Mort de Nahel : les juges d’instruction ordonnent un procès pour juger le policier auteur du tir



Nahel Merzouk, 17 ans, a été tué le 27 juin 2023 d’une balle tirée à bout portant par un policier qui contrôlait le véhicule qu’il conduisait.

Nouveau rebondissement dans l’affaire de la mort de Nahel. Les juges d’instruction ordonnent un procès pour juger le policier mis en examen après le meurtre de l’adolescent, annoncent, mardi 3 juin, le procureur et le président du tribunal de Nanterre. « Sous réserve de l’exercice des voies de recours et des délais qui y sont attachés, un procès pourrait se tenir devant la cour d’assises des Hauts-de-Seine au 2e ou au 3e trimestre 2026 », précisent-ils dans un communiqué.

« On est passé très près de la catastrophe » : un centre d’accueil pour réfugiés incendié, un suspect en détention provisoire



Un centre d’accueil pour demandeurs d’asile, situé à Langeac en Haute-Loire, a pris feu vendredi 30 mai. Une dizaine de blessés sont à déplorer. La piste criminelle est privilégiée. Un homme, suspecté d’avoir mis le feu, a été placé en détention provisoire.

Meurtre à Puget-sur-Argens : le Parquet antiterroriste se saisit de l’enquête, Bruno Retailleau évoque un « crime raciste »



Le suspect a « diffusé avant et après son passage à l’acte deux vidéos sur son compte d’un réseau social au contenu raciste et haineux », a déclaré dimanche le procureur de Draguignan, au lendemain du meurtre d’un Tunisien, Hichem Miraoui. « Il y a une dimension terroriste » dans ces actes, a déclaré le ministre de l’Intérieur.

Le Parquet national antiterroriste (Pnat) s’est saisi, lundi 2 juin, après le meurtre samedi de Hichem Miraoui, un homme de nationalité tunisienne, par l’un de ses voisins, a indiqué le Pnat, sollicité par franceinfo. Le suspect est interrogé dans le cadre d’une enquête désormais confiée à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et à la Sous-direction antiterroriste (Sdat). Les investigations sont menées pour assassinat et tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, « commis en raison de la race, de l’ethnie, la nation ou la religion ». Elles sont aussi lancées pour association de malfaiteurs terroriste criminelle.



L’extrême-droite tue. 


Samedi, un homme de 53 ans a ouvert le feu sur deux de ses voisins dans la commune de Puget-sur-Argens (Var), non loin de Fréjus. Le premier est mort touché par cinq impacts de balles, rapporte Le Parisien, il est identifié pour l’instant comme un Tunisien de 35 ans. L’autre personne visée, âgée de 34 ans et de nationalité turque, est grièvement blessée. Le tueur présumé a été interpellé dimanche, vers cinq heures du matin, par les gendarmes de l’antenne GIGN d’Avignon puis placé en garde à vue. Voilà pour l’exposé des faits. Toujours, selon Le Parisien, le parquet national antiterroriste s’est saisi de ce meurtre, une première pour un crime visiblement motivé par une idéologie d’extrême droite. 

Gaza: 27 morts dans des tirs israéliens près d’un centre d’aide, l’ONU dénonce un «crime de guerre»



Ce mardi 3 juin, l’armée israélienne a de nouveau tiré sur la foule en quête de nourriture, près d’un centre d’aide humanitaire dans le sud du territoire palestinien. La Défense civile de Gaza a annoncé la mort d’au moins 27 personnes. 

 « C’est le troisième incident du genre en à peine trois jours », dénonce l’ONU qui évoque « un crime de guerre ».



« C’est du jamais-vu dans l’aide humanitaire » : pourquoi les distributions de nourriture dans la bande de Gaza virent au chaos


La prise en main de l’aide par une fondation opaque, après deux mois de blocus par Israël, est accusée d’attiser la violence dans ce territoire miné par la faim.

Un « piège mortel ». C’est par cette formule que Philippe Lazzarini, le chef de l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), a décrit dimanche 1er juin la distribution d’aide humanitaire dans la bande de Gaza. A plusieurs reprises depuis le 27 mai, des heurts violents ont éclaté en marge de distribution de colis de nourriture dans l’enclave palestinienne, dans laquelle quasiment aucun camion d’aide n’avait pu pénétrer depuis le blocus imposé par Israël le 2 mars dernier. 



Essais nucléaires en Polynésie : l’opération à 90 000 euros du CEA pour discréditer l’enquête de Disclose


Le Commissariat à l’énergie atomique a orchestré une campagne de propagande visant à discréditer les révélations de « Toxique », l’enquête de Disclose sur les conséquences des essais nucléaires en Polynésie française. L’opération, financée à hauteur de 90 000 euros par l’organisme public, atteint son apogée fin 2022 avec l’impression et la distribution à la population polynésienne d’un ouvrage approximatif sur le sujet, révèle Disclose, en partenariat avec Le Monde et le Guardian.

«99% des pollinisateurs ont disparu en 40 ans» : près de Dijon, scientifiques et agriculteurs s’allient pour sauver la production de cassis



Baies alors ? Fruit rouge emblématique en Bourgogne, le cassis a vu ses rendements chuter ces dernières décennies à cause de la disparition des insectes qui le pollinisent. Mais, depuis quelques années, des paysan⸱nes volontaires tentent d’enrayer ce déclin avec l’aide d’universitaires. Vert est allé à leur rencontre.

En finir avec les violences des Maisons Départementales des Personnes Handicapées



Suite à des constats et témoignages, nous, Les Dévalideuses, avons décidé de dénoncer et de combattre les violences systémiques et quotidiennes envers les personnes handicapées commises par les Maisons Départementales des Personnes Handicapées (MDPH). Ces structures qui doivent nous permettre d’accéder à nos droits produisent de la violence.

Activités sportives : des pratiques inégales



87 % des cadres pratiquent une activité sportive, contre 57 % des ouvriers. Des écarts existent aussi en la matière selon le niveau de diplôme, l’âge et le sexe.

71 % des Français de 15 ans et plus déclarent faire du sport selon les données 2024 de l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (Injep) [1]. 58 % disent pratiquer une activité sportive de manière régulière [2] , soit au moins une fois par semaine. Ces moyennes cachent des pratiques qui se distinguent selon le sexe, le niveau de diplôme, la catégorie socioprofessionnelle et le niveau de vie.

À Gaza, au moins 31 morts et plus de 176 blessés dans des nouveaux tirs israéliens



Les secouristes de Gaza ont déclaré que des tirs israéliens ont tué au moins 31 Palestiniens et en ont blessé plus de 176 tôt dimanche, alors que des milliers de personnes se dirigeaient vers un site de distribution d’aide alimentaire géré par les États-Unis.

Plus de 54 418 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne militaire israélienne de représailles, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, jugées fiables par l’ONU.



Enquête : les ordres d’évacuation de l’armée israélienne depuis mars couvrent 78 % de la bande de Gaza


Entre le 18 mars – jour de rupture du cessez-le-feu – et le 29 mai, l’armée israélienne a publié 32 ordres d’évacuation contraignant la population gazaouie à fuir. Selon l’analyse des Observateurs de France 24, 78 % du territoire est désormais concerné par au moins un de ces ordres. Plus de deux millions d’habitants de Gaza sont désormais censés se retrancher sur un territoire qui représente moins de 65 km².



Guerre dans la bande de Gaza : qui utilise ou non le mot « génocide » pour décrire les opérations israéliennes, et pour quelles raisons ?


De plus en plus d’ONG, de chercheurs et de responsables politiques emploient ce terme lourd de sens pour qualifier la politique d’Israël vis-à-vis des Gazaouis.

Le mot est clivant. Et le débat, extrêmement tendu. Après plus d’un an et demi de guerre dans la bande de Gaza contre le Hamas, organisation islamiste, en réaction aux attaques terroristes du 7 octobre 2023, l’Etat d’Israël est régulièrement accusé de commettre un génocide à l’encontre des habitants de l’enclave palestinienne. Des banderoles de manifestations jusqu’aux rapports de l’ONU en passant par certains discours de dirigeants politiques, ce terme, très chargé historiquement, est de plus en plus fréquemment utilisé pour décrire la politique menée à l’encontre des quelque deux millions de Gazaouis piégés dans cette zone dévastée.



Gaza. Influenceurs par temps de génocide


La guerre contre Gaza est le premier génocide retransmis en direct sur les petits écrans de nos téléphones. Malgré l’absence d’électricité, l’accès difficile à Internet et la famine, les Palestiniens de Gaza continuent à documenter sans relâche leur calvaire. Certains sont devenus des icônes suivies en ligne par des millions de personnes. Une présence en ligne, notamment en anglais, qui s’est construite depuis les mobilisations sur tout le territoire de la Palestine historique en 2021.



Gaza : Guillaume Erner face à « deux visions de la réalité »


Où il est question d’un léger « différend » à l’antenne de France Culture, le 26 mai 2025.



Israël/Cisjordanie : la milice coloniale du gouvernement Netanyahu s’organise pour détruire les vies palestiniennes


Encouragés par le gouvernement israélien, couverts par l’armée et rarement condamnés, les actes de violences de colons contre la population palestinienne explosent ces derniers mois. À la faveur de la levée des sanctions par les États-Unis, le sentiment d’impunité est total.



Un samedi à la campagne

Par Rémy Dufaut


Dans l’attente/RD



Une délégation du Collectif aubois de lutte contre les extrêmes-droites s’est rendue ce samedi à Charmont-sous-Barbuise où Matthieu VALET, député européen RN, porte-parole du Syndicat indépendant des commissaires de police jusqu’à la fin de l’année 2023 et par ailleurs non exempt de casseroles à traîner, tenait metting à partir de midi.


On nous observe…/RD


L’attente fut relativement calme hormis 3 algarades, portées avec beaucoup de ferveur par des irrécupérables, à l’encontre de notre attitude pacifique et silencieuse. Si l’on pouvait encore s’interroger sur le niveau de haine dont peuvent faire preuve les militants RN, le doute n’est plus permis. Par correction, nous garderons pour nous les noms d’oiseaux dont nous avons été affublés, ainsi que les contre-vérités assénées avec un aplomb qui perdait néanmoins de sa vigueur à mesure que nous déroulions avec le sourire nos arguments, en réponses à ceux annonés par les fidèles des messes des extrêmes-droites, dont on peut considérer qu’ils en manquent (d’arguments) de toute évidence. Il faut dire que ceux-ci étant toujours les mêmes, si peu nombreux et tellement simples à retenir, il suffit de tenter de se mettre à leur bien bas niveau pour réussir à jouer dans leur cour au jeu du Jacques a dit… Quelques coups de klaxon et des encouragements à notre destination n’ont pas manqué de nous être cependant adressés par des automobilistes passant par là, nous faisant part de leur reconnaissance pour notre présence, ce qui prouve que tous les habitants du canton, et loin s’en faut, ne partagent pas les idées nauséabondes du RN.


Le quart d’heure d’invectives, tempéré par un jeune nervi du RN/RD

Le prophète a fini par arriver avec un peu de retard et, accueilli par les 2 député(e)s locaux, tout ce beau monde s’est engouffré dans la salle de la MJC qui, bien que l’assistance était pour un tiers composée de jeunes (voire très jeunes gens car, chez ces gens-là, on amène ses enfants pour faire du chiffre), ne méritait aujourd’hui pour le coup aucune des 3 lettres affichées à son fronton *

L’arrivée du messie/RD

L’accueil chaleureux par Angie (Ranc) et Jordy (Guitton) députés RN de l’Aube/MG


Comblés par le constat d’une telle hospitalité et de cette convivialité, les membres du Collectif aubois de lutte contre les extrêmes-droites, ont pu s’exprimer auprès de la journaliste de l’Est-Eclair mandatée pour l’occasion, afin qu’elle prenne note du fait que tout le monde n’accepte pas la montée en puissance des extrêmes-droites, avec leurs idées hautement délétères, et pour lui transmettre un peu d’espoir avant qu’elle n’aille se jeter dans la cage aux fauves…

* Pour mémoire, la maison est par essence le lieu du foyer, de la protection, du feu et de la chaleur, chaleur signifiant ici la création et le maintien d’une température suscitant un sentiment de bien-être, de confort et de sécurité.

Les jeunes constituent le segment le plus dynamique et le moteur de la croissance et du développement de toute société.  La jeunesse représente la créativité, le sens de l’innovation et le dynamisme.

La Culture n’est pas la priorité de l’extrême-droite et l’on peut même considérer qu’elle constitue l’une de ses bêtes noires. Toutes les collectivités gérées par l’extrême-droite ont réduit voire supprimé leurs aides aux associations et structures culturelles.

L’Est-Eclair Dimanche 1er juin 2025


Guerre en Ukraine : quand Trump qualifie Poutine de « fou »

Par Rémy Dufaut



Est-ce ainsi que les hommes vivent ?

Ce poème d’Aragon évoque « l’Allemagne vaincue, brimée et affamée, [qui] puise dans son humiliation les raisons d’une vengeance », selon Bernard Scheil

Récemment , c’est Trump qui humilait Zelensky dans le bureau ovale. La revue Cerveau & Psycho considère l’humiliation comme la statégie du pire en politique.

Que cherche Trump en qualifant Poutine de « fou » ? Est-ce ainsi, en haussant le ton, que l’on s’approche de la Paix ? Pour Carole Grimaud, spécialiste de la géopolitique russe, « c’est une manière de justifier un échec diplomatique ». Selon elle, « le Kremlin n’a toujours pas transmis sa proposition pour un cessez-le-feu. Les frappes se poursuivent, les attaques de drones ukrainiens aussi, y compris sur le sol russe. Rien ne montre que la situation s’apaise. Au contraire, l’intensité a augmenté. »

Jean-Dominique Merchet évoque un tournant dans la guerre sans aucune garantie du résultat. Le « pompier » semble bien loin de garantir le cessez-le-feu et la paix.

D’autres s’interrogent sur la santé mentale de Trump lui-même,  constatant « une dégradation des facultés de l’actuel président américain depuis 2017, évoquant des discours incohérents, des troubles du langage et des signes de confusion. Malgré un test cognitif réussi, les doutes persistent. » On observe une baisse de la cohérence de ses discours, qu’on trouve plus décousus et confus, l’invention de mots lorsqu’il ne se souvient pas de ceux qu’il voulait prononcer.

Dans le livre, La Santé psychique de ceux qui ont fait le monde (éditions Odile Jacob), Patrick Lemoine interroge : « pourquoi les peuples sont-ils dirigés par des personnalités sinon déséquilibrées, tout du moins fragiles ? Ou bien, à l’inverse, serait-ce parce que ces hommes et ces femmes ont été capables de maîtriser, d’utiliser, voire de surmonter leurs fragilités qu’ils ont conquis le pouvoir ? »

Il évoque « le syndrome de l’hubris, une sorte d’intoxication au pouvoir caractérisé par un orgueil démesuré. Mais au fil des pages, d’autres troubles sont débusqués : paranoïa, délire de persécution, bipolarité, addiction, dépression, anorexie, alcoolisme, délires, stress post-traumatique… » Il mentionne « un « animal politique » contemporain, Emmanuel Macron, à qui l’auteur attribue le totem du loup…« 

Revenant sur le syndrome d’hubris, le Dr Clément Guillet estimait l’année dernière à l’occasion du « second tour des élections législatives …/… dimanche 7 juillet, [que] la question de la santé mentale de ces hommes et de ces femmes peut se poser. » Il demandait: « Mais est-ce le pouvoir qui rend fou ou bien faut-il être fou pour réussir en politique ? »

Dans la revue Les Généralistes CSMF, le même Dr Guillet pense que “La folie chez les politiques, c’est une maladie professionnelle difficilement évitable”. Il évoque « Dépression, dépendance à l’alcool, bipolarité… » et, avant de conclure par cette sentence: “On nous parle du nez de Cléopâtre, mais on ne nous parle pas des hémorroïdes de Richelieu. » et il envisage une véritable maladie professionnelle.

En 2019, le magazine Alternative santé, sous le titre »Des hommes et femmes politiques en piètre santé mentale » constatait que « l’équilibre psychologique de nos représentants – des types de personnalité aspirant à ces postes aux conséquences de l’exercice du pouvoir sur leur santé mentale – est rarement abordé. » Il proposait cependant de « rester prudent face à la tendance contemporaine à tout pathologiser par la multiplication de critères diagnostics parfois douteux. »

Jean-Marie Charron analyse cet article et cite de Sutter : “le plus cocasse, c’est que si les fous sont au pouvoir, c’est parce que nous les y avons mis justement parce qu’ils sont fous”. Parce que les électeurs cherchent des leaders séducteurs, menteurs ou manipulateurs. Nous recherchons à travers ces défauts, des hommes politiques qui nous ressemblent ou nous rassurent sur nous-mêmes. C’est peut-être cela le secret du populisme. Pour conclure il dresse une liste exhaustive des critères du syndrome d’hubris.

Ciara Boulman, établit un bilan inquiétant sur la perception qu’auraient les politiques de leur santé mentale. Constatant une libération de la parole à ce sujet, elle incrimine, outre la pression qui pèse sur les épaules des responsables politiques, un véritable harcèlement, sur les réseaux sociaux essentiellement, en particulier envers les femmes et les personnes non blanches. Les leaders politiques semblent davantage concernés que le commun des mortels mais il en est tout autant des autres professions considérées comme à haut risque (41% des responsables politiques considèrent avoir une mauvaise santé mentale, plus que dans la police (32%) ou chez les urgentistes (37%). Cette dégradation est attribuée à une multitude de facteurs, mais surtout aux fortes responsabilités qu’implique leur fonction.

Il semble que ce que l’on rencontre dans la vie des simples citoyens soit exacerbé en ce qui concerne celles et ceux qui acceptent des charges. Il suffit de se pencher sur le sort réservé aux maires: « des métropoles aux petites communautés, aucun territoire n’est épargné écrit  Benoît Floc’h dans Le Monde. La parole des édiles se libère progressivement et on s’aperçoit qu’un tiers des maires se trouvent face à l’épuisement.

Force est de constater que la prise de responsabilités en général entraîne des désagréments qui peuvent aller du harcèlement ordinaire à la violence exacerbée. Les policiers sont en butte à des violences urbaines associées aux « émeutes » des jeunes des « cités ». Les forces de l’ordre ne sont pas en reste de leur côté envers des militants manifestant pacifiquement, ou de simples observateurs pourtant clairement identifiés, avec des « bavures » associées parfaitement évitables. Les pompiers, sans doute parce que porteurs d’un uniforme sont régulièrement agressés. Ils demandent la protection de la police pour intervenir, ce qui relance les hostilités. Des insultes aux tirs de mortiers : les violences contre les sapeurs-pompiers accentuent la « perte de sens ». Il est ici question d’un contexte de « crise de l’engagement ».

Les dirigeants d’entreprise ne sont pas épargnés face aux pressions accrues, attentes multiples, sentiment d’isolement. Les dirigeants peinent à répondre aux exigences internes et externes. Épuisement, instabilité, isolement : les dirigeants français se retrouvent en « alerte rouge ».

Personne n’est épargné lorsqu’il s’agit de prendre des responsabilités. Le baromètre de France Bénévolat dresse un état inquiétant de l’engagement associatif. Les dirigeants d’associations, outre les difficultés financières croissantes du fait du désengagement de l’Etat, face aux difficultés de recrutement devant l’hémorragie constante du bénévolat (les citoyens n’hésitent pas à adhérer aux causes les plus justes mais ce n’est pas pour autant qu’ils s’y investissent réellement) peuvent voir leur responsabilité engagée et force est de constater qu’ils ne sont pas souvent enclins à déléguer, alors qu’ils ont en l’occurrence toute latitude, en fonction des statuts de l’association. Et La majorité des dirigeants ayant peur de déléguer une tâche aux adhérents, s’ensuit alors généralement pour eux une surcharge de travail et les mêmes risques d’épuisement que Président d’une nation, ministre, député, maire, responsable d’entreprise…

D’un bout à l’autre de l’échelle des responsabilités, les « pétages de plombs » sont inéluctables quand le pouvoir finit par devenir trop pesant. Mais il est indiscutable que la palme en revient aux politiques.


Les 3 députés de l’Aube LR et RN ont voté contre la loi sur l’aide à mourir : « dignité » avez-vous dit ?



En Champagne-Ardenne, trois députés (Horizons et non inscrit) ont voté pour, neuf contre (RN, UdR, LR, LIOT) et une (Ensemble) s’est abstenue.



Dr François Blot : avec la loi sur l’aide à mourir, la France a « une dignité un peu plus forte »


Le Dr François Blot, médecin réanimateur, Président du Comité d’éthique d’un centre de lutte contre le cancer à Paris, auteur de « Faut-il légaliser l’aide médicale à mourir » (Ed. Hermann) est l’invité international de RFI ce 28 mai. Les députés français ont voté en première lecture la création d’un « droit à l’aide à mourir ». Une réforme majeure après des années de débat.



« Ce serait l’expression la plus terrible de l’impuissance de nos institutions » : pourquoi le droit à l’aide à mourir pourrait ne pas se concrétiser avant 2027


Des partisans du texte approuvé mardi par les députés redoutent même que la mesure ne voit jamais le jour, faute de temps pour l’adopter définitivement d’ici à la fin du quinquennat d’Emmanuel Macron. D’où la piste alternative d’un référendum.

Un pas franchi, mais encore des kilomètres à parcourir. L’Assemblée nationale a adopté largement, en première lecture, mardi 27 mai, une proposition de loi créant un droit à l’aide à mourir. Ce texte, qui permettrait sous certaines conditions à des malades au pronostic vital engagé de choisir le moment de leur mort en bénéficiant d’une substance létale, doit à présent être débattu au Sénat. Aucune date n’a encore été fixée pour cette nouvelle étape du processus législatif, qui risque, selon certains élus, de ne jamais aboutir.

Victoire pour les droits fondamentaux : une disposition liberticide de la « loi Darmanin » jugée contraire à la constitution




Les associations à l’origine de la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) visant l’article L. 523-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (Ceseda), issu de la loi du 26 janvier 2024, saluent avec force la décision rendue ce 23 mai 2025 par le Conseil constitutionnel [1].

Le Conseil déclare contraires à la Constitution les dispositions permettant le placement en rétention administrative de demandeurs ou demandeuses d’asile – alors même qu’aucune procédure d’expulsion n’est engagée à leur encontre – soit en raison d’une prétendue menace pour l’ordre public, soit au motif d’un soi-disant « risque de fuite ».

Cette censure marque une victoire importante pour les libertés fondamentales et notamment pour la protection de la liberté individuelle, garantie par l’article 66 de la Constitution. Elle vient confirmer ce que nous dénonçons depuis l’adoption de cette mesure : il n’est pas acceptable, dans un État de droit, de priver de liberté une personne en quête d’une protection sur le fondement aussi vague et arbitraire qu’une « menace pour l’ordre public ».

Le Conseil constitutionnel rappelle ainsi que les atteintes à la liberté individuelle doivent être strictement nécessaires, adaptées et proportionnées à l’objectif poursuivi. Or, les dispositions censurées ne répondaient manifestement pas à ces exigences.

Rappelons que cette disposition avait été introduite par un amendement du gouvernement lui-même, lors de l’examen du projet de loi « pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration » devant le Sénat. Sa censure constitue donc un camouflet pour le gouvernement, qui porte la responsabilité d’avoir voulu faire inscrire dans le droit commun une mesure manifestement attentatoire aux droits fondamentaux.

C’est également un désaveu clair du recours incessant à la notion de « menace pour l’ordre public » pour motiver des mesures coercitives à l’égard des personnes étrangères.

Les associations requérantes resteront pleinement mobilisées pour faire respecter les droits fondamentaux de toutes les personnes, quelle que soit leur nationalité ou leur statut administratif, et pour s’opposer à toutes les formes de criminalisation de l’asile.

27 mai 2025

Les associations requérantes signataires :

Groupe d’information et de soutien des immigré·es (GISTI)

Syndicat des avocats de France (SAF)

Association de défense des droits des étrangers (ADDE)

Fédération des Associations de Solidarité avec Tou·te·s les Immigré·e·s (FASTI)

Association Nationale d’Assistance aux Frontières pour les personnes Étrangères (Anafé)

Ligue des droits de l’Homme (LDH)

La Cimade

Un « poids lourd du lobby porcin » attaque Splann ! en justice



« Splann ! » et ses journalistes Inès Léraud et Kristen Falc’hon sont poursuivis par l’ex-président du comité régional porcin de Bretagne, pour diffamation. En cause, l’article « Copains comme cochon », publié sur notre site, le 6 mai 2024. Le verdict sera rendu le 6 juin, à Rennes.

Gaza : 600 jours de guerre, la distribution d’aide de la Fondation américaine suspendue après le « chaos » de mardi

Homme à table (1905), croquis de Franz Kafka destiné à illustrer Le Procès.
Collection du musée Franz-Kafka à Prague.



L’ONU fait état de 47 blessés lors de la distribution à Rafah, le bureau de presse du gouvernement palestinien évoque trois morts.

Un haut responsable de l’ONU a dénoncé mercredi comme « une distraction » indigne le nouveau système de distribution d’aide mis en place par Israël dans la bande de Gaza, au 600e jour de la guerre entre Israël et le Hamas, après une distribution chaotique ayant fait au moins trois morts et 47 blessés la veille.



Guerre à Gaza : mise en cause par l’ONU, l’armée israélienne dément avoir tiré sur la foule lors d’une distribution d’aide humanitaire


Des soldats israéliens « ont effectué des tirs de sommation en l’air » mardi, « dans la zone à l’extérieur » d’un nouveau centre géré par une ONG, « en aucun cas vers les gens », assure un porte-parole.

L’armée israélienne a démenti, mercredi 28 mai, avoir ouvert le feu sur la foule la veille en marge d’une distribution d’aide humanitaire à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, la première assurée par une nouvelle fondation controversée. Les soldats israéliens ont été mis en cause par un responsable de l’ONU qui a fait état de nombreux blessés par balles.



Gaza: « Une situation unique au monde où la population est enfermée sur la zone de conflit »


Israël intensifie son offensive dans la bande de Gaza, un territoire dévasté et affamé, malgré les pressions internationales croissantes pour faire taire les armes. Alexandre Chatillon, directeur de l’ONG Super-Novae, était sur le plateau de France 24 pour évoquer la situation à Gaza et les conditions de travail des humanitaires dans ce territoire. Après s’être rendu dans l’enclave palestinienne plusieurs fois, il a récemment été refoulé par les autorités israéliennes.



« Horreur absolue » : plus de 50 000 enfants tués ou blessés dans la bande de Gaza


« En l’espace de 72 heures ce week-end, les images de deux attaques effroyables ont une nouvelle fois illustré les conséquences inhumaines de cette guerre impitoyable menée contre les enfants dans la bande de Gaza.

Vendredi, nous avons vu les images des corps calcinés et démembrés des enfants de la famille al-Najjar, retirés des décombres de leur maison à Khan Younès. Sur les dix frères et sœurs âgés de moins de 12 ans, un seul aura survécu, grièvement blessé.



Des écrivains dénoncent un «génocide» à Gaza: «Un mot nécessaire à double titre», explique Jadd Hilal


La guerre se poursuit à Gaza avec des bombardements quotidiens. L’aide humanitaire recommence à entrer au compte-gouttes et en quantité largement insuffisante pour nourrir une population affamée et qui manque de tout à cause blocus israélien. Cette escalade militaire et les souffrances des 2,4 millions de civils dans la bande de Gaza nourrissent une indignation internationale croissante, y compris parmi les plus fidèles alliés d’Israël. En France, 300 écrivains ont signé ce 26 mai une tribune, publiée dans le journal Libération, dans laquelle ils réclament des sanctions contre Israël et un cessez-le-feu immédiat pour mettre un terme sans délai au génocide à Gaza. Entretien avec l’un des signataires de la tribune, l’écrivain franco-libano-palestinien Jadd Hilal, auteur de « Le caprice de vivre », éditions Elyzad.  



Manifestation d’Israéliens à Paris : « Nous avons la responsabilité de mettre fin à ce génocide »


À Paris, comme dans treize villes européenne était organisée une manifestation d’Israéliens réclamant l’interruption de la guerre à Gaza. L’historien et ex-ambassadeur Elie Barnavi a pris part à la mobilisation, dénonçant une « folie ». « Nous avons la responsabilité de mettre fin à ce génocide », a souligné sur France 24 l’une des organisatrices du rassemblement.



Quelque 380 écrivains britanniques et irlandais dénoncent un « génocide » à Gaza


Quelque 380 écrivains du Royaume-Uni et d’Irlande, dont Zadie Smith, Ian McEwan et Irvine Welsh, ont appelé à utiliser les « mots justes » et à qualifier de « génocide » la guerre menée par Israël dans la bande de Gaza. Une lettre similaire a été publiée mardi par quelque 300 écrivains francophones, dont les prix Nobel de littérature Annie Ernaux et Jean-Marie Gustave Le Clézio.



Soutien à la Palestine. Les universités bâillonnées


Dénoncer un massacre en cours en Palestine, proposer des espaces académiques d’analyse et de discussion critique de la politique menée par l’État israélien a valu à nombre d’enseignants et de chercheurs français des sanctions disciplinaires ou des poursuites judiciaires pour « apologie du terrorisme ». Florilège.



ELNET, le réseau d’influence au service d’Israël et de Netanyahu


Inscrit comme lobby officiel du gouvernement israélien auprès de l’Assemblée nationale, Elnet s’inspire des réseaux américains pro Netanyahu pour influencer les journalistes et les politiques français. Méconnu du public, il développe une stratégie médiatique de plus en plus agressive en offrant des éléments de langage clé en main, visant à taire toute critique de l’extrême droite au pouvoir à Jérusalem, avec le soutien de nombreuses personnalités très conciliantes avec les massacres en cours à Gaza. Décryptage.


Fichage des étranger-e-s en situation régulière : après Nantes, Montreuil suspend à son tour. Jusqu’où ira la politique de Retailleau ?



Saisi en urgence par nos organisations, le tribunal administratif de Montreuil a suspendu, ce 20 mai 2025, une nouvelle note préfectorale imposant aux services de police de Seine-Saint-Denis de signaler systématiquement à la préfecture les personnes étrangères en situation régulière placées en garde à vue.

Cette décision intervient quelques semaines seulement après celle du tribunal administratif de Nantes, qui avait déjà jugé illégale une instruction identique émise par le directeur interdépartemental de la police nationale de Loire atlantique. Ce n’est donc plus un incident isolé : c’est une politique délibérée, assumée et coordonnée, qui vise à organiser, sous couvert d’ordre public, un fichage ciblé des personnes étrangères, indépendamment de toute condamnation et en dehors de tout cadre légal. Le placement en garde à vue est de surcroît censé être couvert par le secret de l’enquête et l’administration préfectorale ne peut pas y accéder.

Ce nouveau revers judiciaire constitue un camouflet cinglant pour le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, dont l’obsession sécuritaire se manifeste désormais par la mise en place d’une administration parallèle des personnes étrangères, fondée sur la suspicion généralisée et le contournement des garanties les plus élémentaires. Cette dérive a notamment pris corps à travers la circulaire du 28 octobre 2024, qui a donné lieu à des pratiques de fichage illégal. Le ministre ne pouvait ignorer que ce texte ouvrirait la voie à de telles dérives.

Nous demandons l’arrêt immédiat de tous les dispositifs similaires sur l’ensemble du territoire. Il est urgent que toutes les données déjà collectées illégalement soient remises à la CNIL, seule instance indépendante à même d’en évaluer la légalité, d’en contrôler la conservation, voire d’en ordonner l’effacement.

Nous alertons : ces dispositifs n’ont sans doute pas été limités à la Loire-Atlantique ou à la Seine-Saint-Denis. Tout porte à croire que d’autres notes, fiches ou tableaux similaires ont été mis en place ailleurs, dans la plus grande opacité.

Nos organisations restent pleinement mobilisées pour faire respecter l’État de droit. Nous poursuivrons, partout où ce sera nécessaire, notre action en justice pour mettre fin à ces pratiques illégales et discriminatoires. Il est plus que temps que le ministère de l’Intérieur cesse de traiter les personnes étrangères comme des suspects permanents.

26 mai 2025

Organisations signataires :

  • ADELICO
  • GISTI
  • La Cimade
  • LDH
  • SAF
  • SM

→ Voir les éléments du dossier contentieux

Pesticides, mégabassines, élevage intensif… tout savoir sur la proposition de loi Duplomb, qui débarque lundi à l’Assemblée nationale



Chape Duplomb. Approuvé au Sénat fin janvier, ce texte visant à «lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur» va être examiné par les député⸱es la semaine prochaine. Des nombreux·ses parlementaires et associations alertent sur une bombe écologique et sociale qui ne réglera pas le malaise paysan en France. Vert fait le point.



« Tueur d’abeilles », interdit en France mais autorisé en Europe, effets incertains sur la santé… On vous présente l’acétamipride, insecticide au cœur de la mobilisation des agriculteurs


La proposition de loi destinée à « lever les contraintes » des agriculteurs suscite des débats houleux, notamment sur l’un des points chauds du texte : la réintroduction dérogatoire de cet insecticide de la famille des néonicotinoïdes.



Néonicotinoïdes : « les alternatives existent, la science est sans appel »


Hervé Jactel est ingénieur agronome, directeur de recherche à l’Inrae et expert auprès de l’ANSES et de l’EFSA. Il est le co-auteur d’une analyse complète des alternatives aux néonicotinoïdes. Alors qu’un texte adopté au Sénat propose le retour de l’acétamipride, un néonicotinoïde interdit en France depuis 2020, il rappelle qu’aucune donnée scientifique ne justifie une telle mesure. Cet insecticide utilisé dans les cultures de betteraves sucrières dispose aujourd’hui d’alternatives efficaces et moins dangereuses pour l’environnement.



Agriculteurs, ils disent non à la loi Duplomb


Aides fléchées pour les élevages industriels, pesticides à gogo… La loi Duplomb ne bénéficiera qu’à une poignée de gros agriculteurs, insistent les paysans interrogés par Reporterre.

Situation des droits humains au Vietnam à l’occasion de la visite d’Emmanuel Macron les 26 et 27 mai 2025



Lettre ouverte dont la LDH est signataire, adressée au président de la République

Monsieur le Président,

Dans un contexte d’instabilité géopolitique et économique croissante, votre action en faveur de l’État de droit est reconnue par de nombreux citoyens, notamment en raison de votre position vis-à-vis de la guerre en Ukraine.
À l’occasion de votre visite au Vietnam, prévue les 26 et 27 mai 2025, les organisations signataires de cette lettre vous demandent respectueusement de placer les droits humains sur un pied d’égalité avec les intérêts commerciaux, et de défendre la liberté de la presse et d’expression autant que la liberté d’entreprendre.
À ce jour, les autorités vietnamiennes détiennent près de 200 militants pro-démocratie et blogueurs dont le seul tort est d’avoir exprimé, de manière pacifique, leurs opinions jugées critiques envers le gouvernement et le Parti communiste.
La situation des droits humains au Vietnam s’est nettement dégradée après l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Vietnam, faute d’avoir obtenu de véritables garanties de la part de Hanoï avant sa ratification. Nous redoutons que cette situation ne se reproduise dans le cadre de la ratification à venir par la France de l’accord de protection des investissements entre l’UE et le Vietnam.
Le général To Lam, que vous avez accueilli en France en octobre dernier, est responsable de nombreuses arrestations et condamnations d’opposants politiques — certains ayant même été enlevés sur le territoire européen. Il a récemment appelé à une politique de réconciliation nationale. Afin de parvenir à une mise en œuvre sérieuse et crédible, nous vous demandons respectueusement d’user de votre influence pour plaider en faveur de la libération des défenseurs des droits de l’Homme et des blogueurs suivants : Bui Tuan Lam, Can Thi Theu, Dang Dinh Bach, Le Dinh Luong, Nguyen Chi Thien, Nguyen Lan Thang, Nguyen Nang Tinh, Nguyen Trung Ton, Pham Chi Dung, Pham Doan Trang, Tran Duc Thach, Trinh Ba Phuong, Trinh Ba Tu, Truong Van Dung, Y Krec Bya.

Certains d’entre eux subissent des mauvais traitements en détention, en violation de la Convention contre la torture, à laquelle le Vietnam est partie depuis 2015. Fin avril 2025, Bùi Tuấn Lâm a été soumis à 10 jours d’isolement avec des chaînes aux jambes, sans explication. Actuellement, Le Dinh Luong qui purge une peine de 20 ans de prison, est en grève de la faim pour demander un accès aux soins médicaux.
Nous comprenons l’importance stratégique que revêt le Vietnam pour la France. Mais ce pays ne pourra être un partenaire fiable et durable que s’il devient un État démocratique, respectueux des droits fondamentaux et des valeurs humaines universelles que la France défend.
Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre haute considération.

Signataires :

112WATCH ; ACAT-Allemagne ; ACAT-France ; Brotherhood for the Democracy ; LDH (Ligue des droits de l’Homme) ; Transitional Justice Working Group (TJWG) ; Viet Tan

Paris, le 21 mai 2025

Ukraine : une nouvelle attaque massive fait 12 morts



Ce dimanche 25 mai, la Russie a mené une nouvelle offensive aérienne importante sur l’Ukraine. En effet, 12 morts sont déjà recensés avant un dernier échange de prisonniers entre la Russie et l’Ukraine. De son côté, Kiev a lancé une attaque de drone sur la capitale russe.

Dans la ville de Markhalivka, en Ukraine, ce sont la sidération et le désarroi qui règnent. La ville, située au sud de Kiev, a été ravagée par une bombe russe. Un habitant qui a perdu son meilleur ami dans l’explosion ajoute : “C’est difficile d’expliquer ce que je ressens. J’ai de la peine, j’ai perdu mon meilleur ami. Il n’aurait pas dû mourir.”



Enquête sur les blessés et les morts russes


Dans les Cartes en mouvement, Delphine Papin, journaliste au service cartographie du Monde, nous raconte le front de la guerre en Ukraine… du côté russe. Un front qui rappelle tragiquement celui de 14-18 : guerre de position, assauts meurtriers, et soldats blessés en masse.