 23 janvier dernier.





Aix-Villemaur-Pâlis était inscrite jusqu’en 2026 dans le programme Petites Villes de Demain (PVD)



et dans le classement de communes en zone France ruralités revitalisation « plus ».


Elections municipales 2026 dans l’Aube: Bar-sur-Aube

On reprend les mêmes et on recommence.




Sous-préfecture de 5 214 habitants, la ville a connu, sous les comtes de Champagne, une renommée et une prospérité avec les célèbres foires. Au XIIe siècle, elle vit aussi l’essor de l’économie monastique de l’abbaye de Clairvaux. De cet âge d’or médiéval, Bar-sur-Aube a conservé un riche patrimoine qui a traversé les époques.


Bar-sur-Aube compte actuellement 224 établissements d’entreprise actifs et ayant au moins 1 salarié au 31 décembre de l’année écoulée. Ces établissements emploient un nombre total de 2 133 salariés. 


Sur l’ensemble de l’année 2025, un total de 52 nouveaux établissements d’entreprise a été créé à Bar-sur-Aube. Ce nombre de créations englobe les établissements employeurs ainsi que non-employeurs, et tous les types juridiques d’établissements créés, y compris les entreprises individuelles.

Le secteur d’activités le plus important demeure le commerce avec 379 personnes. Ce secteur emploie 17,77 % des salariés de Bar-sur-Aube.

Suivent les autres industries de machines et équipements, avec 267 personnes soit 12,52 % des salariés de Bar-sur-Aube, la santé (234 soit 10,97%), l’enseignement avec (192 soit 9,00 %), l’Administration publique (179 personnes soit 8,39 %), les transports (82 soit 3,84 %, ), les secteurs juridique, comptable et de conseils (77 personnes soit 3,61 %), la banque et de l’assurance (65 soit 3,05 %).

En résumé, 68,6% des emplois sont consacré à l’industrie, l’agriculture, la construction et la fabrication et 31,4% aux Services.



Aux élections municipales de 2020 , la participation y a été de 47.73 % (le taux départemental étant de 45,5% malgré la crise sanitaire covid) pour 3176 inscrits, les votes blancs représentant 0.99 % des suffrages exprimés.

La liste Divers droite de Philippe Borde a obtenu 59.61 % (871 votes) soit 22 élu·e·s.

La liste Divers centre d’Emmanuel Provin 22.86 % (334 votes) soit 3 élu·e·s.

La liste Divers gauche de Raynald Ingelaere 17.52 % (256 votes) soit 2 élu·e·s.


En 2026, 3 listes se présentent aux suffrages des électeurs.



Liste « Bar-sur-Aube, j’y crois, réussir notre ville de demain » 

Philippe Borde sous l’étiquette LR brigue un 3ème mandat en privilégiant la question de la sécurité.



Liste “Aimer Bar-sur-Aube, c’est agir – Emmanuel Provin 2026″

Emmanuel Provin, conseiller municipal sortant se représente sans étiquette tout en étant soutenu par Renaissance et privilégie à valeurs égales la sécurité et les services publics.


Pierre-Frédéric Maître, maire adjoint sortant se présente sans étiquette et privilégie les services publics et la citoyenneté. . Il a fait l’objet de plaintes pour des faits présumés de vols, puis pour injures non publiques, s’est vu retirer ses fonctions d’adjoint à la mairie de Bar-sur-Aube en 2023.

Le 13 février, il lance un appel aux dons pour financer sa campagne qui fait réagir.  Si la démarche est légale, elle soulève des questions sur les règles complexes du financement électoral.


Après une année de chaises vides et une vague de démissions, la liste « Bar-sur-Aube en transition » ne repartira pas en 2026. Douze ans après l’ère Gaudot, la liste de gauche et écologiste s’efface et mise sur les réseaux sociaux pour interpeller les candidats autour de thématiques comme la mobilité ou les transports.


Nous trouvons ici la pure illustration du changement dans la continuité…


RD

Fin de vie : l’Assemblée nationale approuve la proposition de loi instaurant un droit à l’aide à mourir



Les partisans de l’aide à mourir enregistrent une nouvelle victoire. Les opposants connaissent de leur côté une défaite méritée.

N’en déplaise à:

  • Wally Bordas et Agnès Leclair du Figaro,


  • au 38 personnes interpellées lors d’un rassemblement devant l’Assemblée nationale, en marge des débats,


  • aux organisations très opportunes le Front de gauche [sic] anti-validiste et Les Éligibles, collectif de personnes handicapées, malades et leurs aidants,


  • à Mickaël Cléraux du JDD


  • à l’association Alliance Vita et sa kyrielle d’associations, collectifs, officines et groupements d’opposants qu’on ne peut décemment citer,


hormis le président actuel de la Fondation Jérôme Lejeune , Jean-Marie Le Méné, considéré comme un proche de l’Opus Dei, qui mérite une mention spéciale,


  • au Think Tank libéral Fondapol,


  • à Mgr Dominique Rey, évêque émérite de Fréjus-Toulon,


  • et à tant d’autres intégristes…


l’Assemblée Nationale a adopté hier les propositions de loi relative aux soins palliatifs et d’accompagnement et relative à la fin de vie, en deuxième lecture.

Après avoir épluché quelque 2 000 amendements en un peu plus d’une semaine lors de cette deuxième lecture, les députés ont adopté mercredi deux textes : l’un, consensuel, sur le développement des soins palliatifs ; l’autre, plus discuté, sur l’aide à mourir.



Ces adoptions à l’Assemblée mercredi ne signifient pas la fin de parcours législatif des deux textes, dans un calendrier serré : faute d’accord possible avec le Sénat, le gouvernement devra, s’il souhaite une adoption définitive, donner le dernier mot à l’Assemblée nationale. Ce qui supposera, après la deuxième lecture au Sénat, la réunion d’une commission mixte paritaire pour tenter de concilier les points de vue puis, après un probable échec, une nouvelle lecture à l’Assemblée nationale et au Sénat, et enfin, la lecture définitive.

Pour Elsa Walter, vice-présidente de l’ADMD (Association pour le droit de mourir dans la dignité), forte des 285607 signatures obtenues suite à l’appel lancé par son association, « Ce que demandent les malades en #FindeVie, c’est pouvoir choisir. » 


Malgré leurs divergences, les 3 associations  l’ADMD, « Ultime Liberté » et « Le Choix-Citoyens pour une mort choisie » voient, dans ces adoptions très consensuelles, une avancée conséquente dans leur combat mais demeurent déterminées à ce que la liberté pour les personnes en fin de vie de mourir dignement, au moment et dans les conditions de leur choix soient respectées.


RD

Face à la violence, démocratie et Etat de droit


Paris, le 23 février 2026

Toute mort due à une agression, et quels qu’en soient les motifs, est un drame humain et une défaite démocratique. Lorsque la violence se déchaîne, lorsqu’elle entend se faire loi, elle humilie l’intelligence collective, piétine le débat, nie la part d’humanité commune sans laquelle la démocratie n’est plus que la caricature mortifère des valeurs qu’elle porte. La mort de Quentin Deranque, quels qu’aient été ses engagements, ne fait pas exception et doit à ce titre être fermement condamnée, moralement, politiquement et juridiquement. Elle doit d’autant plus l’être qu’elle s’inscrit dans un cadre de dégradation démocratique marqué depuis maintenant plusieurs années par un regain des violences. L’appauvrissement du débat public, le recours de plus en plus fréquent, de la part de responsables politiques à des anathèmes, à des rhétoriques vengeresses, un vaste ressentiment social, ont contribué à cette montée en puissance du recours à la violence comme argument ultime. Ils y contribuent hélas, encore et toujours.
L’urgence commune devrait être aujourd’hui à la sérénité des débats, à l’apaisement plutôt qu’à la confrontation, à un retour à une norme démocratique privilégiant la confrontation des idées et non la désignation d’ennemis. Au lieu de cela, les calculs politiciens dominent la scène politique, des médias attisent les flammes de futurs drames et les pouvoirs publics, au lieu d’en appeler au respect de la loi, désignent des coupables à tout-va.
Pire encore : par une sordide aberration, certains s’acharnent à faire du terme antifasciste le contraire même de ce qu’il a porté dans l’histoire et de ce qu’il porte encore. Oui, le fascisme existe aujourd’hui. Il se revendique parfois et trop souvent comme tel. Il lui arrive aussi d’endosser des habits neufs. Cela fait partie de la réalité politique de notre pays et de bien d’autres. C’est une réalité qui mérite d’être nommée et combattue. Mais jamais avec des moyens qui, insidieusement, alignent ce combat sur les valeurs et les méthodes auxquelles il s’oppose.
La lutte antifasciste est née de la défense des libertés publiques et de la démocratie. Elle a, sur ces bases, rassemblé largement, bien au-delà des clivages politiques. La LDH (Ligue des droits de l’Homme), qui s’honore d’avoir pris sa part dans ce combat, quelles que soient les vicissitudes qu’elle a dû affronter, est toujours restée fidèle aux valeurs de cet engagement citoyen, puissant parce que collectif et démocratique. Elle ne laissera pas, pour de basses raisons politiciennes, placer sur un même plan cet engagement humaniste avec ceux qui fédèrent des droites extrêmes racistes, antisémites, xénophobes et haineuses de la diversité de l’humanité.
C’est dans ce cadre de défense des droits fondamentaux que la LDH saisit avec ténacité la justice et se porte en soutien des victimes de l’extrême droite, de celles et ceux que visent ses injures, ses menaces, ses passages à l’acte violents, projets terroristes ou meurtres à caractères raciste et antisémite, homophobe… Autant de motifs malheureusement trop souvent ignorés, minimisés, écartés comme mineurs du débat public.
La LDH n’aura de cesse de rappeler que c’est la justice, indépendante et impartiale, qui doit déterminer les responsabilités des violences, et en assurer la sanction. Ni le gouvernement et son administration, ni les groupes politiques, ni les médias, ni les appels à la vindicte populaire ne sauraient exercer cette fonction. C’est, il faut le rappeler encore et toujours, ce qu’on appelle l’Etat de droit.
La démocratie est aujourd’hui prise à partie par ses ennemis historiques et par d’autres, qui rêvent à sa transformation en régime autoritaire. Il en va de la responsabilité commune de tous les démocrates de faire échec à ce cauchemar. Cela passe par la condamnation ferme et entière des violences commises à Lyon et de l’homicide de Quentin Deranque. Cela passe tout autant par la défense de la primauté de l’Etat de droit, par la mise en échec des instrumentalisations sordides qui visent à affaiblir le débat démocratique dont notre pays a plus que jamais besoin.





Elections municipales 2026 dans l’Aube : Romilly-sur-Seine



Après Troyes, chef-lieu du département puis 2 communes de la périphérie, nous sommes aujourd’hui à Romilly-sur-Seine, 2ème ville du département par sa population.


L’histogramme de la démographie révèle un pic de la population à la fin des années 1970, un déclin lié à la fermeture d’industries (délocalisation de la bonneterie et réduction d’activité de la SNCF) dans les années 2010 puis une remontée timide jusqu’à ce jour.

Traditionnellement ancrée à gauche, du fait de son histoire ouvrière, la ville connaîtra un virage progressif dès les années 1990.

Liste des maires successifs
PériodeIdentitéÉtiquetteQualité
1949septembre 1984Maurice CamusetPCFConseiller général du canton de Romilly-sur-Seine-1 (1964-1970)
octobre 1984mars 1989Georges DidierPCFConseiller général du canton de Romilly-sur-Seine-2 (1973-1998)
mars 1989mars 2008Michel CarteletPSEnseignant, député (1981-1993)
mars 2008en coursÉric Vuillemin
Réélu pour le mandat 2020-2026 
UMP–LRNotaire


C’est en mars 2008 que la droite conquiert finalement ce bastion communiste, ce qui représente une petite révolution dans cette ville tenue par le PCF pendant 40 ans et par la gauche depuis la nuit des temps.


Aux dernières élections municipales de 2020, la participation est de 37,94 % (3111 sur 8199 inscrits). Le maire sortant DVD Eric Vuillemin est réélu avec 57,41% des suffrages exprimés. La liste DVG de Fethi Cheikh obtient 28,24%, la liste RN de Jean-Patrick Vernet 14,33%.

En 2026, 5 listes sont en lice:

  • Union de la gauche conduite par Fethi Cheikh (PCF)
  • Sans étiquette de Adam de Mota (DVD)
  • Divers gauche de Mickaël Millet (Génération.s)
  • RN d’Angélique Ranc (RN)
  • DVD d’Eric Vuillemin (DVD)

La gauche et la droite partant divisées, le RN cultive l’espoir de parachever la dégringolade de la ville. Il y a donc urgence à ce que les électeurs clairvoyants, démocrates, progressistes, épris de liberté et de respect des droits humains se rendent aux urnes le 15 mars.

RD